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This document summarizes the results of a universal long-lasting insecticide-treated net (LLIN) distribution campaign conducted in the Sud-Ubangi province of the Democratic Republic of the Congo from August 12-16, 2016. The campaign was funded by USAID's President's Malaria Initiative and UNICEF and utilized a community-based approach to distribution.
A total of 1,663,350 LLINs were procured and distributed. Through community mobilization and enumeration conducted by 2,413 community animation cells and 16,179 community relays, 575,270 households were initially counted. Ultimately, 600,505 households containing 3,182,677 individuals received LLINs, achieving a 104.4% household coverage rate. Distribution was conducted by communities directly in villages through the animation cells. Monitoring indicated distribution took place in villages by communities as intended in 99% of cases. The campaign benefited from centralized transport of LLINs to health areas.
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République Démocratique du Congo Ministère de la Santé publique
DOCUMENTATION DU PROCESSUS
NOVEMBRE 2016
CAMPAGNE DE DISTRIBUTION UNIVERSELLE DE
MILD SELON L’APPROCHE COMMUNAUTAIRE
PAR VILLAGE, DANS LES 16 ZS DE LA DIVISION
PROVINCIALE DE SANTE DU SUD UBANGI
TABLE DES MATIERES
Acronyme
1. Introduction
1.1. Contexte et justification
1.2. Objectifs de la campagne selon l’approche communautaire
1.2.1. Objectif général :
1.2.2. Objectifs Spécifiques :
2. Méthodologie
2.1. Approche communautaire : description succincte
2.1.1. Mise en place de la dynamique communautaire
2.1.1.1. Plaidoyer auprès des autorités politico administratives
2.1.1.2. Indentification et formation des formateurs provinciaux et facilitateurs locaux
2.1.1.3. Plaidoyer auprès des autorités locales (chefs de villages)
2.1.1.4. Organisation des assemblées des villages / rue, mise en place des CAC et désignation des relais
2.1.1.5. Identification des membres des ménages (dénombrement)
2.1.2. Encadrement du fonctionnement des structures de participation communautaire
2.1.2.1. Les réunions mensuelles de suivi des activités des CAC
2.1.2.2. Réunions d’évaluation
2.1.2.3. Surveillance des phénomènes ou faits inhabituels : Alerte et contrôle communautaire
2.1.2.4. Outils de gestion pour le suivi et évaluation des activités communautaires
2.2. Les parties prenantes
3. Déroulement de la campagne MILD – étapes de mise en œuvre de l’approche
3.1. Préparation de la campagne
3.2. Mobilisation de la communauté
3.2.1. Phase de pré-campagne
3.2.2. Phase per-campagne
3.2.3. Phase post-campagne
3.3. Transport et approvisionnement des aires de santé en MILD
3.4. Retrait et distribution des MILD par les communautés
4. Suivi :
4.1. Supervision
4.2. Monitorage
5. Résultats
5.1. Couverture
5.2. Analyse des résultats
5.3. Leçons apprises
6. Financement
7. Conclusion
8. Liste des annexes
Acronyme
AS Aire de Santé
BCZS Bureau Central de Zone de Santé
CAC Cellule d'Animation Communautaire
CCC Communication pour le Changement de Comportement
CLC Comité Local de Coordination
CODESA Comité De Santé
CPC Comité Provincial de Coordination
CS Centre de santé
DPS Division Provinciale de Santé
ECZS Equipe Cadre de Zone de Santé
IEC Information Education Communication
InfoCom Information Communication
IT Infirmier Titulaire
MCZS Médecin Chef de Zone de Santé
MILD Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d'action
PAC Plan d'Action Communautaire
PAO Plan d'Action Opérationnel
PNLP Programme National de Lutte contre le Paludisme
PRESICOSA Président de Comité de Santé
RDC République Démocratique du Congo
RECO Relais Communautaire
UNICEF Fond des Nations Unies pour l'Enfance
USAID-PMI Initiative Présidentielle Américaine de lutte contre le Paludisme
ZS Zone de Santé
1. Introduction
1.1. Contexte et justification
Le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sud saharienne et singulièrement en RDC. Les enquêtes rétrospectives de mortalité effectuée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en RDC en 2014, estiment que 80% des cas de fièvre sont d’origine palustre, et que plus de 25.000 décès annuels d’enfants de moins de cinq ans sont dus à cette maladie. Le rapport annuel 2015 (PNLP), indique plus de 12 millions de cas de paludisme dont plus de 10, 8 millions de cas simples et plus de 1,3 million de cas graves enregistrés dans les hôpitaux et autres formations sanitaires de la RDC. En outre, un tiers des 96.415 cas de décès enregistrés dans les services de santé au cours de la même année étaient dus au paludisme.
Cette maladie est l’un des déterminants majeurs de la mauvaise santé et de la malnutrition des mères.
Il a divers effets négatifs sur l’issue de la grossesse tels que les avortements spontanés, les faibles poids de naissance, ainsi que les morts néonatales et in utero.
En outre le paludisme constitue un frein au développement de la RDC du fait qu’il est l’une des causes de la pauvreté, de l’absentéisme à l’école pour les élevés et enseignants, au travail et une menace à l’atteinte des Objectifs de
Développement Durable (ODD) et principalement l’objectif 3 relatifs notamment à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile qui risque d’être compromise si des actions énergiques pour faire reculer le paludisme ne sont pas entreprises
Des moyens efficaces pour prévenir cette maladie sont bien connus. L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action est l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir cette maladie. L’analyse secondaire des données de l’EDS-RDC de 2013-2014 a montré que les moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées à travers les campagnes de masse organisées dans le pays ont contribué à réduire de tiers les décès des enfants de 1 à 59 mois. En effet, selon l’EDS 2014, la possession des MILD par les ménages était de 70% et son utilisation a significativement été améliorée en RDC au cours de ces quinze dernières années passant de 6% en 20 01, à 38% en 2010, puis à 51% en 2014.
Cette tendance globale d’amélioration de l’utilisation de la MILD en RDC cache des grandes disparités entre les provinces qui font que la disponibilité et surtout l’utilisation continue de la MILD restent un problème majeur en RDC avec une acuité dans l’ancienne grande province de l’Equateur dont est issu l’actuelle Division provinciale de la santé du Sud Ubangi.
Pour pallier à cela, depuis quelques années, le gouvernement de la RDC avec ses partenaires organisent régulièrement (tous les 3 ans en moyenne), des campagnes de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILD) dans le but de les rendre disponibles et le plus rapidement possible à l’ensemble de la population du pays. Il s’agit habituellement des distributions des masses qui sont organisées par les services de santé au niveau communautaire.
Dans cette stratégie qui peut être dénommée comme « traditionnelle », les populations sont invités à aller retirer les
MILD dans un site préalablement défini soit dans un certains nombres de villages identifies comme « villages centres » de l’aire de santé, ou au centre de santé en milieu rural. En milieu urbain, ce sont certains « lieux publiques » comme les marchés ou places dites « centrales » qui sont désignés. Ces sites sont le plus souvent éloignés des lieux de résidence des ménages qui ont parfois du mal à s’y rendre, soit pour des raisons de transport, ou parfois même parce que certains conflits sociaux avec le village voisin désigné comme site, les obligent à s’abstenir de s’y rendre.
En outre, le dénombrement lors de cette méthode traditionnelle est réalisé par des volontaires communautaires recrutés par l’Infirmier Titulaire et déployés dans les localités de l’aire de santé sur la base des données théoriques sans grande connaissance du milieu. Ainsi, plusieurs ménages restent non enregistrés. A cela s’ajoute le fait que les ménages admissibles pour le bénéfice de la MILD doivent être munis d’un Macaron préalablement délivré lors du dénombrement, que le ménage est tenus de présenter au site de distribution au risque d’être exclu. Enfin, la responsabilité de la distribution des MILD est exclusivement réservée à l’infirmier titulaire de l’aire de Santé et son équipe qu’il supervise, les communautés n’étant que des bénéficiaires passifs qui subissent les règles établis, avec parfois son corollaire de dérives dans la gestion de ces intrants privant parfois plusieurs ménages d’y avoir accès.
Pour mieux atteindre les communautés, le Ministère de la Santé, avec le souci constant de contribuer à la survie du maximum d’enfants et de femmes, avec équité en touchant les populations les plus vulnérables, estime qu’il est indispensable de prendre des dispositions pour s’assurer que ces MILDs ont été effectivement distribuées à toutes les cibles conformément aux normes prescrites et en particulier selon la taille des ménages, cela, avec la pleine implication et appropriation des communautés.
Ainsi, contrairement aux campagnes précédentes où les ménages devraient se rendre aux sites de distribution qui se trouve parfois dans le village voisin, pour retirer leurs MILD, il est préconisé cette fois, la distribution des MILD à trave rs les Cellules d’Animation Communautaire (CAC), qui sont au niveau de chaque village (milieu rural) ou de cellule/groupes d’avenues (milieu urbain).
A cet effet, sous la coordination du gouvernement provincial et du secrétariat General à la Santé, le PNLP avec l’appui technique et financier de ces partenaires (UNICEF & USAID-PMI), a organisé, dans les 16 ZS la DPS du Sud Ubangi, une campagne de distribution universelle de 1 664 000 MILD, du 12 au 16 d’août 2016 et au-delà, à l’ensemble des ménages, à travers une approche innovante : la distribution communautaire.
1.2. Objectifs de la campagne selon l’approche communautaire
1.2.1. Objectif général :
Contribuer à la réduction de la morbidité et mortalité maternelle et infantile liée au paludisme dans la province du Sud
Ubangi.
1.2.2. Objectifs Spécifiques :
Amener au moins 80% des personnes à risque, notamment les enfants de moins de 5 ans de la province du Sud
Ubangi à dormir sous MILD.
Pour atteindre cet objectif, les actions suivantes ont été identifiées :
1. Assurer l’achat de 1 664 000 MILD pour couvrir les besoins des 575,270 ménages estimés de la province du Sud
Ubangi en MILD.
2. Organiser le transport des 1 664 000 MILD, de Kinshasa jusqu’aux Centres de santé chef lieux des 246 Aires de santé.
3. Assurer le plaidoyer et la communication pour susciter une meilleure adhésion appropriation des communautés bénéficiaires de la MILD.
4. Apporter un appui technique dans la mise en place des organes de participation communautaires dans les 2229 villages et localités des 16 ZS de la DPS du Sud Ubangi.
5. Appuyer le dénombrement, le retrait et la distribution des MILD par chaque communauté à travers les CAC reparties dans les 2229 villages et localités des 16 ZS de la DPS du Sud Ubangi.
6. Assurer la supervision, le suivi et l’évaluation (y compris financière) de la campagne MILD dans le Sud Ubangi.
7. Faire la documentation de cette nouvelle approche de distribution communautaire en mettant en exergue les leçons apprises qui seront capitalisées pour le futur.
2. Méthodologie
2.1. Approche communautaire : description succincte
Les approches communautaires ont la réputation d’être des stratégies qui visent une meilleure organisation de l’offre des services (sociaux de base) au niveau communautaire et une meilleure implication de la communauté dans la promotion et adoption des pratiques favorables à leur bien-être. C’est la raison pour laquelle ces approches communautaires ont été choisies pour la distribution universelle des MILD, dans les 16 zones de santé de la division
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0.25" + Indent at: 0.5" provinciale (DPS) du Sud Ubangi en 2016. Elles exigent la mise en place de la dynamique communautaire et l’encadrement du fonctionnement des structures de participation communautaire .
2.1.1. Mise en place de la dynamique communautaire
Dans le Sud Ubangi, le processus de mise en place de la dynamique communautaire dans les 2229 villages et agglomérations des 16 zones de santé que compte cette province a commencé 11 mois avant le déclenchement de la distribution des MILD, avec l’appui d’un consultant recruté à cet effet par l’UNICEF (de septembre 2015 à février 2016).
Ce processus s’est fait en 5 étapes ci-dessous décrites.
2.1.1.1. Plaidoyer auprès des autorités politico administratives
Le plaidoyer visait à obtenir l’adhésion des autorités à la mise en place des organes de participation communautaire.
Ce plaidoyer a été conduit par le consultant. Il a d’abord été orienté vers les Autorités politico-administratives (APA) et des leaders d’opinion au niveau Provincial et territorial dans les (4) territoires: Budjala, Gemena, Kungu et Libenge.
Ensuite, il a mobilisé les autorités sanitaires locales, l’équipe de la DPS avec les médecins-chefs des 16 Zones de
Santé pour leur expliquer le processus de mise en place de ces structures.
2.1.1.2. Indentification et formation des formateurs provinciaux et facilitateurs locaux.
Il s’est agi ici de renforcer les capacités en conduite du dialogue communautaire des facilitateurs. En effet, un pool de formateurs du niveau provincial constitué du consultant UNICEF et de l’équipe de la Task Force communication provinciale a été mise en place.
Ceux-ci ont assuré la formation de 32 facilitateurs de ZS (à raison de 2 par ZS) regroupés dans les chefs-lieux de territoires (Budjala, Gemena, Kungu et Libenge).
Au niveau de chaque ZS, les facilitateurs formés au chef lieux de territoire ont eu la charge de former 246 facilitateurs communautaires locaux (à raison de 1 pour chaque Aire de Santé) et déployés dans les aires de santé, les quartiers et villages pour accompagner la mise en place des structures de Particom (Cellules d’Animation Communautaire ou CAC) dans les 2229 villages et agglomérations des 16 zones de santé de la DPS du Sud Ubangi.
2.1.1.3. Plaidoyer auprès des autorités locales (chefs de villages)
Cette activité a démarré par une visite des facilitateurs communautaires locaux auprès de l’autorité locale (chef du village/rue/avenue) et d’autres leaders locaux pour les sensibiliser, conscientiser sur le bienfondé de la participation de la communauté au développement du village/quartier et obtenir leur implication dans le dialogue communautaire à déclencher.
Le plaidoyer a abouti à un engagement du chef du village / rue pour soutenir la mise en œuvre des activités et encourager la redevabilité à tous les niveaux.
2.1.1.4. Organisation des assemblées des villages / rue, mise en place des CAC et désignation des relais
Chaque chef de village appuyé par l’équipe de facilitation, a convoqué une réunion de tous les membres du village (une sorte d’assemblée générale du village) au cours de laquelle, il a informé sa population de la nécessité de mettre en place les organes de participation communautaire fonctionnels.
Réunion de sensibilisation des chefs de rues et quartiers dans l’AS
SALONGO 2, ZS de Gemena
Dans certains villages où existaient déjà des organes de participation communautaires, le facilitateur a rappelé l’importance et le rôle de ces organes de sorte à corriger les déficiences s’il y en a. Dans les villages très étendus ou en ville, la facilitation a aidé le chef de village / rue à regrouper la communauté en petits groupes aux dimensions gérables.
Ces assemblées villageoises ont abouti à l’élection des membres du comité villageois (CAC) et à la sélection (élection) des relais communautaires.
Les critères de choix du relais communautaire utilisés pour ce faire ont été les suivants :
Le relais communautaire est issu de la communauté qu’il doit encadrer. Il doit être cho isi ou élu par sa communauté sous la supervision des autorités villageoises et traditionnelles. Les principaux critères sont:
1. Etre âgé de 18 ans révolus et habiter le village ;
2. Maitriser la langue locale ;
3. Savoir lire et écrire ;
4. Etre disponible ;
5. Etre modèle, avoir une bonne réputation, crédible ;
6. Etre capable de communiquer, de convaincre, de mobiliser, de persuader et d'influencer les habitants ;
7. Avoir le sens de responsabilité et un leadership ;
8. Avoir une source de revenus.
NB : être un ancien relais, savoir lire et écrire en langues nationales, être de sexe féminin sont des atouts.
Le recrutement des relais communautaires a été effectué par la communauté à travers des élections des candidats, après expression du besoin dans chaque village. Pour un souci d’équité, le nombre de relais a été proportionnel à la taille de la population conformément à la norme nationale prescrite dans le manuel de procédure des approches communautaires en RDC (1 relais pour 50 ménages). Pour le choix des relais, on a procédé par vote.
Après la mise en place des CAC, les chefs de village ou de groupement selon le cas, ont procédé à leur installation officielle.
Chaque CAC a ensuite désigné un (01) représentant au Comité de développement de l’Aire de santé pour la constitution du CODESA et élection de son bureau, en présence du chef de secteur ou son délégué ainsi qu’un membre du bureau central dans certains cas.
L’Installation officielle du CODESA s’est fait par le chef de secteur ou chef de groupement selon le cas.
2.1.1.5. Identification des membres des ménages (dénombrement)
Cette activité a été précédée par une session de briefing des relais et membres de CAC par les IT et PRESICOSA, eux-mêmes préalablement briefés par les membres équipes cadre des ZS.
Le recensement ou dénombrement initial a été la première activité que les relais communautaires élus ont menée dans leur village ou rue / avenue d’intervention. Cette activité a permis de collecter les données démographiques de chaque communauté. Ils ont été appuyés dans cette tâche par les PRESICOSA et les Infi rmiers titulaires de leur aire de santé de déserte.
Chaque relais communautaire a été équipé d’un cahier de dénombrement et de suivi des ménages, dans lequel la liste exhaustive des membres des ménages dont il a la charge a été enregistrée, en raison d’une page par ménage.
L’actualisation des chiffres du recensement s’est fait sur un rythme mensuel au décours des visites à domicile effectuées par le relais communautaire dans les ménages dont il a la charge. Cette actualisation a permis de ressortir les évènements survenus dans la communauté, tels que les naissances, les décès, les départs et les arrivées.
Un cahier de synthèse de la CAC regroupant les données des différents relais du village était tenu par le bu reau de la
CAC.
Cette synthèse a alimenté les données au niveau de l’Aire de santé à travers le Presicosa et l’IT qui a leur tour ont transmis les données au BCZS pour compilation et transmission à la DPS.
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0.5"
2.1.2. Encadrement du fonctionnement des structures de participation communautaire
Il a consisté en un suivi participatif de ce qui a été planifié ensemble et mis en œuvre, chacun ayant joué son rôle.
Ce suivi s’est fait essentiellement à travers :
2.1.2.1. Les réunions mensuelles de suivi des activités des CAC.
Ces réunions ont été sanctionnées par des procès-verbaux et des listes de présences des membres. Ces réunions constituent un indicateur clé de fonctionnalité de chaque comité villageois (CAC).
2.1.2.2. Réunions d’évaluation
Ces réunions des CAC ont été organisées sous l’autorité de chaque chef de village.
Les rapports de ces réunions mensuelles ou trimestrielles de suivi du village sont partagés aux CODESA par la CAC village/Quartier/Rue avenue. Ces derniers les transmettent à leur tour au niveau des zones de Santé.
2.1.2.3. Surveillance des phénomènes ou faits inhabituels : Alerte et contrôle communautaire
Sous le leadership du chef du village / rue, la CAC est chargée de détecter à temps opportun tout cas d’irrégular ité constaté dans la communauté (Cas de fièvre, cas suspect d’épidémie, PFA, violence sexuelle, mariage d’enfants, travail des enfants, …). La CAC partage l’information avec le Chef du village/cellule qui réunit les membres de la CAC/cellule en vue d’une recherche de solution locale aux problèmes détectés.
2.1.2.4. Outils de gestion pour le suivi et évaluation des activités communautaires
Pour assurer le suivi des activités, des outils de gestion ont été mis en place à tous les niveaux (RECO, CAC, CODESA/AS, ZS et DPS) avec une instruction de remplissage. Ils sont composés comme suit :
1. Outils de collecte des données
Cahier d’identification (dénombrement) et du suivi mensuel du ménage par le Relais Communautaire
2. Outils de synthèse des données (outils de transmission)
1. Fiche de synthèse de suivi mensuel de la CAC / village
2. Fiche de synthèse de suivi mensuel de l’Aire de Santé / CODESA / IT
3. Fiche de synthèse de suivi mensuel de la Zone de Santé
4. Fiche de synthèse de suivi mensuel de la Division provinciale de la Santé
5. Canevas de plan de travail (calendrier d’activités)
2.2. Les parties prenantes
L’organisation de cette campagne a connu l’implication de plusieurs parties prenantes comme suit :
Ministère de la santé, à tous les niveaux du système: PNLP, DPS, ECZS, IT, et D5 (pour monitorage externe indépendant).
Le niveau central a été représenté par le PNLP et la D5. Le PNLP a assuré la coordination des acteurs et parties prenantes au niveau national, la formation des cadres du niveau intermédiaire dans la province et la supervision des acteurs provinciaux. Ils ont en plus présidé à la conception des outils de collecte des données communautaires.
La cinquième direction a réalisé le monitorage indépendant post campagne.
Au niveau intermédiaire, la division provinciale de la santé a été le maître d’orchestre de l’organisat ion de cette campagne. Elle a assuré l’organisation des formations des équipes cadres des zones, la supervision des zones de santé, la compilation des données, le secrétariat de la coordination, le monitorage interne au cours de la distribution et l’évaluation finale de la campagne.
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Au niveau opérationnel, les équipes cadres de zone de santé ont assuré le renforcement des capacités des IT et
PRESICOSA sur les outils collectes des données communautaires, la supervision du dénombrement et de la distribution des MILD, l’approvisionnement des CAC (MILD et Outils de gestion), la compilation des données et le secrétariat de coordination de la campagne au niveau de l’aire et de la zone de santé.
Les Autorités Politico-Administratives (APA) :
Au niveau provincial, le Gouverneur et son cabinet, ont assuré la coordination de la campagne au niveau provincial en présidant les réunions du comité provincial de coordination. Ils ont présidé les cérémonies de lancement officiel de la campagne.
Au niveau territorial, les administrateurs provinciaux et chefs des secteurs ont présidé les réunions des comités locaux de coordination.
Les confessions religieuses : elles ont été impliquées dans la mobilisation communautaire et la diffusion des messages en faveur de la lutte contre le paludisme en général et la distribution de la moustiquaire en particulier .
Les Communautés, bénéficiaires de l’action, ont été organisées en cellule d’animation communautaire (CAC) autour de leurs Chefs de villages /Rue/Avenue. Au total 2413 CAC ont été mise en place. Les communautés ont assuré le dénombrement, le retrait et transport des MILD des centres de santé vers leurs villages, la distribution des MILD à leurs ménages à travers les RECO et la collecte des données de distribution sur les fiches de synthèse mises à leur disposition. Les RECO sont sensé poursuivre la sensibilisation et le suivi de l’utilisation de la MILD dans leurs communautés après cette campagne de distribution.
Partenaires :
Plusieurs acteurs ont été impliqués dans ces campagnes.
Sur le plan financier, cette campagne a été financée par L’USAID-PMI et Danish UNICEF NatCom. L’ONG
CARITAS Equateur a été recruté pour assurer le paiement des facilitateurs communautaires dans les aires de santé.
Sur le plan technique, l’USAID a organisé plusieurs visites de suivi sur terrain ; l’UNICEF a mis à la disposition plusieurs experts qui ont accompagné les équipes de santé et les communautés dans tout le processus de mise en œuvre concernant les aspects programmatiques, logistiques et communicationnels.
Des facilitateurs communautaires ont été recrutés pour redynamiser et accompagner les organes de participation communautaire dans la distribution des MILD. Ils ont été organisés en pools de supervision ajustés sur les quatre territoires. Chaque pool était subdivisé en zone de supervision correspondant aux 16 zones de santé. Et dans chaque zone, 80 points focaux ont été déployés dans les 246 aires de santé pour encadrer en moyenne 30 CAC chacun.
Sur le plan logistique, l’UNICEF s’est occupés des acquisitions des MILD, du recrutement des transporteurs et du suivi du déploiement des MILD jusqu’au niveau des aires de santé.
LOFILS a été recruté pour assurer le transport et le stockage des MILD de Kinshasa vers les 246 Aires de Santé.
3. Déroulement de la campagne MILD – étapes de mise en œuvre de l’approche
3.1. Préparation de la campagne.
Dès la notification de réception des fonds par USAID-PMI, l’équipe de l’UNICEF a informé le PNLP et la DPS.
Ces derniers ont fournis les informations sur la carte sanitaire ainsi que les données démographiques de la province du
Sud Ubangi.
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Ces informations ont servi à la quantification des besoins et à la commande des MILD conformes aux normes nationales, à Copenhague.
Ensuite, sur proposition de la DPS, un chronogramme d’activité a été adopté et partagé à toutes les parties prenantes :
DPS, PNLP et UNICEF Mbandaka, Gemena et Kinshasa, USAID-PMI.
Sous la coordination de l’équipe provinciale, des échanges régulières ont été organisées à travers des réunions, des conférences téléphoniques, des emails et des visites de terrain, pour partager avec les parties prenantes, les orientations sur la nouvelle approche de distribution communautaire de la MILD et s’assurer du suivi de la mise en œuvre du chronogramme.
Les activités préliminaires ont démarré par la mise en place des structures de participation communautaires dans les
2229 villages et agglomérations que compte les16 zones de Santé de la DPS du Sud Ubangi, telle que décrite plus haut.
A la fin du processus, 16,000 RECO ont été élus à travers les 2413 CAC mise en place ou redynamisée dans les 2229 villages, rue et avenues de la DPS du Sud Ubangi. Chaque CAC a été dotée d’un vélo. Au total 2410 vélos ont été distribués aux CAC dans la province du sud ubangi pour faciliter les déplacements de leurs délégués aux réunions de comité de santé et le transport des intrants à distribuer dans la communauté.
Le dénombrement initial des ménages a été l’activité clé pour la réussite de la campagne. En effet, Il a été nécessaire de déterminer le nombre réel de ménages pour la distribution des MILD par chaque CAC. Il a été assuré par chaque
CAC à travers les relais communautaires pour chaque VILLAGE en milieu rural et chaque RUE ou AVENUE en milieu urbain. Cela a été une opportunité pour la mobilisation de proximité, étant donné que chaque ménage a reçu la visite du
RECO. Il a duré 4 jours et chaque RECO a été responsable de 50 ménages dont il a la responsabilité de suivre dans le cadre de ses activités de routine.
Lors de cette activité, les relais communautaires, munis de leur cahier de dénombrement et de suivi du ménage, ont visité chaque ménage sous leur responsabilité pour y enregistrer les noms et post-noms du chef de ménage ainsi que ceux de ses dépendants sur une même page réservée à cet effet.
Des macarons ont été distribués aux responsables des ménages ou à leur représentant. Cependant, ces macarons ont connu des ruptures, mais cela n’a pas arrêté le processus de recensement des ménages. L’accent a été plutôt mis sur l’enregistrement des membres de ménage dans les cahiers du relais communautaire qui a constitué la base de chaque
CAC.
Au total, 575,270 Ménages ont été dénombrés dans les 16 ZS de la DPS (voir tableau détaillé ci-dessous).
Tableau 1 : Détaille sur les structures de participation communautaire mise en place au Sud-Ubangi
No
ZONES DE
SANTÉ
Nbre
AS
Population dénombrée
Nombre ménages
(traditionnels et spécifiques) dénombrés
Nombre total de villages / villes
Nombre total des
CAC
Nombre total de
RECO
Nombre total de
CODESA
Nombre de Facilitateurs communautaires des Aires de
Santé
1 ZS Bangabola 12 197,126 39,078 58 77 576 12 12
2 ZS Bogose Nubea 18 174,753 33,461 154 154 1190 18 18
3 ZS Bokonzi 16 224,861 46,848 231 225 2108 16 16
4 ZS Bominenge 13 160,483 25,270 110 110 805 13 13
5 ZS Boto 17 188,319 35,847 108 220 826 17 17
6 ZS Budjala 13 142,510 22,448 167 197 626 13 13
7 ZS Bulu 12 149,994 28,493 123 120 1146 12 12
8 ZS Bwamanda 16 250,186 40,084 100 114 1165 16 16
9 ZS Gemena 23 383,536 66,125 207 207 1373 23 23
10 ZS Kungu 21 226,501 43,044 197 199 810 21 21
11 ZS Libenge 19 242,239 44,662 226 226 1695 19 19
12 ZS Mawuya 13 161,496 26,498 137 137 932 13 13
13 ZS Mbaya 8 67,413 11,627 63 60 499 8 8
14 ZS Ndage 18 140,437 31,292 119 119 621 18 18
15 ZS Tandala 16 292,521 63,317 153 172 1091 16 16
16 ZS Zongo 11 81,952 17,176 76 76 716 11 11
TOTAL DPS 246 3,084,327 575,270 2,229 2,413 16179 246 246
3.2. Mobilisation de la communauté
La communication a constitué un maillon important dans l’atteinte des objectifs de cette campagne de distribution universelle à base communautaire des MILD dans la Province du Sud Ubangi.
En effet, une coordination de la Task Force communication qui regroupe tous les délégués des programmes sectoriels et des réseaux communautaires a été mise en place au niveau provincial avec l’appui de l’UNICEF.
La mobilisation communautaire a été menée en trois phases comme suit : pré-campagne, per campagne et post compagne.
3.2.1. Phase de pré-campagne
Les activités de cette phase ont porté notamment sur :
Le plaidoyer en direction des autorités et leaders communautaires à tous les niveaux :
Environ six (6) mois avant le lancement de la distribution, un plaidoyer a été mené, avec l’appui du niveau central
(Programme National de Lutte contre le Paludisme et UNICEF) et de la DPS, auprès du Gouverneur de province. A cette occasion, il lui a été expliqué la nouvelle approche de distribution communautaire des MILD et sollicité son appui pour cette campagne, notamment en lui demandant d’initier un arrêté interdisant la vente de MILD dans la province pendant et après la période suivant la distribution des moustiquaires, afin de réduire le risque de vols et de détournements.
Il lui a été également demandé d’instruire les autorités de la province à tous les niveaux, de prendre le leadership de la distribution de la moustiquaire dans leurs entités respectives et d’en assurer le suivi (conduite des réunions de coordination).
Des actions analogues de plaidoyer ont été conduites auprès du Bureau de l’Assemblée provinciale , de responsables provinciaux des services étatiques, de chefs de principales confessions religieuses, de responsables des médias, d’ONGs et autres associations provinciales.
Au niveau des zones de santé, le focus a été mis sur les chefs des entités décentralisées et déconcentrées, les chefs de villages, les leaders de groupes opposés aux interventions de santé.
L’un des résultats de ce plaidoyer a été la prise par le Gouverneur de province d’un arrêté interdisant toute vente de moustique imprégnée d’insecticides durant une période de 6 mois après la campagne sur toute l’étendue de la province.
La micro planification à la base :
Il est apparu nécessaire de faire une micro planification au niveau de chaque ZS et de la DPS pour identifier les partenaires pouvant être mobilisés, les canaux efficaces à utiliser pendant la campagne, les ressources disponibles, les zones d’accès difficiles pour les activités de mobilisation sociale et les populations généralement hostiles aux interventions de santé. Toutes ces données ont été intégrées dans les micro-plans des zones de santé.
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La mobilisation communautaire et le renforcement du partenariat :
La communauté a été fortement mobilisée autour de la campagne de distribution communautaire des MILD grâce à la participation active des principaux réseaux communautaires au niveau provincial et local, notamment les confessions religieuses, les associations des femmes et des jeunes, des organisations à assises communautaires et des structures de participation communautaire, notamment les Cellules d’Animation Communautaire
(CAC).
Ainsi, par exemple, le dénombrement des ménages a été réalisé par les communautés elles-mêmes à travers les CAC et leurs relais communautaires.
L’on a également vu des communautés ériger, par exemple des hangars avec des moyens locaux, lesquels ont servi comme sites de distribution des MILD (voir image ci-contre).
La mobilisation sociale a été également facilitée par une campagne d’affichage et de placement de banderoles à travers les lieux publics, ainsi que par d’autres supports comme les dépliants.
La communication de proximité :
Les messages sur la campagne ont été adressés aux communautés par les relais communautaires, les membres des
CAC, les agents de santé, les animateurs des réseaux de base et les églises.
Cela s’est fait à travers des visites à domicile (porte à porte), des causeries éducatives lors des consultations (CPN et
CPS) au centre de santé, la sensibilisation dans les lieux publics (gares routières, les marchés etc.).
Le dénombrement a constitué une excellente opportunité de communication de proximité dans la mesure où il a permis de passer des messages directement aux ménages visités.
Les messages élaborés et traduites en langue locale ont porté sur la stratégie de distribution (à base communautaire), les dates de la campagne, l’importance de la MILD, la conduite à tenir avant son installation et les techniques de lavage de la moustiquaire.
En dehors de ces messages génériques, chaque zone de santé a pu élaborer et diffuser en langue locale des messages pour répondre aux préoccupations spécifiques de sa population.
La communication de masse :
Les radios de proximité ont joué un rôle important dans l’information des ménages et la mobilisation communautaire en faveur de la campagne de distribution communautaire des MILD.
Au total 14 radios ont activement diffusé des messages d’annonce de la campagne et sur l’utilisation des MILD à travers des spots audio et autres microprogrammes par le réseau local des radios de proximité mise en place avec l’appui de l’UNICEF.
Par ailleurs, tant au niveau de Gemena que des zones de santé, des émissions sur la campagne ont été produites et diffusés avec la participation des experts de la DPS et des zones de santé.
Sondage rapide pré-distribution:
En vue de s’assurer du niveau d’information des familles, un sondage rapide a été organisé à une semaine du lancement dans certaines aires de santé de la ZS de Gemena (10 sur 23), à raison de 10 ménages par aire de santé.
Exemple de hangar construit par la communauté elle-même pour servir de site de distribution des MILD, avec une entrée et une sortie, dans un village de la ZS de Gemena
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Les résultats de ce sondage ont montré que, si 91% des ménages ont affirmé avoir été informés sur la campagne prochaine de distribution des MILD, environ 72% ménages ne savaient pas, en revanche, quand est -ce que la campagne devait être organisée et 70 % ne connaissaient pas l’endroit où ils devraient retirer leurs MILD.
Ces résultats ont permis à la Task Force Communication de recadrer les actions de communication en les orientant vers le renforcement de la communication interpersonnelle à travers notamment les RECO, les CAC et les églises. Il en a été de même pour la Communication de masse à travers les 14 radios de proximité de la province.
3.2.2. Phase per-campagne
Durant cette phase, l’information des familles et la mobilisation des communautés se sont poursuivies à travers les mêmes canaux, à savoir les relais communautaires, les CAC, les églises et les radios de proximité.
Dans chaque point de distribution mis en place par les communautés elles-mêmes (CAC), les agents chargés de la distribution communiquaient systématiquement avec les chefs de ménages, sur l’utilisation, le lavage et l ’installation des
MILD, avant de leur remettre un dépliant conçu à cet effet.
La cérémonie du lancement officiel de la campagne de distribution communautaire des MILD a été programmée dès lors que l’on s’était assuré que toutes les aires santé étaient approvisionnées par le transporteur et que les CAC avaient retirés leurs MILD vers chaque village. Cette cérémonie fut organisée à l’hôpital général de Gemena, sous le haut patronage du Gouverneur de la province, le vendredi 12 Aout
2016, en présence de tous les membres du Gouvernement
Provincial et les forces vives de la province. Le niveau central était représenté par, le Secrétariat Général à la Santé, le
PNLP National, ainsi que les partenaires techniques et financiers, notamment l’USAID-PMI et l’UNICEF.
A cette occasion, le Gouverneur de la Province a remercié l’ensemble des acteurs impliqués dans la campagne avant d’inviter, en langue locale, tous les ménages de la province à dormir toutes les nuits sous la MILD pour se protéger contre le paludisme.
La distribution des MILD dans chaque village s’est déroulée en cinq jours. Le démarrage de la distribution n’a pas pu être synchrone dans l’ensemble de la province de sorte que la distribution s’est étalée sur quatre semaines .
3.2.3. Phase post-campagne
En vue de s’assurer que les ménages ont effectivement installé les MILD reçues lors de la campagne et y dorment tous les jours, les membres de CAC assurent depuis lors le suivi dans les ménages. Ce suivi consiste à s‘assurer que tous les ménages ont bien installé les MILD et que leurs membres y dorment effectivement. Pour ceux qui ne les ont pas encore installées ou ceux qui n’y dorment pas encore, les membres des CAC ont la responsabilité de les persuader, les motiver et les inciter à le faire.
Ce suivi est d’autant plus important que les MILD reçues peuvent ne pas être utilisées par les bénéficiaires pour certaines raisons :
soit parce que les populations n’ont pas compris l’importance de la MILD ;
soit qu’elles ne savent pas comment accrocher les MILD ;
soit parce qu’elles préfèrent continuer à utiliser leurs anciennes moustiquaires et garder la MILD reçue pour des événements spécifiques.
Le suivi de l’utilisation vise à assurer un taux maximum d’utilisation des MILD par les bénéficiaires car il aurait été vain de consentir autant de ressources et d’efforts si les MILD distribuées n’étaient pas utilisées.
3.3. Transport et approvisionnement des aires de santé en MILD
Le transport et le stockage des MILD ont été l’un des piliers et une priorité au cours de la campagne. En effet, afin d’une bonne synchronisation dans la logistique des MILD, toute la gestion (transport et entreposage) a été confiée à un transporteur contracté par l’UNICEF et cela, depuis Kinshasa jusqu’à leur livraison au niveau de chaque Aire de SantéA ce niveau, la responsabilité du stockage des MILD a été confiée à l’Infirmier Titulaire en collaboration avec le PRESICOSA, pendant une période transitoire n’ayant pas excédé 1 mois, le temps pour chaque CAC de récupérer leur dotation conformément à leurs besoins établis à la suite du dénombrement. Le vélo remis à chaque CAC ont facilité le transport des MILD vers leur village.
Un monitoring journalier (tableau de bord) a été fait par la coordination pour suivre le niveau d’approvisionnement des Aires de Santé en MILD par le transporteur ainsi que celui des CAC à partir des Aires de Santé vers les villages.
3.4. Retrait et distribution des MILD par les communautés.
A partir des Aires de Santé, chaque CAC a été invité à retirer leurs MILD et l’acheminer dans leur village / rue / avenue, par leurs propres moyens (vélos, bouette, poussette et même sur la tête). Le plan de déploiement de ces MILD exécuté par le transporteur a été déterminé sur la base du micro-plan de la DPS et raffiné par les données du dénombrement des ménages.
Déchargement des
MILD des containers et chargement des bateaux au port de
Kinshasa pour transport fluvial vers le
Sud Ubangi
Tableau de bord de pilotage de la campagne MILD Province du Sud ubangi _ Aout-Septembre 2016 Approvisionnement en MILD et Vélos
Date du suivi 100%
9/3/20169/3/2016
Date du suivi 100%
Date du suivi 77%
9/3/2016
100%
-1 -0.5 0 0.5 1
-1
Livraison des MILD dans la zone de santé
Indicateur: Proportion des ballots des MILD receptionnées dans les zones de santé
-1 -0.5 0 0.5 1
-1
Livraison des Vélo dans les CAC
Indicateur: Proportion des CAC qui on recu le vélo
-1 -0.5 0 0.5 1
-1
Livraison des MILD dans les CAC
Indicateur: Proportion des CAC qui on recu la MILD
Retrait des MILD au centre de santé et le transport vers chaque village par les communautés
(chaque CAC) 6 jours avant le lancement officiel de la campagne
Une fois les MILD retirées par les CAC, le stockage et la sécurisation ont été assuré par chaque communauté dans un lieu choisi par leurs soins.
La distribution proprement dite s’est déroulée sur cinq (05) jours du 12 au 16 aout 2016, et au-delà dans certaines localités jusqu’à couverture de chaque ménage dénombré. Cette distribution s’est faite par les communautés elle-même sous l’autorité du chef de la CAC ou village / rue / avenue.
En effet, contrairement aux campagnes précédentes où les ménages devraient se rendre aux sites de distribution qui se trouve parfois dans le village voisin, pour retirer leurs MILD, il est préconisé cette fois, la distribution des MILD à travers les 2413 Cellules d’Animation Communautaire (CAC), qui sont au niveau de chacun des 2229 villages (milieu rural) ou de cellule/groupes d’avenues (milieu urbain).
Compte tenu du volume important des MILD difficile à déplacer en stratégie porte à porte, un site choisi par la communauté (Place publique du village / rue / avenue ; chez le chef de la CAC ; chez le Chef du Village etc…), est aménagé dans chaque village / rue / avenue, sous l’autorité du chef du CAC ou du chef du village, ou les ménages sont invités à retirer leurs MILD.
Le plan d’aménagement du site est fait comme suit (schéma):
Zone d’attente, Zone de sensibilisation (InfoCom), Une entrée, Une zone de contrôle identité des ménages, La remise de la MILD aux ménages suivis d’émargement du bénéficiaire, Zone de démonstration finale et enfin une sortie.
L’équipe chargée de la distribution des MILD est issue de la communauté c’est-à-dire chaque CAC du village / rue / avenue et composée comme suit :
Pour chaque site en milieu urbain (CAC rue / avenue), l’équipe de distribution sera composée de volontaires repartis comme suite :
2 personnes (minimum) pour le contrôle de la foule ;
1 agent chargé de la vérification du nom du bénéficiaire sur le listing et du pointage, fait signer le bénéficiaire et cocher les MILD distribuées sur la fiche de pointage.
1 distributeurs qui va prendre le macaron de retrait, il vérifie le numéro du macaron, déchire l’emballage de la MILD après confirmation du pointeur, et distribue la MILD
1 personne pour démontrer comment suspendre et utiliser la MILD et disséminer les messages clés sur l’utilisation de MILD ;
1 chef d’équipe
Dans les zones rurales (CAC village), l’équipe de distribution est constituée de 4 volontaires dont la composition est la suivante :
1 personne pour le contrôle de la foule (sécurité) ;
1 personne pour assurer le pointage et la vérification du nom du bénéficiaire sur le listing
1 distributeur qui va prendre le macaron de retrait, il vérifie le numéro du macaron, déchire l’emballage de la MILD après confirmation du pointeur et distribue la MILD;
1 personne pour démontrer comment suspendre et utiliser la MILD ;
La personne chargée du pointage est le chef d’équipe
Les cahiers de dénombrement et de suivi des ménages tenus par chaque relais communautaire, constitue le support de vérification et de distribution des MILD à chaque ménage qui y a été enregistré et doté d’un macaron sur lequel est indiqué le nombre de MILD à bénéficier selon la taille dudit ménagé.
Verification enregistrement du menage par le Relais Communautaire
Remise de la Moustiquaire au ménage par le Relais Communautaire
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Après vérification dans le cahier de dénombrement et le ménage retrouvé, les relais distributeurs retiennent les macarons et remettent en retour, le nombre de MILD requis au chef du ménage conformément à la taille du ménage, après avoir déchiré l’emballage et non sans avoir délivré des messages sur le mode d’utilisation de la MILD.
NB : Tous les ménages préalablement enregistrés dans le cahier de dénombrement du village / rue / avenue par la CAC, mais ne détenant pas de macaron le jour de la distribution, sont servis au même titre que ceux possédant en plus de leur enregistrement, leurs macarons, après vérification de leur identité.
Par ailleurs, tout ménage n’ayant pas été préalablement enregistré lors du dénombrement mais, reconnu comme appartenant à la communauté concernée et résidant dans ladite localité a été enregistré séance tenante et servi en MILD conformément à la taille de son ménage.
A la remise des MILD, le bénéficiaire (chef du ménage ou son représentant) signe en regard de son nom pour attester le retrait des MILD.
Chaque équipe de distribution de MILD dispose de:
Cahier de dénombrement et du suivi des ménages par les RECO ;
Fiches de pointage journalier de MILD ;
Fiches de synthèse (ou cahier synthèse) des données de la CAC ;
1 paire de ciseaux ou 1 couteau pour déchirer les emballages de MILD.
Le cahier de dénombrement et de suivi des ménages tenu par le RECO qui a servi à la distribution des MILD reste au sein de la communauté pour servir de support de contrôle et de suivi de chaque ménage lors des activités de routine du relais communautaire et partant de la CAC.
Les données journalier de la distribution des MILD au niveau de chaque village / rue / avenue, sont compilées dans le cahier ou la fiche de synthèse de chaque CAC, puis transmises au niveau de l’aire de Santé à travers le PRESICOSA & l’IT, superviseurs de proximité dans les villages.
La motivation de cette équipe de la CAC a été à la charge de la communauté.
4. S uivi
4.1. Supervision
Elle s’est déroulée en trois étapes (avant, pendant et après campagne). Elle concerne la micro planification au niveau provinciale ou Zone de Santé, le dénombrement des populations, l’approvisionnement des sites en MILD ou circuit logistique, la distribution et le suivi de l’utilisation des MILD.
Elle a été réalisée en cascade par les superviseurs centraux, provinciaux, équipe cadre de zone de Santé et de proximité dans les aires de santé.
Des termes de référence, des guides de supervision et des listes de vérification (checklists) ont été élaborés.
Les équipes du niveau central ont apporté leur appui à la mise en œuvre des activités.
La supervision a été mise en œuvre à quatre niveaux.
1. Les superviseurs de proximité que sont les Infirmiers Titulaires (IT) et les Présidents de Comite de Santé
(PRESICOSA) ont travaillé avec les CAC dans les villages / rue / avenues.
Enfants heureux de recevoir les MILD Une mère exposant la MILD a l’ombre avant sa première utilisation comme communique lors de sa remise sur le site de distribution
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2. Les superviseurs d’axes des Zones de Santé, assurées par les équipes cadres de Zone de Santé ont eu en charge la supervision des activités dans les Aires de Santé;
1. Les superviseurs du niveau provincial et du niveau central ont eu en charge la supervision des activités dans les Zones de Santé;
Tous les aspects concrets de cette supervision (méthodes, supports) ont été abordés durant les sessions de formation et la micro planification. Cette formation a été basée sur les différentes directives élaborées pour la bonne conduite de cette campagne comme suit :
2. Directives des superviseurs provinciaux (DPS) vers les zones de Santé : 1 Sup / ZS soit 16 Superviseurs.
1. Directives des superviseurs d’axes de zones de Santé (ECZS) vers les Aires de Santé : 1 Sup / ZS soit 5x16=80
Superviseurs d’axes.
2. Directives des superviseurs de proximités (IT & PRESICOSA), des aires de Santé vers les CAC de village / rue / avenue : 2 Sup / ZS soit 2x246= 492 Superviseurs de proximité.
3. Orientations des CAC en rapport avec les activités de Distribution MILDs par les Relais Communautaires (RECO) :
1 copie / CAC soit 2413 copies.
4.2. Monitorage
En vue d’obtenir une campagne MILD de qualité, il s’est avéré nécessaire voire impératif, d’identifier et de trouver des solutions à tous les obstacles pouvant empêcher l’atteinte de tous les ménages. Il s’est agi de prendre en compte les aspects de qualité et de processus, sur la base des rapports de supervision et de l’analyse des listes de contrôle, mais aussi des couvertures quantitatives rapportées.
Avant le lancement de la campagne, afin d’apprécier le niveau d’information et de mobilisation des communautés, un sondage rapide (annexe 11) a été réalisée par la task force communication. Il en est ressorti ce qui suit :
Durant la distribution, les outils de gestion utilisés (fiches de pointage, fiches de synthèse, rapports de supervision, autres) sont compilés et analysés quotidiennement.
Pendant cette période, l’on a noté une faible remonté de l’information et un faible traitement de l’information dans les organes de coordination, y compris à la DPS. sur un nombre limité de zones de santé (3/16), la gestion des données et le partage de l'information s’est fait par chaque niveau du système de santé (Aire de Santé, Zone de Santé, DPS), qui ont procédé à une analyse des données collectées afin de dégager les tendances et prendre les décisions appropri ées de façon quotidienne tout au long de la campagne de distribution des MILD.
Un monitorage interne…
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