Attachment J.7 Guide de la Mise en Oeuvre de la DC Scolaire en RDC - Final Novembre 2017 v2.pdf

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72066019R0011
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This federal contract solicitation seeks proposals to support the Democratic Republic of Congo's National Malaria Control Program in achieving and maintaining universal coverage of insecticide-treated nets through mass and school-based distribution in targeted provinces. The activity will strengthen the National Malaria Control Program's ability to efficiently plan and implement proven insecticide-treated net distribution campaigns but will not include procurement of the nets. Responses are due by a specified date. The US Agency for International Development will oversee this activity aimed at preventing malaria in the Democratic Republic of Congo.

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République Démocratique du Congo

Distribution scolaire de MILD – Guide de Mise en Œuvre

Septembre 2017

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 ii

Ce documenta a pu voir le jour grâce au généreux soutien du peuple américain, par l’intermédiaire de l’Agence Américaine pour le développement international (USAID) et de l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (PMI), en vertu de l’Accord de coopération AID-OAA-A-14-00057 entre l’USAID et l’Université Johns Hopkins. Le contenu de ce document ne reflète pas nécessairement le point de vue de l’USAID, de PMI ou du gouvernement des États-Unis.

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 iii

Table des matières Introduction

Contexte

Justification de la stratégie de la distribution des MILD à travers les écoles

Stratégie de mise en œuvre détaillée

Étape 1 : Réunir un comité de coordination

Étape 2 : Préparer un calendrier et une liste de contrôle

Étape 3 : Préparer un budget

Étape 4 : Estimer les besoins en moustiquaires

Conseils pour la macro-planification

Conseils pour la micro-planification

Étape 5 : Élaborer un plan logistique

Plan de stockage

Lieux de stockage

Étape 6 : Plan de supervision

Étape 7 : Concevoir un plan de CCSC et débuter la mise en œuvre

Communication dans les écoles

Sensibilisation dans les ménages

Étape 8 : Concevoir un plan et des outils de S&E

Étape 9 : Préparer un plan de formation et procéder à des formations

Supervision de la formation

Plan de formation en cascade

Étape 10 : Acheminer les moustiquaires jusqu’au site de distribution

Documents de transport

Étape 11 : Distribuer les moustiquaires aux bénéficiaires

Étape 12: Analyser les données et ajuster le plan en fonction des résultats ... Error! Bookmark not defined.

Annexe A : Chronogramme pour la Distribution Scolaire

Annexe B : Liste de contrôle pour la planification de la mise en œuvre de la Distribution Continue

Annexe C : Modèle de Budget Détaillé pour la Distribution Scolaire

Annexe D : Évaluation du Stockage

Annexe E : Plan de Communication pour la Distribution Scolaire

Annexe F : Approche créative pour l’élaboration des messages

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 iv

Annexe G : Cadre logique de l’approche de distribution de MILD à travers les écoles primaires

Annexe H : Enquête d’évaluation de la distribution continue – Questionnaire

Annexe I : Test avant/après formation à la distribution scolaire

Annexe J : Plan de Transportation

Annexe K : Exemples de Bordereau de Livraison et Fiche de Stock

Annexe L : Distribution de MILD aux Écoles Primaires

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 v

Abréviations CAC Cellules d’animation communautaire CCC Communication pour le changement de comportement CCSC Communication pour le changement des normes sociales et des comportements CPN Consultation prénatale

CPS Consultation préscolaire

Dfid Département For International Développement

EPSP Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel

EDS Enquête Démographique de Santé

Fonds Mondial Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

MILDS Moustiquaire imprégnée d’insecticide

MILD Moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée

ODD Objectifs de développement durable

OAC Organisation des Assisse Communautaire

PNLP Programme national de lutte contre le paludisme

PSI Population Services International

PMI Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme des Etats-Unis

RECO Relais Communautaires

RDC République Démocratique du Congo S&E Suivi et Evaluation UNICEF United Nations Children’s Fund USAID Agence américaine pour le développement international SANRU Santé rurale pour tous

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 1

Introduction

Contexte Le paludisme demeure l’une des maladies parasitaires les plus répandues et les plus meurtrières en

République Démocratique du Congo (RDC) malgré d'importants progrès réalisés dans la lutte contre ce fléau. En effet selon le rapport mondial sur le paludisme 2016 de l'OMS, l'on note une réduction significative des cas de paludisme de 28 millions en 2010 à 19 millions en 2015, et des décès dus au paludisme de 82 mille en 2010 à 42 mille en 2015.Les enquêtes rétrospectives de mortalité effectuées par le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en RDC en 2014 estiment que 80 % des cas de fièvre sont d’origine palustre et que plus de 25.000 décès annuels d’enfants de moins de cinq ans sont dus à cette maladie. Selon le rapport annuel 2016 produit par le Programme National de Lutte contre le Paludisme(PNLP) de la RDC, 15.397.717 cas de paludisme et 33.997 décès attribués à cette pathologie ont été enregistrés au cours de cette année.

Cette maladie est l’un des déterminants majeurs de la mauvaise santé et de la malnutrition des mères. Il a divers effets négatifs sur l’issue de la grossesse tels que les avortements spontanés, le faible poids de naissance, ainsi que les morts néonatales et in utero.

En outre, le paludisme constitue un frein au développement de la RDC. C’est une des causes de la pauvreté, de l’absentéisme au travail et à l’école pour les élèves et enseignants ; il constitue une menace sérieuse à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) et principalement l’objectif 3, relatif notamment à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile qui risque d’être compromise si des actions énergiques pour faire reculer le paludisme ne sont pas entreprises.

Des moyens efficaces pour prévenir cette maladie sont connus. L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MILD) est l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir cette maladie. L’analyse secondaire des données de l’Enquête Démographique et Santé 2013-

2014 en RDC (EDS-RDC 2013-2014) a montré que les moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées à travers les campagnes de masse organisées dans l’ensemble du pays auraient contribué à réduire de tiers les décès des enfants de 1 à 59 mois. Selon cette enquête, la possession des MILD par les ménages était de 70 % (2014). Son utilisation a significativement été améliorée au cours de ces quinze dernières années passant de 6% en 2001, à 38% en 2010, puis à 51 % en 2014.

Cependant, on sait que cette tendance globale d’amélioration de l’utilisation de la MILD en RDC cache des grandes disparités entre les provinces qui font que la disponibilité et surtout l’utilisation continue de la MILD restent un problème majeur en RDC.

Pour pallier à cela, depuis quelques années, le gouvernement de la RDC avec ses partenaires organisent sur un rythme triennal, des campagnes de distribution des MILD dans le but de maintenir le taux de disponibilité et d’utilisation des moustiquaires dans la communauté à un niveau efficace.

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 2

Justification de la stratégie de la distribution des MILD à travers les écoles Les études réalisées à travers le pays ont montré une déperdition rapide de la couverture en MILD pendant les mois qui suivent les campagnes de masse1. Ainsi, dans les localités ayant bénéficié de campagne de masse, seule une distribution continue à travers la Consultation Prénatale (CPN), la

Consultation Préscolaire (CPS), les Organisations à Assisse Communautaire (OAC) et les écoles maintiendraient la couverture effective à un haut niveau.

Pour maintenir et renforcer le niveau de disponibilité de MILD dans les ménages ainsi que leur utilisation continue, avec le souci constant de contribuer équitablement à la survie de maximum d’enfants et de femmes, le PNLP estime qu’il est indispensable de distribuer rapidement un grand nombre de moustiquaires aux communautés à travers les élèves des écoles primaires dans les provinces qui ont bénéficié de campagne de masse l’année précédente en collaboration avec le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP).

Considérant que le taux de scolarisation en RDC est élevé, avec un taux brut de fréquentation scolaire2 pour les enfants de 6 à 11 ans estimé à 118,3% dans l’ensemble (120,1% pour les garçons et 116,4% pour les filles), cette stratégie de distribution des MILD à travers les écoles se fonde sur le principe qu’il est possible d’assurer une large couverture en MILD en assurant une distribution à travers des séries des campagnes en milieu scolaire permettant d’atteindre la majorité de foyers. Les écoles constituant ainsi des points fixes de distribution et les enseignants pouvant facilement gérer la distribution des moustiquaires, tenir des registres précis et initier des échanges avec les élèves sur l’importance de l’utilisation des moustiquaires.

Stratégie de mise en œuvre détaillée La campagne de distribution des MILD en milieu scolaire est une stratégie complémentaire aux autres stratégies de distribution universelle des moustiquaires. Elle consiste à distribuer gratuitement une (01)

MILD à chaque élève fréquentant les classes de 1re, 3e et 5e année d’enseignement primaire ainsi qu’à chaque membre du corps enseignant des écoles bénéficiaires. L’année suivante, une nouvelle cohorte de ces mêmes classes de 1re, 3e et 5e année d’enseignement primaire sera enrôlée, permettant d’atteindre tous les ménages d’enfants d’âge scolaire primaire ainsi que leurs voisins entre deux campagnes de distribution universelle et contribuer ainsi au renouvèlement des MILD acquis à travers les autres stratégies de distribution dans les ménages des provinces ciblées. Cette stratégie comprend deux volets essentiels : (1) la distribution des MILD proprement dite aux écoliers et leurs enseignants ; (2) la communication et promotion de l’utilisation de la MILD par les élèves.

Les étapes suivantes peuvent être appliquées dans n’importe quel pays et n’importe quelle région/province ou sous-région/sous-province pour tester et/ou mettre en œuvre une stratégie de distribution scolaire de MILD. Il s’agit de recommandations générales qui doivent être respectées mais peuvent également être adaptées en fonction des besoins.

PSN RDC 2016-2020 page 28

EDS_RDC 2013-2014, Tableau 2.10 p 31

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 3

Stratégie de mise en œuvre détaillée de la distribution scolaire de

MILDs Étape 1 Réunir un comité de coordination

Étape 2 Préparer un calendrier

Étape 3 Préparer un budget

Étape 4 Estimer les besoins en moustiquaires

Étape 5 Élaborer un plan logistique

Étape 6 Élaborer un plan de supervision

Étape 7 Concevoir une stratégie de CCSC et débuter la mise en œuvre

Étape 8 Concevoir un plan et des outils de S&E

Étape 9 Préparer un plan de formation et procéder à des formations

Étape 10 Acheminer les moustiquaires jusqu’aux sites de distribution

Étape 11 Distribuer les moustiquaires

Étape 12 Analyser les données et ajuster le plan en fonction des résultats

Étape 1 : Réunir un comité de coordination Pour qu’une stratégie de distribution continue soit efficace, il est nécessaire de commencer par réunir un comité de coordination. Ce comité est organisé au niveau national, provincial et local.

Ces comités comprennent les membres représentant les ministères, partenaires et bailleurs de fonds concernés. Il convient de rédiger pour ce comité un cahier des charges qui doit être approuvé par toutes les parties impliquées. Le PNLP et le partenaire de mise en œuvre doivent :

1. Choisir les principaux participants

2. Inviter les participants

3. Organiser la première réunion et se mettre d’accord sur le cahier des charges

4. Déterminer où et à quelle fréquence auront lieu les réunions

Ce comité de coordination doit être composé des membres suivants :

Ministère de la Santé o Un représentant du Ministre de la santé o Représentant du secrétaire général à la santé o Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP)

Directeur Directeur adjoint Chef de la division Partenariat Chef de la division Prévention Chef de la division du suivi et de l’évaluation Chef de la division de la communication pour le changement de comportement

Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire (EPSP) o Un représentant du Ministre de l’EPSP o Le secrétaire général à l’EPSP o Direction d’Etudes et Planification

Directeur Chef de division Etudes Chef de division Programme et Suivi Chef de Division à la Coopération

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Partenaire(s) de mise en œuvre o UNICEF o PSI o SANRU

Donateurs o USAID/PMI o Fonds mondial o DFID

Principaux points à prendre en considération :

S’agissant d’une activité commune entre le ministère de la Santé et le ministère de l’éducation, il faut veiller à ce que les deux ministères soient représentés lors des réunions. Même si le ministère de la santé dirige l’activité, par le biais du PNLP, le ministère de l’éducation joue un rôle crucial et apportera un éclairage important pour la mise en œuvre.

Ce comité de coordination doit déterminer l’implication nécessaire de la part des autorités locales à ce niveau. Si leur contribution est nécessaire au niveau national, elles doivent être conviées.

Les membres du comité peuvent toujours être changés, compte tenu de l'adaptation des besoins ou de l'évolution des scénarios. Par exemple, si un nouveau donateur ou un partenaire travaille en RDC, ils devraient être ajoutés à cette liste.

Étape 2 : Préparer un calendrier et une liste de contrôle Il convient de préparer un calendrier détaillé répertoriant toutes les activités comprises dans les phases de planification et de mise en œuvre de la distribution scolaire, en prévoyant des délais réalistes et un coordinateur pour chaque activité. Ce calendrier doit être accompagné d’une liste de contrôle. Le chronogramme pour la distribution scolaire et la liste de contrôle de la mise en œuvre de la distribution continue sont disponibles à l’Annexe A et l’Annexe B, respectivement.

La distribution scolaire doit être mise en place à l’issue d’une campagne de distribution de masse réussie.

S’il n’y a pas encore eu de campagne de distribution de masse dans les régions où la distribution scolaire va être mise en place, le Programme doit envisager d’attendre afin de réaliser une campagne de distribution de masse et d’augmenter le taux de possession et d’accès.

La planification et les délais doivent tenir compte du calendrier scolaire. Il est déconseillé de mettre en place la distribution scolaire pendant les périodes de vacances. Les documents sur la scolarisation feront par ailleurs partie des principaux documents utilisés pour déterminer la quantité des moustiquaires nécessaires pendant la distribution et, sachant que le taux de scolarisation fluctue pendant les 1 à 2 premiers mois de l’année scolaire, il est préférable de planifier la distribution environ 2 mois après le début de l’année scolaire. Pour ce qui est de la RDC, l’année scolaire dure de la première semaine de septembre à la première semaine de juillet. Le taux de scolarisation se stabilise vers la fin du mois d’octobre et la distribution scolaire pourrait donc être prévue pour fin octobre ou début novembre. Le graphique ci-dessous illustre le calendrier global pour une distribution sur trois ans, avec des campagnes de distribution de masse et une stratégie de distribution scolaire. Il indique à quel moment les principales activités doivent avoir lieu, notamment la collecte des données de référence et les évaluations. Voici un exemple de calendrier basé sur la campagne qui a débuté en RDC en 2016 :

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 5

Figure 1: Calendrier de distribution, campagne de masse et distributions scolaires

Les facteurs dont il faut tenir compte dans le calendrier de distribution scolaire sont les suivants :

Planification et évaluation rapide

Communication pour le changement des normes sociales et des comportements (CCSC) et mobilisation sociale

Collecte des données

Formations

Logistique et chaîne logistique, y compris transport et stockage

Distribution des MILD

Suivi et supervision

Responsabilités, rapports et réunions de synthèse

Veillez à prévoir suffisamment de temps, tout en restant réaliste, pour chaque activité, en particulier pour ce qui est de l’approvisionnement, de la gestion, des activités administratives et financières et du réapprovisionnement.

Les principales activités de la distribution scolaire ne doivent pas être planifiées pendant les vacances scolaires ou en période d’examens.

Étape 3 : Préparer un budget Le programme doit préparer le budget détaillé comprenant toutes les activités comprises dans les phases de planification, de mise en œuvre et d’évaluation de la distribution scolaire. Dans l’idéal, le budget doit être élaboré au niveau local en collaboration avec les partenaires de mise en œuvre et abordé en même temps que le chronogramme de mise en œuvre. Les principaux postes budgétaires et activités à inclure dans le budget sont les suivants :

Evaluations pré et post campagne

Prospection des sites, afin d’étudier les possibilités et de prévoir des réseaux de transport et de stockage. Ces visites peuvent être organisées au niveau provincial, mais le niveau central (PNLP et partenaire de mise en œuvre) doit être impliqué.

Réunions de planification et de coordination à tous les niveaux

Achat des MILD et autres intrants

Frais de stockage, y compris pour la location, la sécurité et le matériel supplémentaire nécessaire

Frais de transport

Formation des acteurs à différents niveaux

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 6

Frais d’impression et de distribution des supports de formation, supports de communication, outils de gestion (, formulaires de suivi et de rapportage ….)

Réunions de coordination à différents niveaux avant et après la campagne de synthèse post-distribution

Supervision intégrée (la supervision peut éventuellement être associée à d’autres activités, médicales ou éducatives)

Consolidation et validation des données de la campagne.

Evaluation de la campagne

Principaux points à prendre en considération :

Certains pays prévoient un budget pour l’achat de MILD supplémentaires distribuées aux enseignants pour les motiver.

À l’issue de l’analyse post-distribution, le programme pourra estimer si cela est toujours possible la première année de la distribution, d’associer la distribution scolaire à d’autres activités scolaires, comme les campagnes de déparasitage. Ceci permet d’alléger les contraintes de budget et de temps. Il est également possible de réaliser des économies sur les réunions de coordination et de planification, les formations, la supervision et les frais de S&E.

Étape 4 : Estimer les besoins en moustiquaires L’estimation de la quantité de moustiquaires nécessaires se divise en deux catégories : la macro-planification et la micro-planification.

La macro-planification nationale a probablement déjà été réalisée pour les campagnes de distribution de masse et les activités de distribution en CPN et CPS. Les provinces dans lesquelles le Programme décide de mettre en œuvre la distribution scolaire au cours d’une année donnée peut être ajoutées à la macro-planification.

Un micro-plan est nécessaire pour estimer la quantité de MILD requises pour la distribution scolaire aux niveaux opérationnels. Le programme peut décider sur quels niveaux se concentrer : si une distribution dans toute une province est prévue, l’estimation portera sur la consolidation de besoins de zones de santé de toute la province. S’il est urgent de distribuer des MILDS dans une zone en particulier, l’estimation peut porter sur cette zone uniquement.

Cette planification commence par une réunion de coordination, que ce soit au niveau macro (national) ou micro (province, zone, etc.). Dans le cas de la distribution scolaire, plusieurs séances de micro-planification infranationale seront nécessaires et les données viendront s’ajouter à la micro-planification nationale.

Pour la macro-planification comme pour la micro-planification, l’outil de quantification NetCALC peut être utilisé afin d’estimer au mieux les besoins. L’outil NetCALC et les consignes d’utilisation sont disponibles sur cdtoolkit.org ou mieux en prenant en compte le taux de scolarisation transmis par le ministère de l’EPSP à partir de mois de novembre.

Remarque générale concernant NetCALC : les prévisions de NetCALC relatives à l’impact sur le taux de possession présupposent un taux élevé de redistribution entre les ménages. En effet, pour plus de simplicité, le modèle NetCALC se fonde sur l’hypothèse selon laquelle les MILDS sont distribuées uniformément parmi les foyers afin d’estimer la couverture de la population. Nous ne disposons pas de preuves étayant ou réfutant cette hypothèse. De ce fait, les planificateurs ne doivent pas se baser uniquement sur les prévisions de NetCALC, mais tenir compte également de la proportion de la

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 7 population vivant dans les ménages susceptibles d’être atteints par les canaux de distribution proposés, et veiller à ce que ces canaux soient complémentaires et permettent d’atteindre la plus large part de population possible.

Il est essentiel de prévoir un stock de réserve de MILDS, tant dans les plans de macro-quantification que dans les plans de micro-quantification, afin d’anticiper une demande inattendue ou des erreurs dans les données.

Conseils pour la macro-planification En utilisant NetCALC, estimez le nombre de classes nécessaires pour maintenir l’accès aux MILDS au taux souhaité, et le nombre total de MILDS requis. Comme pour les autres canaux, le résultat peut varier selon que la distribution scolaire est le canal principal ou qu’elle est mise en œuvre en complément des campagnes de distribution de masse ou d’autres canaux. Dans le premier cas, on constate généralement que 4 à 6 classes doivent recevoir des moustiquaires chaque année, en fonction du taux de scolarisation et d’abandon.

En utilisant les chiffres disponibles sur la scolarisation, vérifiez que la distribution de MILDS au nombre de classes défini à l’étape 1 correspond au nombre total de MILDS nécessaires. Si ce n’est pas le cas, envisagez d’ajouter des classes.

La macro-quantification, et donc le nombre de classes nécessaires pour atteindre le taux d’accès aux

MILDS souhaité, peut varier dans les différentes régions du pays. Des macro-quantifications propres à chaque région peuvent s’avérer nécessaires afin de connaître le total national.

Si vous utilisez NetCALC pour vos macro-quantifications, tenez compte des éléments suivants :

Un pays peut présenter des taux de scolarisation bruts extrêmement variés d’une région à l’autre. Le taux d’abandon peut être important et il convient d’en tenir compte dans le calendrier de la distribution (vers le début ou la fin de l’année). Utilisez NetCALC pour étudier toutes les régions présentant des taux de scolarisation différents, ce qui devrait vous aider à obtenir des estimations plus précises.

Le taux de scolarisation brut (nécessaire pour les estimations NetCALC relatives à ce canal) est souvent issu des enquêtes nationales qui mesurent la scolarisation, tous types d’écoles confondus. Les planificateurs doivent donc vérifier si les taux de scolarisation utilisés reflètent bien le type de modèle qu’ils proposent. En effet, de tels écarts entre différentes étapes de la planification ont été constatés dans un certain nombre de pays. Par exemple, lorsque seules les écoles publiques sont incluses mais que le taux de scolarisation dans les écoles privées est assez élevé, le recours aux estimations de NetCALC pour guider d’autres décisions (notamment sur les classes et le nombre de classes à cibler) pourra être pertinent uniquement si les prédictions sont basées sur les taux de scolarisation dans les écoles publiques.

NetCALC inclut une estimation que doivent saisir les planificateurs, prévoyant l’« efficacité » du canal de distribution. Ce chiffre reflète le nombre de MILDS qui seront effectivement distribuées par le biais de ce canal aux bénéficiaires ciblés. L’expérience dont nous disposons actuellement suggère que les planificateurs entrent une valeur comprise entre 85 % et 95 % pour la distribution scolaire car les évènements de distribution annuels ciblant des élèves dans les écoles semblent présenter un important degré d’efficacité. Ainsi, le Ghana et la Tanzanie ont estimé que plus de 90 % des élèves ciblés avaient reçu des MILDS.

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 8

Conseils pour la micro-planification

Un plan de micro-quantification indique combien de MILDS par an sont nécessaires sur chaque site de distribution (par ex. une école). Pour obtenir une estimation pragmatique et réaliste des besoins, il est important de mettre à contribution le personnel de différents niveaux du ministère du ministère de l- EPSP et ceux de la santé publique Une micro-quantification nationale est normalement une compilation de toutes les micro-quantifications pertinentes des zones de santé

Si vous réalisez des micro-quantifications pour la distribution scolaire, tenez compte des éléments suivants :

La micro-quantification de la distribution scolaire s’appuie sur les données de scolarisation de chaque école. Ces données sont compilées au niveau de chaque Zone de santé et au niveau provincial pour aboutir aux micro-quantifications provinciales consolidées.

Comme pour les autres micro-quantifications, des ateliers sont essentiels pour confirmer les estimations, recueillir des données sur la scolarisation et identifier des itinéraires pour atteindre les zones difficiles d’accès.

Étape 5 : Élaborer un plan logistique Un plan logistique détaillé, reposant sur des évaluations précises, est essentiel à une distribution réussie.

Une réunion du comité de coordination doit être organisée afin de discuter du plan logistique. Les activités à organiser sont les suivantes :

Étudier les résultats des évaluations provinciales

Planifier la chaîne logistique : axes de transport, points de stockage (à tous les niveaux) et points de distribution

Concevoir un plan logistique détaillé et le transmettre à tous les niveaux

Si les évaluations et le plan montrent qu’il faut faire appel à une société de transport ou de logistique, faire un appel d’offres, suivre le protocole de sélection et recruter des prestataires indépendants.

Plan de stockage Des évaluations doivent être réalisées pour faire en sorte que tous les niveaux de la chaîne logistique disposent d’un stockage adéquat.

Les ballots de MILD peuvent être gerbées jusqu’à 2, 5 mètres max en hauteur sans risque de dommage pour celles qui se trouvent en dessous. La hauteur exacte d'empilement dépendra cependant du type d'entrepôt. La capacité de stockage au niveau central, provincial et aires de santé peut facilement être vérifiée. La capacité disponible dans les magasins doit contribuer à déterminer le volume de MILD à attribuer à chaque lieu de stockage aux différentes dates prévues. Une évaluation de ces solutions de stockage doit être réalisée, dans les écoles, pour déterminer la quantité de MILD et leur emplacement avant la distribution.

En termes de conditions de stockage, il convient d’étudier les points suivants avant de choisir un lieu de stockage :

Les entrepôts doivent être propres et secs.

Avoir une capacité suffisante

Les entrepôts doivent être étanches

Le local de stockage doit être sécurisé et disposer d'un système de sécurité opérationnel. Dans les petits établissements de santé/écoles, les MILD devront être stockées dans des locaux

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 9 verrouillés dont l'accès sera contrôlé.

Le lieu de stockage doit être exempt de rats car ces derniers peuvent, en peu de temps, causer des dommages considérables aux MILD.

Il est préférable d’éviter de stocker les MILD pendant de longues périodes car ces produits contiennent des pesticides et ont donc une durée de vie limitée (même si celle-ci est longue). Ce facteur doit être pris en compte pour une éventuelle logistique inversée et pour les MILD qui doivent être renvoyées depuis les écoles après la distribution.

Consultez le document détaillé Évaluation du Stockage à l’Annexe D.

Lieux de stockage Au bout de la chaîne, juste avant la distribution, les MILD doivent être stockées dans les écoles. Étant donné que les écoles n’ont pas forcément de lieu de stockage sécurisé, ce qui rend le stockage plus risqué, le programme doit faire en sorte que les MILD arrivent sur les sites de distribution le moins de temps possible avant la distribution. Si l’école n’a aucun espace de stockage sécurisé (pas même le bureau fermé à clé du directeur), cela doit être indiqué dans les évaluations et d’autres solutions de stockage doivent être identifiées.

Étape 6 : Plan de supervision Pour que chaque niveau, du niveau national aux écoles, se sente impliqué dans la distribution des MILD aux élèves, il est nécessaire de définir des rôles et responsabilités clairs. Pour encourager les secteurs de la santé et de l’éducation à s’impliquer ensemble dans ce programme, des comités mixtes seront formés à chaque niveau.

Le niveau central (PNLP et Ministère de l’Education) enverra des superviseurs au niveau provincial afin de déclencher le processus d’organisation de la campagne. La coordination provinciale de l’éducation assurera la supervision de toutes les étapes de la mise en œuvre en collaboration avec la DPS et les partenaires.

Chaque province éducationnelle aura un ou deux superviseurs encadreurs du niveau provincial qui veilleront à la formation des acteurs, l’organisation de la distribution, et le suivi de la mise en œuvre de la campagne.

Au niveau de la sous division, une équipe est sélectionnée par le comité sous provincial. La supervision permettra ainsi de corriger certains enseignants n’ayant pas bien compris comment remplir les formulaires et n’ayant peut-être pas été suffisamment informés par les formateurs des Sous PROVED.

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 10

Le comité de coordination du niveau national est défini à l’étape 1. Au niveau provincial, un comité de coordination composé des membres suivants doit être formé :

NIVEAU PROVINCIAL

Secteur de la santé Secteur de l’éducation

Ministre Provincial de la santé Ministre de l’Éducation Provincial

Chef de Division provinciale de la Santé

Province éducationnelle (PROVED)

Chef de bureau technique Inspecteur (IPP)

Chef de bureau Info Sanitaire Chef de l’Antenne Provinciale

Coordination du PNLP (2 – Médecin Coordinateur et Data Manager)

Coordination des Écoles Conventionnées (1 personne)

Au niveau sous-provincial, un comité de coordination composé des membres suivants :

NIVEAU SOUS-PROVINCIAL

Secteur de la santé Secteur de l’éducation

Médecin chef de zone Sous-PROVED

Superviseur de la zone de santé Inspecteur

Infirmières titulaires (IT) Chargé de statistique

Sous-coordination des écoles conventionnées (2)

Étape 7 : Concevoir un plan de CCSC et débuter la mise en œuvre La RDC dispose d’une stratégie de CCSC factuelle pour le paludisme qui contient une rubrique consacrée aux MILD. Les messages et supports doivent être harmonisés pour tous les canaux de distribution, y compris les campagnes de distribution de masse et tous les canaux de distribution continue. Si des éléments de distribution continue ne figurent pas déjà dans la stratégie de CCSC pour le paludisme, des messages clés doivent être conçus et ajoutés.

C’est pourquoi, le présent guide s’inscrit dans l’esprit du Plan stratégique national de communication.

Toutefois, il prend en compte des éléments spécifiques relatifs à la distribution des MILD dans les écoles.

Dans cette perspective, les principales stratégies de communication pour la distribution scolaire comprennent le plaidoyer, la mobilisation sociale et la CCC.

Le plaidoyer visera à obtenir l’engagement, le soutien et l’accompagnement des autorités tant politico-administratives, scolaires que communautaires en faveur de la distribution scolaire de la MILD. La mobilisation sociale permettra de faire participer toutes les forces sociales à la mise en œuvre de cette activité. La CCC permettra d’informer la population sur la disponibilité et l’importance de l’utilisation de la MILD dans la prévention de la malaria à travers tous les canaux existants, mais en particulier pour sensibiliser la communauté à la distribution scolaire. Elle encouragera également l’utilisation adéquate et systématique des MILDS.

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 11

Les trois principaux canaux à envisager pour la distribution scolaire sont les médias de masse (radio et/ou télévision), la communication interpersonnelle (élèves, enseignants, comités de parents, comités d’élèves, relais communautaires…) et les médias communautaires (théâtre, chanson). Des supports de communication devront être produits pour renforcer l’information des communautés : dépliants, affiches, spots….), en combinant les canaux les plus adaptés aux régions cibles.

Il peut exister des ébauches de supports de communication provenant d’anciens projets ou de partenaires actuels. Lors des premières phases de planification du volet de CCSC de cette stratégie de distribution, le Programme doit organiser un atelier afin de produire les orientations stratégiques de communication qui permettront à chaque province d’élaborer son plan de communication. Au cours du même atelier, des supports de communication seront produits sur la base de l’inventaire de l’existant.

Cet atelier doit être organisé au niveau central.

Un Plan de Communication pour la Distribution Scolaire est disponible à Annexe E et un exemple d’une

Approche Créative pouvant servir de modèle pour le processus de conception et d’élaboration des messages avec une matrice des messages est disponible à Annexe F.

Communication dans les écoles La communication constituera une activité importante de cette campagne. Elle se fera avant, pendant et après la distribution des MILD par tous les acteurs, mais plus particulièrement par les élèves. Ceux-ci devront être les principaux acteurs de changement de comportement dans leurs communautés.

Des enseignants formés organiseront des assemblées dans toutes les écoles primaires pour présenter le projet et expliquer pourquoi les moustiquaires vont être distribuées aux élèves, pourquoi certaines classes ne recevront pas de moustiquaires et comment utiliser et entretenir les moustiquaires. Des leçons sur les bonnes pratiques de lutte contre le paludisme, avec accent sur l’utilisation de la MILD seront données dans les classes ciblées par la distribution des MILD dans le cadre du cours de l’hygiène et d’éducation à la vie. Des messages sur l’utilisation de la MILD seront également écrits dans les cahiers de communication des élèves, les quels devront être contresignés par les parents.

Les élèves ainsi informés deviendront des « ambassadeurs » de l’utilisation de la MILD aussi bien auprès de leurs propres familles que des familles voisines.

Ils devront être encouragés à sensibiliser les membres de leur famille ainsi que leurs voisins à appliquer les bonnes pratiques de l’utilisation des MILD.

Il leur sera également demandé de partager les moustiquaires reçues avec d’autres familles, au cas où leurs familles possédaient déjà suffisamment de moustiquaires issues des campagnes antérieures de distribution de masse, afin de permettre aux foyers sans enfants scolarisés de bénéficier également des

MILD.

Des supports éducatifs et d’informations adaptées, notamment des affiches, des dépliants seront reproduits et disséminés dans toutes les écoles des provinces cibles. Le PROVED veillera à ce que cette activité soit aussi une véritable activité périscolaire.

Sensibilisation dans les ménages Les écoliers sensibiliseront leurs parents et membres de leurs familles sur le bénéfice de dormir sous la

MILD. Les membres des comités de parents travailleront avec les cellules d’animation communautaire

(CAC) dont ils sont logiquement membres et les Relais communautaires (RECO) pour renforcer la

Distribution scolaire de MILD : présentation de la stratégie de mise en œuvre, RDC, septembre 2017 12 sensibilisation dans les familles, à travers notamment des visites à domicile et des séances de dialogue communautaire.

Outre la communication de proximité, la communication de masse sera mise à profit à travers les radios communautaires, mais aussi les chaines de télévisions là où elles existent. On pourra également utiliser les troupes théâtrales, avec une préférence pour les troupes théâtrales scolaires, la chanson et autres canaux disponibles dans la communauté. Après la distribution, chaque élève devra faire le suivi de l’utilisation de la MILD reçue aussi bien dans sa famille que dans les familles voisines. Ce suivi post-distribution pourra se poursuivre durant au moins six mois.

Principaux points à prendre en considération :

La distribution scolaire a été choisie comme un canal de distribution complémentaire car les enfants sont l’intermédiaire idéal pour transmettre les messages.

Le paludisme figure déjà dans le programme de santé d’un grand nombre de pays. Pour renforcer les messages, les élèves doivent y être exposés pendant toute la durée de la distribution, y compris avant, pendant et après.

Si le Programme a besoin d’aide pour revoir les messages relatifs au paludisme, il peut s’inspirer du document de VectorWorks Ghana intitulé Promotion Malaria Prevention Through Primary Schools Communication Guide for Teachers (Favoriser la prévention du paludisme par le biais des écoles primaires, guide de communication à l’usage des enseignants) (voir Figure 2).

Les messages doivent notamment insister sur le fait que la MILD est destinée au ménage, et pas nécessairement à l’élève qui la reçoit. Comme pour la distribution dans les établissements de santé, c’est le ménage qui décide comment répartir ses MILD. Les programmes pilotes ont montré que les élèves ont souvent le sentiment que la MILD qu’ils reçoivent est « la leur », même s’ils ont déjà accès à une autre moustiquaire.

Figure 2 : Guide de communication à l’usage des enseignants, VectorWorks Ghana http://www.continuousdistribution.org/wp-content/uploads/2017/03/Communication-Guide-for-Teachers_Promoting-Malaria-Prevention-Through-Primary-Schools-.pdf http://www.continuousdistribution.org/wp-content/uploads/2017/03/Communication-Guide-for-Teachers_Promoting-Malaria-Prevention-Through-Primary-Schools-.pdf

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Étape 8 : Concevoir un plan et des outils de S&E

Un plan et des outils de suivi et d’évaluation doivent être conçus avant la distribution des MILD. Les activités de suivi doivent être planifiées, intégrées au calendrier et réalisées conformément au calendrier validé.

Le comité de coordination nationale doit se réunir pour discuter et décider des indicateurs et des données à collecter pour la distribution scolaire. Les progrès réalisés seront mesurés par rapport à des indicateurs de suivi spécifiques, conformément au plan national de suivi et d'évaluation.

La collecte des données sera assurée à travers les supports conçus au niveau national et mis à la disposition de chaque école. Avec l’appui technique du PNLP, la coordination de la collecte des données sera assurée par les services de l’éducation au niveau provincial avec l’appui technique du ministère de la santé et cela à chaque échelon.

Avant la campagne, une évaluation rapide de la disponibilité et utilisation de la MILD dans la communauté sera conduite pour permettre d’avoir des données de base.

Au cours de la campagne, un monitorage interne sera réalisé par les superviseurs territoriaux et le comité des parents afin d’identifier les goulots et y apporter des actions correctrices.

A la fin de la campagne, un monitorage externe sera réalisé par une institution indépendante, afin d’évaluer la qualité de l’intervention et apprécier le niveau de disponibilité et d’utilisation de la MILD.

Un rapport final détaillé sera élaboré pour décrire l’ensemble du processus afin d’en ressortir les facteurs de succès, les défis et leçons apprises pour une mise à échelle de la stratégie

Un Cadre Logique de l’approche de distribution de MILD à travers les écoles primaires figure dans l’Annexe G.

Le Questionnaire de l’enquête d’évaluation de la distribution continue pour la distribution scolaire est disponible à l’Annexe H à titre indicatif. Ce questionnaire a été conçu pour la distribution scolaire dans un état du Nigeria et peut être adapté afin de recueillir les données nécessaires pour la RDC. Il peut être modifié et/ou utilisé comme un outil de suivi indépendant ou intégré aux évaluations à plus grande échelle de la distribution.

Étape 9 : Préparer un plan de formation et procéder à des formations Les formations en cascade du niveau provincial au niveau des établissements scolaires s’appuieront sur un plan et un programme de formation nationale. Le plan ci-dessous propose une description détaillée de la formation en cascade du niveau provincial au niveau sous-provincial, puis au niveau des établissements scolaires, et indique les principaux acteurs impliqués à chaque niveau. Il convient de revoir le programme de formation actuellement utilisé dans les écoles pour veiller à ce qu’il apporte des informations à jour sur la transmission et la prévention du paludisme. Si de nouvelles informations doivent être ajoutées, elles devront être étudiées par le comité de coordination et peuvent éventuellement faire partie de l’atelier d’élaboration des messages de CCSC.

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Il peut être nécessaire de concevoir un manuel de formation, un programme de formation et d’autres supports de formation, par exemple des aide-mémoires ou des échantillons de produits, et/ou des outils de gestion pour cette formation. Le contenu de la formation doit inclure les points suivants, qui peuvent être adaptés en fonction de l’expérience du Programme :

Les bases de la conception, en insistant sur la différence entre les systèmes de distribution « pull » et « push »

Les notions de base de la distribution continue et notamment la conception et l’utilité du canal de distribution scolaire

Les problèmes de stockage et de manipulation La tenue des registres et les pistes d’audit, en particulier les formulaires à remplir et l’examen des données pour vérifier leur exactitude et contrôler les responsabilités.

La gestion des craintes des bénéficiaires et/ou des communautés Quelle supervision est prévue et comment obtenir de l’aide. Pour les superviseurs, les attentes en termes de supervision et comment apporter son aide.

Que contrôler pendant les visites, comment contrôler les comptes rendus et les rapports de distribution, comment contrôler les sites de stockage et comment réaliser un comptage des

MILDS.

Les séances de formation doivent durer 2 à 4 heures, en fonction du niveau de compréhension et des questions posées. À la fin des formations, les supports de formation qui contribueront aux efforts de distribution et/ou de CCSC doivent être remis aux participants. Des exemplaires supplémentaires, au format papier et électronique, peuvent être laissés au niveau sous-PROVED en cas de besoin.

Compte tenu du calendrier général et de la planification de cette distribution par rapport à l’année scolaire de la RDC, il serait meilleur d’organiser la formation au début de l’année scolaire.

Supervision de la formation Une formation bien organisée entraîne un investissement significatif en temps et en ressources. Des centaines de personnes sont concernées et doivent se retrouver pendant une courte période, et un certain nombre d’objectifs d’apprentissage sont prévus. Afin de garantir la qualité de chaque formation et d’atteindre les objectifs, il est important de prévoir un moyen de superviser la formation. Le Ministre de la Santé et le Ministre de l’Education Primaire et Secondaire seront responsables de la supervision de la formation avec la participation des partenaires concernés par la distribution régulière des MILDS.

Des supports de supervision de la formation sont également nécessaires pour aider les personnes chargées de cette activité. Les outils permettant d'assurer la supervision peuvent être :

Un plan de supervision de la formation : Par exemple, des employés travaillant au Ministre de la Santé ou au Ministre de l’Education Primaire et Secondaires ou chez le partenaire peuvent servir de superviseurs pour les formations au niveau du district et au niveau central. Les formateurs au niveau central peuvent alors superviser leurs homologues de district lors des formations qui se déroulent dans l'établissement de santé. Les formateurs de district peuvent superviser les formations qui se déroulent au niveau de la communauté.

Un calendrier pour le déploiement des superviseurs et pour les réunions de débriefing.

Un plan pour communiquer sur les problèmes lors de leur survenue et des mécanismes de résolution.

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Une check-list de supervision avec une liste prédéfinie de critères faisant l’objet d’une évaluation et d’un compte-rendu. Une équipe sera chargée d’analyser les rapports de supervisions et apporter des solutions aux problèmes identifiés.

Plan de formation en cascade Elle se fera en cascade, du niveau provincial vers les écoles dans les villages / villes.

a) Au niveau provincial :

Les formations organisées au niveau provincial visent à former une équipe des formateurs provinciaux.

Les formations concerneront les cadres des ministères de l’éducation et de la santé qui auront été identifiés comme formateurs des formateurs et qui seront les superviseurs provinciaux de cette activité.

Il s’agit des inspecteurs provinciaux de l’enseignement, des chefs des divisions des provinces éducationnelles, les responsables des coordinations provinciales des écoles conventionnées et des experts de la division provinciale de la santé

Au cours de ces formations, les futurs formateurs des formateurs devront assimiler les différents outils et les stratégies proposés pour la gestion de cette distribution de MILD.

b) Au niveau des territoires (sous PROVED) :

Au niveau des territoires, les formations organisées visent à mettre en place une équipe des formateurs des encadreurs d’élèves « ambassadeurs ». Les formations concerneront les chefs de sous division des provinces éducationnelles (sous PROVED) et les directeurs des écoles. Chaque sous PROVED déterminera le nombre de directeurs d'écoles à former sur les techniques de distribution des MILDS, de sensibilisation sur l’utilisation des MILD et de surveillance communautaire.

c) Au niveau des écoles :

Les formateurs sillonneront les écoles primaires répertoriées dans leurs circonscriptions pour former tous les enseignants comme encadreurs d’élèves ambassadeurs, sur la lutte contre le paludisme et la gestion des MILD. Pour faciliter ce processus, les formateurs procéderont par regroupement des deux à quatre écoles voisines sans dépasser la barre de 30 encadreurs par groupe de formation.

Les enseignants ainsi formés intègreront dans leur programme de cours d’hygiène et éducation à la vie, les notions de lutte contre le paludisme axé sur l'importance de l'utilisation correcte de la MILD par les élèves et les communautés.

Ces enseignants seront chargés de l’organisation de la distribution de la MILD dans leurs établissements scolaires en étroite collaboration avec les comités des parents préalablement briefés par les Sous

PROVED.

Au cours de leurs périples, ces formateurs organiseront des rencontres avec les membres des comités des parents pour les informer sur la campagne de distribution et la sensibilisation sur l’utilisation de la

MILD.

Les élèves, en tant que principaux acteurs dans cette distribution, informés sur les bienfaits de la moustiquaire ainsi que sur les techniques de communication, assureront la sensibilisation et le suivi communautaire de l’utilisation de la MILD. Ils travailleront en collaboration avec les cellules d’animation communautaire (CAC) de leurs villages à travers le comité des parents d’élèves.

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Organiser une réunion de coordination pour étudier les programmes de prévention du paludisme/distribution de MILD existants et les adapter ou identifier les nouveaux supports nécessaires. Les supports existants sont disponibles auprès du Ministre d’Education et/ou des partenaires de mise en œuvre.

Identifier au plus vite les formateurs des formateurs, leur faire signer un contrat, si besoin, et définir leur champ d’action (formeront ils uniquement les formateurs du niveau provincial ou superviseront ils toutes les formations en cascade dans un souci de conformité ?). Existe-t-il déjà des formateurs auxquels on peut faire appel au niveau central ?

Inclure la formation en cascade dans le calendrier et la liste de contrôle, en tenant bien compte du transport des acteurs jusqu’aux points de formation dans les délais. Plus les lieux de formation sont éloignés, plus ce point est important. Compte tenu du grand nombre d’écoles, il est possible de former des groupes de formation composés de plusieurs écoles voisines.

Veiller à ce que tout le personnel, médical et scolaire, qui sera impliqué dans le déploiement de la distribution scolaire reçoive les mêmes informations et la même formation.

Après un certain temps, des formations de remise à niveau doivent être organisées à tous les niveaux du circuit de distribution.

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