Attachment J.8. Rapport Evaluation DistribPilotEcolesKasai.pdf
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- USAID Bednet Distribution Project in the Democratic Republic of Congo (DRC) Amendment 02
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- 72066019R0011
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This is a summary of a solicitation for a USAID bednet distribution project in the Democratic Republic of Congo. The solicitation seeks proposals to support the DRC National Malaria Control Program in achieving and maintaining universal coverage of insecticide-treated nets through both mass and school-based distribution in targeted provinces. The activity will strengthen the National Malaria Control Program's ability to efficiently plan and implement proven distribution methods but will not include the procurement of bednets, which is handled through a separate USAID mechanism. Proposals are due by the date specified in Amendment 02 to the solicitation and the anticipated award period will be to support distribution through 2023. The federal agency involved is the US Agency for International Development operating in the Democratic Republic of Congo.
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P a g e
RAPPORT DE L’ETUDE SUR
L’EVALUATION DE LA PHASE PILOTE DE LA DISTRIBUTION CONTINUE DES
MILDs A TRAVERS LES ÉCOLES PRIMAIRES DANS LA PROVINCE DU KASAI
CENTRAL
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Mars 2017
P a g e
TABLE
DES
MATIÈRES
TABLE
DES
MATIERES……………………………………………………………………………….1
SIGLES
ET
ABREVIATIONS………………………………………………………………………….2
SOMMAIRE……………………………………………………………………………………………….3
INTRODUCTION………………………………………………………………………………………..4
OBJECTIF…………………………………………………………………………………………………..6
METHODOLOGIE……………………………………………………………………………………….7
RESULTATS………………………………………………………………………………………………14
CARACTÉRISTIQUES
DES
MENAGES…………………………………………………………14
Caractéristiques de ménage…………………………………………………………………14
CARACTÉRISTIQUES
DES
PERSONNES
ENQUÊTÉES…………………………………..15
Caractéristiques Sociodémographiques……………………………………………………15
CONNAISSANCES,
ATTITUDES
ET
COMPORTEMENS…………………………………20
Connaissance du Paludisme………………………………………………………………….20
CONCLUSION…………………………………………………………………………………………..34
RECOMMANDATIONS………………………………………………………………………………35
P a g e
SIGLES
ET
ABRÉVIATIONS
ACT
Artemisinin-‐based Combination Therapy (Combinaison thérapeutique à base d’Artémisinine)
AS
Aires de Santé
CCC
Communication pour le Changement des Comportements
CDC
Centers for Disease Control and Prevention
CTA
Combinaison Thérapeutique à base d’Artémisinine
DBS
Dried Blood Spot (Goutte de sang séché)
DHS
Demographic and Health Survey
EDS-‐RDC
Enquête Démographique et de Santé en République Démocratique du
Congo
EDS-‐RDC
II
Deuxième Enquête Démographique et de Santé en République
Démocratique du Congo
ESP
École de santé Publique
IEC
Information, Éducation et Communication
INRB
Institut National de Recherche Biomédicale
MICS
Multiple Indicator Cluster Surveys
MII
Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide
MIILDA
Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide à Longue Durée d’Action
OMD
Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS
Organisation Mondiale de la Santé
PNLP
Programme National de Lutte contre le Paludisme
PSI
Population Service International
RDC
République Démocratique du Congo
TDR
Test de Diagnostic Rapide
USAID
United States Agency for International Development
ZS
Zones de Santé
P a g e
SOMMAIRE
Introduction
Dans la mise en œuvre de la stratégie de distribution des moustiquaires continue à travers les écoles de la nouvelle province de Kasaï Central, l’ASF a mené une phase pilote de juin à juillet 2016.
Au total, écoles primaires des zones de santé de la province de Kasaï Central ont été couvertes pendant la phase pilote.
Les activités de distribution couvraient les classes de 1ère, 3ème et 5ème primaires.
L’objectif de la présente étude est d'évaluer la contribution de cette stratégie dans le maintien du niveau de couverture atteinte par la campagne de distribution de masse dans ces zones de santé en Méthode.
Le Centre Africain de Recherche et de Développement
(CARDE)
a mené cette étude du au Mars 2017.
Six (6) zones sur les zones de santé couvertes au cours de la phase pilote ont été sélectionnées (Zone d’intervention).
En outre, zones de santé où la distribution scolaire n’a pas eu lieu étaient sélectionnées comme zone de contrôle.
Une enquête ménage était menée sur un échantillon de ménages dans chacune des zones (zone d'intervention et de contrôle).
Résultats
La distribution des moustiquaires continue à travers les écoles a eu un effet très positif sur la couverture et l’utilisation des moustiquaires dans la province du Kasaï.
Le taux de couverture post campagne de est tombé sensiblement de 92,3% à 55,3% dans les zones de contrôle alors qu’elle est passée de 92,3% à 78,6% dans la zone d’intervention.
Le taux d’utilisation générale des
MILD
est de 78.6% en zones d’intervention contre
43,2% en zone témoin.
Ce taux reste élevé en faveur des zones d’intervention parmi les femmes enceintes (79,5% contre 53,7%) et les enfants de moins de ans (75,0% contre
44,9%).
Conclusion
Les résultats de cette évaluation suggèrent sans équivoque que la distribution des moustiquaires dans les écoles a eu un effet favorable dans les zones d’intervention.
Tous les indicateurs étudiés montrent une tendance vers l’augmentation dans les zones d’intervention.
P a g e
SUMMARY
Background To evaluate the effectiveness of bednet distribution strategy through schools, ASF conducted a pilot study in 1094 primary schools in 10 health zones in the province of Kasai Central from June 2015 to July 2016. The distribution targeted the 1st, 3rd, and 5th grades. The objective of this study is to assess the contribution of this strategy in maintaining the level of coverage achieved by the campaign of mass distribution conducted in 2014.
Method The African Center of Research and Development (CARDE) carried out the evaluation between March 1st and 20th, 2017. Six (6) of the 10 health zones covered during the pilot phase were selected (area of intervention). In addition, 6 health zones where the distribution in schools did not take place were selected (control zone). A household survey was carried out on a sample of 749 households in each of these areas (area of intervention and control).
Results The continuing distribution of bednets through schools had a positive impact on both the coverage and the utilization of bednets in the province of Kasai. While the coverage rate post campaign fell significantly from 92.3% in 2014 to 55.3% in 2017 in the control area, it fell slightly from 92.3% to 78.6% in the intervention area. In general, bednet utilization rate was higher in the intervention zone (78.6%) compared to the control zone (43.2%). Bednet utilization rate was higher among vulnerable populations in the intervention zone compared to the control zone. About 79.5% of pregnant women used bednets the night before the survey in the intervention zone compared to 53.7% in the control zone; and among children under 5 years of age 75.0% used bednets the night before the survey in the intervention zone compared to 44.9% in the control zone.
Conclusion The results presented here suggest unequivocally that the distribution of bednets in schools prevented bednet coverage rate in the intervention zone from falling to reach 55.3% as observed in the control zone. The fact that it remained high at 78.6% could likely be explained by the intervention. Further more, bednet utilization in vulnerable groups was higher in the intervention zone compared to the control zone. Based on these findings, CARDE recommend that the distribution of bednets in schools be scaled up to improve access to bednets in remote communities in the Congo.
P a g e
INTRODUCTION
1. JUSTIFICATION
DE
L’ÉTUDE
Le paludisme est un sérieux problème de santé publique et constitue un défi socioéconomique en République démocratique du Congo
(RDC)
où 97% de la population est à risque de contracter le paludisme suite à une transmission élevée.
On estime que les enfants de moins de ans ont en moyenne à épisodes de paludisme par an.
Un tiers de tous les décès en
RDC
sont dus au paludisme, ce qui fait de la
RDC
le deuxième pays le plus touché par le paludisme au niveau mondial.
Les enfants de moins de ans et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.
Les Moustiquaires Imprégnés à Longue Durée
(MILD)
sont distribuées dans toutes les provinces tous les ans.
Il s’agit des distributions de masses financées principalement par des partenaires notamment le Fonds mondial, le
DFID,
le
PMI
et l'UNICEF.
L'Association de Santé Familiale
(ASF),
partenaire de Population Services International
(PSI),
est le plus grand distributeur de
MILD
en
RDC.
En fin de 2016, PSI
ASF
avait distribué plus de millions de
MILD
dans les ex-‐provinces du pays.
Grâce au projet
«Appui à la lutte contre le paludisme en
RDC»
financé par l'Agence Britannique de
Développement International
(DFID),
PSI
ASF
fournit une assistance technique et financière au Programme National de Lutte contre le Paludisme
(PNLP)
afin de contribuer au contrôle du paludisme en conformité avec le Plan Stratégique National de
Lutte contre le Paludisme
(PSNLP)
2016-‐2020, y compris la distribution des
MILD
dans l'ex-‐province du Kasaï Occidental, divisée en deux nouvelles provinces:
le Kasaï et le
Kasaï central.
Le Projet de Soutien au Contrôle du Paludisme en
RDC
couvre aspects du
PSNLP
2016-‐ à savoir
1) Distribuer 3,7 millions de
MILD
dans la province du Kasaï
2) Améliorer la disponibilité et l'accès aux
ACT
de qualité
(QAACT)
dans la ville-‐province de Kinshasa
3) Améliorer la gestion des données sur le paludisme au
PNLP.
Dans le cadre du volet 1, le projet a déjà distribué 3,5 millions de
MILD
dans le Kasaï en partenariat avec l'IMA, ce qui a permis d’obtenir
a) 92,3% de ménages possédant des
MILD
après la campagne, contre 37,9% avant la campagne de distribution
b) 74,9% de membres des ménages ayant accès à un
MILD,
contre 19,5%
c) 71,1% d’enfants de moins de ans dormant sous
MILD,
contre 24,3%, et
d) 73,4% de femmes enceintes dormant sous
MILD,
contre 20,7%.
Entre les différentes campagnes de distribution de masse, les
MILD
sont distribuées en routine et exclusivement aux femmes enceintes lors des
CPN
et aux enfants de moins de an lors des vaccinations.
En dépit de la distribution à travers ces canaux de routine, l'OMS estime qu'entre deux campagnes de distribution de masse, 8%, 20% et 50% des
MILD
sont respectivement perdus au cours des première, deuxième et troisième années
P a g e après la distribution des
MILD.
Dans la province du Kasaï Occidental par exemple, entre les distributions de masse de et 2014, le taux de possession des
MILD
est passé de
92,3% à 37,9%, l'utilisation de
MILD
chez les enfants de moins de ans est passée de
83,2% à 24,2% et le taux d’utilisation de
MILD
chez les femmes enceintes a chuté de
88,9% à 20,7 augmentant ainsi le risque du paludisme chez les individus et au niveau de communautés de la province du Kasaï Occidental.
Une étude financée par
DFID
dans la province de l'Equateur a également démontré que la couverture a chuté de 20% juste mois après la campagne de distribution de masse.
Il est également démontré que les structures de santé prénatale et infantile à elles seules ne suffiront pas à maintenir des niveaux élevés de couverture, car elles ne peuvent atteindre que 8% des personnes ciblées (dont 4% d'enfants de moins de an et 4% de femmes enceintes).
C'est pourquoi l'OMS recommande à chaque
PNLP
d'élaborer sa propre approche de distribution des
MILD,
fondée sur l'analyse du contexte local, des possibilités et des contraintes, et d'identifier une combinaison de canaux de distribution pour assurer et maintenir une couverture universelle.
L’EDS
RDC
2013-‐2014, montre que les enfants en âge scolaire (5-‐14 ans) sont groupés avec la couverture la plus faible en MILDs.
Sur la base des recommandations de l'OMS et des données issues de l’EDS
RDC
2013-‐2014, le
PNLP
et
PSI
ASF
ont convenu de mettre en œuvre une approche de distribution continue à travers les écoles dans les zones de santé de la nouvelle province de Kasaï Central, avec d'autres plans visant à élargir ultérieurement la distribution à travers les communautés en tant que stratégie complémentaire aux canaux de routine.
L'équipe de projet a émis l'hypothèse que la distribution des
MILD
à des enfants en âge scolaire, accompagnée de fortes activités de sensibilisation, permettra de sensibiliser ou promouvoir les moyens de prévention du paludisme et l'utilisation des
MILD
au niveau de ménages.
En outre, les écoliers étant le groupe d'âge le moins couvert par les
MILD
distribués pendant les campagnes de masse, la distribution des MILDs au niveau des écoles peut renforcer l'utilisation des
MILD
chez ce groupe d'âge.
Le projet pilote était planifié en deux étapes une phase pilote initiale visait zones sanitaires (dont dans la nouvelle province du Kasaï qui ne sont pas incluses dans cette recherche).
À la suite de l'évaluation de cette phase initiale, des plans seront élaborés pour l'extension progressive aux zones de sante supplémentaires de la province.
La phase pilote a été mise en œuvre pendant un an, de juin à juillet 2016.
Au total, écoles primaires des zones de santé de la province de Kasaï Central ont été couvertes pendant la phase pilote.
Les activités de distribution couvraient les classes de
1ère, 3ème et 5ème primaires, pendant une journée de distribution se déroulant dans ces groupes de classes dans chaque école, cela sur une base continue au cours de mois.
Les MILDs de marques Permanet et
DAWA
ont été utilisées pour la distribution continue.
(La marque
DAWA
est également utilisée par le projet
PMI
pour la distribution de routine lors des consultations prénatales et Permanet est utilisée seulement pendant la distribution de masse).
Les activités de communication /sensibilisation au niveau des écoles étaient les suivantes quatre fois par mois, les enseignants des classes ciblées ont organisé des séances de sensibilisation sur le paludisme, y compris le jour de la
P a g e distribution des
MILD
à l'école.
Ces activités ont été soutenues par des activités de communication au niveau communautaire, notamment des séances de sensibilisation sur le paludisme et l'utilisation des
MILD
et la prise en charge aux niveaux des ménages et des communautés pour soutenir et renforcer la campagne de communication dans les écoles par les ReCos.
La mise à l'échelle sera basée sur les résultats de l’évaluation de la phase pilote, incluant à la fois les composantes quantitatives et de processus.
Au cours de la phase de mise à l’échelle, il est prévu que la distribution communautaire soit ajoutée à l'approche qui cible les femmes enceintes qui ne vont pas aux consultations prénatales participent, qui accouchent en dehors des établissements de santé et les enfants de moins de un an qui qui ne vont pas aux séances de vaccination.
Comme pour le canal de distribution au niveau des écoles, la distribution continue a été soutenue par une forte campagne de communication interpersonnelle axée sur l’importance de l’utilisation des MILDs et leur conservation.
2. BUT
ET
OBJECTIFS
DE
L’ÉTUDE
Le but de cette étude est d'évaluer la contribution de la distribution des MILDs au niveau des écoles dans le soutien des niveaux de couverture atteints par la campagne de distribution de masse en 2014.
L'étude cherche à répondre à la question suivante La distribution continue des
MILD
au niveau des écoles primaires maintient-‐elle les niveaux de couverture des ménages atteints lors de l'enquête post-‐campagne réalisée après la campagne de masse de
En plus de la composante quantitative de l'enquête dans les ménages, les interviews avec les informateurs clés ont permis à faire une revue de manière profonde du processus de distribution continue des
MILD
à travers les écoles afin d'identifier les meilleures pratiques, les réalisations et les leçons apprises.
Les principaux résultats basés sur la synthèse des interviews sont utilisés pour éclairer les futures activités de mise en œuvre.
Dans l’ensemble, les trois éléments de l'évaluation informeront la politique du Ministère de la Santé sur le Programme national de lutte contre le paludisme et la prise de décisions stratégiques sur les outils efficaces disponibles pour lutter contre le paludisme.
Bien que certains partenaires aient déjà inclus la distribution des MILDs au niveau des écoles dans les futurs plans de travail, les partenaires qui luttent contre le paludisme en
RDC
exigent généralement des évidences pour informer leurs propres plans de distribution des MILDs au niveau des écoles à l'appui du plan stratégique 2016-‐2020 du
PNLP.
L'objectif général de cette évaluation est d'évaluer la contribution de la distribution des
MILDs au niveau des écoles de zones de santé du Kasaï Central dans le soutien de niveaux de couverture atteints par la campagne de distribution de masse dans ces zones de santé en 2014.
P a g e
Les objectifs spécifiques du volet quantitatif de l’étude sont les suivants
• Déterminer la couverture des ménages en
MILDA
• Déterminer la couverture universelle des ménages en
MILDA
(au moins
MILD
pour personnes)
• Déterminer le niveau d’accès de la population aux MILDs
• Déterminer le taux d’utilisation des
MILDA
chez les enfants âgés de 5-‐14 ans, les enfants âgés de moins de ans, les femmes enceintes ainsi que tous les membres du ménage
• Mesurer la rétention des
MILDS
obtenue à travers la campagne de distribution de masse après ans et à travers la distribution continue après un an
• Mesurer le niveau de la couverture des ménages en
MILDS
atteinte grâce à la distribution continue au niveau des écoles
• Déterminer les niveaux des connaissances, attitudes, pratiques des ménages en rapport avec la prévention du paludisme
• Mesurer les sources d’approvisionnement en
MILDA
pour les ménages avec au moins un enfant d’âge scolaire (moustiquaires de la distribution continue versus moustiquaires de la campagne de masse en et d’autres sources) et
• Comparer le niveau global de couverture des ménages, de couverture universelle, d'accès de la population et d'utilisation de la population des
MILD
dans les zones qui ont reçu une distribution continue avec les zones qui n'ont pas reçu de distribution continue des MILDs.
La question de recherche est ce que la distribution continue des
MILD
au niveau des écoles primaires maintient-‐elle les niveaux de couverture des ménages atteints lors de la campagne de masse de
3.
METHODOLOGIE
DE
L’ETUDE
a.
TYPE
D’ETUDE
Nous avons procédé pour cette évaluation à une enquête ménage transversale avec un groupe d’intervention et un groupe de contrôle, en vue d’évaluer le niveau de couverture universelle de MILDs dans les ménages dans les zones avec et sans distribution continue au niveau des écoles presque trois ans après une campagne de distribution de masse.
b.
SITE
ET
POPULATION
DE
L’ETUDE
La présente étude s’est déroulée dans la nouvelle province du Kasaï Central.
La population de l’étude était constituée des habitants des Zones de Santé de la province du Kasaï central.
La population du groupe d'intervention était constituée des habitants des ménages situés dans zones de santé sur les zones de santé couvertes au cours de la phase pilote de la distribution scolaire.
La population du groupe témoin était constituée des habitants des ménages des zones de santé tirées aléatoirement sur les autres zones de santé que compte la province.
P a g e
4.
INDICATEURS
ET
SOURCES
DES
DONNEES
Les données ont été collectées au niveau des ménages couvrant essentiellement les indicateurs de résultats liés à la promotion de l’utilisation des
MILDA
et aux activités de
CCC.
Table 1:
Liste d’indicateurs
• Pourcentage de ménages possédant au moins une
MILDA
• Pourcentage de ménages possédant au moins une
MILDA
pour chaque groupe de deux personnes
• Pourcentage de la population ayant accès à une
MILD
dans leur ménage
• Pourcentage de personnes du ménage qui ont dormi sous une
MILDA
la nuit précédant l’enquête
• Pourcentage d’enfants de 5-‐14 ans qui ont dormi sous une
MILDA
la nuit précédant l’enquête
• Pourcentage d’enfants de moins de ans qui ont dormi sous une
MILDA
la nuit précédant l’enquête
• Pourcentage de femmes enceintes qui ont dormi sous
MILDA
la nuit précédant l’enquête
• Pourcentage de MILDs provenant de la distribution de routine réalisée au niveau des écoles
• Pourcentage de MILDs provenant de la campagne de distribution de masse de
• Pourcentage de répondants qui connaissent que l’utilisation de la
MILDA
est un moyen efficace pour la prévention du paludisme
• Pourcentage des ménages exposés aux messages sur le paludisme et sur la santé en général (sources/canaux utilisés).
a. ECHANTILLONNAGE
i. Taille de l’échantillon
Le calcul de la taille de l’échantillon s’est basé sur la formule standard suivante
Où les différents symboles représentent respectivement
P1=Niveau de l’indicateur dans le groupe de contrôle
L'enquête post-‐campagne qui a suivi la campagne de masse de décembre dans le
Kasaï Occidental a rapporté que ce chiffre était de 41,5% parmi tous les ménages, contre
3,9% avant la campagne.
Étant donné que plus de mois se sont écoulés depuis la dernière campagne de masse, la taille de l'échantillon pour le groupe témoin sera
( )212
221111 1112
PP
PPPPZPPZdeff n
= −− βα
P a g e supposée être de 30%, ce qui représente une baisse très prudente de la couverture dans les mois intervenus.
La valeur de P1 sera égale à 30%.
P2-‐P1= Changement attendu
P2= Niveau de l’indicateur dans le groupe d’intervention
L'objectif de la distribution au niveau des écoles est de maintenir les niveaux de couverture entre les campagnes de masse.
En supposant que ce soit le résultat minimal obtenu par la campagne de distribution continue, nous prendrons la valeur de P2 à 40%.
En d'autres termes, l'étude permettra de détecter une variation minimale de des niveaux de couverture universelle entre les groupes d'intervention et les groupes témoins.
P= (P1+P2) /2
Z 1-‐�=Valeur normale standard de l’erreur de type I 5% et Z 1-‐�=1,96
Z1-‐�= Valeur normale standard pour l’erreur de type
II
à 20% et Z1-‐�=0,842
D eff =Effet de grappe (D eff =2)
Enfin, d'après les études antérieures sur les MILDs dans la région, un taux de réponse de
95% sera pris en compte.
Cela donne une taille d'échantillon requise de ménages dans chacun des groupes (groupe d'intervention et de contrôle).
Dans chacun des groupes (groupe d'intervention et de contrôle), cet échantillon a été obtenu en sélectionnant zones de santé, avec aires de santé par zone et ménages par aire de santé.
De cette façon, ménages ont été interviewés dans chaque groupe.
Techniques d’échantillonnage a.
Sélection des Zones de Santé
Au niveau de chaque group (intervention et de contrôle), la sélection des
ZS
a été faite par tirage aléatoire à partir de la liste exhaustive de toutes les Zone de Santé du groupe concerné.
b.
Sélection des Aires de Santé
Dans chaque Zone de Santé sélectionnée, l’enquête s’est déroulée dans un nombre fixe d’aires de santé (5
AS).
Ces Aires de Santé ont été tirées de manière aléatoire à partir de la liste exhaustive de toutes les Aires de Santé de la Zone de Santé.
c.
Sélection des ménages
Dans chaque Aire des Santé sélectionnée, l’enquête s’est déroulée dans villages ou sur rues.
Ces rues/villages ont été sélectionnés par tirage aléatoire à partir de la liste exhaustive de toutes les rues/villages de l’Aire de Santé.
P a g e
Au sein de chaque rue/village sélectionné, une liste exhaustive des ménages a été établie et un nombre égal de ménages a été échantillonné systématiquement pour faire partie de l'étude.
ménages ont été contactés pour vérifier qu’ils répondent bien aux critères dans chaque rue/village sélectionné.
Les ménages à enquêter ont été identifiés par choix aléatoire sur la base d’un pas de sondage.
Dans le cas où la rue village était petite (moins de ménages), l'équipe de terrain allait faire le recensement de village entier et, à partir de la liste compilée de ménages éligibles, le superviseur choisira au hasard ménages avec une probabilité égale pour chaque ménage.
Le ménage était défini comme les personnes qui mangent du même pot Pour le cas de grand village, c'est-‐à-‐dire plus de ménages, nous avons utilisé l'approche par section de taille égale.
Avec l'aide des chefs des villages, la communauté a été divisée en sections de taille approximativement égale, chacune avec à composés.
L'une de ces sections a été choisie au hasard par le superviseur et, dans cette section, tous les ménages ont été cartographiés et les ménages choisis comme cidessus.
b. COLLECTE
DES
DONNEES
Dans tous les ménages éligibles le chef de ménage ou son représentant a été interviewé à l’aide d’un questionnaire standardisé (Annexe 1) pour collecter les informations nécessaires.
Ce questionnaire a été pré testé avant son utilisation sur terrain.
Toutes les données sur terrain ont été collectées à l’aide d’un questionnaire structuré.
Après l’enquête, les questionnaires remplis ont été quotidiennement contrôlés par les superviseurs provinciaux et superviseurs centraux et conservés dans un endroit sécure jusqu’à leur transmission à Kinshasa au niveau de
CARDE
pour l’encodage.
Quatre (4) experts dans la supervision des enquêtes de terrain ont été recrutés comme superviseurs centraux.
Ils ont bénéficié d’une formation organisée par la direction de
Recherche de l’ASF/PSI pendant trois (3) jours.
Cette formation avait porté sur les objectifs et la méthodologie de l’étude, les outils de collecte des données, et sur l’organisation pratique de l’enquête sur terrain.
Les superviseurs centraux avaient la responsabilité de recruter et former pendant quatre
(4) jours les superviseurs provinciaux, les assistants superviseurs, les enquêteurs, les releveurs parcellaires ainsi que les techniciens de laboratoire le cas échéant.
Ils ont eu également la responsabilité de tirer les ménages à enquêter avant la descente sur terrain des enquêteurs.
Les enquêteurs ont été recrutés dans la communauté parmi les personnes qui (1) ont une bonne connaissance de la Zone de Santé, (2) ont la maitrise de la langue française et des dialectes locales, (3) ont au moins ans d’études post primaires et (4) ont déjà participé à au moins une enquête.
Les enquêteurs formés ont été déployés dans les
AS
et ménages sélectionnés pour la collecte des données pendant un maximum de jours pour l’enquête de base et jours pour la partie post intervention.
P a g e
c. CONSIDERATIONS
ETHIQUES
Avant la mise en œuvre de l’étude, l’autorisation du Comité d’Ethique de l’Ecole de Santé
Publique de Kinshasa a été obtenue.
Tout le personnel impliqué dans la conduite de l’enquête (superviseurs, assistants superviseurs, contrôleurs, enquêteurs, techniciens de laboratoire) était formé sur l’Ethique dans la recherche impliquant des sujets humains.
La participation à l’étude était entièrement volontaire.
Un consentement éclairé signé a été obtenu du chef de ménage (ou son représentant) et du chaque informateur clé.
Les formulaires de consentement éclairé expliquent brièvement les objectifs, les procédures de l’étude ainsi que le caractère volontaire de la participation et la confidentialité.
Les noms des personnes interviewées et des enfants enquêtés n’ont pas figuré sur aucun rapport de l’étude.
d. ANALYSE
ET
TRAITEMENT
DES
DONNEES
En vue de garantir la qualité des données, une supervision minutieuse de toutes les étapes de la collecte des données sera réalisée.
Les superviseurs ainsi que les assistants superviseurs seront responsables de l’exactitude des données collectées sur terrain.
Ils s’assureront que ces données sont collectées dans le respect des normes et directives standard.
A la fin de chaque journée, ils ont procédé à la vérification des données collectées pour la cohérence ou les données manquantes.
En cas d’entrée incomplète, l’enquêteur était prié de retourner dans le(s) ménage(s) si le problème n’est pas résolu.
Après contrôle de saisie et nettoyage, les données ont été analysées à l’aide du logiciel
Stata version ou (Stata Corporation Collège Station, Texas).
Les statistiques descriptives seront produites les données catégoriques seront résumées sous forme de proportion et les données numériques seront résumées sous forme de moyenne avec écart type.
Les différences entre groupes ont été mesurées par le test du Chi-‐carré
(Proportions) et
ANOVA
(valeurs numériques), en tenant compte de l’effet de grappe.
i. Dissémination des résultats
Les résultats de l’enquête ont été communiqués au
PNLP,
DFID
à
ASF
PSI
et aux différents partenaires.
Un rapport préliminaire a été produit pour l’enquête de base et un rapport final a été produit et distribué.
Les résultats ont été présentés au cours de la réunion mensuelle de coordination.
ii. Informateurs clés
Les entretiens avec les informateurs clés suivent une méthodologie semi-‐structurée et seront administrés de sorte à coïncider avec la collecte de données quantitative dans les aires de santés sélectionnées.
P a g e
De plus, des interviews ont été menées avec le personnel des écoles qui ont participées dans le projet pilote et au niveau central et provincial par les superviseurs centraux de
CARDE.
Les informateurs clés au niveau national et provincial étaient sélectionnés en fonction de leur niveau d'engagement dans les activités pilotes.
Les entretiens au niveau de la zone de santé et dans les écoles ont basés sur la sélection aléatoire des aires de santé inclue dans l'étude des ménages.
Au sein du groupe d'intervention, les directeurs d'école et les enseignants de écoles primaires participantes ont été approchés dans chacune des zones de santé sélectionnées avec une sélection basée sur l'accessibilité des grappes des aires de santé sélectionnées.
Le personnel des écoles et des zones de santé de deux zones de santé sélectionnées a été invité à participer à l'étude.
Le tableau cidessous résume les parties prenantes incluses dans cette composante
Niveau
Opérationnel
Stakeholders
Nombre d’interviews
National
PNLP
Coordonnateur National MILDs
PNLP
Coordonnateur des activités dans le Kasaï
PNLP
Coordonnateur de la chaine logistique ou d’approvisionnement
Ministère de l’éducation staff clé impliqué au niveau national dans le projet pilot de la distribution des MILDs dans les écoles
ASF:
Point focal de l’ASF pour les activités de MILDs dans le Kasaï
Une entrevue avec chaque informateur clé identifié
Provincial
EDUCATION
Staff clé provenant du
PROVED,
exemple
Coordonnateur de l’éduction au niveau provincial
Chargé de l’approvisionnement ou fournitures
Responsable de la politique de santé dans les écoles
SANTE
Staff clé provenant de la
DPS,
exemple
Staff de santé de la province impliqué dans le projet pilote
ASF
Staff provincial de l’ASF impliqué pour soutenir le projet pilote
Une entrevue avec chaque informateur clé identifié
Zones de santé et l’équivalent de zones administrative s pour les écoles
EDUCATION
Staff clé dans la zone de l’école, exemple
Coordonnateur de la zone
Chargé de l’approvisionnement ou fournitures dans la zone
SANTE
Staff clé provenant du
BCZ
Une entrevue avec chaque informateur clé identifié dans zone de santé /zone de l’école
Ecole
Directeurs des écoles et enseignants
Interviews avec les
Directeurs des écoles interviews avec les enseignants impliqués dans les activités de distribution
P a g e
Les interviews ont été réalisées par des équipes de deux personnes de terrain à l'aide d'un questionnaire standardisé.
Un membre du personnel de terrain avait procédé à l'entrevue, administré les questions standard et à suivre avec des questions promptes appropriées, selon le cas.
Le deuxième membre du personnel de terrain a enregistré les réponses en utilisant un enregistreur digital et les avait transférés dans un ordinateur portable.
Après chaque entrevue, les deux membres de l'équipe réfléchissaient à l'entrevue et examinaient les réponses recueillies, ajoutant des précisions supplémentaires, selon leur jugement.
À la fin de chaque journée, les membres de l'équipe résumaient les résultats des entrevues en termes de points forts, faiblesses et enseignements clés, selon les thèmes convenus.
iii. Coordination de l’étude
CARDE
est le principal contractant de l’étude.
A ce titre, il a rendu compte du déroulement de l’étude au commanditaire, précisément au Département de recherche de l’ASF/PSI.
Il a assuré la gestion administrative et financière.
CARDE
a assuré la mise en œuvre de l’étude.
Elle a travaillé en étroite collaboration avec le
PNLP
qui est impliqué dans tout le processus de l’étude, depuis la rédaction du protocole jusqu’à la production du rapport final.
Sur le plan scientifique, l’étude est placée sous la responsabilité de l’investigateur principal du
CARDE
qui représentent l’autorité scientifique et technique de l’étude et veillent à la validité scientifique des résultats de l’étude.
Deux coordonnateurs scientifiques ont eu la responsabilité de tous les aspects de l’étude sur terrain.
Ils ont eu la responsabilité de la qualité et l’intégrité des données collectées à travers le respect de la méthodologie.
Ils avaient la charge de maintenir une liaison permanente avec les Co investigateurs et travaillaient sous leur orientation.
Ils ont eu aussi la responsabilité de tout le matériel de l’étude et la gestion de tout le personnel technique nécessaire à la collecte des données (superviseurs, enquêteurs, techniciens de laboratoire, releveurs parcellaires).
P a g e
RESULTATS
DU
VOLET
QUANTITATIF
A l’issue de l’évaluation il apparait que
1.
CARACTÉRISTIQUES
DES
MÉNAGES
Le questionnaire ménage de l’étude sur la distribution des moustiquaires dans les écoles nous a permis de recueillir des informations sur les ménages.
Ce questionnaire permet de décrire certaines caractéristiques de la population et de l’environnement social qui déterminent et influencent le comportement et l’état de santé de cette population.
Caractéristiques
Zone d’intervention
Total
Intervention
Control
Sexe du chef de Ménage
Masculin
(49.9%)
(50.1%)
Féminin
Plus haut Niveau d’éducation atteint
(61.3%)
(38.7%)
Primaire
(64.1%)
(35.9%)
Secondaire
(44.7%)
(55.3%)
Supérieur
(54.5%)
(45.5%)
Toit
Ne sait pas
(92.9%)
(07.1%)
Paille
(52.1%)
(47.9%)
Tôles
(50.1%)
(49.9%)
Dalles en béton
(100%)
Planches/Nattes
(80.0%)
(20.0%)
Mur
Eternets/Tuiles
(88.9%)
(11.1%)
Cartons
(100%)
Planches
(55.6%)
(44.4%)
Terre
(48.6%)
(51.4%)
Contre Plaque
(46.7%)
(53.3%)
Sol
Brique
(53.7%)
(46.3%)
Terre/sable
(48.9%)
(51.1%)
Bois
(83.3%)
(16.7%)
Ciment
(55.8%)
(44.2%) autres
(52.9%)
(47.1%)
Type de toilette
Pas de toilette
(49.7%)
(50.3%)
Latrine ventilée améliorée
(25.4%)
(74.6%)
Fosse arabe
(55.4%)
(44.6%)
Fosse à eau
(48.6%)
(51.4%)
P a g e
Nous notons que ménages ont été visités.
49,9% des chefs de ménages dans la zone d’intervention étaient des hommes et 64,1% d’entre eux avaient un niveau d’éducation primaire.
Les habitations étaient faites de matériaux de fortune.
2.
CARACTÉRISTIQUES
DES
PERSONNES
ENQUETEES
Caractéristiques
Zone d’intervention
Total
Intervention
Control
Sexe
Masculin
(50.1%)
(49.9%)
Féminin
(52.6%)
(47.4%)
Moyenne d’âge en année
Catégorie d’âge
19.99
(SD
17.8)
18.59
(SD
17.4)
Moins de ans
(48.2%)
(51.8%) a ans
(52.0%)
(48.0%)
Plus de
Résidence habituelle
(52.3%)
(47.7%)
Oui
(51.2%)
(48.8%)
Non
Ont dormi hier dans la maison
(56.4%)
(43.6%)
Oui
(51.3%)
(48.7%)
Non
Niveau d’éducation atteint
(52.9%)
(47.1%)
N’a pas été à l’école
(64.7%)
(35.3%)
Primaire
(54.5%)
(45.5%)
Secondaire
(49.1%)
(50.9%)
Supérieur
(54.4%)
(45.6%)
N’a pas l’âge d’aller à l’école
(46.1%)
(53.9%)
Ne sait pas
(47.4%)
(52.6%)
Un total de personnes a été recensé dans ménages.
Au total, nous avons enregistrés enfants de moins d ans (21,7%), enfants de à (28,6%) and et adultes (49,6%).
Les autres caractéristiques sont présentées sur le Tableau ci-‐ dessus.
P a g e
3. COUVERTURE
DES
MENAGES
EN
MILD
La couverture des ménages en
MILDA
est de 78,6% dans les zones d’intervention alors qu’en zone témoin, cette couverture est de 55,
4. POSSESSION
ET
UTILISATIONS
DES
MOUSTIQUAIRES
4.1
POURCENTAGE
DE
MENAGES
POSSEDANT
AU
MOINS
UNE
MILD
La couverture des ménages en
MILDA
est de 78,6% dans les zones d’intervention comparée à 55,3% dans les zones de contrôle.
78.60%
55.30%
67.20%
0.00%
10.00%
20.00%
30.00%
40.00%
50.00%
60.00%
70.00%
80.00%
90.00%
Intervention Contrôle Total
Votre ménage possède-‐t-‐il des moustiquaires qui se placent au-‐dessus du couchage ?
% 78.60
% 55.30 % 67.20
% 0.00
% 20.00
% 40.00
% 60.00
80.00 %
% 100.00
Intervention Contrôle Total
Votre ménage possède -‐ t -‐ il des moustiquaires qui se placent au -‐ dessus du couchage ?
P a g e
4.2
POURCENTAGE
DE
PERSONNES
DANS
LES
MENAGES
QUI
ONT
DORMI
SOUS
UNE
MILD
LA
NUIT
PRECEDANT
L’ENQUETE
La proportion de personnes qui ont dormi sous une
MILD
précédent l’enquête est de 73,7% dans les zones d’intervention contre 43,2% dans les zones de contrôle.
4.3
POURCENTAGE
D’ENFANTS
EN
AGE
SCOLAIRE
QUI
ONT
DORMI
SOUS
UNE
MILD
LA
NUIT
PRECEDANT
L’ENQUETE
A dormi sous une
MILD
Total
Age groupes
Oui
No
Moins de
(75,0%)
(25,0%) to années
(65,2%)
(34,8%)
Sub total
(73,0%)
(27,0%)
Moins de
(44,9%)
(55,1%) to années
(37,4%)
(62,6%)
Sub total
(43,8%)
(56,2%)
Dans la zone d’intervention, enfants de moins de ans, soit 75,0% d’enfants ont dormi sous une
MILD
comparé à (44,9%) dans la zone de contrôle.
P a g e
Nous notons en outre que 65,2% d’enfants de à ans ont dormi sous une
MILD
dans la zone d’intervention comparé à 37,4% dans la zone de contrôle.
4.4
POURCENTAGE
DE
FEMMES
ENCEINTES
QUI
ONT
DORMI
SOUS
MILDA
LA
NUIT
PRECEDANT
L’ENQUETE
A dormi sous une
MILD
Total
Femmes enceintes
Oui
No
OUI
(79.5%)
(20.5%)
NO
(69.8%)
(30.2%)
Sub total
(73.7%)
(26.3%)
OUI
(53.1%)
(46.9%)
NO
(38.8%)
(61.2%)
Sub total
(43.2%)
(56.8%)
Les résultats montrent que 79,5% des femmes enceintes dans les zones d’intervention ont dormi sous une
MILD
comparé à 53,1% dans les zones de contrôle.
4.5
POURCENTAGE
DE
MILDS
PROVENANT
DE
LA
DISTRIBUTION
DE
ROUTINE
REALISEE
AU
NIVEAU
DES
ECOLES
Moustiquaires reçues en dehors de l’école
OUI
(34,0%)
NON
(63,6%)
Ne sait pas
(12.4%)
Total
La variable Q4_13 a été utilisée pour obtenir une valeur approximative du pourcentage des MILDs provenant des écoles.
Nous estimons que 63,6% des moustiquaires ont été obtenues de la distribution de routine des écoles.
Les centres de santé, les relais communautaires, et les pharmacies constituent d’autres sources d’approvisionnement en moustiquaires.
P a g e
4.6
POURCENTAGE
DE
MILDS
PROVENANT
DE
LA
DISTRIBUTION
DE
ROUTINE
REALISEE
AU
NIVEAU
DES
ECOLES
Moustiquaires reçues en dehors de l’école
OUI
(34,0%)
NON
(63,6%)
Ne sait pas
(12.4%)
Total
La variable Q4_13 a été utilisée pour obtenir une valeur approximative du pourcentage des MILDs provenant des écoles.
Nous estimons que 63,6% des moustiquaires ont été obtenues de la distribution de routine des écoles.
Les centres de santé, les relais communautaires, et les pharmacies constituent d’autres sources d’approvisionnement en moustiquaires.
5. LA
VALEUR
AJOUTEE
DE
LA
DISTRIBUTION
DES
MOUSTIQUAIRES
DANS
LES
ECOLES
Suite à la distribution de routine des moustiquaires réalisée en 2014, un taux de couverture de 92,3% avait été reporté selon une étude menée par l’Ecole de la Santé
Publique de Kinshasa.
Trois ans après, l’ASF a mené une distribution des moustiquaires dans quelques écoles dans les zones d’intervention.
Nous notons que la couverture a baissé sensiblement de 92,3% à 55,3% dans les zones de contrôle tandis que la baisse était faible dans les zones d’intervention ou elle est passée de 92,3% à 78,6%.
La différence de 23,3% en faveur des zones d’intervention pourrait s’expliquer par la contribution des moustiquaires dans les écoles.
92.3 78.6
92.3
55.3
Zone d'intervention
Zone d'interevntio
Zone de controle
Zone de controle
Changement de la couverture en moustiquaires entre et
P a g e
6.
Connaissances, attitudes, pratiques des ménages en rapport avec la prévention du paludisme
6.1 Connaissance du paludisme
La quasi-‐totalité des personnes interrogées a déjà entendu parler de la malaria, que l’on se situe en zone d’intervention ou en zone témoin.
6.2.
Connaissance des symptômes du paludisme
La fièvre et les maux de tête constituent les deux symptômes les plus cités par les répondants dans les deux zones de recherche.
97.5% 96.6%
67.2%
0.0% 10.0% 20.0% 30.0% 40.0% 50.0% 60.0% 70.0% 80.0% 90.0%
100.0%
Intervention Contrôle Total
Avez-‐vous déjà entendu parler de la malaria?
P a g e
6.3. MODE
DE
TRANSMISSION
DU
PALUDISME
Environ 97% des répondants ont cité spontanément les piqûres de moustiques comme mode de transmission de la malaria dans les zones de recherche.
Notons que des conceptions erronées subsistent (Eau de pluie, eau de boisson et la sorcellerie), tant en zone d’intervention
(3,6%) qu’en zone témoin (3,0%).
6.4
GITES
DES
VECTEURS
DE
TRANSMISSION
L’eau stagnante, la proximité des brousses, forêts et savanes ainsi que des immondices/déchets constituent des principales sources de développement des moustiques dans les deux zones sélectionnées, P a g e
6.5
MOYENS
DE
LUTTE
CONTRE
LE
PALUDISME
L’utilisation de la moustiquaire imprégnée constitue le principal moyen de lutte dans les deux zones avec une prépondérance pour la zone d’intervention.
Cet usage maintenant ancré est suivi de l’assainissement du milieu et de la fermeture des portes et fenêtres dès 18h,
7. EXPOSITION
AUX
MESSAGES
DU
PALUDISME
La zone d’intervention a été plus exposée (87,0%) aux messages sur les moustiquaires imprégnées que la zone témoin (65,6% d’exposition).
87.0% 65.6% 76.5%
13.0% 34.4% 23.5%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90%
100%
Intervention Contrôle Tous
Q3_9A. Au cours des 6 derniers mois, avez-vous entendu/vu un message sur les moustiquaires imprégnées d’insecticide ?
N’a pas entendu de message
A entendu
P a g e
8. CANAL
D’EXPOSITION
AUX
MESSAGES
Les principaux canaux d’exposition de la zone d’intervention aux messages ont été la radio, suivie des relais communautaires sur lesquels l’intervention s’est appuyée et des centres de santé dans les deux zones sous étude.
9. CONTENU
DES
MESSAGES
De façon générale, les messages sont mieux retenus en zone d’intervention.
Les trois messages principaux retenus sont q Dormir sous votre moustiquaire toutes les nuits (65,7% de score en zone d’intervention contre 41,1% en zone témoin) q Utilisation de la moustiquaire (56,1% en en zone d’intervention contre 35,9% en zone témoin) q Les moustiquaires préviennent le paludisme (35,98% en en zone d’intervention contre
29,78% en zone témoin)
52.5%
39.0% 33.0%
20.2% 17.7% 12.9% 12.8%
38.8%
23.6% 31.1%
13.5% 7.1% 4.6% 7.8%
0.0% 10.0% 20.0% 30.0% 40.0% 50.0% 60.0%
Q3_9. Au cours des 6 derniers mois, avez-vous entendu/vu un message sur la malaria ou moustiquaire imprégnée d’insecticide, et si oui par quel canal ?
Intervention
P a g e
10. ENSEIGNEMENT
DU
PALUDISME
A
L’ECOLE
Près de la moitié (45,0%) des ménages en zone d’intervention affirment que les enfants ont appris sur le paludisme à l’école.
Cette proportion n’est que de 7,7% en zone de contrôle.
A noter que la distribution de
MILD
s’est fait dans la moitié des classes d’une école chaque année.
P a g e
11. SOURCE
D’APPROVISIONNEMENT
EN
MILDA
11.1 DISTRIBUTION
CONTINUE
A
L’ECOLE
39,1% des ménages en zone d’intervention ont reçu des
MILDA
depuis juin tandis qu’en ce qui concerne la zone témoin, le pourcentage est de 8,9%.
39.1% 8.9%
24.3% 0%
25%
50%
75%
100%
Intervention Contrôle Total
Q4_11. Entre juin 2015 et maintenant, votre ménage a-t-il reçu des moustiquaires qui ont été données à votre enfant dans son école?
Ne sait pas
Non
Oui
P a g e
RESULTATS
DU
VOLET
QUALITATIF
1.1. Coordination
Opinions/enseignement
Dans la coordination au niveau des écoles, la participation des enseignants et des directeurs a consisté à fournir aux partenaires des effectifs réels des élèves sur base des registres de présence des classes ciblées à savoir première, troisième et cinquième primaire cependant, au niveau provincial et territorial de l’éducation, leur implication a consisté à la sélection de toutes les écoles des zones de santé concernées.
Voici quelques propos de nos enquêtés qui illustrent bien ces affirmations
La coordination au niveau de l’école a bien fonctionné car nous avons mis à la disposition des partenaires des listes ou les effectifs des élèves à partir des registres de présence
Tout a bien marché au niveau hiérarchique de l’éducation, dans la mise en place de l’activité choix sans exclusion de toutes les écoles de la zone ciblée
Par rapport aux aspects qui ont marchés, notre école a reçu l’ASF dans le cadre de la distribution des
MILDS
au sein de notre école avec l’appui de notre sous division, de la direction du bureau central ainsi que notre centre de santé où nous sommes reliés
Les avis de nos enquêtés ont révélés que dans l’ensemble tout a bien marché au niveau de la coordination des activités du projet de distribution de routine des MILDs au sein des écoles.
Cependant, il convient de noter que l’implication de la sous division s’est limitée seulement dans le choix des écoles, alors qu’elle devait normalement continuer dans toute la supervision des activités et dans la formation même du personnel enseignant étant donné qu’il confère de leurs attributions.
Ces propos par exemple décrivent mieux ces avis
Notre contact avec le partenaire
ASF
et
PNLP
s’est limité seulement à l’identification des toutes les écoles des zones de santé ciblées ainsi qu’à la mobilisation des directeurs et enseignants des écoles
Dans la coordination, nos enquêtés ont estimé que l’engagement des parties prenantes était total et déterminant, parce qu’on ne peut pas étudier ou enseigner si on n’est pas en bonne santé, c’est ainsi que certains d’entre eux ont tenus des propos suivant:
Lorsque l’équipe de l’ASF est venue, elle avait besoin de quatre personnes qui devaient les accompagner dans la distribution des MILDs dans les écoles, nous avons loué cet appui de l’ASF dans notre secteur de l’éducation qui cadre mieux avec les branches liées à la santé et l’environnement
Le ministère de santé et celui de l’éducation ont maintenant fait un bloc pour faire disparaitre le paludisme qui était à la base des absences dans notre école si quelqu’un n’est pas en bonne santé, il ne peut pas tenir devant l’enseignant, il faudra qu’il soit en bonne santé
Oui nous avions travaillé avec tout engagement et enthousiasme de notre part de l’éducation nous étions très content de l’approche de la santé dans la mesure ou la distribution des
MILD
a permis d’autres élèves d’être motivé à venir à l’école et aussi l’absentéismes des enfants causés par la malaria a diminué, car tous les enfants dorment
P a g e sous-‐moustiquaire.
Si l’enfant est en bonne santé il sera à l’école et je trouve que la santé et l’éducation ont le même rôle, celui de travailler pour le bien-‐être des enfants congolais
Opinions/ Santé
S’agissant de la participation du personnel de santé dans le projet, ils ont eu la responsabilité de délimité les zones de santé, ainsi que les aires de santé qu’elles comptent et ils ont travaillé en collaboration avec ceux qui gèrent au quotidien les écoles.
A ce niveau, il était question de procéder à la sélection des écoles parce que les limites des zones de santé et des aires de santé ne correspondent pas forcement avec la délimitation administrative.
Ils avaient en outre la responsabilité de former les enseignants pour que ces derniers réitèrent les mêmes matières aux élèves avant la distribution.
Voici ce que certains d’entre eux nous ont déclarés:
Nous étions supervisés par le bureau provincial de l’ASF, sur place on a eu un chargé de suivi qui nous accompagnait pour voir ce qu’on faisait là, on échangeait des expériences avec eux en dehors de l’ASF, le responsable de la sous division nous a accompagné dans les activités, parce que ce sont eux qui ont la main mise sur les écoles, même pour les sélections des écoles, on échange avec eux, on a pris des effectifs chez eux làba et puis on change, il y par exemple des écoles où, ils peuvent dire, cette école est comme ceci, comme cela, on arrange avec eux je pense que pour la coordination tout c’est bien passé
On a travaillé ensemble avec le chargé de statistique de la sous division pour délimiter, parce qu’on ne pouvait pas aller prendre la zone de santé qui est dans l’autre Eh eh eh l’école qui est dans l’autre zone de santé bien qu’il y a des ces aires qui partagent entre deux zones de santé.
On a travaillé ensemble comme je connais des limites aussi, lui quand il me donne ça c’est tel endroit, je dis non si c’est dans tel village, ça ce n’est pas moi, ça c’est dans telle zone de santé, nous nous limitons à tel endroit, quand on a terminé, Ils nous ont donné des listes des écoles, nous avons amené ça.
L’ASF
à son tour est venue ici, on a harmonisé les listes ensemble c’est-‐à-‐dire qu’ils ont pris les listes avec les effectifs des élèves, le nombre des classes et d’élève
1.2 Formation
Opinions/enseignement
De manière général, la formation a été appréciée par le personnel du secteur de l’enseignement, pour eux c’était un plus qu’ils ont bénéficié, étant formateur, ils ont pensé que cette formation dans le domaine de la santé valait mieux parce qu’ils ont toujours besoin d’être recyclé et d’étendre leur connaissance.
Par rapport à cela quelques-‐uns ont déclarés par exemple que
Oui au niveau de l’enseignement nous avons un cours d’éducation pour la santé
Bon cette formation était suffisante, puisse que nous avons appris sur l’utilisation, l’entretien et l’importance des
MILDS
Je suis enseignant, nous enseignons aux élèves une leçon d’éducation à la santé dont tout un chapitre parle de lutte contre le paludisme
Si vous passez dans quelques écoles vous demandez ils vont vous dire ça, ils ont dit que non nous sommes devenus des munganga
P a g e
Quoi qu’il en soit, nos interlocuteurs ont pensé que vu l’importance de la matière la durée de la formation était très réduite, ils ont pensé qu’il était souhaitable que deux jours au moins serait convenable en raison d’une journée de formation théorique et une journée de simulation.
Concernant le contenu de la formation, au niveau provincial de l’éducation, certains ont fustigés la non implication des spécialistes en la matière sur le contenu de cette formation, il serait indiqué, dans leur entendement, que les modules de formation soient élaborés uniquement ou totalement par la coordination de l’EPSP qui pourra éventuellement adapter la matière selon les degrés.
A ce propos une enquêtée a dit par exemple:
«…le matériel didactique utilisé pendant la formation n’était pas adapté au programme d’enseignements et il ne revient pas aux experts de l’ASF de former les enseignants cela revient à l’EPSP qui a toute les responsabilités et expertise pour la formation des enseignants et ensuite nous avons demandés l’implication totale de l’EPSP pour ne pas perturbé notre calendrier scolaire
Prenons la boite à image qui illustre une femme enceinte au
CPN…
embarrasse les enfants de degré élémentaire
Pour ce qu’on peut améliorer, nos interlocuteurs ont estimé que la formation pouvait toucher tout le personnel enseignant de l’école au lieu que ça soit ciblé.
Au-‐delà de l’importance, l’entretien, l’utilisation des moustiquaires et l’assainissement qu’on prenne aussi en compte l’aspect du traitement pour faire une gamme complète dans la lutte contre le paludisme.
Nous aurions souhaité que la formation concerne tout le personnel de l’école compte tenu de la mobilité ou de permutation que les chefs d’établissement opèrent quelque fois à chaque rentrée scolaire
Certains collèges enseignants se sont vu marginalisés aussi bien que les élèves qui n’ont pas été ciblés.
C’est par compassion que nous nous sommes partagé la cagnotte de formation
Opinions/Santé
En ce qui concerne la formation, le personnel de santé ont donné un avis favorable.
Pour eux, elle s’était bien passé, seulement qu’ils ont estimé que la matière était abondante avec un nombre réduit de formateur, ce qui a fait que dans certaines zones de santé, elle s’est étendue à jours au lieu d’un jour comme prévu.
Voici par exemple ce que certains d’entre eux ont déclaré
Oui, par rapport à la formation, elle a bien marché, Nous avons eu à former enseignants pour un jour, nous nous…
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