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This is a solicitation for a USAID bednet distribution project in the Democratic Republic of Congo. The project will support the DRC National Malaria Control Program to achieve and maintain universal coverage of insecticide-treated nets through mass and school-based distribution in targeted provinces. The activity will strengthen the program to efficiently plan and implement proven distribution methods but will not include procurement of nets, which is handled by another USAID mechanism. The project aims to combat malaria, a leading cause of morbidity and mortality in the DRC, by making nets widely available and increasing their proper use. USAID seeks offers to assist with community mobilization, logistics, monitoring, and technical support to help distribute millions of nets over three years.
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RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE LA SANTE
PROVINCE DU KASAI
DIVISION PROVINCIALE DE LA SANTE
CAMPAGNE DE DISTRIBUTION UNIVERSELLE DE MILD SELON L’APPROCHE COMMUNAUTAIRE PAR VILLAGE, DANS LES 18 ZS DE LA PROVINCE DU KASAI
DOCUMENTATION DU PROCESSUS
JANVIER 2019
Table des matières
| Acronymes | 2 | |
| 1. | Introduction | 3 |
| 1.1. | Contexte et justification | 3 |
| 1.2. | Objectifs de la campagne selon l’approche communautaire | 4 |
| 1.2.1.Objectif général : | 4 | |
| 1.2.2.Objectifs Spécifiques : | 4 | |
| 2. | Méthodologie | 5 |
| 2.1. | Approche communautaire : description succincte | 5 |
| 2.1.1.Mise en place de la dynamique communautaire | 5 | |
| 2.1.1.1.Plaidoyer auprès des autorités politico-administratives | 5 | |
| 2.1.1.2.Indentification et formation des formateurs provinciaux et facilitateurs locaux. | 5 | |
| 2.1.1.3.Plaidoyer auprès des autorités locales (chefs de villages) | 6 | |
| 2.1.1.4.Organisation des assemblées des villages / rue, mise en place des CAC et désignation des relais | 6 | |
| 2.1.1.5.Identification des membres des ménages (dénombrement) | 8 | |
| 2.1.2.Encadrement du fonctionnement des structures de participation communautaire | 9 | |
| 2.1.2.1.Les réunions mensuelles de suivi des activités des CAC. | 9 | |
| 2.1.2.2.Réunions d’évaluation | 9 | |
| 2.1.2.3.Surveillance des phénomènes ou faits inhabituels : Alerte et contrôle communautaire | 9 | |
| 2.1.2.4.Outils de gestion pour le suivi et évaluation des activités communautaires | 9 | |
| 2.2. | Les parties prenantes | 9 |
| 3. | Déroulement de la campagne MILD – étapes de mise en œuvre de l’approche | 11 |
| 3.1. | Préparation de la campagne. | 11 |
| 3.2. | Mobilisation de la communauté | 11 |
| 3.2.1.Phase pré-campagne | 11 | |
| 3.2.2.Phase per-campagne | 14 | |
| 3.2.3.Phase post-campagne | 15 | |
| 3.3. | Transport et approvisionnement des aires de santé en MILD | 15 |
| 3.4. | Retrait et distribution des MILD par les communautés. | 16 |
| 4. | Suivi /Supervsion/Monitorage/Evaluation: | 17 |
| 4.1. | Supervision | 17 |
| 4.2. | Monitorage | 18 |
| 5. | Résultats | 19 |
| 5.1. | Couverture | 19 |
| 5.2. | Analyse des résultats | 28 |
| 5.3. | Leçons apprises | Error! Bookmark not defined. |
| 6. | Suivi post campagne de l’utilisation des MILD | 28 |
7. Financement………………………………………………………………………………………….…….28
| 8. | Conclusion | Error! Bookmark not defined. |
| 9. | Liste des annexes | Error! Bookmark not defined. |
ACRONYMES
| AS |
| Aire de Santé |
| BCZS |
| Bureau Central de Zone de Santé |
| CAC |
| Cellule d'Animation Communautaire |
| CCC |
| Communication pour le Changement de Comportement |
| CLC |
| Comité Local de Coordination |
| CODESA |
| Comité de Développement de l’Aire de Santé |
| CPC |
| Comité Provincial de Coordination |
| CS |
| Centre de santé |
| DPS |
| Division Provinciale de la Santé |
| ECZS |
| Equipe Cadre de Zone de Santé |
| IEC |
| Information Education Communication |
| InfoCom |
| Information Communication |
| IT |
| Infirmier Titulaire |
| MCZS |
| Médecin Chef de Zone de Santé |
| MILD |
| Moustiquaire Imprégnée d'Insecticide à Longue Durée d'action |
| PAC |
| Plan d'Action Communautaire |
| PAO |
| Plan d'Action Opérationnel |
| PNLP |
| Programme National de Lutte contre le Paludisme |
| PRESICOSA |
| Président de Comité de Santé |
| RDC |
| République Démocratique du Congo |
| RECO |
| Relais Communautaire |
| UNICEF |
| Fonds des Nations Unies pour l'Enfance |
| USAID-PMI |
| Initiative Présidentielle Américaine de lutte contre le Paludisme |
| ZS |
| Zone de Santé |
1. INTRODUCTION
1.1. Contexte et justification
Le paludisme demeure la première cause de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans en Afrique sud saharienne et singulièrement en RDC. Les enquêtes rétrospectives de mortalité effectuée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en RDC en 2014, estiment que 80% des cas de fièvre sont d’origine palustre, et que plus de 25.000 décès annuels d’enfants de moins de cinq ans sont dus à cette maladie. Le rapport annuel 2015 (PNLP), indique plus de 12 millions de cas de paludisme dont plus de 10, 8 millions de cas simples et plus de 1,3 million de cas graves enregistrés dans les hôpitaux et autres formations sanitaires de la RDC. En outre, un tiers des 96.415 cas de décès enregistrés dans les services de santé au cours de la même année étaient dus au paludisme. Cette maladie est l’un des déterminants majeurs de la mauvaise santé et de la malnutrition des mères.
Il a divers effets négatifs sur l’issue de la grossesse tels que les avortements spontanés, les faibles poids de naissance, ainsi que les morts néonatales et in utero.
En outre le paludisme constitue un frein au développement de la RDC du fait qu’il est l’une des causes de la pauvreté, de l’absentéisme à l’école pour les élevés et enseignants, au travail et une menace à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) et principalement l’objectif 3 relatifs notamment à la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile qui risque d’être compromise si des actions énergiques pour faire reculer le paludisme ne sont pas entreprises.
Des moyens efficaces pour prévenir cette maladie sont bien connus. L’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action est l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir cette maladie. L’analyse secondaire des données de l’EDS-RDC de 2013-2014 a montré que les moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées à travers les campagnes de masse organisées dans le pays ont contribué à réduire de tiers les décès des enfants de 1 à 59 mois. En effet, selon l’EDS 2014, la possession des MILD par les ménages était de 70% et son utilisation a significativement été améliorée en RDC au cours de ces quinze dernières années passant de 6% en 2001, à 38% en 2010, puis à 51% en 2014.
Cette tendance globale d’amélioration de l’utilisation de la MILD en RDC cache des grandes disparités entre les provinces qui font que la disponibilité et surtout l’utilisation continue de la MILD restent un problème majeur en RDC avec une acuité dans l’ancienne grande province de l’Equateur dont est issu l’actuelle Division provinciale de la santé du Kasaï.
Pour pallier à cela, depuis quelques années, le gouvernement de la RDC avec ses partenaires organise régulièrement (tous les 3 ans en moyenne), des campagnes de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILD) dans le but de les rendre disponibles et le plus rapidement possible à l’ensemble de la population du pays. Il s’agit habituellement des distributions des masses qui sont organisées par les services de santé au niveau communautaire.
Dans cette stratégie qui peut être dénommée comme « traditionnelle », les populations sont invitées à aller retirer les MILD dans un site préalablement défini soit dans un certain nombre de villages identifies comme « villages centres » de l’aire de santé, ou au centre de santé en milieu rural. En milieu urbain, ce sont certains « lieux publiques » comme les marchés ou places dites « centrales » qui sont désignés. Ces sites sont le plus souvent éloignés des lieux de résidence des ménages qui ont parfois du mal à s’y rendre, soit pour des raisons de transport, ou parfois même parce que certains conflits sociaux avec le village voisin désigné comme site, les obligent à s’abstenir de s’y rendre.
En outre, le dénombrement lors de cette méthode traditionnelle est réalisé par des volontaires communautaires recrutés par l’Infirmier Titulaire et déployés dans les localités de l’aire de santé sur la base des données théoriques sans grande connaissance du milieu. Ainsi, plusieurs ménages restent non enregistrés. A cela s’ajoute le fait que les ménages admissibles pour le bénéfice de la MILD doivent être munis d’un Macaron préalablement délivré lors du dénombrement, que le ménage est tenu de présenter au site de distribution au risque d’être exclu. Enfin, la responsabilité de la distribution des MILD est exclusivement réservée à l’infirmier titulaire de l’aire de Santé et son équipe qu’il supervise, les communautés n’étant que des bénéficiaires passifs qui subissent les règles établis, avec parfois son corollaire de dérives dans la gestion de ces intrants privant parfois plusieurs ménages d’y avoir accès.
Pour mieux atteindre les communautés, le Ministère de la Santé, avec le souci constant de contribuer à la survie du maximum d’enfants et de femmes, avec équité en touchant les populations les plus vulnérables, estime qu’il est indispensable de prendre des dispositions pour s’assurer que ces MILD ont été effectivement distribuées à toutes les cibles conformément aux normes prescrites et en particulier selon la taille des ménages, cela, avec la pleine implication et appropriation des communautés.
Ainsi, contrairement aux campagnes précédentes où les ménages devraient se rendre aux sites de distribution qui se trouve parfois dans le village voisin, pour retirer leurs MILD, il est préconisé cette fois, la distribution des MILD à travers les Cellules d’Animation Communautaire (CAC), qui sont au niveau de chaque village (milieu rural) ou de cellule/groupes d’avenues (milieu urbain).
A cet effet, sous la coordination du gouvernement provincial et du secrétariat Général à la Santé, le PNLP avec l’appui technique et financier de ses partenaires (USAID-PMI & UNICEF), a organisé, dans les 18 ZS de la DPS Kasaï, une campagne de distribution universelle de 2 651 289 MILD, du 10 au 15 novembre 2018 et au-delà, à l’ensemble de 907 415 ménages dénombrés, à travers une approche innovante : la distribution communautaire.
1.2. Objectifs de la campagne
1.2.1. Objectif général :
Contribuer à la réduction de la morbidité et mortalité maternelle et infantile liée au paludisme dans la province du Kasaï.
1.2.2. Objectifs Spécifiques :
Amener au moins 80% des personnes à risque, notamment les enfants de moins de 5 ans de la province du Kasaï à dormir sous MILD.
Pour atteindre cet objectif, les actions suivantes ont été identifiées :
1. Assurer l’achat de 2 750 000 MILD et 4,740 vélos pour couvrir les besoins des 907,415 ménages dénombrés et les CAC de la province du Kasaï ;
2. Organiser le transport des 2 750 000 MILD et 4,740 vélos, de Kinshasa au Kasaï, jusqu’aux Centres de santé chef lieux des 394 Aires de santé ;
3. Assurer le plaidoyer et la communication pour susciter une meilleure adhésion et appropriation des communautés bénéficiaires des MILD ;
4. Apporter un appui technique dans la mise en place de 4,740 organes de participation communautaires dans les 3,352 villages et localités des 18 ZS de la DPS du Kasaï ;
5. Appuyer le dénombrement, le retrait et la distribution des MILD par chaque communauté à travers 4,740 CAC reparties dans les 3,352 villages et localités des 18 ZS de la DPS du Kasaï ;
6. Assurer la supervision, le suivi et l’évaluation (y compris financière) de la campagne MILD dans le Kasaï ;
7. Assurer le suivi communautaire post campagne de l’utilisation des MILD dans les ménages de 18 ZS de la province ;
8. Documenter cette nouvelle approche de distribution communautaire en mettant en exergue les leçons apprises qui seront capitalisées pour le futur.
2. MÉTHODOLOGIE
2.1. Approche communautaire
Les approches communautaires ont la réputation d’être des stratégies qui visent une meilleure organisation de l’offre des services (sociaux de base) au niveau communautaire et une meilleure implication de la communauté dans la promotion et adoption des pratiques favorables à leur bien-être (Pratiques Familiales Essentielles) conformément à la politique, normes et procédures de la participation communautaire en RDC. C’est la raison pour laquelle ces approches communautaires ont été choisies pour la distribution universelle des MILD dans les 18 Zones de Santé de la Division Provinciale (DPS) du Kasaï en 2018. Pour ce faire, la mise en place et ou la redynamisation des structures de participation communautaire se sont avérées nécessaires.
2.1.1. Mise en place de la dynamique communautaire
Dans le Kasaï, le processus de mise en place de la dynamique communautaire dans les 3352 villages et agglomérations des 18 zones de santé que compte cette province a commencé 9 mois avant le déclenchement de la distribution des MILD, avec l’appui d’un consultant MILD recruté à cet effet par l’UNICEF (de mars à novembre 2018). Cette phase s’est déroulée en 5 étapes ci-dessous décrites :
2.1.1.1. Plaidoyer auprès des autorités politico administratives Le plaidoyer visait à obtenir l’adhésion des autorités à la mise en place des organes de participation communautaire. Ce plaidoyer a bénéficié de l’appui technique du consultant MILD UNICEF. Il a d’abord été orienté vers les Autorités politico-administratives (APA) et les leaders d’opinion des niveaux provincial et territorial dans les (5) territoires : Tshikapa, Mweka, Dekese, Ilebo et Luebo. Ensuite, il a mobilisé les autorités sanitaires locales avec l’accompagnement du niveau intermédiaire (DPS Kasaï).
2.1.1.2. Indentification et formation des formateurs provinciaux et facilitateurs locaux.
Il s’est agi ici de renforcer les capacités en conduite de la dynamique communautaire axés sur le dialogue communautaire et la communication interpersonnelle grâce aux supports contextualisées par les facilitateurs locaux. En effet, un pool de formateurs du niveau provincial constitué du consultant MILD UNICEF et de l’équipe de la Task Force communication provinciale a été mise en place. Ceux-ci ont assuré la formation de 72 membres des ECZ (à raison de 4 membres par ZS) en deux pools (Mweka et Tshikapa).
Au niveau de chaque ZS, ces membres formés ont eu la charge de former 788 facilitateurs locaux (à raison de 2 facilitateurs par Aire de Santé) selon les axes définis au préalable avant de les déployer dans leurs Aires de Santé, Quartiers et villages pour accompagner la mise en place des structures de Participation Communautaire et leur briefing.
2.1.1.3. Plaidoyer auprès des autorités locales (chefs de villages) par les facilitateurs locaux (niveau aire de santé) Cette activité a démarré par une visite des facilitateurs locaux auprès des autorités locales (chefs des villages/rue/avenue) et d’autres leaders locaux pour les sensibiliser, les conscientiser sur le bienfondé de la participation de la communauté au développement du village/quartier et obtenir leur implication dans le dialogue communautaire à déclencher.
Le plaidoyer a abouti à un engagement des chefs de villages / rues pour soutenir la mise en œuvre des activités et encourager la redevabilité à tous les niveaux à travers leurs implications pour la tenue des assemblées villageoises de mise en place des organes de participation communautaire sous leur autorité.
Visite de plaidoyer auprès du Chef de village Kasala, conduite par l’Equipe du Bureau Central Kalonda-Ouest appuyée par les niveaux central et provincial. Février 2018
2.1.1.4. Organisation des assemblées des villages / rue, mise en place des CAC et désignation des relais Chaque chef de village/rue, appuyé par l’équipe de facilitation, a convoqué une réunion de tous les membres du village (une sorte d’assemblée générale du village) au cours de laquelle, il a informé sa population de les raisons de mettre en place et rendre fonctionnels les organes de participation communautaire pour la promotion de la santé dans les villages.
Dans certains villages/rues où existaient déjà des organes de participation communautaires, les facilitateurs ont rappelé l’importance et le rôle de ces organes en vue de leur redynamisation. Dans les villages /Quartiers très étendus, la facilitation a aidé les chefs de ces entités à scinder la communauté en petits groupes aux dimensions gérables.
Assemblée villageoise pour la mise en place d’une CAC à Kasala dans la ZS Kalonda Ouest. Février 2018
Ces assemblées villageoises ont abouti à l’élection des membres des Cellules d’Animation Communautaires (CAC) et à l’élection) des relais communautaires promotionnels, selon les normes nationales.
Les critères de choix du relais communautaire exploités pour ce faire ont été les suivants :
· Etre âgé de 18 ans révolus et habiter le village ;
· Maitriser la langue locale ;
· Savoir lire et écrire ;
· Etre disponible ;
· Etre modèle, avoir une bonne réputation, crédible ;
· Etre capable de communiquer, de convaincre, de mobiliser, de persuader et d'influencer les habitants ;
· Avoir le sens de responsabilité et un leadership ;
· Avoir une source de revenus.
· N.B : être un ancien relais, savoir lire et écrire en langues nationales, être de sexe féminin sont des atouts. Le quota des femmes et jeunes a été bien défini et pris en compte.
Des mamans entrain de voter les membres de CAC à Kasala dans la ZS Kalonda Ouest. Février 2018.
Après la mise en place des CAC, les chefs de village/ rue ont, selon le cas, procédé à leur installation officielle. Chaque CAC a ensuite désigné un (01) représentant au Comité de développement de l’Aire de santé pour la constitution du CODESA et l’élection de son bureau, en présence du chef de secteur, du bourgmestre ou de l’Administrateur de Territoire ainsi qu’un membre du bureau central dans certains cas. Notons que la représentation de la femme est au-delà de 30% (Ex pour une CAC composée de 7 personnes : 4 hommes et 3 femmes) dans toutes les structures (RECO-CAC-CODESA).
2.1.1.5. Identification des membres des ménages (dénombrement) Cette activité a été précédée par une session de briefing des relais et membres de CAC par les IT et PRESICOSA, eux-mêmes préalablement briefés par les membres des Equipes Cadres des ZS (ECZ), avec un focus sur le remplissage des fiches de données de dénombrement et de compilation de ces données.
Le recensement ou dénombrement initial a été la première activité que les relais communautaires élus ont mené dans leurs villages ou rues / avenues respectifs. Cette activité a permis de collecter les données démographiques de chaque communauté. Ils ont été appuyés dans cette tâche par les PRESICOSA et les Infirmiers titulaires de leurs aires de santé de déserte, sous l’accompagnement du niveau intermédiaire (DPS) et celui périphérique (ZS).
Chaque relais communautaire a été équipé d’un cahier de dénombrement et de suivi des ménages, dans lequel la liste exhaustive des membres des ménages dont il a la charge a été enregistrée, en raison d’une page par ménage. Un cahier de synthèse de la CAC regroupant les données des différents relais du village était tenu par le bureau de la CAC.
Cette synthèse a alimenté les données au niveau de l’Aire de santé à travers le PRESICODESA et l’IT qui, à leur tour ont transmis les données au BCZS pour compilation et transmission à la DPS (Voir les données de dénombrement validées en annexe).
2.1.2. La participation communautaire
Il a consisté en un suivi participatif de ce qui a été planifié ensemble et mis en œuvre, chacun ayant joué son rôle.
Ce suivi s’est fait essentiellement à travers :
2.1.2.1. Les réunions mensuelles de suivi des activités des CAC.
Ces réunions sont sanctionnées par des procès-verbaux et des listes de présences des membres. Elles constituent un indicateur clé de fonctionnalité de chaque comité villageois (CAC).
2.1.2.2. Réunions d’évaluation
Ces réunions des CAC sont organisées sous l’autorité de chaque chef de village/ rue/ avenue. Les rapports de ces réunions mensuelles ou trimestrielles de suivi sont partagés aux CODESA par la CAC. Ces derniers les transmettent à leur tour au niveau des zones de Santé.
2.1.2.3. Surveillance des phénomènes ou faits inhabituels : Alerte et contrôle communautaire Sous le leadership du chef du village / rue, la CAC est chargée de détecter en temps opportun tout cas d’irrégularité constaté dans la communauté (Cas de fièvre, cas suspect d’épidémie, PFA, violence sexuelle, mariage d’enfants, travail des enfants, …). La CAC partage l’information avec le Chef du village/cellule qui réunit les membres de la CAC/cellule en vue d’une recherche de solution locale aux problèmes détectés.
2.1.2.4. Outils de gestion pour le suivi et évaluation des activités communautaires Pour assurer le suivi des activités, des outils de gestion ont été mis en place à tous les niveaux (RECO, CAC, CODESA/AS, ZS et DPS) avec une instruction de remplissage. Ils sont composés comme suit :
· Outils de collecte des données : cahier d’identification (dénombrement) et du suivi mensuel du ménage par le Relais Communautaire
· Outils de synthèse des données (outils de transmission) :
· Fiche synthèse de suivi mensuel de la CAC / village
· Fiche synthèse de suivi mensuel de l’Aire de Santé / CODESA / IT
· Fiche synthèse de suivi mensuel de la Zone de Santé
· Fiche synthèse de suivi mensuel de la Division provinciale de la Santé
· Canevas de plan de travail (calendrier d’activités)
2.2. Les parties prenantes
L’organisation de cette campagne a connu l’implication de plusieurs parties prenantes ci- après :
· Ministère de la santé : à tous les niveaux du système : PNLP, DSSP, PNCPS, DPS, BCZ, AS.
· Le niveau central : a été représenté par le PNLP, DSSP et PNCPS. Le PNLP a assuré la coordination des acteurs et parties prenantes au niveau national, la formation des cadres du niveau intermédiaire dans les provinces et la supervision des acteurs provinciaux. Ils ont en plus présidé à la conception des outils de collecte des données communautaires.
· Au niveau intermédiaire : la Division Provinciale de la Santé a constitué la pièce maîtresse de l’organisation de cette campagne. Elle a assuré l’organisation des formations des équipes cadres des zones, la supervision des zones de santé, la consolidation des données, le secrétariat de la coordination, le monitorage interne au cours de la distribution et l’évaluation finale de la campagne.
· Au niveau opérationnel : les équipes cadres de zone de santé ont assuré le renforcement des capacités des IT et PRESICOSA sur les outils de collecte des données communautaires, la supervision du dénombrement et de la distribution des MILD, l’approvisionnement des CAC (MILD et Outils de gestion), la compilation des données et le secrétariat de coordination de la campagne au niveau de l’aire et de la zone de santé.
· Les Autorités Politico-Administratives (APA) :
Au niveau provincial, le chef de l’exécutif provincial et ses collaborateurs, ont assuré la coordination de la campagne en présidant les réunions du comité provincial de coordination(CPC) et la cérémonie de lancement officiel de la campagne.
Au niveau territorial, les administrateurs territoriaux et chefs des secteurs/groupements ont présidé les réunions des comités locaux de coordination(CLC).
· Les confessions religieuses : elles ont été impliquées dans la mobilisation communautaire et la diffusion des messages en faveur de la lutte contre le paludisme en général et la distribution de la moustiquaire en particulier.
· Les médias : ont joué un très grand rôle, à travers toutes les Radios de proximité ciblées (20), dans la sensibilisation et la mobilisation de la population en faveur de la campagne. Ainsi que 7 médias nationaux pour le reportage et la documentation de la distribution.
· Les Communautés, bénéficiaires de l’action, ont été organisées en Cellules d’Animation Communautaires (CAC) autour de leurs Chefs de villages /Rue/Avenue. Au total 4740 CAC ont été mises en place. Les communautés ont assuré le dénombrement, le retrait et le transport des MILD des centres de santé vers leurs villages/ rue/ avenue, la distribution des MILD à leurs ménages à travers les RECO et la collecte des données de distribution sur les fiches mises à leur disposition. Les RECO ont également poursuivi la sensibilisation et le suivi de l’utilisation de la MILD dans leurs communautés après cette campagne de distribution (Voir le résultat du sondage au tableau 2).
· Partenaires :
Plusieurs acteurs ont été impliqués dans cette campagne.
Sur le plan financier, cette campagne a été financée par L’USAID-PMI. EUP-FASS Kasaï Central a été recrutée pour assurer la vérification et le paiement des prestataires communautaires dans les Aires de Santé.
Sur le plan technique, l’UNICEF a mis à la disposition de la DPS plusieurs experts qui ont accompagné les équipes de santé et les communautés durant tout le processus de mise en œuvre concernant les aspects programmatiques, logistiques et communicationnels.
Sur le plan logistique, l’UNICEF s’est occupée des acquisitions des MILD et vélos, du recrutement du transporteur et du suivi du déploiement des MILD jusqu’au niveau des aires de santé. L’Ets BANDJEMBE a été recruté pour assurer le transport et le stockage des MILD de Kinshasa vers les 394 Aires de Santé de la DPS Kasaï.
3. DÉROULEMENT DE LA CAMPAGNE MILD – ÉTAPES DE MISE EN ŒUVRE DE L’APPROCHE
3.1. Préparation de la campagne.
Dès la notification de réception des fonds par USAID-PMI, l’équipe de l’UNICEF a informé le PNLP et la DPS. Ces derniers ont fourni les informations sur la carte sanitaire ainsi que les données démographiques de la province du Kasaï. Ces informations ont servi à la quantification des besoins et à la commande des MILD conformément aux normes nationales.
Ensuite, sur proposition de la DPS, un chronogramme d’activités a été adopté et partagé à toutes les parties prenantes : DPS, PNLP et USAID-PMI/UNICEF. Sous la coordination de l’équipe provinciale, des échanges réguliers ont été organisés à travers des réunions, des conférences téléphoniques, des e-mails et des visites de terrain, pour partager avec les parties prenantes, les orientations sur la nouvelle approche de distribution communautaire de la MILD et s’assurer du suivi de la mise en œuvre du chronogramme.
Les activités préliminaires ont démarré par la mise en place de 4,740 structures de participation communautaire dans les 3,352 villages et agglomérations que compte les18 zones de Santé de la DPS Kasaï, telle que décrite plus haut.
A la fin de cette étape, 21,647 RECO ont été élus à travers les 4,740 CAC mises en place ou redynamisées dans les 3,352 villages/ rue / avenues de la DPS Kasaï. 3,281 CAC ont bénéficié du premier lot de vélos. Au total 3,281 vélos ont été distribués aux CAC dans la province du Kasaï pour faciliter le déplacement de leurs délégués aux réunions de comité de santé et le transport des intrants à distribuer dans la communauté. Le processus de la distribution de 1,459 vélos est en cours.
Le dénombrement initial des ménages a été l’activité clé pour la réussite de la campagne. En effet, Il a été nécessaire de déterminer le nombre réel de ménages pour la distribution des MILD par chaque CAC. Il a été assuré par chaque CAC à travers les relais communautaires pour chaque VILLAGE en milieu rural et chaque RUE ou AVENUE en milieu urbain. Cela a été une opportunité pour la mobilisation de proximité, étant donné que chaque ménage a reçu la visite du RECO. Il a duré 5 jours et chaque RECO a été responsable du maximum de 50 ménages dont il a la responsabilité de suivre dans le cadre de ses activités de routine.
Lors de cette activité, les relais communautaires, munis de leur cahier de dénombrement et de suivi du ménage, ont visité chaque ménage sous leur responsabilité pour y enregistrer les noms et post-noms du chef de ménage ainsi que ceux de ses dépendants sur une même page réservée à cet effet. Au total, 910 359 ménages ont été dénombrés dans les 18 ZS de la DPS (voir tableau détaillé ci-dessous).
Tableau 1 : Détails sur les structures de participation communautaire mises en place au Kasaï
| N° |
| Zone de Santé |
| Nbre AS |
| Population dénombrée |
| Nombre ménages (traditionnels et spécifiques) dénombrés |
| Nombre total de villages / villes |
| Nombre total des CAC |
| Nombre total de RECO |
| Nombre total de CODESA |
| Nombre de Facilitateurs communautaires des Aires de Santé |
| 1 |
| Banga Lubaka |
| 18 |
| 164913 |
| 26 082 |
| 137 |
| 137 |
| 3042 |
| 18 |
| 36 |
| 2 |
| Bulape |
| 18 |
| 205256 |
| 34 290 |
| 306 |
| 306 |
| 1960 |
| 18 |
| 36 |
| 3 |
| Dekese |
| 20 |
| 208532 |
| 40 527 |
| 204 |
| 204 |
| 825 |
| 20 |
| 40 |
| 4 |
| Ilebo |
| 19 |
| 218286 |
| 36 769 |
| 301 |
| 301 |
| 1716 |
| 19 |
| 38 |
| 5 |
| Kakenge |
| 24 |
| 194930 |
| 34 883 |
| 239 |
| 239 |
| 853 |
| 24 |
| 48 |
| 6 |
| Kalonda-Ouest |
| 28 |
| 457215 |
| 81 786 |
| 320 |
| 320 |
| 776 |
| 28 |
| 56 |
| 7 |
| Kamonia |
| 25 |
| 412557 |
| 98 209 |
| 217 |
| 217 |
| 730 |
| 25 |
| 50 |
| 8 |
| Kamuesha |
| 26 |
| 533075 |
| 72 258 |
| 477 |
| 477 |
| 1632 |
| 26 |
| 52 |
| 9 |
| Kanzala |
| 17 |
| 284528 |
| 47 645 |
| 201 |
| 201 |
| 1830 |
| 17 |
| 34 |
| 10 |
| Kitangwa |
| 28 |
| 296250 |
| 54 782 |
| 213 |
| 213 |
| 1133 |
| 28 |
| 56 |
| 11 |
| Luebo |
| 26 |
| 294365 |
| 80 617 |
| 361 |
| 361 |
| 1387 |
| 26 |
| 52 |
| 12 |
| Mikope |
| 23 |
| 216848 |
| 34 589 |
| 328 |
| 328 |
| 619 |
| 23 |
| 46 |
| 13 |
| Mushenge |
| 24 |
| 194633 |
| 45 920 |
| 318 |
| 318 |
| 508 |
| 24 |
| 48 |
| 14 |
| Mutena |
| 20 |
| 218098 |
| 50 964 |
| 225 |
| 225 |
| 849 |
| 20 |
| 40 |
| 15 |
| Mweka |
| 25 |
| 264518 |
| 49 913 |
| 172 |
| 172 |
| 697 |
| 25 |
| 50 |
| 16 |
| Ndjoko P |
| 18 |
| 182121 |
| 32 146 |
| 304 |
| 304 |
| 1180 |
| 18 |
| 36 |
| 17 |
| Nyanga |
| 12 |
| 140212 |
| 22 308 |
| 131 |
| 131 |
| 705 |
| 12 |
| 24 |
| 18 |
| Tshikapa |
| 23 |
| 408819 |
| 66 671 |
| 286 |
| 286 |
| 1204 |
| 23 |
| 46 |
| TOTAL |
| 394 |
| 4895156 |
| 910359 |
| 4740 |
| 4740 |
| 21646 |
| 394 |
| 788 |
3.2. Mobilisation de la communauté
La communication a constitué un maillon important dans l’atteinte des objectifs de cette campagne de distribution universelle à base communautaire des MILD dans la Province du Kasaï.
En effet, une coordination de la Task Force communication qui regroupe tous les délégués des programmes sectoriels et des réseaux communautaires a été mise en place au niveau provincial avec l’appui de l’UNICE. La mobilisation communautaire a été menée en trois phases comme suit : pré campagne, per campagne et post compagne.
3.2.1. Phase de pré campagne
Les activités de cette phase ont porté notamment sur :
· Le plaidoyer en direction des autorités et leaders communautaires à tous les niveaux :
Environ neuf (9) mois avant le lancement de la distribution, un plaidoyer a été mené, avec l’appui du niveau central (PNLP, DSSP et UNICEF) et de la DPS, auprès du Gouverneur de province. A cette occasion, il lui a été expliqué la nouvelle approche de distribution communautaire des MILD et sollicité son appui pour cette campagne, notamment en lui demandant d’initier un arrêté interdisant la vente et l’utilisation abusive de MILD dans la province pendant et après la période suivant la distribution des moustiquaires, afin de réduire le risque de vols et de détournements.
Il lui a également été demandé d’instruire les autorités de la province à tous les niveaux de prendre le leadership de la distribution de la moustiquaire dans leurs entités respectives et d’en assurer le suivi (conduite des réunions de coordination).
Des actions analogues de plaidoyer ont été conduites auprès de responsables provinciaux des services étatiques, de chefs de principales confessions religieuses, de responsables des médias, d’ONG et autres associations provinciales.
Au niveau des zones de santé, le focus a été mis sur les chefs des entités décentralisées et déconcentrées, les chefs de villages, les leaders de groupes opposés aux interventions de santé, etc.
L’un des résultats de ce plaidoyer a été la prise par le Gouverneur de province d’un arrêté interdisant toute vente et utilisation abusive des moustiquaires imprégnées d’insecticides avant, pendant et après la campagne sur toute l’étendue de la province.
· Le plan de communication MILD à la base :
Il était nécessaire d’élaborer un plan de communication au niveau de chaque ZS avec l’appui du consultant MILD UNICEF et la DPS qui avait identifier les partenaires pouvant être mobilisés, les canaux efficaces à utiliser pendant la campagne, les ressources disponibles, les zones d’accès difficiles pour les activités de mobilisation sociale et les populations généralement hostiles aux interventions de santé. Toutes ces données ont été intégrées dans les micro-plans des zones de santé.
· La mobilisation communautaire et le renforcement du partenariat :
La communauté a été fortement mobilisée autour de la campagne de distribution communautaire des MILD grâce à la participation active des principaux réseaux communautaires aux niveaux provincial et local, notamment les confessions religieuses, les associations des femmes et des jeunes, les organisations à assise communautaire et les structures de participation communautaire, appelées Cellules d’Animation Communautaire (CAC).
La mobilisation sociale a également été facilitée par une campagne d’affichage et de placement de banderoles à travers les lieux publics, ainsi que par d’autres supports comme les dépliants.
· La communication de proximité :
Les messages sur la campagne ont été adressés aux communautés par les relais communautaires, les membres des CAC, les agents de santé, les animateurs des réseaux de base et les églises. Cela s’est fait à travers des visites à domicile (porte à porte), des causeries éducatives lors des consultations (CPN et CPS) au centre de santé, la sensibilisation dans les lieux publics (gares routières, les marchés, etc.).
Le dénombrement a constitué une excellente opportunité de communication de proximité dans la mesure où il a permis de passer des messages directement aux ménages visités.
· La communication de masse :
Les radios de proximité ont joué un rôle important dans l’information des ménages et la mobilisation communautaire en faveur de la campagne de distribution communautaire des MILD. Au total 20 radios ont activement diffusé des messages d’annonce de la campagne et sur l’utilisation des MILD à travers des spots audios et autres microprogrammes par le réseau local des radios de proximité mis en place avec l’appui de l’UNICEF.
Par ailleurs, tant au niveau de Tshikapa que des zones de santé, des émissions sur la campagne ont été produites et diffusés avec la participation des experts de la DPS et des zones de santé.
· Sondage rapide pré-distribution :
En vue de s’assurer du niveau d’information des familles, un sondage rapide a été organisé 1 mois avant le lancement dans 18 ZS mais les résultats présentés portent sur 14ZS.
Tableau 2. Résultats de sondage rapide sur les connaissances, attitudes et pratiques liées aux MILD Nombre d'enquetés: 720
| Question |
| Modalités de reponse |
| TOTAL |
| % |
| 1 |
| Etes-vous informé qu'une distribution des MILD sera organisée ? |
| Oui |
| 670 |
| 93% |
| Non |
| 50 |
| 7% |
| 2 |
| Par quel canal avez-vous été informé ? |
| 1 Relais Communautaire |
| 414 |
| 58% |
| 2 Agent de santé |
| 196 |
| 27% |
| 3 Radio |
| 48 |
| 7% |
| 4 TV |
| 2 |
| 0,3% |
| 5 Eglise |
| 27 |
| 4% |
| 6 Chef quartier,rue village |
| 67 |
| 9% |
| Autres à preciser |
| 22 |
| 3% |
| 3 |
| A quelle date sera organisée la distribution ? |
| Du au Octobre 2018 |
| 135 |
| 19% |
| Autres |
| 505 |
| 70% |
| 4 |
| Selon vous ou allez-vous retirer les MILD pour votre ménage ? |
| Au site amenagé dans le quartier ou village |
| 368 |
| 51% |
| Au CS |
| 261 |
| 36% |
| Autres |
| 123 |
| 17% |
| 5 |
| Selon vous quel est l'avantage de dormir sous la MILD ? |
| Se protéger contre les piqures de moustiques |
| 414 |
| 58% |
| Se protéger contre la malaria |
| 334 |
| 46% |
| Autre |
| 21 |
| 3% |
| 6 |
| Etes-vous prêt à dormir sous la MILD ? |
| Oui |
| 730 |
| 101% |
| Non |
| 30 |
| 4% |
Si non pourquoi
| 7 |
| Selon vous qu’est ce qu'il faut faire avant de dormir sous la MILD ? |
| L'exposer au soleil |
| 101 |
| 14% |
| L'exposer à l'ombre pendant 48heure(2jours) |
| 395 |
| 55% |
| L'exposer à l'ombre pendant 24heure(1jours) |
| 228 |
| 32% |
| L'installer directement au lit |
| 42 |
| 6% |
| Autre |
| 12 |
| 2% |
| 8 |
| Avec quel type de savon devez-vous laver votre MILD ? |
| Savon local(tshijobe) |
| 260 |
| 36% |
| Savon en poudre (OMO,Sabaa,Clean) |
| 109 |
| 15% |
| Savon ordinaire(le coq,Misa) |
| 123 |
| 17% |
| Autres |
| 36 |
| 5% |
| 9 |
| Que devriez-vous faire si vous constatez que votre MILD est trouée ? |
| La jeter |
| 212 |
| 29% |
| La raccommoder |
| 359 |
| 50% |
| La remplacer par une autre |
| 169 |
| 23% |
| Contribuer à l'utiliser comme cela |
| 17 |
| 2% |
Les résultats de ce sondage ont permis à la Task Force Communication de recadrer les actions de communication en les orientant vers le renforcement de la communication interpersonnelle à travers notamment les RECO, les CAC et les églises. Il en a été de même pour la Communication de masse à travers les 20 radios de proximité ciblées de la Province.
3.2.2. Phase pendant la campagne
Durant cette phase, l’information des familles et la mobilisation des communautés se sont poursuivies à travers les mêmes canaux, à savoir les relais communautaires, les CAC, les églises et les radios de proximité. C’est ainsi que deux points de presse ont été animés par Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province (l’un la veille du lancement et l’autre le jour même du lancement) dans la salle de réunion du gouvernorat pour inciter davantage la population du Kasaï à utiliser la MILD.
Par ailleurs, dans chaque point de distribution mis en place par les communautés elles-mêmes (CAC), les agents chargés de la distribution communiquaient systématiquement avec les chefs de ménages, sur l’utilisation, l’installation et l’entretien des MILD, avant de leur remettre un dépliant conçu à cet effet.
La cérémonie du lancement officiel de la campagne de distribution communautaire des MILD a été programmée dès lors que l’on s’était assuré que toutes les Zones Santé étaient approvisionnées par le transporteur et que les CAC avaient retirés leurs MILD vers chaque village. Cette cérémonie fut organisée au stade de football de Kanzala à Tshikapa, sous le haut patronage du Gouverneur de la province, le samedi 10 Novembre 2018, en présence de tous les membres du Gouvernement Provincial et les forces vives de la province. Le niveau central était représenté par, le Secrétariat Général à la Santé, le PNLP National, PNCPS ainsi que les partenaires techniques et financiers, l’UNICEF, SANRU…
Discours du Directeur PNLP Kasaï lors du lancement. Stade Kanzala. Novembre 2018
A cette occasion, le Gouverneur de la Province a remercié l’ensemble des acteurs impliqués dans la campagne avant d’inviter, en langue locale, tous les ménages de la province à dormir toutes les nuits sous la MILD pour se protéger contre le paludisme. Il a en outre remis, a titre symbolique un ballot de moustiquaires et un vélo à une CAC préparée pour la circonstance. La distribution des MILD dans chaque village s’est déroulée en cinq jours.
Remise symbolique de la Moustiquaire et d’un vélo au Gouverneur a.i. du Kasaï par le délégué du Représentant de l’UNICEF RDC. Stade Kanzala. Novembre 2018.
Toutefois, le démarrage de la distribution n’a pas pu être synchrone dans l’ensemble de la province de sorte que la distribution s’est étalée sur quatre semaines pour de raisons logistiques et protocolaires (disponibilité des autorités locales).
3.2.3. Phase post-campagne
En vue de s’assurer que les ménages ont effectivement installé les MILD reçues lors de la campagne et y dorment toutes les nuits, les membres de CAC assurent depuis lors le suivi dans les ménages. Ce suivi consiste à s‘assurer que tous les ménages ont bien installé les MILD et que leurs membres y dorment effectivement. Pour ceux qui ne les ont pas encore installées ou ceux qui n’y dorment pas encore, les membres des CAC ont la responsabilité de les persuader, les motiver et les inciter à le faire.
Le suivi de l’utilisation vise à assurer un taux maximum d’utilisation des MILD par les bénéficiaires car, il aurait été vain de consentir autant de ressources et d’efforts si les MILD distribuées n’étaient pas utilisées.
Pour booster cet indicateur, un budget a été mobilisé par l’UNICEF pour l’accompagnement et le démarrage effectif de cette activité dans les 394 Aires de santé de la DPS Kasaï (voir résultat du suivi communautaire en annexe).
3.3. TRANSPORT ET APPROVISIONNEMENT DES AIRES DE SANTÉ EN MILD
Le transport et le stockage des MILD ont été l’un des piliers et une priorité au cours de la campagne. En effet, pour une bonne synchronisation dans la logistique des MILD, toute la gestion (transport et entreposage) a été confiée à un transporteur contracté par l’UNICEF et cela, depuis Kinshasa jusqu’à leur livraison au niveau de chaque Aire de Santé. A ce niveau, la responsabilité du stockage des MILD a été confiée à l’Infirmier Titulaire en collaboration avec le PRESICODESA, pendant une période transitoire n’ayant pas excédé 1 mois, le temps pour chaque CAC de récupérer sa dotation conformément à ses besoins établis à la suite du dénombrement. Les vélos remis à cet effet, ont facilité le transport des MILD vers les villages / localités.
Déchargement des MILD au dépôt Zonal de Tshikapa avant leur déploiement vers les Aires des Santé, ZS de Tshikapa, Septembre 2018
3.4. RETRAIT ET DISTRIBUTION DES MILD PAR LES COMMUNAUTÉS.
A partir des Aires de Santé, chaque CAC a été invitée à retirer ses MILD et à les acheminer vers son village / rue / avenue, par ses propres moyens (vélos, brouette, poussette et même sur la tête).
Les membres d’une CAC transportant les MILD sur leurs propres vélos.
Une fois les MILD retirées par les CAC, le stockage et la sécurisation ont été assurés par chaque communauté dans un lieu choisi par elle-même. Chez le chef de la CAC ; chez le Chef du Village etc.), La distribution proprement dite s’est déroulée sur cinq (05) jours, du 10 au 14 Novembre 2018, et au-delà dans certaines localités jusqu’à couverture de chaque ménage dénombré. Cette distribution s’est faite par les communautés elles-mêmes sous l’autorité du chef de la CAC et village / rue / avenue.
Compte tenu du volume important des MILD à déplacer en stratégie porte à porte, un site choisi par la communauté (Place publique du village / rue / avenue ; est aménagé dans chaque village / rue / avenue, sous l’autorité du chef de CAC ou du chef du village où les ménages sont invités à retirer leurs MILD. Mais certaines CAC avaient choisi de faire la distribution par porte à porte tenant compte de leur contexte spécifique.
Le plan d’aménagement du site est fait comme suit (schéma):
Vérification enregistrement du ménage par le Relais Communautaire
Remise de la Moustiquaire au ménage par le Relais Communautaire
L’équipe chargée de la distribution des MILD est issue de la communauté c’est-à-dire chaque CAC du village / rue / avenue.
Les cahiers de dénombrement et de suivi des ménages tenus par chaque relais communautaire, constituent le support de vérification et de distribution des MILD à chaque ménage qui y a été enregistré.
A la remise des MILD, le bénéficiaire (chef du ménage ou son représentant) signe en regard de son nom pour attester le retrait des MILD. Le cahier de dénombrement et de suivi des ménages tenu par le RECO qui a servi à la distribution des MILD reste au sein de la communauté pour servir de support de contrôle et de suivi de chaque ménage lors des activités de routine du relais communautaire et, partant de la CAC.
Les données journalières de la distribution des MILD au niveau de chaque village / rue / avenue, sont compilées dans le cahier ou la fiche synthèse de chaque CAC, puis transmises au niveau de l’aire de Santé à travers le PRESICOSA & l’IT, qui jouent le rôle de superviseurs de proximité dans les villages.
4. SUIVI ET MONITORAGE
4.1. Supervision
Elle s’est déroulée en trois étapes (avant, pendant et après campagne). Elle a concerné la micro planification au niveau provincial et de la Zone de Santé, le dénombrement des populations, l’approvisionnement des sites en MILD, la distribution et le suivi communautaire de l’utilisation des MILD.
Des termes de référence, des guides de supervision et des listes de vérification (checklists) ont été élaborés sur base des outils nationaux valides pour ce faire. Tous les aspects concrets de cette supervision (méthodes, supports) ont été abordés durant les sessions de formation.
La supervision a été mise en œuvre à quatre niveaux :
· Les superviseurs de proximité que sont les Infirmiers Titulaires (IT) et les Présidents de Comité de Santé (PRESICODESA) ont travaillé avec les CAC dans les villages / rue / avenues ;
· Les superviseurs d’axes des Zones de Santé : les équipes cadres de Zone de Santé ont eu en charge la supervision des activités dans les Aires de Santé. ;
· Les superviseurs du niveau provincial ; ont accompagné les équipes cadres des ZS ;
· Les superviseurs du niveau central : ont eu en charge la supervision des Equipes Cadres Provinciales.
4.2. Monitorage
En vue d’obtenir une campagne MILD de qualité, il s’est avéré nécessaire voir impératif, d’identifier les goulots d’étranglement et de trouver des solutions à tous les obstacles pouvant empêcher l’atteinte de tous les ménages. Il s’est agi de prendre en compte les aspects de qualité et de processus, sur la base des rapports de supervision et de l’analyse des listes de contrôle, mais aussi des couvertures quantitatives rapportées.
Durant la distribution, les outils de gestion utilisés (fiches de pointage, fiches de synthèse, rapports de supervision, autres) sont compilés et analysés quotidiennement.
Pendant cette période, l’on a noté une faible remontée de l’information et un faible traitement de l’information dans les organes de coordination, y compris à la DPS. Sur un nombre limité de zones de santé ; la gestion des données et le partage de l'information s’est fait par chaque niveau du système de santé (Aire de Santé, Zone de Santé, DPS), qui ont procédé à une analyse des données collectées afin de dégager les tendances et prendre les décisions appropriées de façon quotidienne tout au long de la campagne de distribution des MILD. Un monitorage interne a été réalisé par les acteurs dans la totalité de 18 ZS. (Voir résultat en annexe)
5. RÉSULTATS
5.1. COUVERTURE
5.1.1. RÉSULTATS DÉTAILLÉS PAR ZONE DE SANTÉ
Tableau 2 : Résultats détaillés de la campagne MILD par ZS de la DPS Kasaï. Valides avec le niveau central
A. TABLEAU DES INDICATEURS
| N° |
| Nom de la ZS |
| Nbre des ménages dénombrés |
| Nbre des ménages servis |
| % en ménages servis |
| Nbre des MILD déployées |
| Nbre des MILD distribuées |
| Couverture en %MILD |
| Stock physique restant |
| 1 |
| BANGA LUBAKA |
| 26 082 |
| 25 872 |
| 99% |
| 79336 |
| 78715 |
| 99% |
| 621 |
| 2 |
| BULAPE |
| 34 290 |
| 34 129 |
| 100% |
| 100077 |
| 99859 |
| 100% |
| 218 |
| 3 |
| DEKESE |
| 40 527 |
| 40 527 |
| 100% |
| 126100 |
| 123177 |
| 98% |
| 2816 |
| 4 |
| ILEBO |
| 36 769 |
| 36 947 |
| 100% |
| 122022 |
| 121582 |
| 100% |
| 440 |
| 5 |
| KAKENGE |
| 34 883 |
| 34 857 |
| 100% |
| 101850 |
| 101775 |
| 100% |
| 75 |
| 6 |
| KALONDA Ouest |
| 81 786 |
| 83 764 |
| 102% |
| 223738 |
| 211561 |
| 95% |
| 12177 |
| 7 |
| KAMONIA |
| 98 209 |
| 92 437 |
| 94% |
| 277710 |
| 271350 |
| 98% |
| 6360 |
| 8 |
| KAMWESHA |
| 72 258 |
| 71 401 |
| 99% |
| 234800 |
| 234638 |
| 100% |
| 93 |
| 9 |
| KANZALA |
| 47 645 |
| 47 512 |
| 100% |
| 151013 |
| 150851 |
| 100% |
| 154 |
| 10 |
| KITANGWA |
| 54 782 |
| 53 998 |
| 99% |
| 174097 |
| 171787 |
| 99% |
| 2310 |
| 11 |
| LUEBO |
| 80 617 |
| 80 511 |
| 100% |
| 234768 |
| 234616 |
| 100% |
| 152 |
| 12 |
| MIKOPE |
| 34 589 |
| 34 502 |
| 100% |
| 101251 |
| 100938 |
| 100% |
| 313 |
| 13 |
| MUSHENGE |
| 45 920 |
| 45 822 |
| 100% |
| 131050 |
| 129882 |
| 99% |
| 1067 |
| 14 |
| MUTENA |
| 50 964 |
| 45 862 |
| 90% |
| 132053 |
| 126771 |
| 96% |
| 5282 |
| 15 |
| MWEKA |
| 49 913 |
| 49 171 |
| 99% |
| 147709 |
| 146852 |
| 99% |
| 857 |
| 16 |
| NDJOKOPUNDA |
| 32 146 |
| 31 321 |
| 97% |
| 92300 |
| 90820 |
| 98% |
| 1480 |
| 17 |
| NYANGA |
| 22 308 |
| 22 262 |
| 100% |
| 64378 |
| 64031 |
| 99% |
| 313 |
| 18 |
| TSHIKAPA |
| 66 671 |
| 66 522 |
| 100% |
| 213400 |
| 213059 |
| 100% |
| 341 |
| TOTAL |
| 910 359 |
| 897 417 |
| 99% |
| 2707652 |
| 2680575 |
| 99% |
| 55997 |
Tous les ménages de la province du Kasaï ont été identifiés au cours de cette campagne et 99% ont reçu des MILD. Quelques ménages identifiés avant la distribution ont manqué de MILD soit 1% suite à l’arrivée tardive des MILD dans certaines ZS (Kamonia, Mutena et Ndjokopunda). Il faut signaler que 1978 ménages non identifiés au départ, ont été servis en MILD au cours de la distribution, en particulier dans la ZS de Kamonia suite à l’afflux et la pression des refoulés d’Angola.
On peut remarquer que 11 ZS /18 ont servi la totalité des ménages dénombrés alors que 7ZS restantes ont servi des proportions comprises entre 90 et 99%.
Les cas de ZS de Mutena et Kamonia s’expliquent par l’arrivée tardive et partielle des MILD respectivement dans 3 AS et 7 AS.
6.
6.1.1. COMPARAISON MÉNAGES SERVIS /MÉNAGES DÉNOMBRÉS
Graphique 1 : ménages servis en MILD/ménages dénombrés
6.1.2. TAUX DE POSSESSION DES MÉNAGES EN MILD PAR ZS
Graphique 2 : Taux de possession des ménages en MILD par ZS
6.1.3. RÉSULTATS DU MONITORAGE INTERNE
Cette activité prévue initialement n’a pas pu avoir lieu faute de financement
6.1.3.1. Les résultats du sondage avant et après la distribution de MILD Le sondage rapide sur les connaissances, attitudes et pratiques de chefs de ménages sur la moustiquaire dans les 18 ZS s’est effectué de la manière suivante : un total de 720 ménages interviewés en raison de 40 ménages par ZS, dont les résultats se présentent dans les graphiques de la manière ci-dessous :
A.1. Selon vous ou allez-vous retirer les MILD pour votre ménage
Constat : Avant comme après, la majorité d’enquêtés ont reconnu le site aménagé dans le quartier ou village comme le lieu où l’on devait recevoir la MILD.
On peut bien constater que les personnes enquêtées ont améliorées leurs connaissances après la distribution.
A.2. Selon vous qu'est ce qu'il faut faire avant de dormir sous la MILD pour la première fois ?
Constat : avant la distribution le 55% des enquêtés avaient opté à l’exposition à l’ombre pendant 48heures suivi de l’exposition à l’ombre pendant 24 heures qui était à 32% mais les autres sont en dessous de 15% tandis qu’après la distribution, l’exposition à l’ombre pendant 24heures représente 91% et le 9% pour le reste de moyens.
A.3. Par quel canal avez-vous été informé
Constat : avant comme après la distribution ce sont les RECO qui étaient au premier plan concernant l’information de la population sur la campagne MILD suivi de l’agent de santé.
A.4. Etes vous informé qu'une distrisbution des MILD sera organisée
Constat : avant comme après la distribution, plus de 90% des enquêtés avaient les informations sur la distribution de MILD.
A.5. Que devriez-vous faire si vous constatez que votre MILD est trouée
Constats : Avant comme après la campagne beaucoup d’enquêtés ont reconnu que raccommoder la MILD est la meilleure solution devant une MILD trouée. Remplacer par une autre occupe la 2é position.
A.5. Avec quel type de savon devez-vous laver votre MILD
Constats : Avant la distribution le savon local a la grande proportion de 36% tandis qu’après la distribution, le savon ordinaire représente 96%.
A.6. Etes-vous prêt à dormir sous la MILD
Constats : avant comme après la distribution, la majorité des enquêtés est favorable à dormir sous la MILD avec une proportion au-delà 90% ;
A.7. Selon vous, quel est l'avantage de dormir sous la MILD
Constats : avant c’est la protection contre les piqures de moustiques qui a une grande proportion de 58% et après la distribution c’est de se protéger contre la malaria avec 56%.
6.2. Analyse des résultats
5.2.1 Quelques indicateurs clés des résultats
· Effets
· Couverture en MILD : 99%
· 901 063 ménages servis sur 907 415 ménages dénombrés
· Population couverte dénombrée : 4 895156 Habitants
· Produits
· Nombre des CAC mises en place fonctionnelles : 4 740
· Nombre des ménages dénombrés : 907 415 Ménages
· % des MILD livrées dans les zones de santé : 99%
· Nombre des MILD distribuées : 2 624 776.
Ratio Pop Couverte / MILD reçues : 4 895 156/2 651289 = 1.8
· Processus
· Taux de réalisation des réunions de coordination (CPC) : 100%
· Nombre des vélos distribués : non disponible
· Nombre des MILD achetées : 2 651289
· Nombre des structures communautaires mises en place : 4740 CAC
· Nombre de RECO élus par la communauté : 21647
· Nombre de CODESA mis en place : 394 6 Financement Le coût opérationnel de distribution des MILD a été estimé à 570 402 dollars USD. Ledit coût de financement de 3 étapes du processus à savoir : la mise en place des organes de participation communautaire (121 015 USD), la distribution des MILD proprement dite (247 536 USD) ainsi que le suivi de l’utilisation des MILD ( 201 821USD). Ces ressources ont été mobilisées par USAID-PMI USD et par l’UNICEF.
Par ailleurs, le coût d’acquisition des MILD + Fret + stockage jusque porte d’entrée du Pays est de $5,214,000, le cout du transport des MILD et vélos jusqu’aux AS est de $1,530,400.
Ces couts se répartissent en deux grandes rubriques indiquées dans le tableau ci-dessous, à savoir : (1) le cout d’acquisition des MILD +…
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