J.23 Resilience Pilot Project Baseline (FRENCH).pdf
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This request for proposal from USAID Haiti seeks proposals for the USAID/Haiti Livestock Market Systems Resilience Activity. The purpose is to increase resilience of households and communities in two focus zones through improving the livestock market system. Employing an inclusive market systems approach, interventions will improve the productivity and competitiveness of cattle, poultry, and small ruminant sub-sectors. This will increase resilience to shocks including climate change, COVID-19 impacts, conflict, weak governance, and other diseases. Proposals must be prepared according to instructions in sections L and M, and will be evaluated based on criteria in section M. The closing date for proposals is specified in the document. All questions must be submitted electronically by the deadline to the listed email address.
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@ Octobre 2021
COORDINATION NATIONALE DE LA SECURITE
ALIMENTAIRE (CNSA)
Version finale
Rapport d’analyse de l’enquête ligne de base du projet pilote de résilience dans le SUD
Rapport soumis à l’attention du PAM
Juillet 2021
Tables des matières Résumé exécutif
I- Contexte
II- Approche méthodologique
2.1- Echantillon de l’enquête
2.2- Limites de la méthodologie
III- Composition des ménages
IV- Sécurité alimentaire
4.1- Score de consommation alimentaire
4.2- Consommation hebdomadaire des aliments riches en nutriments
4.3- Indice de stratégie d’adaptation
V- Source de revenu
5.1.1-Fréquence d’exercice des activités generatrices de revenus
5.2.1- Score de diversification de revenu des ménages par commune
5.2.2- Score de diversification de revenu des ménages selon le sexe et les composantes du projet .. 27
VI- Chocs et stratégies d’adaptation
6.1 Types de chocs dans plus répandus dans la zone de l’étude
6.2- Niveau d’impact des chocs sur les ménages
6.3- Stratégies d’adaptation aux chocs subis
6.4- Niveau de récupération des chocs
VII- Evaluation de la capacité de la résilience du ménage
7.1- Les différentes capacités de résilience
7.1.1- Capacité d’absorption
7.1.2- Capacité de transformation
7.1.3- Capacité d’adaptation
7.1.4- Capacité financière
7.1.5- La capacité sociale
7.1.6- La capacité gouvernementale
7.1.7- La capacité d’apprentissage
7.1.8- La capacité d’anticipation
7.1.9- La capacité d’alerte précoce
7.2- Score de résilience subjectivement auto-évalué (SERS) calculé
7.3- Capital social
7.4- Biens du ménage
7.5- Indice de capacité de résilience du ménage
VIII- Activités agricoles
8.1- Activités agricoles entrepris par les ménages durant les 12 derniers mois
8.2- Application des technologies et des techniques améliorées dans les activités agricoles
8.3- Accès aux semences améliorées, aux engrais améliorés et aux pesticides améliorés
a) Accès aux semences améliorées
8.4- Activités de vente des produits agricoles
IX- ECMEN (Évaluation des besoins essentiels)
9.1- Dépenses mensuelles par rapport au MEB
9.2- Dépenses mensuelles, score de consommation alimentaire et score de diversité alimentaire
X- BONNES PRATIQUES NUTRITIONNELLES ET HYGIÉNIQUES
10.1- Lavage systématique des mains
10.2- Régime alimentaire et ou consommé habituellement des aliments fortifiés des femmes enceintes
10.2.1- Diversité alimentaire des femmes en âge de procréer
10.3- Consommation régulièrement des aliments riches en fer-acide folique pendant leur grossesse .. 59
10.4- Consommation des aliments riches en protéines
10.5- Accès à l’eau
10.6- Périmètre brachial
10.6.1- Malnutrition aiguë selon le périmètre brachial
XI- Conclusion
Annexes
Liste des tableaux
Tableau 1. Répartition des ménages par composante de l’enquête
Tableau 2. Répartition des 638 bénéficiaires de l’échantillon par commune et par Composantes
Tableau 3. Sexe du chef de ménage par commune et par composante du projet
Tableau 4. Indice d’adaptation et Panier minimum de dépense (MEB)
Tableau 5. Fréquence d’exercice des activités génératrices de revenus
Tableau 6. Type d’apport par source de revenu
Tableau 7. Niveau de satisfaction des besoins par les sources de revenus
Tableau 8. Source de revenu selon le sexe du chef de ménage
Tableau 9. Degré de diversification des sources de revenus selon le sexe et selon les composantes du projet
Tableau 10. Raison des moments difficiles par commune et par sexe du chef de ménage et par composante du projet
Tableau 11. Niveau des impacts des chocs par types de chocs
Tableau 12. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité d’adaptation
Tableau 13. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité de transformation
Tableau 14. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité d’adaptation
Tableau 15. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité financière
Tableau 16. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité sociale
Tableau 17. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité gouvernementale
Tableau 18. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité d’apprentissage
Tableau 19. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité d’anticipation
Tableau 20. Niveau d’accord ou de désaccord par rapport à la capacité d’alerte précoce
Tableau 21. Score de résilience subjectivement auto-évalué (SERS) et indice de stratégie d’adaptation... 40
Tableau 22. Possession de véhicules roulants par commune
Tableau 23. Possession et accès à l’énergie électrique
Tableau 24. Tableau 25. Possession de biens électroménagers
Tableau 26. Possession de fours et accès aux combustibles
Tableau 27. Indicateurs constituant l’indice de la capacité de résilience
Tableau 28. Indice de capacité de résilience selon les communes, les composantes du projet et le sexe du chef de ménage
Tableau 29. Pourcentage de ménage ayant entrepris des activités agricoles ou pas durant les 12 derniers mois
Tableau 30. Application des technologies et gestion améliorée
Tableau 31. Pourcentage des ménages ayant accès aux semences améliorées
Tableau 32. Pourcentage des ménages ayant accès aux engrais s améliorés
Tableau 33. Pourcentage des ménages ayant accès aux pesticides s améliorés
Tableau 34. Montant total des ventes par commune
Tableau 35. Score de consommation alimentaire par montant de vente annuelle moyenne
Tableau 36. Dépenses mensuelles et panier minimum dépenses
Tableau 37 Pourcentages des dépenses alimentaires par communes
Tableau 38. Pourcentage de ménage ayant déclaré avoir pratiqué systématiquement le lavage des mains.
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Tableau 39. Pourcentage de femmes en âge de procréer ayant une bonne diversité alimentaire
Tableau 40. Répartition du pourcentage de ménages ayant une femme pour chef qui sont actuellement allaitante
Tableau 41 Pourcentage de ménages ayant des femmes enceintes qui ont déclaré avoir suivi habituellement un régime alimentaire et ou consommé habituellement des aliments fortifiés pendant la grossesse
Tableau 42 Pourcentage de ménage ayant des femmes avoir déclaré la consommation régulièrement des aliments riches en fer-acide folique pendant leur grossesse
Tableau 43. Consommation par des femmes enceintes de fer et d’acide folique pour prévenir l’anémie pendant la grossesse et 3 mois après la naissance des de leur bébés
Tableau 44. Pourcentage de ménage ayant déclaré avoir consommé habituellement une alimentation riche en protéines
Tableau 45. Pourcentage de ménage avoir déclaré prendre de complément d’alimentation adéquate à partir de 6 mois
Tableau 46. Classification de la malnutrition aiguë selon le périmètre brachial (MUAC)
Tableau 47. Prévalence de la malnutrition aiguë (PB) chez les enfants de moins de cinq ans (6-59 mois) .. 62
Tableau 48. Prévalence de la malnutrition aiguë (PB) des femmes en âge de procréer parmi les ménages bénéficiaires
RESUME EXECUTIF
Avec un financement de USAID, le PAM est en train de développer une intervention pilote de 18 mois dans le département Sud d'Haïti visant à (i) renforcer la résilience économique des ménages vulnérables par la création d'actifs et la diversification des sources de revenus et (ii) maintenir ou améliorer la nutrition des ménages face aux chocs en favorisant la mobilisation sociale et de renforcer la coordination et la collaboration avec d'autres acteurs. Cette intervention se base sur une approche intégrée de la résilience, combinant le lien humanitaire-développement tout en fournissant une assistance directe aux populations touchées par des crises et chroniquement vulnérables et en renforçant la résilience et les systèmes alimentaires. Dans ce contexte, cette étude ligne de base a été réalisée afin, d’une part, de pouvoir établir le cadre de référence permettant de mesurer les changements et, d’autre part, d’être capable d’attribuer les changements directs ou indirects induits par les activités de ce projet pilote au niveau des quatre communes concernées (Roche-à-Bateau, Coteaux, Chardonières et Port-à-Piment). L’analyse des principaux résultats permet de relever les faits saillants suivants :
Sur le plan de la composition des ménages et de la sécurité alimentaire :
1. Les ménages des communes concernées sont constitués en moyenne de 5.6 personnes et sont dirigés majoritairement par des hommes (54.7%). A l’exception des ménages de la composante 2 du projet qui ont une plus grande proportion (74%) de chef de ménage femme, les chefs de ménages pour les autres composantes du projet sont dominés par des hommes (Composante 1 :
58.9%, composante 1 et 2 : 62.09%).
2. L’un des moyens d’apprécier le niveau de résilience d’un ménage consiste à analyser sa situation alimentaire. L’analyse du score de consommation alimentaire (SCA) révèle que 68% des ménages ont une consommation alimentaire inadéquate (23% pauvre et 45% limite). La plus forte proportion des ménages ayant une consommation alimentaire inadéquate se trouvent respectivement au niveau des communes de Coteaux (82.3%) et de Port-à-Piment (81.5%). Dans l’ensemble des communes, 1.8% des ménages ne consomment aucuns aliments riches en micro et macro nutriments, 14,5% ne consomment qu’un groupe des 3 groupes d’aliments riches en micro et macro nutriments, 35.2 % consomment deux des trois groupes d’aliments sources de micro et macro nutriments et 48.5% en consomment les trois.
En ce qui concerne les stratégies d’adaptation :
3. Dans l’ensemble des communes, plus de 92% des ménages ont adopté des stratégies d’adaptation parmi lesquels 24.9% des ménages ont adopté des stratégies de crises et 50.9% des stratégies d’urgence. Les communes de Chardonnières (71.2%), de Roche -a -Bateau (58.6%) et de Coteaux (53.8%) regroupent la plus forte proportion des ménages adoptant des stratégies alimentaires d’urgences. Les stratégies de crise sont plus utilisées au sein des ménages ayant une femme comme chef. Environ 90% des ménages ayant une dépense totale mensuelle inferieure au MEB ont recours soit à des stratégies de stress (90.3%), de crise (90%) ou d’urgence (89.7%).
4. Quel que soit les composantes, plus de la moitié des ménages recourent à l’utilisations des stratégies d’urgences pour faire face à des difficultés de couverture des besoins alimentaires, à l’exception des futures bénéficiaires de la composante 1.
En ce qui a trait aux sources de revenus et aux chocs :
5. Au niveau de toutes les communes, la production agricole représente la première source de revenu. Pour chacune des communes, plus de 80 % des ménages ont declaré les activités agricoles comme première source de revenu et 8% considèrent le commerce comme seconde source de revenu. L’analyse des données, montre que dans l’ensemble, les activités génératrices de revenu excrcées par les ménages de la zone de l’étude ne permet qu’ à seulement 17.4% des ménages de couvrir la totalité de leurs besoins.
6. Dans l’ensemble des communes sur lesquelles portent l’étude ligne de base, plus de la moitié (51.2%) des ménages ont une diversification moyenne des sources de revenus et plus de 3 ménages sur 10 ont une faible diversification des sources de revenu.
7. Quel que soit la commune considérée, la plus forte proportion des ménages (plus de 96%) indiquent avoir vécu des moments difficiles en raison du choc « augmentation du prix des aliments ». Le deuxième choc, le plus répandus qui a provoqué l’expérience des moments difficiles est celui de l’attaque des cultures par des maladies ou des ravageurs (plus de 80% des ménage de chaque commune).
En ce qui concerne l’évaluation du niveau de la résilience :
8. L’analyse du score de résilience subjectivement auto-évalué révèle que dans l’ensemble des 4 communes que, 39% des ménages ne sont pas résilients, 46% ont une résilience moyenne et seulement 15% des ménages sont totalement résilients. Seulement 25.6% des ménages n’ayant recours à aucune stratégie d’adaptation ne sont pas résilients alors que 44.9% et 32.8% des ménages utilisant respectivement des stratégies d’urgence et de crises ne sont pas résilients.
9. L’analyse de l’indice de la capacité de résilience pour les ménages de la zone de l’étude indique que les ménages sont peu résilients. En effet, dans l’ensemble des communes, la valeur moyenne de l’indice de la capacité de résilience des ménages est seulement de 32.66 sur les 110 possible.
10. L’évaluation des besoins essentiels des ménages de la zone de l’étude, montre que près de 90% des ménages ont des dépenses mensuelles inférieures au seuil du panier minimum de dépenses (MEB), 8% ont des dépenses mensuelles supérieures de 20% du MEB et seulement 5% ont des dépenses supérieures de 50% du MEB. Près de 100% des ménages avec un score de consommation alimentaire pauvre ont des dépenses mensuelles inférieures au seuil du panier minimum de dépenses.
11. Pour plus de la moitié des ménages (50.9%) les dépenses mensuelles alimentaires s’élèvent à plus de 75% des dépenses totales mensuelle. Dans l’ensemble, les ménages qui ont des dépenses de consommation alimentaires représentant plus de 75% des dépenses totales sont dirigés majoritairement par des hommes (53% contre 48%).
Sur le plan nutritionnel et des bonnes pratiques d’hygiène :
12. Dans l’ensemble, les données montrent que 57.3% de ménage ayant déclaré avoir pratiqué systématiquement le lavage des mains. Les communes de port à Piment (73.7%) et Roche à Bateau (61.8%) affichent les plus forts taux de ménages ayant pratiqués le lavage des mains.
13. Il ressort des résultats que 14.4% des ménages ayant des femmes enceintes ont déclaré avoir suivi habituellement un régime alimentaire et ou consommé habituellement des aliments fortifiés pendant la grossesse. Sur l’ensemble des communes concernées, seulement 10.7% des femmes avaient une diversité alimentaire acceptable qu’on peut qualifier de bonne.
14. Au niveau de l’ensemble des communes d’intervention du projet, 27.6% des femmes ayant pour tâche chef de ménage sont actuellement allaitante. Le plus fort pourcentage des femmes actuellement allaitante se trouve dans la commune de Coteaux (34.4%) et le moins élevé dans la commune de Roche à Bateau (18.5%).
15. Les résultats de la ligne de base montrent dans l’ensemble que seulement 15.1% des femmes consomme régulièrement des aliments riches en fer-acide folique pendant leur grossesse.
16. Dans l’ensemble 18.3% des ménages ayant des femmes avoir déclaré prennent habituellement des comprimés de fer et d’acide folique pour prévenir l’anémie pendant leur grossesse et pendant au moins 3 mois après la naissance de leur bébé.
17. Il ressort de l’analyse des données que le taux de la malnutrition aiguë globale varie entre 1,3% et
6,7% dans les domaines de l’étude. Elle est de 3,9% au niveau des 4 communes.
I- CONTEXTE
Dans le but de renforcer la résilience des populations dans le département du Sud affectées par la sécheresse, le PAM avec le support financier de l’USAID décide de développer une intervention pilote de trois ans dans le département du Sud d'Haïti visant à renforcer la résilience économique des ménages vulnérables par la création d'actifs et la diversification des sources de revenus ainsi que de maintenir ou d’améliorer la nutrition des ménages face aux chocs.
Cette intervention se base sur une approche intégrée de la résilience, combinant le lien humanitaire-développement tout en fournissant une assistance directe aux populations touchées par des crises et chroniquement vulnérables et en renforçant la résilience et les systèmes alimentaires. Cette approche se veut une approche participative avec un fort engagement des communautés. En outre, le PAM tient à ce que l’égalité des sexes soit prise en compte dans son intervention afin d’informer les actions visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes et à réduire les inégalités entre les sexes. Dans le but d’alimenter la composante d'apprentissage - y compris l'analyse de la vulnérabilité, les évaluations, le suivi et l'évaluation, et la documentation des leçons apprises et des meilleures pratiques du projet, le PAM désire avoir une photographie de la situation avant-projet permettant de pouvoir mener à bien les activités de suivi évaluation afin, d’une part, de pouvoir établir le cadre de référence permettant de mesurer les changements et, d’autre part, d’être capable d’attribuer les changements directs ou indirects observés.
C’est ainsi que le PAM a sollicité l’expertise de la CNSA pour la réalisation d’une enquête ligne de base au niveau de 4 communes cibles du projet (Chardonnières, Coteaux, Roche à Bateau et Port à Piment) dans le département du Sud.
Cette enquête ligne de base a pour objectif général d’établir une situation de référence détaillée en proposant des valeurs quantitatives de référence pour les indicateurs d’impact, d’effets et de résultats conformément au cadre logique du projet. Spécifiquement, le projet vise à :
• Établir le niveau de la résilience économique des ménages vulnérables afin qu’on puisse apprécier l’évolution du niveau de résilience des plus vulnérables par la constitution d'actifs et la diversification des sources de revenus au cours de la mise œuvre du projet;
• Établir l’état nutritionnel des bénéficiaires au démarrage du projet afin de pouvoir apprécier si la nutrition des ménages est maintenue ou améliorée face aux chocs grâce à la mobilisation sociale au niveau communautaire et à une meilleure collaboration avec d'autres acteurs.
II- APPROCHE METHODOLOGIQUE
Cette étude est basée sur une approche quantitative. Son objectif est d’établir une photographie de base détaillée en proposant des valeurs de référence pour les indicateurs d’impact, d’effets et de résultats conformément au cadre logique du projet pilote de résilience.
L’enquête est réalisée en administrant un questionnaire en face à face aux ménages. Une équipe d’enquêteurs a été formée à l’outil de collecte. La population visée par l’enquête est un échantillon représentatif de la liste des ménages cibles du projet pilote issus de la base de données du SIMAST selon la présence dans le ménage d’enfants malnutris de moins de 5 ans, la proximité des ménages aux sites des travaux FFA prévus dans la communauté, la capacite de travail d’au moins un membre du ménage, la dépendance des ménages aux activités agricoles et petit élevage.
Pour donner suite à plusieurs cas d’irrégularités détectés, un travail d’épuration a été effectué au sein de la liste dans le but de les pallier. La liste, obtenue après nettoyage, a été constituée en enlevant de la liste de départ l’ensemble des cas d’irrégularités.
2.1- Echantillon de l’enquête
Le ciblage, réalisé par la direction du « projet résilience Sud (AVSI) et validé par le PAM, a permis de de constituer une liste de ménages, répartis sur quatre communes du département du SUD, qui auront à bénéficier de trois composantes. Cette liste de 1351 bénéficiaires a servi comme base de sondage pour tirer l’échantillon de l’enquête de la ligne de base du projet.
Tableau 1. Répartition des ménages par composante de l’enquête
TOTAL
Chardonniere s
Port-a- Piment
Coteaux Roche-a bateaux
COMPOSANTES 1,2,3 1,2,3 1,2,3 1,2,3
Composante 1 : population cible
Nombre de ménages cibles pour FFA 980 219 219 271 271
Chefs d’équipe 119 28 28 31 32
Superviseurs 12 3 3 3 3
SOUS-TOTAL C1 1111 250 250 305 306
Composante2 : population cible
Ménages divers econ./ petits exploitants agricoles 550 137 137 138 138
Ménages pour Groupes d'épargne 250 62 62 63 63
SOUS-TOTAL C2 800 200 200 200 200
Composante3 : population cible1 250 250 305 306
Nombre de ménages cibles pour nutrition 250 250 305 306
SOUS TOTAL C3 1111 250 250 305 306
TOTAL C1+C2+C3 avec chevauchement (70% de R2 venant de R1, et 100% de R3 venant de R1)
310 310 365 366
1 + les ménages avec enfants malnutris qui seront dépisté et référés aux centres de santé.
L’échantillon a été tiré par la méthode d’échantillonnage stratifiée par composante et par commune. Dans chaque strate retenue, un échantillon aléatoire simple de bénéficiaires a été retenu pour la collecte des données. Ci-dessous la répartition de l’échantillon tiré par composante et par commune
Tableau 2. Répartition des 638 bénéficiaires de l’échantillon par commune et par Composantes
Composantes Chardonnières Coteaux Port-à-Piment Roche à Bateau Grand Total
R1 55 64 55 64 238
R1 et R2 55 65 55 65 240
R2 37 43 37 43 160
Grand Total 147 172 147 172 638
2.2- Limites de la méthodologie
On a rencontré des difficultés lors des opérations de collecte pour identifier et authentifier chaque bénéficiaire retenu pour participer dans la collecte des données. D’autres difficultés liées aux résultats du ciblage ont affecté la performance des opérations de collecte, 614 bénéficiaires ont été enquêté, soit un taux de réponse de 96%. Les raisons évoquées par l’équipe de collecte sont :
• Deux bénéficiaires ayant des codes différents sont conjoints et partagent le même ménage ;
• La localité où réside le bénéficiaire n’est pas mentionnée dans la liste ;
• Le bénéficiaire est introuvable dans la localité mentionnée dans la liste ;
• Des bénéficiaires ayant les mêmes noms, mais des codes d’identification de ciblage différents.
III- RESULTATS /COMPOSITION DES MENAGES
En moyenne, dans l’ensemble des communes, les ménages sont constitués de 5.9 personnes. Les communes de Chardonnieres et de Roche-a Bateau ont le nombre moyen de personne par ménage le plus élevé. Elles ont respectivement 6.4 et 6.1 personnes par ménage.
Ligne de base Résilience, 2021
Dans l’ensemble des communes, les ménages sont dirigés majoritairement par des hommes. En effet, plus de la moitié des ménages ont pour chef une personne de sexe masculin (54.7%) alors que 45.3% des ménages ont pour chef une personne de sexe féminin. L’analyse par commune montre que les ménages des communes de Chardonnieres et de Port-à-piment sont dirigés respectivement en majorité par des femmes (51.4% et 53.8%). A l’exception des ménages de la composante 2 du projet qui ont une plus grande proportion (74%) de chef de ménage femme, les chefs de ménages pour les autres composantes du projet sont dominés par des hommes (Composante 1 : 58.9%, composante 1 et 2 : 62.09%).
Tableau 3. Sexe du chef de ménage par commune et par composante du projet
Sexe du chef de ménage
MASCULIN FEMININ
Commune Chardonnières 48.6% 51.4%
Coteaux 63.8% 36.2%
Roche à Bateau 58.0% 42.0%
Port à Piment 46.2% 53.8%
Ensemble 54.7% 45.3%
Composante du projet Composante 1 58.9% 41.1%
Composante 1&2 62.9% 37.1%
Composante 2 26.0% 74.0%
Ensemble 54.7% 45.3%
Ligne de base Résilience, 2021
.4
.8 6 .1
.2 5
.9
C H A R D O N N I È R E S C O T E A U X R O C H E À B A T E A U P O R T À P I M E N T E N S E M B L E
NOMBRE MOYEN DE PERSONNE PAR MÉNAGE
PAR COMMUNE
IV- RESULTATS / SECURITE ALIMENTAIRE
L’un des moyens d’apprécier le niveau de résilience d’un ménage consiste à analyser sa situation alimentaire. Dans le cadre de cette enquête, plusieurs indicateurs sont utilisés pour l’appréciation de la situation alimentaire des ménages vivant dans la zone de l’étude qui vont bénéficier des activités de ce projet pilote de résilience.
4.1- Score de consommation alimentaire
Le premier indicateur est celui du score de consommation alimentaire. Cet indicateur proxy, basé sur un rappel de 7 jours concernant le type d’aliments consommés et leur fréquence de consommation permet de capter la quantité (kcal) et la qualité (nutriments) de l’alimentation.
Dans l’ensemble, les résultats de l’enquête ligne de base montrent qu’au niveau de la zone de l’étude, 68% des ménages ont une consommation alimentaire inadéquate (23% pauvre et 45% limite) ne leur permettant pas de mener une vie active et saine.
Alors que le régime alimentaire des ménages ayant une consommation alimentaire pauvre est privée de protéines animales, de légumineuses, de fruits ou de produits laitiers, le régime alimentaire des ménages disposant d’une consommation limite est constitué des céréales et de l’huile, du sucre.
L’analyse du graphique suivant révèle que la plus forte proportion des ménages ayant une consommation alimentaire inadéquate se trouvent respectivement au niveau des communes de Coteaux (82.3%) et Port-à-Piment (81.5%). La commune ayant la plus forte proportion de ménage avec une consommation alimentaire acceptable est celle de Chardonnières (54.6%) et le pourcentage le plus élevé de ménage avec une consommation alimentaire pauvre est observé au niveau de la commune de Coteaux (42.2%).
Ligne de base Résilience, 2021
En ce qui a trait à l’analyse selon le sexe, le pourcentage des ménages ayant une consommation alimentaire limite ne varie pas significativement en fonction du sexe du chef de ménage. En effet, l’analyse du
9.3%
42.2%
9.0%
30.1% 23.0%
36.0%
40.1%
51.5%
51.4%
45.0%
54.6%
17.8%
39.5%
18.6% 32.1%
C H A R D O N N I È R E S C O T E A U X R O C H E À B A T E A U P O R T À P I M E N T E N S E M B L E
SCORE DE CONSOMMATION ALIMENTAIRE PAR
COMMUNE
Pauvre Limite Acceptable graphique suivant montre que 44,8% des ménages dirigés par un homme ont une consommation alimentaire limite contre 45.2% de ceux dirigés par une femme. Alors que pour la consommation alimentaire acceptable, le sexe semble avoir une certaine influence puisque 29.8% des ménages ayant un homme pour chef de ménage ont une consommation alimentaire acceptable contre 34.8% pour les ménages dirigés par une femme. De même pour la consommation alimentaire pauvre, 25.4% des ménages dirigés par un homme ont une consommation alimentaire pauvre contre 20.0% des ménages ayant une femme comme chef.
Ligne de base Résilience, 2021
Comme mentionné dans la partie méthodologique, le choix de l’échantillon des ménages se fait au sein de la population des 3 composantes du projet. La population de la composante 1 est constituée des bénéficiaires des activités d’assistance alimentaires. La composante 2 comprend les ménages de petits exploitants agricoles et les groupes d’épargne et la composante 3 est constituée des ménages cibles pour la nutrition.
L’analyse du score de consommation alimentaire selon les composantes révèle que la composante 1 et 2 concentre la plus forte proportion des ménages ayant une consommation alimentaire pauvre, respectivement 25,1% et 24 %. La plus forte proportion des ménages ayant une consommation alimentaire limite se concentre au niveau de la composante 3 (51.3%).
25.4% 20.0% 23.0%
44.8% 45.2% 45.0%
29.8% 34.8% 32.1%
M A S C U L I N F E M I N I N E N S E M B L E
SCORE DE CONSOMMATION ALIMENTAIRE PAR
SEXE
Pauvre Limite Acceptable
4.2- Consommation hebdomadaire des aliments riches en nutriments
L’accès aux aliments ne garantit pas la qualité de ces derniers c’est pourquoi, il est à rechercher si les aliments consommés sont riches en nutriments nécessaires pour une vie active et saine. Dans le cadre de cette enquête, la consommation des aliments riches en vitamine A en fer et en protéines a été évaluée.
Consommation de la vitamine A
L’analyse des données de la consommation de la vitamine A, montre que dans l’ensemble des communes sur lesquelles porte l’étude, plus de 30% des ménages consomment des aliments riches en vitamine A au moins une fois par jour et plus de 50% en consomment chaque jour. Seulement 6% des ménages ne consomment pas des aliments riches en vitamine A. Les communes de Chardonnieres (68.8%) et de Roche a-Bateau (67.9%) présentent la plus forte proportion de ménages ayant une consommation alimentaire riches en Vitamine A. Ce fait s’accorde puisque, ces deux communes disposent la plus forte proportion de ménage ayant un score élevé de consommation alimentaire.
Ligne de base Résilience, 2021
25.1% 24.0% 15.8% 23.0%
45.4% 41.9% 51.3% 45.0%
29.5% 34.2% 32.9% 32.1%
C O M P O S A N T E 1 C O M P O S A N T E 2 C O M P O S A N T E 3 E N S E M B L E
SCORE DE CONSOMMATION ALIMENTAIRE PAR
COMPOSANTE
Pauvre Limite Acceptable
2.3% 7.8% .7% 13.4% 6.0%
28.8% 36.3%
31.4%
39.7% 34.1%
68.8% 55.9%
67.8% 46.9%
59.9%
0.0%
20.0%
40.0%
60.0%
80.0%
100.0%
Chardonnières Coteaux Roche à Bateau Port à Piment Ensemble
Consommation des aliments riches en vitamine A par commune
Faible Moyenne Elevé
Comme on peut le remarquer sur la figure ci-dessus, la commune de Port-à-Piment concentre le plus fort pourcentage de ménage ayant une faible consommation des aliments riches en vitamine A. En effet, plus de 13% des ménages de cette commune ont une faible consommation de vitamine A. Cet indicateur confirme que le problème d’inéquation de la consommation alimentaire au niveau de cette commune est à la fois un problème de quantité et de qualité notamment en ce qui a trait à la consommation de la vitamine A.
Ligne de base Résilience, 2021
L’analyse par sexe du chef de ménage révèle que les femmes ont majoritairement une consommation moyenne et élevée des aliments riche en vitamine A (36.2% pour les femmes contre 32.4% pour les hommes ont une consommation moyenne et 60.7% des femmes contre 59.3% des hommes). Les hommes sont plus enclins à avoir une faible consommation de vitamine A que les femmes (8.4% hommes et 3.1% femmes).
En analysant la consommation de la vitamine A par composante du projet, même si les différences ne sont pas statistiquement significatives, il est constaté que la plus forte proportion de ménages ayant une consommation moyenne de vitamine A s’observe au niveau de la composante 3 et la plus forte proportion de ménages avec une consommation élevée de vitamine A se présente au niveau des composantes 1 et 2 alors que le pourcentage le plus élevé des ménages à faible consommation de vitamine A est concentré au niveau de la composante 1.
Consommation en Fer
Pour toutes les communes, le niveau de consommation des aliments riches en fer varie de faible à moyen.
En effet, la commune ayant le plus fort pourcentage de ménage avec une consommation élevée des aliments riches en fer est celle de Roche- à-Bateau contenant un pourcentage de 3.8%. Comme on peut remarquer sur la figure ci-dessous, à l’exception des communes de Chardonnières (64,7%) et de Roche-à-
Bateau (64.7%) qui disposent d’un fort pourcentage de ménage ayant une consommation moyenne des aliments riches en fer, plus de la moitié des ménages des autres communes consomment des aliments faibles en fer. La plus forte proportion des ménages consommant des aliments pauvres en fer s’observe au niveau de la commune de Coteaux (74.1%) qui ne contient aucun pourcentage de ménage ayant une consommation élevée des aliments riches en fer.
Faible Moyenne Elevé
MASCULIN 8.4% 32.4% 59.3%
FEMININ 3.1% 36.2% 60.7%
Ensemble 6.0% 34.1% 59.9%
Composante 1 6.6% 32.6% 60.7%
Composante 2 5.8% 34.2% 60.1%
Composante 3 5.0% 37.4% 57.6%
Ensemble 6.0% 34.1% 59.9%
Composante du projet
Sexe du chef de ménage
En ce qui a trait à l’analyse selon le sexe du chef de ménage, la faible consommation du fer s’observe le plus chez les hommes chef de ménage (56.6%) que chez les femmes chef de ménage (43.9%). L’analyse du tableau suivant montre que la composante 1 du projet enregistre le plus fort pourcentage des futurs ménages bénéficiaires ayant une faible consommation de fer.
Ligne de base Résilience, 2021
Consommation de protéines
Dans l’ensemble des communes, la consommation des aliments riches en protéines est plutôt moyenne.
En effet, près de 70% des ménages ont une consommation moyenne des aliments riches en protéines.
Seulement 12,9 % des ménages ont une consommation élevée de protéines. L’analyse du graphique ci-dessous, permet de voir que les communes de Roche-à-Bateau (80%), de Port-à-Piment (75.8%) et de
Coteaux (66%) regroupent les plus forts pourcentages de ménage ayant une consommation moyenne en aliments riches en protéines. La commune de Chardonnières (43.9%) est celle qui présente la plus forte proportion de ménages ayant une consommation élevée des aliments riches en protéines
33.0%
74.1%
31.5%
63.5% 50.8%
64.7%
25.9%
64.7%
35.7% 47.4%
2.3% 3.8% .8% 1.7%
0.0%
10.0%
20.0%
30.0%
40.0%
50.0%
60.0%
70.0%
80.0%
90.0%
100.0%
Chardonnières Coteaux Roche à Bateau Port à Piment Ensemble
Consommation des aliments riches en Fer par commune
Faible Moyenne Elevé
Faible Moyenne Elevé
MASCULIN 56.6% 41.6% 1.8%
FEMININ 43.9% 54.4% 1.6%
Ensemble 50.8% 47.4% 1.7%
Composante 1 55.9% 42.6% 1.5%
Composante 2 50.3% 47.5% 2.2%
Composante 3 40.5% 58.2% 1.3%
Ensemble 50.8% 47.4% 1.7%
Sexe du chef de ménage
Composante du projet
La consommation des aliments riches en protéines est plus inadéquate chez les ménages dirigés par des hommes que ceux dirigés par des femmes. En effet, l’analyse du tableau suivant montre que 15,1% des ménages dirigés par un homme ont une faible consommation des aliments riches en protéines alors que les pourcentages de consommation moyenne (70.3% pour les femmes et 68.5% pour les hommes) et élevée (19.5% pour les femmes et 16.4% pour les hommes) des protéines sont plus élevés chez ménages ayant une femme comme chef.
L’analyse selon les composantes du projet révèle que la composante 1 (17.1%) regroupe le plus fort pourcentage de ménage détenant une faible consommation de protéines et la composante 3 (25.6%) dispose de la plus forte proportion de ménage ayant une consommation élevée des aliments riches en protéines
3.0%
25.1%
4.4% 18.2% 12.9%
53.1%
66.0%
80.0%
75.8% 69.3%
43.9%
8.9% 15.6% 6.0%
17.8%
0.0%
10.0%
20.0%
30.0%
40.0%
50.0%
60.0%
70.0%
80.0%
90.0%
100.0%
Chardonnières Coteaux Roche à Bateau Port à Piment Ensemble
Consommation de protéines par commune
Faible Moyenne Elevé
Faible Moyenne Elevé
MASCULIN 15.1% 68.5% 16.4%
FEMININ 10.2% 70.3% 19.5%
Ensemble 12.9% 69.3% 17.8%
Composante 1 17.1% 70.0% 12.8%
Composante 2 12.4% 68.4% 19.3%
Composante 3 4.6% 69.8% 25.6%
Ensemble 12.9% 69.3% 17.8%
Sexe du chef de ménage
Composante du projet
Consommation de micro et de macro nutriments
D’une manière générale, l’analyse de la consommation des aliments riches en micro et macro nutriments
(Vitamine, Fer et protéines) révèle que dans l’ensemble des commune 1.8% des ménages ne consomment aucuns aliments riches en micro et macro nutriments, 14,5% ne consomment qu’un groupe des 3 groupes d’aliments riches en micro et macro nutriments, 35.2 % consomment deux des trois groupes d’aliments sources de micro et macro nutriments et 48.5% en consomment les trois.
Ligne de base Résilience, 2021
L’analyse du graphique ci-dessus, montre que ce sont les communes de Port-à-Piment (4.6%) et de Coteaux
(2.7%) qui enregistrent les plus fortes proportions des ménages qui ne consomment aucuns aliments riches en micro et macro nutriments. L’analyse par composante du projet révèle que ce sont les ménages de la première composante (3.2%) qui ne consomment pas majoritairement aucuns des groupes d’aliments riches en micro et macro nutriments et ceux qui consomment majoritairement les trois groupes (vitamine
A, fer et protéines) s’observent au niveau de la deuxième composante (58.7%).
4.3- Indice de stratégie d’adaptation
L’indice des stratégies d'adaptation prend en compte la fréquence et la gravité des comportements dans lesquels les gens s'engagent quand ils n'ont pas assez de nourriture ou pas assez d'argent pour acheter de la nourriture. On définit la stratégie alimentaire comme l’ensemble des stratégies mise en œuvre par les ménages quand ils rencontrent des difficultés pour subvenir à leurs besoins alimentaires.
Selon l’analyse des données de cette enquête, dans l’ensemble des communes, plus de 92% des ménages ont adopté des stratégies d’adaptation parmi lesquels 24.9% des ménages ont adopté des stratégies de crises et 50.9% des stratégies d’urgence. Seulement 8% des ménages n’ont pas eu recours à aucun des stratégies (stratégies de stress, de crise et d’urgence).
.0
.7
.0
.6
.8
.4
.1
.4
.8
.5 %2
.6
.7
.9 % 3
.7
.2
.0
.5
.7
.9 % 4
.5
C H A R D O N N I È R E S C O T E A U X R O C H E À B A T E A U P O R T À P I M E N T E N S E M B L E
CONSOMMATION DES ALIMENTS RICHES EN MICRO ET
MACRO NUTRIMENTS PAR COMMUNE
Aucun des trois groupes (VitA, Proteines et Fer) Consommation d'un 1 groupe des 3 groupes d'aliments Consommation de 2 groupe des 3 groupes d'aliments Consommation des 3 groupes d'aliments
Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessus, les communes de Chardonnières (71.2%), de Roche
-à-Bateau (58.6%) et de Coteaux (53.8%) regroupent la plus forte proportion des ménages adoptant des stratégies alimentaires d’urgences. Pour ces communes, plus de la moitié des ménages qui auront à bénéficier de ce projet recourent à des activités d’urgences alimentaires comme placer des enfants en domesticité, consommer des stocks de semence qui devaient être gardés pour la prochaine saison agricole, vente des derniers animaux femelles etc.
En analysant la mise en œuvre des stratégies d’adaptation selon le genre, l’analyse de données montre que ce sont les ménages dirigés par un homme qui ont recours majoritairement aux stratégies de stress et d’urgences. En effet, plus de 18% des ménages ayant pour chef un homme utilisent des stratégies d’adaptation de stress contre près de 14% de ceux dirigés par une femme. De même, pour les stratégies d’urgences plus de la moitié des ménages ayant un homme pour chef mettent en œuvre des stratégies d’urgences contre 48.3% des ménages dirigés par une femme. Les stratégies de crise sont plus utilisées au sein des ménages ayant une femme comme chef.
Ligne de base Résilience, 2021
0.0% 10.3% 5.5%
15.9% 8.0%
20.7% 14.5%
25.6%
16.2%25.9%
15.3% 21.4%
38.8%
24.9%
71.2% 53.8% 58.6%
19.8%
50.9%
C H A R D O N N I È R E S C O T E A U X R O C H E À B A T E A U P O R T À P I M E N T E N S E M B L E
STRATEGIES D'ADAPTATION/LCS PAR COMMUNE
Aucune strategie Strategies de stress Strategies de crises Strategies d'urgences
.0
.2
.7
.0
.0
% 1
.9
.9
.3
.0
% 1
.2 % 2
.9
.9
A U C U N E S T R A T E G I E S T R A T E G I E S D E S T R E S S S T R A T E G I E S D E C R I S E S S T R A T E G I E S D ' U R G E N C E S
STRATEGIES DE MOYENS D'EXISTENCE PAR SEXE
MASCULIN FEMININ Ensemble
Le croisement de l’indice d’adaptation avec le MEB permet de constater que 47.3% des ménages ayant une dépense mensuelle inferieur au MEB ne recourent à aucune stratégie d’adaptation négative. Alors qu’environ 90% des ménages ayant une dépense totale mensuelle inférieure au MEB ont recours soit à des stratégies de stress (90.3%), de crise (90%) ou d’urgence (89.7%). Comme on peut le constater dans le tableau 4, respectivement 43.3% et 36.1% des ménages dont les dépenses totales mensuelles sont supérieures de 20% du MEB et de de 50% du MEB n’utilisent aucune stratégie d’adaptation négative.
Seulement 7.4% des ménages qui ont une dépense totale mensuelle supérieure à 20% du MEB utilisent des stratégies d’urgence et 3.7% de ceux ayant une dépense totale supérieure de 50% du MEB recours à des stratégies d’urgences.
Tableau 4. Indice d’adaptation et Panier minimum de dépense (MEB).
LCS
Dépense totale mensuelle est plus petit que le MEB
Dépense totale mensuelle est plus grand que 20% du
MEB
Dépense totale mensuelle est plus grand que 50% du MEB
Non Oui Non Oui Non Oui
Aucune strategie 52.7% 47.3% 55.7% 44.3% 63.9% 36.1%
Strategie de Stress 9.7% 90.3% 96.5% 3.5% 98.8% 1.2%
Strategies de Crise 10.0% 90.0% 93.2% 6.8% 95.0% 5.0%
Strategies d'urgence 10.3% 89.7% 92.6% 7.4% 96.3% 3.7%
Ensemble 13.5% 86.5% 90.4% 9.6% 93.8% 6.2%
Ligne de base Résilience, 2021
L’analyse par composante du projet, révèle quel que soit les composantes, plus de la moitié des futures ménages bénéficiaires recourent à l’utilisations des stratégies d’urgences pour faire face à des difficultés de couverture des besoins alimentaires, à l’exception des futures bénéficiaires de la composante 1.
L’analyse du graphique suivant permet de conclure que ce sont les ménages de la composante 3 qui présente la plus forte proportion des ménages utilisant des stratégies d’urgences (60.3%).
Ligne de base Résilience, 2021
8.9% 8.8% 4.3% 8.0%
17.4% 15.2% 15.9% 16.2%
28.9% 23.4%
19.5% 24.9%
44.9% 52.6% 60.3% 50.9%
C O M P O S A N T E 1 C O M P O S A N T E 2 C O M P O S A N T E 3 E N S E M B L E
STRATEGIES DES MOYENS D'EXISTENCE PAR
COMPOSANTE
Aucune strategie Strategies de stress Strategies de crises Strategies d'urgences
V- SOURCE DE REVENU
L’analyse des sources de revenus est aussi un indicateur pertinent permettant d’apprécier le niveau de la résilience d’un ménage. Dans le cadre de cette enquête, des données sur les sources de revenu des ménages ont été collectées.
5.1- Principales sources de revenus
Quelque soit la commune considérée, les activités agricoles et le commerce occupent une place très importante dans les sources de revenus . Au niveau de toutes les communes la production agricole représente la première source de revenu. Pour chacune des communes plus de 80 % des ménages ont declaré les activités agricoles comme première source de revenu et 8% considèrent le commerce comme seconde source de revenu.
Ligne de base Résilience, 2021
5.1.1-Fréquence d’exercice des activités génératrices de revenus
Les activités agricoles ocuppent les ménages prioritairement de manière saisonnière (51.7%) et régulière
(36.5%) alors que pour le commerce, les ménages de la zone de l’étude sont occupés majoritairement de manière régulière (86.8%) et occasionnellement(11. En ce qui concerne les salariés, ils sont quasiment occupés exclusivement de façon régulière (92.64%).
89.8%
7.0%
1.5%
.9%
.9%
0.0%
86.3%
7.7%
3.2%
.7%
.7%
1.2%
82.0%
10.9%
1.5%
3.0%
1.8%
.7%
92.7%
5.8%
.6%
0.0%
0.0%
.8%
87.4%
8.0%
1.7%
1.2%
.9%
.7%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Production agricole, elevage, peche
Commerce(Gros commerce, grossiste+ detaillants+boutiquier, petit shop, garage, Vente de…
Service (hotel, restaurant, transport, réparation, coiffure, education, santé,Menagers / Concierge )
Journalier
Transfert
Autres
Source de revenu par commune
Chardonnières Coteaux Roche à Bateau Port à Piment Ensemble
Si dans l’ensemble, la fréquence des activités génératrices de revenu des ménages de la zone d’étude sont saisonnière (45.6%) et régulière (42.5%), les sources de revenu apportent pour la majorité des ménages à la fois des apports de subsistance et d’argent (54.1%). Comme indiqué dans le tableau suivant, les activités génératrices de revenu servent majoritairement à repondre aux besoins de subsistance des ménages
(39.4%). Les activités génératrices de revenu qui fournissent uniquement d’un apport monétaire directe represente seulement 6.4%.
5.1.2-Type d’apport selon les sources de revenu
Comme on peut se l’attendre, l’agriculture est l’activité génératrice de revenu qui fournit le plus fort pourcentage d’apport à la subsistance des ménages (43.6%) alors que l’activité génératrice de revenu qui procure le plus fort apport monétaire direct aux ménages est le service (46.3%) suivi des transferts (44.7%).
Celle fournissant la plus grande proportion à la fois monétaire et de subsistance est le commerce (66.3%) suivi des travaux journaliers (62%).
Tableau 6. Type d’apport par source de revenu
Apport à la subsistance du ménage Apport monétaire directe (en espèce)
Les deux s'appliquent
Production Agricole, élevage, pêche 43.6% 3.5% 52.9%
Commerce (Gros commerce, grossiste+ détaillants + boutiquier, petit shop, garage, Vente de bois/de charbon, Entrepreneur)
14.6% 19.2% 66.3%
Service (hôtel, restaurant, transport, réparation, coiffure, éducation, santé, Ménagers / Concierge)
0.0% 46.3% 53.7%
Journalier 0.0% 38.0% 62.0%
Transfert 0.0% 44.7% 55.3%
Autres 27.2% 22.7% 50.0%
Ensemble 39.4% 6.4% 54.1%
Occasionnelle Saisionnière Regulière
Production agricole, elevage, peche 11.8% 51.7% 36.5%
Commerce(Gros commerce, grossiste+ detaillants+boutiquier, petit shop, garage, Vente de bois/de charbon, Entrepreneur)
11.4% 1.7% 86.8%
Service (hotel, restaurant, transport, réparation, coiffure, education, santé,Menagers / Concierge
7.4% 0.0% 92.6%
Journalier 16.2% 0.0% 83.8%
Transfert 44.7% 0.0% 55.3%
Autres 0.0% 27.2% 72.8%
Ensemble 11.9% 45.6% 42.5%
Tableau 5. Fréquence d’exercice des activités génératrices de revenus
5.1.3- Niveau de satisfaction des besoins par les sources de revenu.
Il est recherché aussi à savoir dans quelles mesures les activités génératrices de revenu excercés par les ménages les permettent de repondre à leur besoins. L’analyse des données du tableau 7, montre que dans l’ensemble, les activités génératrices de revenu excrcées par les ménages de la zone de l’étude ne permet qu’ à seulement 17.4% des ménages de couvrir la totalité de leurs besoins. En analysant le tableau, il est surprenant de constater que malgré l’agriculture concentre la plus forte proportion des ménages qui l’exercent comme activité génératrice de revenu (87.4%), elle ne permet seulement qu’à 15.1% des ménages de couvrir la totalité de leurs besoins, toutefois il permet à 41% des ménages de couvrir la majeur partie de leur besoin. Cette situation explique pourquoi, il existe très peu d’investissement dans ce secteur et qu’elle est pratiquée majoritairement par des ménages ne disposant pas d’assez de choix. La plus forte proportion des sources de revenus qui couvrent la totalité des besoins des ménages sont respectivement les journaliers (46.1%) et les transferts(45.1%). Les ménages qui exercent des activités génératrices de revenu dans la catégorie service sont majoritairement (53.2%) capables de couvrir qu’une faible partie de leurs besoins.
Tableau 7. Niveau de satisfaction des besoins par les sources de revenus
Couvre la totalité des besoins
Couvre la majeure partie des besoins
N'en couvre qu'une faible partie
Apport occasionnel peu considerable
Production agricole, élevage, pêche 15.1% 41.0% 38.6% 5.3%
Commerce (Gros commerce, grossiste+ détaillants + boutiquier, petit shop, garage, Vente de bois/de charbon, Entrepreneur)
36.7% 27.9% 33.8% 1.6%
Service (hôtel, restaurant, transport, réparation, coiffure, éducation, santé, Ménagers / Concierge)
8.6% 38.2% 53.2% 0.0%
Journalier 46.1% 24.8% 29.1% 0.0%
Transfert 45.1% 32.8% 0.0% 22.1%
Autres 27.3% 27.2% 45.4% 0.0%
Ensemble 17.4% 39.6% 38.1% 5.0%
Ligne de base Résilience, 2021
L’analyse par sexe du chef de ménage montre que les activités génératrices de revenu liées à la production agricoles (agriculture, elevage et pêche) sont exercées majoritairement par les hommes ( 91,3% hommes contre 82.8% femmes) alors que les activités liées aux commerces sont exercées prioritairement par des femmes. En effet, comme indiqué dans le tableauci-dessous, 12.6 % des activités commerciales sont menées par des femmes contre seulement 4,2% par les hommes.
Tableau 8. Source de revenu selon le sexe du chef de ménage
5.2- Diversification des sources de revenu
La diversification des sources de revenu, est souvent considerée comme une bonne chose pour le ménage, pour certaine approche, elle permet même d’avoir une appréciation du niveau de résilience du ménage.
Cependant, une analyse plus poussée permet de comprendre que le seul fait d’avoir plusieurs sources de revenu n’entraine pas nécessairement un niveau de résilience plus elevé qu’un ménage disposant d’une seule source de revenu. Ainsi, l’indicateur diversification des sources de revenu faisant intervenir les types d’apport, le niveau de couverture des besoins des sources de revenu permet d’établir si la diversification des sources de revenu est faible, moyenne ou forte. Ce qui peut permettre de renseigner sur le niveau de résilience économique du ménage.
En effet, pour un ménage disposant d’une seule source de revenu et ne permettant pas de couvrir qu’une faible partie des besoins du ménage ou apporte un apport occasionnel peu considérable, ce ménage est considéré comme un ménage ayant une faible diversification de source de revenu. Tout ménage ayant au moins deux sources de revenu et que la combinaison des sources de revenu oubien une des sources permettent seulement de couvrir la majeur partie des besoins du ménage, a un score moyen de diversification de source de revenu. Le score de diversification des sources de revenu élevé est attribué à tout ménage disposant d’au moins deux sources de revenu dont l’une des sources ou bien la combinaison des sources permet au ménage de couvrir la totalité de leur besoin.
5.2.1- Score de diversification de revenu des ménages par commune
Dans l’ensemble des communes sur lesquelles portent l’étude ligne de base, plus de la moitié (51.2%) des ménages ont une diversification moyenne des sources de revenus et plus de 3 ménages sur 10 (31.2%) ont une faible diversification des sources de revenu. La commune de Coteaux et de Chardonnières sont celles qui présentent les plus fortes proportion des ménages ayant une faible diversité des sources de revenu.
Elles ont respectivement 48.5% et 44.7% des ménages avec un score de diversification de revenu faible.
Près de 6 ménages sur 10 au niveau des deux autres communes (Port-à-Piment 64.5% et Roche-à-Bateau
58%) disposent d’une diversification moyenne des sources de revenu. La diversification de revenu la plus élevée est observée au niveau de la commune de Chardonnières (plus 16%).
Sexe du chef de ménage
Production agricole, elevage, peche
Commerce(Gros commerce, grossiste+ detaillants+boutiquier, petit shop, garage, Vente de bois/de charbon,…
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