Attachment__J.4_RAPPORT_ENERGIE-ENTREPRISE_20160403.docx

DOCX document 304 KB Posted

Attached to
Amenment 0002 Federal contract opportunity
Solicitation number
MCC-17-RFQ-0132
Issued by
Millennium Challenge Corporation

About this file

Attachment J 4

View the file

Other files for this federal contract opportunity

On GovTribe

Work with this file on GovTribe

  • Download the original file
  • Contacts named in this file
  • Similar government files
  • Ask GovTribe AI about this file

Text version

REPUBLIQUE DU BENIN

MINISTERE DU DEVELOPPEMENT, DE L’ANALYSE ECONOMIQUE ET DE LA PROSPECTIVE

Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique EMICoV 2ème Edition

Unité de Coordination de la Formulation du Deuxième Programme et du Suivi des Réformes de MCA-Bénin (UCF/MCA-Bénin)

ENQUETE SUR LA CONSOMMATION D’ELECTRICITE AU BENIN

RAPPORT SUR LES ENTREPRISES

(Formelles et Informelles)

Cotonou, Février 2016

SOMMAIRE

LISTE DES TABLEAUX3
LISTE DES GRAPHIQUES5
NOTE METHODOLOGIQUE SUR L’ENQUETE6
INTRODUCTION8
CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES DES ENTREPRISES ENQUETEES10
CHAPITRE 2 : UTILISATION DE L’ENERGIE PAR LES ENTREPRISES ET ADEQUATION AVEC LES BESOINS17
CHAPITRE 3 : ACCES A L’ELECTRICITE ET OPINIONS DES ENTREPRISES SUR LA QUALITE DES SERVICES DE LA SBEE29
CHAPITRE 4 : VOLONTE ET CAPACITE DES ENTREPRISES A PAYER POUR UNE ENERGIE ELECTRIQUE DE QUALITE41
CONCLUSION49
ANNEXE : QUESTIONNAIRE ENTREPRISE50
TABLE DES MATIERES64

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Répartition des entreprises enquêtées suivant les départements et le milieu d’implantation10
Tableau 2: Répartition (%) des entreprises formelles enquêtées suivant les caractéristiques sociodémographiques de leur chef11
Tableau 3: Répartition (%) des entreprises informelles enquêtées suivant les caractéristiques sociodémographiques de leur chef12
Tableau 4: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur type et forme juridique12
Tableau 5: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant le type d’implantation et le statut d’occupation de leur local13
Tableau 6: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur statut de possession de l’IFU et le mode de tenue de compte14
Tableau 7: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur type et forme juridique14
Tableau 8: Nombre moyen d’employés utilisés par les entreprises enquêtées suivant leur type15
Tableau 9: Nombre moyen d’employés utilisés par les entreprises enquêtées suivant leur type16
Tableau 10 : Connexion au réseau électrique par les entreprises17
Tableau 11 : Connexion au réseau électrique par les entreprises selon le département et le milieu de résidence18
Tableau 12: Pourcentage d’entreprises connectées au réseau électrique SBEE selon type d’entreprise, la forme juridique19
Tableau 13 : Pourcentage d’entreprises suivant les différentes sources d’énergie utilisée20
Tableau 14 : Pourcentage d’entreprises suivant les différentes sources alternatives utilisées en cas de coupure d'électricité21
Tableau 15 : Distribution à d'autres usagers?22
Tableau 16 : Nombre moyen d’usagers desservis par les entreprises directement raccordées22
Tableau 17 : Dépenses moyennes annuelles effectuées par les entreprises dans l’utilisation des différentes sources d’énergie23
Tableau 18 : Dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises formelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine25
Tableau 19 : Dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises informelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine26
Tableau 20 : Quelques indicateurs sur la disponibilité de l’électricité dans les entreprises formelles, suivant le milieu et le département d’implantation27
Tableau 21 : Quelques indicateurs sur la disponibilité de l’électricité dans les entreprises informelles, suivant le milieu et le département d’implantation28
Tableau 22 : Délais de production de devis et de raccordement des entreprises par la SBEE29
Tableau 23 : Consommation d’électricité par les entreprises (en KWh)30
Tableau 24 : Quelques indicateurs sur la durée de réception de l’électricité par les entreprises31
Tableau 25 : Modes de paiement des factures par les entreprises31
Tableau 26 : Modes de paiement à un tiers32
Tableau 27 : Appréciation des entreprises sur l’exactitude de la facturation33
Tableau 28 : Synthèse d’indicateurs sur la facturation et le raccordement au réseau électrique de la SBEE34
Tableau 29 : Quelques indicateurs sur les coupures d’électricité36
Tableau 30 : Périodes durant lesquelles ont lieu les coupures d’électricité36
Tableau 31 : Avertissement des entreprises par la SBEE/Fournisseurs sur les coupures d’électricité37
Tableau 32 : Fréquence des baisses de tension et leur période d’apparition39
Tableau 33 : Détails sur l’appréciation des entreprises quant à la qualité des services de la SBEE40
Tableau 34 : Répartition des entreprises selon qu’il y ait l’électricité dans leur zone ou pas41
Tableau 35 : Autres raisons de non raccordement du ménage43
Tableau 36 : Distance avec le poteau électrique le plus proche44
Tableau 37 : Disposition des entreprises informelles à se raccorder au réseau si celui-ci s'étendait à leur zone45
Tableau 38 : Principale source de financement des entreprises pour se raccorder46
Tableau 39 : Répartition des entreprises connectées selon qu’elles connaissent ou pas le prix du KWh46
Tableau 40 : Pourcentage supplémentaire à payer pour passer de l’énergie hydroélectrique à l'énergie solaire48

LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1 : Utilisation simultanée de source d’énergie par les entreprises21
Graphique 2 : Canaux d’information des entreprises sur les coupures37
Graphique 3 : Impact des coupures sur les entreprises38
Graphique 4 : Existence ou non de baisse de tension selon le type d’entreprise39
Graphique 5 : Degré de satisfaction des entreprises sur la qualité des services de la SBEE40
Graphique 6 : Disposition des entreprises à se connecter au réseau électrique selon le sexe du chef d’entreprise et le milieu de résidence42
Graphique 7 : Disposition des entreprises informelles non connectées, situés dans des zones où il y a l’électricité, à se raccorder selon la branche d’activité42
Graphique 8 : Raisons justifiant le refus des entreprises informelles situés dans des zones où il y a l’électricité de se raccorder43
Graphique 9 : Si oui, conditions nécessaires pour que les entreprises se raccordent au réseau électrique de la SBEE44
Graphique 10 : Volonté à payer des entreprises non connectés et installés dans des zones non électrifiées45
Graphique 11 : Prix du KWh que sont disposés à payer les entreprises en fonction du nombre de coupures par semaine47
Graphique 12 : Prix du KWh que sont disposés à payer les entreprises en fonction du nombre de baisse de tension par semaine47

NOTE METHODOLOGIQUE SUR L’ENQUETE

1. L’enquête sur la consommation d’électricité au Bénin a été réalisée auprès d’un échantillon de ménages et d’entreprises répartis sur l’ensemble des douze départements du Bénin. L’enquête s’est déroulée aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

2. Pour le volet entreprise, l’unité statistique observée est l’entreprise. Elle se définit comme une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché.

3. L’échantillon d’entreprises interrogées est composé d’entreprises formelles et d’entreprises informelles. Toutes les catégories d’entreprises ont été prises en compte ; des plus grandes consommatrices d’énergie électrique aux petites et moyennes entreprises consommatrices d’énergie. Le tirage des entreprises formelles s’est fait à partir de la base de données des Déclarations Statistiques et Fiscales (DSF) de 2012 qui contient plus de 4000 entreprises. Le choix des entreprises formelles a été fait en 3 étapes :

(i) la première étape a consisté à tirer les entreprises agro-industrielles initialement identifiées, à partir de la base des immatriculations des entreprises combinée avec la base des Déclarations Statistiques et Fiscales (DSF), dans le cadre de la composante « agrobusiness » proposée dans la formulation du 2ème compact mais qui n’a pas été retenue par la suite.

(ii) la deuxième étape a consisté à identifier les plus grandes entreprises consommatrices d’énergie électrique quel que soit leur branches d’activité. L’idée ici est d’apprécier la situation de l’électricité dans ces entreprises et d’évaluer l’impact que la défaillance de l’électricité a sur elles. Il a été retenu les entreprises dont le cumul de la consommation d’électricité représente 90% de l’ensemble des entreprises.

(iii) la troisième étape a consisté à choisir les entreprises de manière à ce que toutes les branches d’activité soient représentées dans l’échantillon quel que soit leur niveau de consommation de l’électricité. L’on a veillé à ce que les petites entreprises du secteur formel soient également représentées. De même, l’aspect genre a été pris en compte dans le choix des entreprises formelles.

4. Le principe envisagé pour le tirage des entreprises informelles se démarque quelque peu de celui des entreprises formelles en raison de leur spécificité et des difficultés à suivre les unités informelles dans le temps. Certains corps de métiers de l’artisanat qui sont consommateurs d’électricité ont été enquêtés en priorité dans le secteur informel. Les unités de production exerçant dans ces corps de métiers ont été complétées par des unités commerciales et d’autres services, évoluant toujours dans l’informel. Une répartition des effectifs d’entreprises informelles à enquêter dans les communes où s’est déroulée l’enquête, a été mise à la disposition des enquêteurs avec une liste tirées de la base du RGE2. Dans le cas où les agents ne parviennent pas à identifier ou à retrouver les entreprises sur le terrain pour diverses raisons, l’agent enquêteur, en accord avec ses supérieurs hiérarchiques, a eu à procéder au remplacement de ces unités par d’autres qui ont des caractéristiques similaires.

5. Avant de procéder à la collecte proprement dite, une enquête pilote de 3 jours a été réalisée en décembre 2014 à Agontikon dans le 8ème Arrondissement de Cotonou et à Missessinto dans l’arrondissement d’Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi. L’objectif de cette opération était de tester les supports de collecte et l’ensemble du dispositif afin d’identifier leurs insuffisances et évaluer la charge journalière de travail par agent enquêteur.

6. Le dénombrement proprement dit a duré 15 jours du ;;;. Deux méthodes de collectes ont été utilisées pour la collecte des données sur le terrain. Pour les entreprises informelles, la méthode de collecte utilisée est celle de l’interview directe assistée par ordinateur. Le Computer Assisted Personal Interview (CAPI) permet de disposer des données d’enquête dans des délais très courts. Cette méthode garantit la qualité des données en ce sens que l’application de saisie installée sur les ordinateurs contient des règles de contrôle empêchant de saisir des données aberrantes. S’agissant des entreprises formelles, il a été fait l’option de déposer les questionnaires et de suivre son remplissage dans les entreprises. Cette méthode a pour but de permettre à l’entreprise de remplir convenablement le questionnaire qui lui a été adressé. En effet, selon son contenu, le questionnaire peut être rempli par plusieurs services (comptabilité, ressources humaines, service d’exploitation, etc.) au sein de l’entreprise.

7. Au total, 80 agents (dont 16 chefs d’équipe) ont été mobilisés pour la collecte des données sur le terrain.

8. La collecte des données a été réalisée sous la supervision technique des Cadres de l’INSAE, appuyés par Unité de Coordination de la Formulation du Deuxième Programme et du Suivi des Réformes de MCA-Bénin (UCF/MCA-Bénin) et la mission de l’Economiste en charge du Bénin au Millenium Challenge Corporation (MCC) en séjour au Bénin pour l’enquête.

9. A l’issue de l’enquête, les données collectées ont été fusionnées et apurées avant de procéder à la tabulation et à l’analyse des résultats qui sont présentés dans ce rapport.

INTRODUCTION

L’énergie est une ressource indispensable pour le bon fonctionnement de tout système ou organisation. Elle représente pour l’activité économique ce que représente le sang pour l’organisme humain : La question de la maîtrise de l’énergie revêt une importance stratégique et décisive pour l’entreprise. La maîtrise de l’énergie offre un cadre favorable au développement des initiatives privées. En effet, la disponibilité de l’énergie est une condition de base pour assurer une meilleure rentabilité à l’entreprise. En plus d’améliorer l’image de l’entreprise auprès de ses clients, elle renforce sa compétitivité à long terme à travers l’optimisation des coûts de production. La fourniture de services énergétiques de qualité demeure donc l'un des plus grands défis pour la croissance et le développement des entreprises.

La situation énergétique du Bénin se caractérise par une prédominance de la biomasse (bois de feu, charbon de bois et déchets végétaux)(59,4%) et des produits pétroliers (38,4%) dans le bouquet global. L’énergie électrique ne représente que 2,2% du mix. La demande actuelle du Bénin en électricité se situe entre 200 et 250 MW. Cependant, la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) ne fournit qu’environ 101 MW après déduction des pertes sur réseau ; soit un déficit de 99 MW si l’on considère la demande de 200 MW. La quasi-totalité de l'énergie électrique offerte dans le pays est en grande partie satisfaite par les approvisionnements externes. En effet, 98% de l'énergie distribuée par la SBEE en 2014 provient de l’extérieur (SBEE, 2014).

Afin de combler ce déficit et de s’affranchir de la dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis de l’extérieur, des investissements substantiels ont été réalisés ces dernières années. Ces investissements visent non seulement à accroitre l’offre d’énergie électrique mais également à promouvoir des sources d’énergie renouvelables, notamment l’énergie solaire.

Après le premier compact du Millenium Challenge Account (MCA) qui a été marqué par des réalisations dans les secteurs de la micro finance, de la justice, du foncier et au port de Cotonou, le Bénin a obtenu du Millenium Challenge Corporation (MCC) l’éligibilité pour un second compact. Ce compact[footnoteRef:1] prévoit de concentrer les interventions sur le secteur de l’énergie à travers l’amélioration de l’offre d’électricité, le renforcement et la modernisation du réseau de distribution et l’appui à la mise en place de diverses réformes. Mais la décision de financement de projets par le MCC reste soutenue par des études pertinentes qui attestent de leur faisabilité et de leur rentabilité. Des travaux d’évaluation de la rentabilité économique du projet ont donc été initiés. Il s’agissait en effet, d’évaluer les bénéfices nets actualisés que générera le projet. Les travaux de ce type sont très exigeants en données statistiques. [1: Ce compact a été signé en 9 septembre 2015,]

L’Enquête sur la Consommation d’Electricité au Bénin (ECEB) a été initiée pour répondre aux besoins en données nécessaires pour l’évaluation de la rentabilité du projet. Cette enquête vise à mieux cerner le comportement des ménages en ce qui concerne la consommation d’électricité et à évaluer leur volonté et leur capacité à payer pour disposer d’une énergie de qualité.

Les résultats issus de la collecte des données sur le terrain sont présentés dans le présent rapport, structuré en quatre chapitres. Le premier traite des caractéristiques des entreprises enquêtées ; lesquelles caractéristiques permettront de mieux comprendre certains comportements de consommation. Le second chapitre quant à lui traite des de l’utilisation que font les entreprises des différentes sources et de leur adéquation avec leurs besoins. Les conditions dans lesquelles les ménages ont accès à l’électricité sont abordées dans le troisième chapitre, de même que les opinions des ménages sur la qualité des services de la SBEE. Enfin, le dernier chapitre cherche à évaluer la propension des entreprises à payer pour disposer d’une énergie de meilleure qualité.

CHAPITRE 1 : CARACTERISTIQUES DES ENTREPRISES ENQUETEES

E n vue d’évaluer la demande d’énergie électrique des entreprises béninoises résidentes, et la satisfaction de ces entreprises des services fournie par la société de production et de distribution de l’énergie électrique, une enquête fut réalisée auprès des entreprises tant formelles qu’informelles sur l’étendue du territoire national. L’enquête s’est déroulée auprès de 1320 entreprises dont 11,1% (147) sont des entreprises formelles et 88,9% (1177) des entreprises évoluent dans le secteur informel. Le milieu d’implantation, la forme et le type, les modes de gestion des entreprises sont autant des éléments d’appréciation de besoin en énergie et facilité d’y accéder.

1.1. Structure des entreprises suivant quelques caractéristiques géographiques et sociodémographiques des chefs

Structure des entreprises par département et par milieu d’implantation

La répartition par département montre que la création et le développement des entreprises sont plus favorables dans les villes à statut particulier. En effet, à l’exception du Borgou (en référence à la ville de Parakou) les départements du Littoral, de l’Ouémé et de l’Atlantique couvrent respectivement 24,8%, 16,2% et 12,8% soit 53,8% des entreprises enquêtées. Cette couverture de plus de la moitié des entreprises enquêtées par ces trois communes seraient liée aux développements économique, social et démographique des communes de Cotonou, de Porto-Novo, Sèmé-Kpodji et d’Abomey-Calavi.

La majorité des entreprises (79,5%) sont implantées en milieu urbain contre 20,5% en milieu rural. Toutefois, on a la même lecture de la répartition selon les milieux d’implantation qui situe les entreprises dans les départements plus ou moins urbanisés suivant le type d’entreprises formelles ou informelles.

Tableau 1: Répartition des entreprises enquêtées suivant les départements et le milieu d’implantation

Nombre d’entreprises

Nombre d’entreprises informelles

Urbain
Rural
Ensemble
Urbain
Rural
Ensemble
ALIBORI
9
1
10
26
12
38
ATACORA
18
1
19
40
1
41
ATLANTIQUE
7
1
8
109
52
161
BORGOU
10
1
11
37
8
45
COLLINES
18
1
19
42
21
63
COUFFO
16
3
19
11
38
49
DONGA
17
0
17
33
13
46
LITTORAL
2
0
2
325
1
326
MONO
18
0
18
25
9
34
OUEME
6
1
7
155
53
208
PLATEAU
4
0
4
47
9
56
ZOU
10
3
13
68
42
110

Nombre total d’entreprises

135
12
147
918
259
1177
Poids relatifs (%)
91,8
8,2
100,0
78,0
22,0
100,0

Source : ECEB, INSAE, 2015

Cette lecture ne traduit pas le fait que les entreprises évoluant dans le secteur formel sont relativement mieux représentées dans les départements moins urbanisés. Cette remarque traduit généralement la réticence des grandes entreprises à fournir des informations statistiques lors des enquêtes.

Structure des entreprises formelles suivant les caractéristiques sociodémographiques de leurs chefs

Dans l’ensemble, plus de 4 entreprises du secteur formel sur 5 sont dirigées par des hommes (83%). Les deux cinquième de ces entrepreneurs sont de la tranche d’âge de 40 à 49 ans (38%), ensuite les entrepreneurs de 50 à 59 ans dirigent 26% et 24% des entreprises sont dirigées par des hommes et femmes de la tranche d’âge de 30 à 39 ans ; en somme, 87,8% des entreprises sont dirigées par hommes et femmes de 30 à 59 ans.

En ce qui concerne le niveau d’étude, plus du tiers des chefs d’entreprises (38%) ont un niveau d’étude supérieur, 17% ont atteint le secondaire et 11% ont juste les études d’école primaire.

Tableau 2: Répartition (%) des entreprises formelles enquêtées suivant les caractéristiques sociodémographiques de leur chef

Pourcentage d’entreprises formelles selon le milieu d’implantation
Effectif des entreprises formelles
Urbain
Rural
Ensemble

Sexe du chef

Masculin
82,2
91,7
83,0
122
Féminin
17,8
8,3
17,0
25

Groupe d'âge du chef

Moins de 20 ans
0,0
0,0
0,0
00
20-29 ans
3,7
0,0
3,4
5
30-39 ans
23,0
33,3
23,8
35
40-49 ans
40,0
16,7
38,1
56
50-59 ans
25,2
33,3
25,9
38
60-69 ans
6,7
16,7
7,5
11
70 ans et plus
1,5
0,0
1,4
2

Niveau d’instruction du Chef

Sans niveau
3,0
16,7
4,1
6
Primaire
9,6
25,0
10,9
16
Secondaire 1
25,2
41,7
26,5
39
Secondaire 2
40,7
8,3
38,1
56
Supérieur
4,4
0,0
4,1
6
Ne sait pas
17,0
8,3
16,3
24
Total
100,0
100,0
100,0
147
Nombre d’entreprises formelles
135
12
147
147

Structure des entreprises informelles suivant les caractéristiques sociodémographiques des chefs

Moins des deux tiers des entreprises informelles (63,6%) sont dirigées par des hommes contre 36,4% qui sont sous la responsabilité d’une femme.

Dans l’informel, l’initiative d’entreprenariat commence relativement plus tôt. En effet, 30% des chefs d’entreprises dans l’informel ont entre 20 et 29 ans. Près de la moitié, 48% des dirigeants d’entreprises informelles ont entre 30 et 39 ans et 19% des chefs d’entreprise ont entre 49 et 50 ans. Le niveau d’étude des chefs d’entreprises dans le secteur informel est relativement bas ; 60% des chefs ont au plus le niveau primaire et seulement 29% ont atteint le secondaire.

Tableau 3: Répartition (%) des entreprises informelles enquêtées suivant les caractéristiques sociodémographiques de leur chef

Pourcentage d’entreprises informelles
Effectif des entreprises informelles
Urbain
Rural
Ensemble

Sexe du chef

Masculin
65,1
57,9
63,6
748
Féminin
34,9
42,1
36,4
429

Groupe d'âge du chef

Moins de 20 ans
0,2
0,8
0,3
4
20-29 ans
24,0
37,5
26,9
317
30-39 ans
49,6
41,3
47,7
562
40-49 ans
20,5
15,1
19,3
227
50-59 ans
4,8
5,0
4,8
57
60 ans et plus
1,0
0,4
0,8
10

Niveau d’instruction du Chef

Sans niveau
15,8
35,5
20,1
237
Primaire
41,8
34,4
40,2
473
Secondaire
31,9
20,5
29,4
346
Supérieur
3,4
1,9
3,1
36
Ne sait pas
1,0
3,1
1,4
17
Non déclaré
6,1
4,6
5,8
68
Total
100,0
100,0
100,0
1177
Nombre d’entreprises informelles
918
259
1177
1177

1.2.

Structure des entreprises suivant leur type et forme juridique

La quasi-totalité des entreprises enquêtées appartiennent au secteur privé, seulement 2,7% des entreprises formelles sont publiques. Elles sont majoritairement des entreprises individuelles, 76% des entreprises formelles et 97% des entreprises informelles.

Tableau 4: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur type et forme juridique

Pourcentage d’entreprises

Formelles
Informelles

Type d’entreprise

Privé
97,28
100,0
Public
2,72

Sémi-Public

Forme juridique

Entreprise individuelle
76,19
96,6
à Responsabilité Limitée (SARL)
6,8
0,34
Société Anonyme (SA)
2,04
Société de fait
0,68
Société en Nom Collectif (SNC)
2,72

Société en participation

0,08

Coopérative
1,36
Autre à préciser
3,4
0,17
Non déclaré
6,8
2,8
Total
100,0
100,0
Nombre d’entreprises
147
1177

Au sein des entreprises formelles, 6,8% des sociétés à responsabilité limité et 2% sont des sociétés anonymes.

Structure des entreprises suivant le type d’implantation et le statut d’occupation de leur local

Plus de 4 entreprises sur 5 (84% pour le formel et 87% pour l’informel) sont sédentaires. Dans le secteur formel, 3,4% des entreprises n’ont un emplacement stable alors dans le secteur informel, près du douzième (12%) des entreprises sont susceptibles être déplacées de leur lieu d’implantation. En effet, seulement 27% des locaux des entreprises informelles sont la propriété des promoteurs alors que ce statut est de 44,9% dans le secteur formel. Dans l’informel, la plupart des promoteurs, 66%, louent les locaux pour installer leurs entreprises, un statut d’occupation qui les exposent à des changements de lieu d’implantation.

Tableau 5: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant le type d’implantation et le statut d’occupation de leur local

Pourcentage d’entreprises

Formelles
Informelles

Type d’implantation

Sédentaire
83,67
86,92
Semi-sédentaire
3,4
11,64
Non déclaré
12,93
1,44

Statut d’occupation du local

Propriétaire
44,9
26,93
Locataire
40,82
66,19
Maison familiale
4,76

Autre

5,52

Non déclaré
9,52
1,36
Total
100,0
100,0
Nombre d’entreprises
147
1177

Structure des entreprises suivant leur statut d’enregistrement à l’IFU et leur mode de tenue de compte Le mode gestion des entreprises et la tenue des comptes diffèrent considérablement selon type d’entreprises formelle ou informelle.

Au sein du secteur formel, on tient de la comptabilité dans plus de deux tiers, 68,7% des entreprises et 25% des chefs prennent, à défaut d’une comptabilité formelle ou simplifiée, des notes pour transcrire les mouvements de biens et services qu’ils offrent ou demandent. Par contre, dans le secteur informel dans plus de la moitié des entreprises (51%), les chefs d’entreprises ne tiennent aucune comptabilité ni ne prennent des notes personnelles ; 43% prennent des notes personnelles des transactions de leurs activités et 4% seulement tiennent une comptabilité simplifiée.

Tableau 6: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur statut de possession de l’IFU et le mode de tenue de compte

Pourcentage d’entreprises

Formelles
Informelles

Possession d’un Identifiant Fiscal Unique

Oui
65,31
0,34
Non
21,77
99,66
Non déclaré
12,93

Mode de tenue de compte

Comptabilité écrite formelle
38,78
0,08
Comptabilité simplifiée
29,93
3,57
Notes personnelles
25,17
43,25
Ne fait pas de comptes
2,72
51,15
Non déclaré
3,4
Total
100,0
100,0
Nombre d’entreprises
147
1177

1.3. Caractéristiques économiques des entreprises

1.3.1. Structure des entreprises suivant leur principale branche d’activité

Le secteur formel est dominé à plus de trois quarts par les activités du tertiaire à savoir le commerce 25,2% ; l’hébergement et la restauration 17,7%, les services d’éducation 10,9% et autres et par les activités de fabrications du secteur secondaire.

Dans l’informel, les activités de fabrication sont prépondérantes ; en effet, les activités artisanales prennent un essor remarquable dans l’industrie béninoise et sont constituées pour la majorité de petites unités de transformation. Aussi, dans l’informel, le commerce a une part importante, 17% suivi de l’hébergement et restauration 8%. On note une part remarquable d’activités non classée ailleurs (24%) du fait que dans l’informel il y a beaucoup de structures économiques où on rencontre une gamme très diversifié d’activités appartenant à plus branches d’activités, ce qui rend difficile de les classer.

Tableau 7: Répartition (%) des entreprises enquêtées suivant leur type et forme juridique

Pourcentage d’entreprises

Formelles
Informelles

Branche d’activité

Secteur Primaire
0,68
0,25
AGRICULTURE, SYLVICULTURE, PÊCHE
0,68
0,25
Secteur Secondaire
21,78
43,10
ACTIVITES DE FABRICATION
18,37
41,29
PRODUCTION ET DISTRIBUTION D'ÉLE
1,36
CONSTRUCTION
2,04
1,78
Secteur Tertiaire
77,54
56,65
COMMERCE
25,17
17,33
TRANSPORTS ET ENTREPOSAGE
1,36
HEBERGEMENT ET RESTAURATION
17,69
8,33
INFORMATION ET COMMUNICATION
4,08
0,85
ACTIVITÉS FINANCIÈRES ET D'ASSURANCE
0,68
ACTIVITES DE SERVICES DE SOUTIEN
2,04
ENSEIGNEMENT
10,88
0,08
ACTIVITÉS POUR LA SANTÉ HUMAINE
9,52
ACTIVITÉS ARTISTIQUES, SPORTIVES
1,36

PRODUCTION ET DISTRIBUTION D'ÉLECTRICIT

0,17

PRODUCTION ET DISTRIBUTION D'EAU, ASSAI

0,08

ACTIVITES IMMOBILIERES

0,08

ACTIVITÉS SPECIALISEES, SCIENTIFIQUES E

3,40

ACTIVITES DE SERVICES DE SOUTIEN ET DE

1,53

ACTIVITÉS POUR LA SANTÉ HUMAINE ET L'A

0,08

ACTIVITÉS ARTISTIQUES, SPORTIVES ET REC

0,68

AUTRES ACTIVITÉS DE SERVICES N.C.A.
2,04
23,87
ACTIVITÉS NON DECLAREES
2,72
0,17
Total
100,0
100,0
Nombre d’entreprises
147
1177

1.3.2. Nombre moyen d’employés utilisés suivant le type d’entreprise

Les entreprises formelles privées emploient en moyenne 10 personnes pour assurer les services de leur clientèle. Les entreprises formelles publiques, souvent de grande taille, emploient en moyenne une centaine et demie de personnes pour leur fonctionnement. Quant aux entreprises informelles, le personnel se limite souvent au promoteur ; en moyenne le nombre d’employés dans les entreprises informelles est d’environ deux (02). Cette statistique cache aussi le fait qu’aussi dans l’informel, les employés ne sont pas déclarés à la caisse de sécurité sociale et le nombre exact d’employés reste presque toujours inconnu.

Tableau 8: Nombre moyen d’employés utilisés par les entreprises enquêtées suivant leur type

Nombre moyen d’employés utilisés par les entreprises

Effectif d’entreprises

Formelles
Informelles
Formelles
Informelles

Type d’entreprise

Privé
9,4
1,75
143
1177
Public
140,5

Sémi-Public

Ensemble

Nombre d’entreprises

1.3.3. Durée moyenne de travail par semaine suivant le type d’entreprise

Aussi bien les entreprises formelles qu’informelles travaillent est en moyenne 6 jours sur 7 dans la semaine. Par jour, les entreprises informelles travaillent pendant environ 12 heures pendant que dans le public, elles fonctionnent en moyenne pendant 14 heures.

Les entreprises publiques travaillent presque tous les jours de la semaine et cependant 17 heures en moyenne. Ces entreprises publiques travaillent pour la plupart pratiquement 24 heures sur 24 (Port autonome de Cotonou, Ecole normale, Centre de santé, etc).

Tableau 9: Nombre moyen d’employés utilisés par les entreprises enquêtées suivant leur type

Nombre moyen de jour de travail par semaine des entreprises
Nombre moyen d’heure de travail par jour des entreprises
Effectif d’entreprises
Formelles
Informelles
Formelles
Informelles
Formelles
Informelles

Type d’entreprise

Privé
6,3
6,21
14,2
11,96
143
1177
Public
6,8

17,3

Sémi-Public

Ensemble
6,36
6,21
14,3
11,96
147
1177

CHAPITRE 2 : UTILISATION DE L’ENERGIE PAR LES ENTREPRISES ET ADEQUATION AVEC LES BESOINS

Q uelles sont les principales sources d’énergies qu’utilisent les entreprises dans l’exercice de leurs activités ? Quelles sont les sources d’énergies auxquelles les entreprises ont recours en cas de coupure d’électricité ? Combien d’entreprises en moyenne sont raccordées au même compteur ? Les sources d’énergie utilisées par les entreprises couvrent-elles leurs besoins ? Ce sont là autant d’interrogations auxquelles ce chapitre se propose de répondre.

2.1. Accès à l’électricité et sources d’énergie utilisées

2.1.1. Connexion au réseau électrique de la SBEE

L’analyse du tableau 10 révèle que dans le formel, plus de 9 entreprises sur 10 (soit 91,2%) sont connectées au réseau électrique de la SBEE tandis que dans l’informel, cette proportion est moindre (soit 71,4%), bien qu’étant élevée. En outre, 337 entreprises du secteur informel (soit 28,6%) ne sont pas connectées au réseau électrique de la SBEE contre seulement 13 entreprises du secteur formel (8,8%).

Contrairement aux ménages, il est difficile de soutenir que ces taux de connexion obtenus reflètent la situation du raccordement des entreprises au niveau national. Ceci est dû au fait que l’échantillonnage a ciblé en priorité les entreprises qui potentiellement utilisent l’énergie électrique pour produire.

Tableau 10 : Connexion au réseau électrique par les entreprises

Connexion au réseau électrique
Formelle
informelle
Effectif
Part (%)
Effectif
Part (%)
Oui
134
91,2
840
71,4
Non
13
8,8
337
28,6
Total
147
100,0
1177
100,0

De l’analyse du tableau 11 ci-après, il ressort que le taux de raccordement est nettement plus élevé au niveau des entreprises formelles que chez les entreprises informelles. Au niveau des entreprises formelles, plus de 3 entreprises sur 4 (91,2%) sont connectées au réseau électrique de la SBEE. Dans les départements de l’Atacora, des collines, du Littoral, du Mono, de l’Ouémé et du plateau, toutes les entreprises formelles enquêtées (soit 100%) sont connectées au réseau électrique de la SBEE. On note aussi que dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou, au moins 90% des entreprises formelles interrogées sont connectées au réseau électrique. Par ailleurs, il ressort que c’est dans les départements de l’Atlantique, de la Donga et du Couffo que les proportions d’entreprises formelles connectées au réseau électrique sont les plus faibles (respectivement 75%, 78,9% et 76,5%).

Quant aux entreprises informelles, on constate que, hormis le département du Couffo, au moins 1 entreprise sur 2 (soit 50%) est connectée au réseau électrique. La proportion des entreprises informelles connectées est la plus élevée dans le département du Littoral (87%) suivi des départements de l’Atacora, de l’Atlantique avec respectivement 78% et 77,6%. Par contre, c’est dans le département du Couffo que la proportion des entreprises informelles connectées est la plus faible (22,4%).

En ce qui concerne le milieu d’implantation, il ressort, en milieu urbain que 9 entreprises formelles sur dix (soit 94,1%) contre 77% des entreprises informelles sont connectées au réseau SBEE. En milieu urbain, la proportion des entreprises non connectées au réseau électrique est donc faible. Par contre, cette proportion est très élevée en milieu rural. En effet, 42% des entreprises formelles contre 49% des entreprises informelles ne sont pas connectées en milieu urbain.

Tableau 11 : Connexion au réseau électrique par les entreprises selon le département et le milieu de résidence

DEPARTEMENT
Formelle
Informelle
Oui
Non
Total
Oui
Non
Total
ALIBORI
90,0
10,0
100,0
50,0
50,0
100,0
ATACORA
100,0
0,0
100,0
78,0
22,0
100,0
ATLANTIQUE
75,0
25,0
100,0
77,6
22,4
100,0
BORGOU
90,9
9,1
100,0
51,1
48,9
100,0
COLLINES
100,0
0,0
100,0
60,3
39,7
100,0
COUFFO
78,9
21,1
100,0
22,4
77,6
100,0
DONGA
76,5
23,5
100,0
60,9
39,1
100,0
LITTORAL
100,0
0,0
100,0
87,1
12,9
100,0
MONO
100,0
0,0
100,0
73,5
26,5
100,0
OUEME
100,0
0,0
100,0
71,2
28,8
100,0
PLATEAU
100,0
0,0
100,0
51,8
48,2
100,0
ZOU
92,3
7,7
100,0
70,9
29,1
100,0

Milieu d'implantation

Urbain
94,1
5,9
100,0
77,1
22,9
100,0
Rural
58,3
41,7
100,0
51,0
49,0
100,0
Ensemble
91,2
8,8
100,0
71,4
28,6
100,0
Effectif d’entreprises
134
13
147
840
337
1177

Le tableau 12 présente la répartition de la connexion des entreprises (formelles comme informelles) selon le type d’entreprise et la forme juridique. Il ressort de ce tableau que quel que soit le degré de formalisation, ce sont les entreprises privées qui sont le plus connectées au réseau électrique. Il ne pouvait en être autrement, vu le poids écrasant des entreprises privées dans l’ensemble des entreprises enquêtées.

S’agissant de la forme juridique, les entreprises individuelles sont les plus nombreuses à être raccordées, en témoigne également leur forte proportion dans les entreprises enquêtées.

Tableau 12: Pourcentage d’entreprises connectées au réseau électrique SBEE selon type d’entreprise, la forme juridique

Pourcentage des entreprises
Effectif des entreprises formelles
Effectif des entreprises informelles
Formelles connectées au électrique SBEE
Informelles connectées au électrique SBEE

Type d’entreprise

Privé
89,1
70,8
143
1163
Public (Semi-public que cas informelle)
2,0
0,2
4
2
Forme juridique
0,0
0,0
Entreprise individuelle
70,1
69,2
112
1137
SARL
6,1
0,3
10
4
SA
2,0
0,0
3
Société de fait
0,7
0,1
1
1
Société en Nom Collectif (SNC)
2,0
0,0
4

Société en Commandite Simple (SCS)

Société en participation

Groupement d’Intérêt Économique (GIE)

Coopérative 1
1,4
0,0
2
Autre 2
8,8
1,9
15
35
Ensemble
91,2
71,4
147
1177

2.1.2. Différentes sources d’énergie utilisées par les entreprises

Le tableau ci-après présente la répartition en pourcentage des entreprises selon la principale source d’énergie utilisée dans le cadre des activités. L’analyse des résultats relève que dans l’ensemble, les sources d’énergie les plus utilisées par les entreprises sont les lignes directes de la SBEE. En effet, 84,35% des entreprises formelles contre 45,28% des entreprises informelles les utilisent.

Dans les entreprises informelles, outre l’utilisation des lignes directes de la SBEE, on remarque aussi une utilisation des lignes sous-traitées SBEE (toile d'araignée) dans une moindre mesure (36,2%) et dans des proportions relativement faibles (10,2%), l’utilisation des piles à torche.

En ce qui concerne les entreprises formelles, outre l’utilisation des lignes directes de la SBEE comme principale source d’énergies, on note également qu’une proportion non négligeable (6,12%) des entreprises utilise aussi des groupes électrogènes comme source d’énergie. Ceci traduit la grande nécessité de l’électricité dans les entreprises formelles pour répondre aux besoins de la clientèle.

Il est important d’insister sur le fait que le tableau ci-dessous, présente les principales sources d’énergie utilisées par les entreprises. Par conséquent, il se pourrait que certaines sources d’énergie ne figurent pas dans le tableau bien qu’elles soient utilisées par les entreprises.

Tableau 13:Pourcentage d’entreprises suivant les différentes sources d’énergie utilisée

Pourcentage d’entreprises formelles suivant la principale source d’énergie utilisée
Total
Ligne direct SBEE
Ligne sous-traitée

SBEE (toile d'araignée)

Groupe électrogène
Pétrole
Energie solaire
Charbon de bois
Pile à torche
Batterie
Gaz de pétrole liquéfié (GPL ou LPG)
Gaz de propane
Bougie
Biomasse
Bois de chauffe

Type d’entreprise

Formelle
84,35
6,80
6,12
0,00
0,68
0,00
2,04
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
100,0
Informelle
45,28
36,19
2,12
1,78
1,02
2,21
10,20
0,42
0,00
0,51
0,25
0,00
0,00
100,0

Effectif d’entreprises formelles

124
10
9

Effectif d’entreprises informelles

533
426
25
21
12
26
120
5
6
3

2.1.3. Utilisation simultanée de sources d’énergie

Le graphe ci-après décrit les entreprises selon leur utilisation ou non de sources simultanées d’énergie. Il en ressort que les entreprises, qu’elles soient formelles ou informelles, n’utilisent généralement pas des sources d’énergie de façon simultanée. On note que 12,9% des entreprises formelles utilisent simultanément de sources d’énergie contre seulement 8,4% des entreprises informelles. Ces résultats mettent en évidence l’importance de l’énergie électrique pour les entreprises.

Graphique 1 : Utilisation simultanée de source d’énergie par les entreprises

Source : ECEB, INSAE, 2015

2.1.4. Source d’énergie alternative utilisée en cas de coupure d’électricité

Ce tableau répartit les différentes entreprises selon l’énergie alternative qu’elles utilisent en cas de coupure d’électricité. Deux grandes sources d’énergie alternative se dégagent dans le formel comme dans l’informel. Il s’agit du groupe électrogène utilisé à 47,1% dans le secteur formel et 16,07% dans l’informel. Puis des torches à pile utilisées à 38% dans le formel contre 21,90% dans l’informel.

Tableau 14 : Pourcentage d’entreprises suivant les différentes sources alternatives utilisées en cas de coupure d'électricité

Formelles
Informelles
Effectif
Pourcentage
Effectif
Pourcentage
Groupe électrogène
63
47,01
135
16,07
Pétrole
2
1,49
41
4,88
Energie solaire
4
2,99
7
0,83
Charbon de bois
2
1,49
62
7,38
Pile à torche
38
28,36
184
21,90
Batterie
1
0,75
7
0,83
Gaz de pétrole liquéfié (GPL ou LPG)
1
0,75
14
1,67
Gaz de propane
5
3,73
10
1,19
Bougie
10
7,46
82
9,76
Biomasse
0
3
0,36
Bois de chauffe
0
-
-
-
Autres sources d'énergie
0
48
5,71
Effectif des entreprises utilisant l'électricité
134

La source d’énergie alternative prisée est donc le groupe électrogène dans le formel, et les torches à pile dans l’informel.

2.2. Distribution de l’énergie à d’autres usagers

De l’analyse du tableau ci-dessus, il ressort que seulement 9,24% des entreprises du formel contre 15,86% des entreprises de l’informel distribuent de l’électricité de la ligne directe SBEE. Cette proportion est légèrement plus élevée dans l’informel que dans le formel. La pratique de redistribution de l’énergie électrique est révélatrice des difficultés réelles qu’ont les entreprises à accéder à l’énergie électrique. Il se développe ainsi un marché parallèle de distribution d’électricité avec un mécanisme de fonctionnement différent de celui du marché formel.

Tableau 15 : Distribution à d'autres usagers

Formelle
informelle
Effectifs
Part(%)
Effectifs
Part(%)
Oui
11
9,24
79
15,86
Non
108
90,76
419
84,14
Total
119
100
498
100

En moyenne, chacune des entreprises formelles enquêtées, directement raccordées fournissent de l’énergie à 9 entreprises au moins, contre 3 entreprises en moyenne pour les entreprises informelles. La forte moyenne observée pour les entreprises formelles s’explique en partie par la présence de l’administration du Port Autonome de Cotonou qui distribue l’énergie électrique aux entreprises de la plate-forme portuaire.

Tableau 16 : Nombre moyen d’usagers desservis par les entreprises directement raccordées

Nombre moyen d'usagers desservis
Formelle
informelle
Urbain
9,7
2,9
Rural
-
3,3
Ensemble
9,7
3,0

2.3. Dépenses en énergie effectuées par les entreprises

L’analyse du tableau 17 révèle que pour les entreprises formelles ayant répondu, la dépense moyenne annuelle effectuée en énergie est la plus élevée (7 501 286 FCFA) pour l’utilisation de la ligne sous-traitée de la SBEE (toile d’araignée) bien que très peu d’entreprises de l’échantillon (seulement 7) utilisent cette source d’énergie. Ce niveau élevé de la dépense moyenne s’explique par la présence des entreprises de la plate-forme portuaire. Cependant, dans une moindre mesure, on note une dépense effectuée de 1.043.761 FCFA pour l’utilisation de la ligne directe de la SBEE bien que le nombre d’entreprises utilisant cette source soit très important (104). L’utilisation de la ligne sous-traitée de la SBEE (toile d’araignée) comme source d’énergie fait donc beaucoup plus dépenser les entreprises formelles et c’est peut-être la raison pour laquelle très peu d’entre elles exploitent moins cette source. Par ailleurs, on note aussi, que la dépense moyenne annuelle demeure aussi considérable (660 321 FCFA) pour l’utilisation des groupes électrogènes à gas-oil ou à essence comme source.

Pour les entreprises informelles, on constate que les dépenses moyennes annuelles effectuées sont les plus élevées pour l’utilisation de l’énergie solaire et l’utilisation de la ligne directe de la SBEE. En effet, seulement 4 entreprises présentent une dépense annuelle s’élevant en moyenne à 56 563 FCFA contre un nombre très important (soit 475 entreprises) présentant une dépense moyenne annuelle de 21 971 FCFA. L’énergie solaire coûterait donc plus chère que l’énergie de la ligne directe de la SBEE selon les entreprises de l’informel ; ce qui pourrait constituer un handicap à son exploitation. On note aussi que les dépenses moyennes annuelle effectuées dans l’utilisation du gaz de propane et des groupes électrogènes à gas-oil ou à essence sont non négligeables (14 682FCFA et 13 018 FCFA respectivement). Par ailleurs, beaucoup d’entreprises informelles utilisent de l’énergie provenant de la ligne sous-traitée de la SBEE (soit 328 entreprises) ou de l’énergie provenant de la pile à torche (soit 229); mais la dépense moyenne annuelle correspondant respectivement à ces deux types de sources est très faible (6650 FCFA pour le groupe électrogène et 1389 FCFA pour l’usage des piles à torche).

Tableau 17 : Dépenses moyennes annuelles effectuées par les entreprises dans l’utilisation des différentes sources d’énergie

Entreprises formelles ayant répondu

Entreprises informelles ayant répondu

Dépense moyenne annuelle (en FCFA) Effectif des entreprises utilisant la source d'énergie

Dépense moyenne annuelle (en FCFA) Effectif des entreprises utilisant la source d'énergie

Ligne directe de la SBEE
1 043 761
102
21 971
475
Ligne sous-traitée de la SBEE (toile d’araignée)
7 501 286
7
6 650
328
Groupe électrogène à gas-oil ou à essence
660 321
43
13 018
130
Pétrole
13 400
5
1 883
71
Energie solaire
5 000
2
56 563
4
Charbon de bois
5 267
3
5 651
121
Pile à torche
1 741
33
1 389
229

Batterie

2 417
3
Gaz de pétrole liquéfié (GPL ou LPG)
14 600
2
9 636
7
Gaz de propane
4650
4
14 682
9
Bougie
1462
7
894
58

Biomasse

4 200
1

Le tableau 18 présente les dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises formelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine. L’analyse selon le milieu de résidence révèle que entreprises formelles s’implantent généralement en milieu urbain et dépensent beaucoup plus dans l’utilisation des sources d’énergie électrique que celles de milieu rural. Les dépenses des entreprises utilisant la ligne directe de la SBEE sont estimées en moyenne à 1 104 238 FCFA par an en milieu urbain contre 76 133 FCFA par an en milieu rural. L’utilisation des de la ligne sous-traitée est uniquement l’affaire des entreprises urbaines avec une dépense moyenne annuelle égale à celle de l’échantillon des entreprises formelles utilisant cette source d’énergie (7 501 286 FCFA). Quant à l’utilisation des groupes électrogènes, il ressort que 61 entreprises formelles dépensent en moyenne par an 705 595 FCFA en milieu urbain contre seulement 2 en milieu rural qui dépensent 56 667 FCFA.

Pour ce qui est du nombre de jours de travail par semaine, on note généralement que, plus le nombre de jours de travail augmente, plus les entreprises dépensent en énergie. Ainsi, pour les entreprises utilisant la ligne directe de la SBEE, la dépense moyenne annuelle si elles avaient travaillé 4 jours par semaine est 17 000 FCFA. Ce montant est passé à 1 933 820 FCFA pour une durée de 7 jours de travail par semaine.

Le tableau 18 est relatif aux dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises informelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine. L’analyse selon le milieu de résidence révèle que les entreprises informelles sont plus nombreuses en milieu urbain. Toutefois, on constate pour toutes les trois sources d’énergie confondues que celles qui sont en milieu rural dépensent beaucoup plus en énergie comparativement à celles du milieu urbain. Ainsi, 415 entreprises informelles urbaines utilisant la ligne directe SBEE présentent une dépense annuelle s’élevant à 22 125 FCFA en moyenne contre seulement 60 entreprises informelles rurales qui dépensent en moyenne par an un montant 20 908 FCFA. Quant à l’utilisation de la ligne sous-traitée de la SBEE, les dépenses effectuées en milieu rural par 65 entreprises informelles s’élèvent à 7 698 FCFA contre une dépense de 6 392 FCFA générée par 263 entreprises du milieu urbain.

Pour ce qui concerne le nombre de jours de travail par semaine, à l’instar des entreprises formelles, plus ce nombre de jours augmente, plus la dépense moyenne annuelle augmente.

Tableau 18 : Dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises formelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine

Dépenses pour l'utilisation des principales sources d'énergie électrique

Dépenses annuelles moyennes des entreprises formelles dans l'utilisation de ligne directe de la SBEE (en FCFA)
Effectif des entreprises formelles connectées sur la ligne directe SBEE

ayant répondu

Dépenses annuelles moyennes des entreprises formelles dans l'utilisation de ligne sous-traitée de la SBEE (en FCFA)
Effectif des entreprises formelles connectées à la ligne sous-traitée de la SBEE

ayant répondu

Dépenses annuelles moyennes des entreprises formelles dans l'utilisation du groupe électrogène (en FCFA)
Effectif des entreprises formelles utilisation du groupe électrogène ayant répondu

Milieu d’implantation

Urbain
1 104 238
96
7 501 286
7
705 595
61
Rural
76 133
6
56 667
2

Nombre de jours de travail par semaine

4
17 000
2
5
11 600
5
60 000
1
40 000
3
6
48 829
39
7 000
4
26 522
6
7
1 933 820
54
26 200 000
2
905 488
43
Ensemble
1 043 761
102
7 501 286
7
660 321
63

Tableau 19 : Dépenses moyennes mensuelles et annuelles des entreprises informelles dans l’utilisation de ligne directe de la SBEE, de la ligne sous-traitée de la SBEE et du groupe électrogène suivant le type et le milieu d’implantation, le nombre de jours de travail par semaine

Dépenses pour l'utilisation des principales sources d'énergie électrique

Dépenses annuelles moyennes des entreprises informelles dans l'utilisation de ligne directe de la SBEE (en FCFA)
Effectif des entreprises informelles connectées sur la ligne directe SBEE

ayant répondu

Dépenses annuelles moyennes des entreprises informelles dans l'utilisation de ligne sous-traitée de la SBEE (en FCFA)
Effectif des entreprises informelles connectées à la ligne sous-traitée de la SBEE ayant répondu
Dépenses annuelles moyennes des entreprises informelles dans l'utilisation du groupe électrogène (en FCFA)
Effectif des entreprises informelles utilisation du groupe électrogène ayant répondu

Milieu d’implantation

Urbain
22 125
415
6 392
263
12 454
97
Rural
20 908
60
7 698
65
14 674
33

Nombre de jours de travail par semaine

5
18 300
10
6 178
9
4 800
1
6
19 024
368
6 363
221
12 529
84
7
33 746
96
7 342
98
14 112
45
Ensemble
21 971
475
6650
328
13 018
130

2.4. Disponibilité de l’énergie électrique et couverture des besoins

Préférences des entreprises sur la durée et la période de disponibilité de l’électricité dans la journée

A la lumière des résultats du tableau 20 ci-dessous, il ressort que dans l’ensemble les entreprises formelles ont besoin de l’électricité pendant en moyenne 18,2 heures par jour pour couvrir leurs besoins. On note qu’en milieu urbain, ce temps est de 18,6 heures contre 19,5 heures en milieu rural. On note aussi qu’environ une entreprise formelle sur deux (soit 49,3%) préfère avoir l’électricité dans la matinée.

Pour ce qui concerne la période de la journée au cours de laquelle les entreprises formelles souhaiteraient avoir l’électricité, on remarque qu’en milieu rural, une entreprise sur deux (soit 49,6%) souhaiterait avoir l’électricité dans la matinée ; 32,3% souhaiteraient en avoir la nuit et dans une moindre mesure, 18% d’entreprises souhaiteraient en avoir dans l’après-midi. L’énergie électrique est donc beaucoup demandée dans la matinée. En milieu rural, 43% d’entreprises formelles souhaiteraient avoir l’électricité dans la matinée ; 43% souhaiteraient aussi en avoir dans l’après-midi et 14% souhaiteraient en avoir la nuit.

Tableau 20 : Quelques indicateurs sur la disponibilité de l’électricité dans les entreprises formelles, suivant le milieu et le département d’implantation

Nombre moyen d’heures par jour que l’entreprise devait recevoir l’électricité pour couvrir ses besoins journaliers
Pourcentage d’entreprises formelles selon leur préférence pour la période de la journée à laquelle il souhaiterait avoir l’électricité
Effectif des entreprises formelles utilisant l'électricité de la SBEE ayant répondu
La matinée
L'après-midi
La nuit

Milieu d’implantation

Urbain
18,6
49,6
18,1
32,3
127
Rural
19,5
42,9
42,9
14,3
7
Ensemble
18,6
49,3
19,4
31,3
134

Les entreprises informelles quant à elles ont besoin de l’électricité pendant en moyenne 15,9 heures par jour pour couvrir leurs besoins. Pour ce qui concerne la période de la journée à laquelle ces entreprises souhaiteraient avoir l’électricité, on note que 46% d’entre elles préfèrent la matinée ; 27% préfèrent l’après-midi et 27% préfèrent aussi la nuit.

Concernant le milieu d’implantation, le nombre moyen d’heures nécessaires pour couvrir les besoins des entreprises informelles en milieu urbain est 15,8 heures contre 16,7 heures en milieu urbain.

This is the start of the file's text. The full file is on GovTribe.

File details come from the government source that posted it. Updated .