Attachment_7._HIV_Strategy._PSN_2014-2017.Burundi.pdf
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REPUBLIQUE DU BURUNDI
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
ET DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA
SECRETARIAT EXECUTIF PERMANENT du CNLS.
PLAN STRATEGIQUE NATIONAL DE LUTTE
CONTRE LE SIDA 2014-2017
Juillet 2014
SOMMAIRE
Sigles et acronymes
PREFACE
AVANT PROPOS......................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
REMERCIEMENTS ...................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
LE RESUME EXECUTIF
I. METHODOLOGIE ET PROCESSUS D’ELABORATION DU PSN
1. L’étape de la revue du PSN 2012-2016
2. L’étape de mobilisation des acteurs
3. L’étape de la priorisation des interventions
4. L’atelier de Recyblage et de restitution des certains fora importants
5. L’étape de planification
6. L’étape de rédaction
7. Le processus de validation
8. Analyse du plan stratégique sur base de l’outil JANS
II. CONTEXTE GENERAL ACTUEL DU BURUNDI
1. Contexte géographique
2. Contexte administratif et politique
3. Contexte démographique
4. Contexte socio économique
5. Education
III. LE SYSTEME SANITAIRE DU BURUNDI ET L’ETAT DE SANTE DE LA POPULATION
1. Le système de santé
2. L’état de santé de la population
IV. CONTEXTE EPIDEMIOLOGIQUE ET SOCIAL DE L’EVOLUTION DU VIH ET SIDA
1. Contexte épidémiologique
2. Les déterminants légaux, sociaux et culturels de l’épidémie de VIH et sida au Burundi
V. ANALYSE DE LA REPONSE
1. La prévention des nouvelles infections
2. La prise en charge globale des PVVIH
3. La réduction de l’impact
4. La coordination, le suivi évaluation, les mécanismes de financement et la gestion financière.. 39
5. Principaux défis de la réponse nationale à l’épidémie du VIH et sida au Burundi, fin 2013 ... 39
VI. LE PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE VIH ET SIDA 2014-2017
1. LA VISION
2. LES PRINCIPES DIRECTEURS
3. LES INTERVENTIONS DU PSN 2014-2017
3.1 Le résumé des priorités du PSN 2014-2017
3.2 Les interventions
3.3 La chaîne des résultats
4. LE BUDGET DU PLAN STRATEGIQUE ET MECANISME DE MOBILISATION DES RESSOURCES
4.1. Le budget du PSN 2014-2017
4.2. Mécanisme de mobilisation des ressources
4.3. Mécanisme de gestion financière
5. MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATEGIQUE
5.1. Le cadre institutionnel
5.2. Processus de mise en œuvre
5.3. Plan de mise en œuvre
6. LE CADRE DE SUIVI ET DE L’EVALUATION
6.1. Le plan de suivi et évaluation
6.2. Le cadre de performance du PSN
Sigles et acronymes
AC Animateur Communautaire
AGR Activités Génératrices de Revenus
ARV Antirétroviraux
BPS Bureau Provincial de Santé
CAMEBU Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels du Burundi
CAM Carte d’assistance médicale
CCC Communication pour le Changement de Comportement
CDV Centre de Dépistage du VIH ou conseil et dépistage du VIH
CEEAC Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale.
CMLS Comité Municipal de lutte contre le SIDA
CLS Comités Locaux de lutte contre le SIDA
CNLS Conseil National de Lutte contre le SIDA
CNTS Centre National de Transfusion Sanguine
CPLS Comité Provincial de lutte contre le SIDA
CPN Consultations prénatales
CPSD Cadre de Concertation des Partenaires pour la Santé et le Développement
CRTS Centre Régional de Transfusion Sanguine
CSLP Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté
DPSHA Département de la Promotion de la santé, de l’Hygiène et de l’Assainissement.
EDS Enquête démographique et de santé éTME Elimination de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
ECD Equipe Cadre du District.
FM Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
HSH Hommes ayant des rapports Sexuels avec des Hommes
IEC Information-Education-Communication
INSP Institut National de Santé Publique
IO Infection Opportuniste
IST Infection Sexuellement Transmissible
JANS. Joint Assessment of National Strategies.
MOT Modes Of Transmissions
MSPLS Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida
OEV Orphelins et autres Enfants Vulnérables
OMS Organisation mondiale de la santé
ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida
OSC Organisations de la Société Civile
PE Pairs éducateurs
PEC Prise en charge
PEPFAR Plan présidentiel américain d’aide d’urgence à la lutte contre le sida
PLACE Prioritizing Local Aids Control Efforts
PNSR Programme National de Santé de la Reproduction
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PPE Prophylaxie post-exposition
PS Professionnelles du sexe.
PTME Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
PVVIH Personne Vivant avec le VIH
SEP/CNLS Secrétariat Exécutif Permanent du Conseil National de lutte contre le Sida
Sida Syndrome d’Immunodéficience Acquise
SR Santé reproductive
TPS Technicien de Promotion de la Santé
SNU Système des Nations Unies
SSR Santé sexuelle et reproductive
USLS Unité Sectorielle de lutte contre le SIDA
UNICEF Fonds des Nations unies pour l’enfance
V(S)BG Violences (Sexuelles) Basées sur le Genre
VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine
ZIP Zones d’Interventions Prioritaires
PREFACE
Le Burundi se dote d’un nouveau Plan Stratégique National de Lutte contre le SIDA. Il couve la période 2014-
2017, et constitue pour Notre chère nation une feuille de route pour marquer un pas significatif dans la riposte contre le fléau du VIH et du Sida.
Après avoir constaté que le VIH et le sida ont atteint la phase d’épidémie généralisée, Nous avons adopté la stratégie de le considérer comme un problème national que Nous devons aborder de front, cela dans le Cadre
Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et de reconstruction nationale après plusieurs années de conflit fratricide. Le cas particulier du VIH et du sida a retenu Notre haute attention du fait qu’il s’inscrit dans un cycle vicieux avec la pauvreté au niveau de l’individu, la famille et toute la communauté. Lutter contre le VIH le sida c’est lutter contre la pauvreté, et lutter contre la pauvreté c’est lutter contre le SIDA.
Ce dernier constat Nous a conduit à diligenter la préparation de plans stratégiques quinquennaux avec des interventions visant l’atteinte des objectifs dans les secteurs de la prévention, de la prise en charge et de la réduction de l’impact. Les plans stratégiques 2002-2006, 2007-2011, 2012-2016 ont toujours suivi ce mot d’ordre, et Nous sommes particulièrement fiers des résultats enregistrés à ce jour, bien que cette fierté n’autorise aucun répit dans la bataille.
La revue à mi-parcours du Plan Stratégique National 2012-2016 qui vient d’avoir lieu a commandé la reconsidération de certains aspects du combat, dont une plus grande attention dans l’identification des cibles et des objectifs spécifiques à chacune d’elles. La nécessité d’une planification qui nous aide à atteindre d’importants résultats en une période assez courte Nous a conduit à adopter une planification en harmonie avec les cycles de financement de certains de nos partenaires.
Dans tous les cas de figure, Notre détermination reste la même : libérer Notre pays des affres du VIH et du
SIDA à travers un partenariat permanent et fort entre les différents acteurs.
La sortie du présent Plan Stratégique National 2014-2017 Nous donne l’occasion d’exprimer Notre haute appréciation sur le merveilleux partenariat actuellement à l’œuvre pour appuyer Notre offensive contre le fléau du Sida. Que l’OMS, l’ONUSIDA et tout le système des Nations Unies, le Fonds Mondial pour la Lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, le PEPFAR et tous nos partenaires bilatéraux trouvent Nos sincères remerciements pour l’appui remarquable qu’ils accordent à Notre pays dans ce domaine.
Nous leur demandons de poursuivre et de renforcer leurs interventions, car la victoire contre le VIH et le sida sera un exploit commun.
Nous exprimons Notre haute appréciation aux divers acteurs du secteur public, de la société civile et des ONG étrangères œuvrant au Burundi pour leur contribution irremplaçable dans la riposte contre le SIDA. Nous apprécions leur implication dans l’élaboration de ce Plan Stratégique et les invitons à garder le même engagement dans sa mise en œuvre. Le Gouvernement du Burundi est hautement attentif et engagé à l’atteinte des objectifs exprimés à travers ce nouveau plan stratégique. Il ne ménagera aucun effort pour jouer pleinement son rôle de coordonnateur de cette riposte.
Notre souhait le plus vif est de voir les objectifs du présent plan stratégique être atteints dans leur entièreté.
Bon succès.
Honorable Pierre NKURUNZIZA.
Président de la République du BURUNDI et
Président du Conseil National de Lutte contre le sida.
LE RESUME EXECUTIF
Le Plan Stratégique National de Lutte contre le Sida (PSN 2014-2017 fait suite à la revue du PSN 2012- 2016. Il vise à doter le pays d’un outil de gestion de la réponse nationale mais aussi de mobilisation des ressources pour la financer. Il présente la situation de départ fondée sur l’analyse épidémiologique et sociale de l’épidémie ainsi que les résultats de la riposte antérieure.
L’analyse épidémiologique a été alimentée par les résultats des études de prévalence du VIH et d’études des comportements et a dégagé les faits saillants suivants :
L’Enquête Démographique et de Santé en 2010 avait montré une épidémie de type généralisé à prévalence faible de 1.4% dans la population générale âgée de 15à 49 ans avec un ratio homme/femme de 1.7 et une prévalence du VIH plus de 4 fois plus élevée en milieux urbains qu’en milieu rural, pendant que ce dernier héberge 90% de la population.
Selon la même Enquête, 45% des femmes et 47% des hommes ont une connaissance approfondie des moyens de prévention du VIH, 37,4% des femmes et 30% des hommes ont déjà effectué un test de dépistage du VIH et en connaissent le résultat.
Les études de prévalence et de comportements en 2011 et 2013 montrent en plus une très forte prévalence du VIH chez les professionnelles du sexe (21,3%), les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (4.8%), les détenus (3%) et les pêcheurs (3%) La taille de ces populations clé est estimée à 51 482 professionnelles du sexe et 9346 hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes ; la population carcérale est estimée en 2013 à 7854 dont 382 femmes.
Selon l’étude PLACE 2013 et les projections SPECTRUM de 2014, la contribution aux nouvelles infections s’établit comme suit : 43% pour les couples hétérosexuels stables ; 5% pour les PS, 24% pour leurs clients et 6% pour les partenaires de ces clients, 17 % relations hétérosexuelles occasionnelles, 3% pour les HSH.
50% de toutes les nouvelles infections apparaissent chez les moins de 25 ans dont 25% concernent la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
L’épidémie de VIH et sida au Burundi évolue dans un contexte défavorable pour les femmes et minorités sexuelles, ce dernier se traduit d’une part par l’accès inéquitable en défaveur des femmes aux moyens de prévention de l’infection à VIH ainsi qu’à la stigmatisation et la discrimination des populations clé.
L’analyse de la réponse à travers la revue à mi parcours du PSN2012-2016 fait ressortir les performances du programme et les principaux défis comme suit :
Dans le domaine de la prévention de nouvelles infections à VIH
Connaissance insuffisante au sein des populations cibles (adultes, jeunes, population clés) sur le VIH et sida.
Faible utilisation systématique du préservatif chez les adultes, jeunes et populations clés
Faible couverture pour le dépistage du VIH dans la population générale
Faible couverture pour le dépistage chez les populations notamment les HSH=39%
Faible couverture en services pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) : 58% en 2013
Faible couverture de la circoncision masculine : 33% des hommes circoncis une faible implication des jeunes et des populations clé dans la réponse
Dans le domaine de la prise en charge globale des personnes infectées par le VIH
Couverture insuffisante du traitement par antirétroviraux chez les adultes = 61% des besoins couverts (par rapport aux éligibles)
Très faible couverture du traitement par antirétroviraux chez les enfants = 17.5% des enfants séropositifs (par rapport aux éligibles)
Faible couverture de la PEC de la CoïnfectionTB/VIH : faible taux de screening de la TB , 64% de tuberculeux coïnfectés sous ARV
Appuis psycho sociaux et nutritionnels des PVVIH réduits.
Dans le domaine de la réduction d’impact et des déterminants de la vulnérabilité
Faible mobilisation et interventions communautaires.
Vulnérabilité particulière de certaines populations clé dont les pratiques sexuelles ne sont pas tolérées par la société burundaise.
Stigmatisation persistante envers les PVVIH et les minorités sexuelles
Faiblesse des interventions liées à la réduction de la pauvreté chez les PVVIH
Faible couverture de la protection sociale des OEV
Recrudescence des violences sexuelles basées sur le genre.
Dans le domaine de la gestion et de la coordination de la réponse nationale
Forte dépendance des programmes aux ressources extérieures
Faible performance du système d’information stratégique
Insuffisances dans la coordination des différentes entités qui interviennent dans la lutte
A la lumière de ces résultats de l’analyse de la situation et de la réponse, des priorités ont été définies, discutées et adoptées.
1. La prévention de nouvelles infections à VIH par voie sexuelle.
Les cibles de cette prévention ont été identifiées. Il s’agit :
des couples stables dans la population générale, des jeunes de moins de 25 ans, des professionnelles de sexe et de leurs clients, des HSH des détenus, des consommateurs de drogues injectables, des pêcheurs.
Les services clés à offrir seront :
la communication multiforme pour le changement de comportement, la mise à disposition et la promotion de l’usage correcte des préservatifs masculins et féminins, l’offre des services de conseil et de dépistage du VIH, Le diagnostic, la prévention et le traitement des Infections sexuellement transmissibles.
La promotion de la circoncision masculine
2. La prévention de la transmission par voie sanguine
3. La prévention et la prise en charge des violences sexuelles basées sur le genre
4. La prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant : agir sur les 4 piliers :
la prévention de la transmission du VIH chez les femmes en âge de procréer, la prévention des grossesses non désirées chez les femmes séropositives, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, les Soins et le soutien à la mère infectée par le VIH, son enfant et la famille.
5. La prise en charge globale des PVVIH, axée sur le traitement antirétroviral à toutes les personnes adultes, adolescents et enfants en indication de traitement selon les directives de l’OMS de 2013, le diagnostic et la prise en charge correcte des infections opportunistes, le diagnostic et le traitement prophylactique de la tuberculose chez les PVVIH.
Le suivi biologique immunologique et virologique des PVVIH, le soutien psychologique et social des PVVIH, l’appui nutritionnel aux PVVIH malnutries les plus démunies,
6. L’appui socio économique, l’assistance médicale, le soutien scolaire aux PVVIH et autres personnes vulnérables y compris les OEV.
7. La mise en place d’un environnement favorable à la mise en œuvre par :
le renforcement de la prise en compte du genre et de l’égalité des sexes.
l’amélioration du cadre légal et institutionnel.
8. Le renforcement de la coordination de la réponse, à travers le renforcement du système national de suivi évaluation de la réponse, le renforcement de la coordination des activités de collaboration tuberculose VIH.
la bonne gouvernance et la redevabilité, la Mobilisation et la gestion des ressources, la coordination multisectorielle et décentralisée
Pour mettre en œuvre ces priorités un plan traduit par une matrice des résultats a été élaboré qui décline 4 résultats d’impacts, des effets par impact et des produits par effet
L’impact 1 : Les nouvelles infections à VIH sont réduites de 20% de 2014 à 2017 .
Effet 1 : Le taux de transmission sexuelle du VIH est réduit dans la population générale et chez les jeunes de 15 à 24 ans
90% des jeunes ont des connaissances approfondies sur le VIH, sida
80% des jeunes ont un accès facile aux préservatifs
30% des jeunes connaissent leur statut sérologique
10 % des jeunes hommes circoncis en milieu de soins
90% des adultes ont des connaissances approfondies sur le VIH, le sida et les IST
80% des adultes ont une bonne connaissance sur l'utilité et l'utilisation du préservatif et ont un accès facile
50% de la population générale connaissent leur statut sérologique du VIH
95% des cas de violence sexuelle sont prises en charge
Augmentation de 10% des cas d'IST parmi la population générale qui sont dépistés et traités selon les normes
Effet 2: La transmission du VIH par voie sanguine est réduite :
100% des poches de sang collectées sont testés aux 4 marqueurs (VIH, Syphilis, Hep B et C)
90% des cas d’Accident d’Exposition au Sang sont PEC selon le protocole national
Effet 3 : 90% des populations clés (PS, HSH, détenus) ont des connaissances approfondies sur le
VIH et utilisent le préservatif systématiquement lors des rapports sexuels avec leurs clients et/ou partenaires occasionnels
90% des populations clés (TS, HSH, détenus) ont des connaissances approfondies sur le VIH, sida, les IST et la TB
85% des TS connaissent leur statut sérologique
85% des HSH connaissent leur statut sérologique
40% des détenus connaissent leur statut sérologique
90% des PS ont un accès facile aux préservatifs
60% des détenus ont un accès facile aux préservatifs
75% des HSH ont un accès facile aux préservatifs et au gel lubrifiant
Les cas d'IST sont réduits de 30% chez les TS
Les cas d'IST sont réduits de 20% chez les HSH
Les cas d'IST sont réduits de 15% chez les détenus
60 % des populations clés (HSH et PS) VIH+ sont mis sous traitement ARV selon les directives nationales.
Effet 4 : le taux de transmission du VIH de la mère à l'enfant est réduit à 5%
80% des femmes en âge de procréer connaissent leur statut sérologique face au VIH/Sida
30% des femmes enceintes testées pour le VIH en CPN dont les partenaires ont été testés pour le
VIH
50% des femmes séropositives utilisent les méthodes contraceptives modernes
90% des femmes VIH+enceintes /allaitantes bénéficient des ARV dans le cadre de la PTME selon le Protocole national (option B+ OMS)
95% des enfants des mères VIH+ bénéficient d'un suivi approprié
IMPACT PRISE EN CHARGE GLOBALE : LA MORTALITE LIEE AU VIH et SIDA EST
REDUITE DE 50 % D’ICI 2017
Effet 1 La couverture des soins ARV de qualité est augmentée de 17.5 % à 54% chez les enfants de moins de 15 ans et de 62 à 96% chez l'adulte (Par rapport aux besoins)
96% des PVVIH adultes éligibles sont enrôlées aux ARV conformément aux directives nationales
54% des enfants éligibles sont enrôlées aux ARV conformément aux directives nationales
95% des PVVIH sous ARV (adultes et enfants) bénéficient d'un suivi clinique et biologique de qualité
Au moins 90% des PVVIH (adultes et enfants) sous ARV sont observant et maintenues dans la chaine de soins au bout d'année de traitement
Effet 2 : 95% des PVVIH présentant les IO et autres Co-morbidités bénéficient d'une PEC selon les directives nationales
95% des patients suivis ayant une coïnfection Hépatites/VIH sont traités selon les directives nationales ;
95% des patients séropositifs suivis souffrant des IO sont traités selon les directives nationales
Effet 3: 100% des patients suivis ayant une coïnfection TB/VIH sont traités correctement
95% des PVVIH suivies bénéficient du screening et 100% du diagnostic précoce de la TB ;
- 70 % des PVVIH éligibles bénéficient de la prévention de la TB selon les directives nationales ;
- 100 % des PVVIH suivies dépistées TB+ bénéficient du traitement anti TB et TAR
Effet 4: 90% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychosocial nutritionnel approprié
90% des PVVIH en besoin bénéficient d'un appui nutritionnel rationnel et adéquat
80% des PVVIH en besoin bénéficient de soutien psychologique, mental et social
Effet 5 : 80 % des structures de soins ont les capacités requises et offrent aux PVVIH des prestations de qualité (Ios, ARV, suivi biologique, etc. )
100% des sites de PEC quantifient leurs besoins en réactifs, médicaments contre les IO et ARV sur base des consommations réelles
100% des stocks des sites de PEC et de la CAMEBU bénéficient d'un approvisionnement et d'un suivi réguliers.
Impact Réduction d’impact: 70% des personnes infectées et affectées par le VIH et sida, démunies améliorent leurs conditions de vie.
Effet 1 : Au moins 90% des Personnes affectées ou infectées ont leurs droits humains respectés
60% des personnes infectées ou affectées bénéficient d'une protection juridique
90% des personnes âgées de 15-49 ans expriment des attitudes de tolérance à l'égard des personnes infectées ou affectées
70% des PVVIH sous ARV démunies disposent d'une autonomie financière
70% des PVVIH sous ARV démunies et 70% d'OEV ont un revenu leur permettant de se prendre en charge
Effet 2 : 50% des OEV ont une situation de vulnérabilité sociale atténuée
50 % d’OEV en situation de précarité bénéficient de services sociaux de base Effet 3 : La mise en œuvre des interventions de réduction d'impacts par les acteurs communautaires est efficace
90% des acteurs intervenants dans la réduction d'impact transmettent des rapports de qualité
(permettant de capter des indicateurs du PSN)
80 % des bénéficiaires expriment leur satisfaction par rapport aux interventions de réduction d’impact
Effet 4 : La vulnérabilité des femmes face au VIH et sida est réduite dans tout le pays.
Les capacités psychologiques et sociales des femmes sont renforcées
La vulnérabilité et la dépendance économique des femmes sont réduites
Le taux de rétention des filles à l'école est augmentée
Effet 5 : La stigmatisation et la discrimination des PVVIH et autres personnes vulnérables sont réduites
Les populations et les PVVIH ont une meilleure connaissance des droits des PVVIH
Les hommes en uniformes et les agents de l’appareil judicaire ont une meilleure connaissance du
VIH et sida, la discrimination et la stigmatisation
Impact du programme : La gestion de la réponse nationale au VIH et au sida est efficace, performante, dans le respect des « Three ones »
Effet 1 : Les mécanismes de coordination multisectorielle, décentralisée et thématique sont opérationnels
Le SEP/CNLS est une structure pérenne de l’Etat, doté d’une autonomie de gestion
Le CNLS et ses structures décentralisées assurent une coordination des plans d’action des partenaires et secteurs clés
La coordination de la réponse communautaire est définie et mise en place
La lutte contre le sida intégrée dans les plans d’action des secteurs clés gouvernementaux (main streaming)
La coordination thématique est assurée
Le PNLS/IST est renforcé dans ses capacités de coordination et de mise en œuvre de la réponse du secteur de la santé.
Effet 2 : Les capacités des intervenants sont renforcées pour la collecte des données et informations
Les capacités des acteurs au niveau opérationnel sont renforcées pour la collecte des données et informations
Les systèmes parallèles de collecte des informations sont réduits avec un respect du circuit de l'information stratégique.
Les données transmises au niveau central sont de qualité et respectent toutes les normes
Effet 3 : Le système de suivi évaluation au niveau communautaire est renforcée et fonctionnel
Les structures communautaires disposent de système standard de collecte
Les structures communautaires disposent d'outils et de guide pour la collecte des données
Effet 4 : Le système de surveillance sentinelle est renforcé et opérationnel
Le système de surveillance sentinelle dispose de ressources humaines (RH) et matérielles pour son fonctionnement
Le système d'extraction des IAP est disponible et opérationnel Effet 5 : Un plan de recherche et les ressources financières pour les études et recherches sont disponibles
100% des ressources financières allouées au SE sont mobilisées
La part des ressources nationales dans le SE est augmentée pour la pérennisation des interventions
Effet 6 : Les résultats et les interventions du programme sont connus par les populations
Les capacités du programme en communication sont renforcées.
Ce plan stratégique sera exécuté avec un budget de 250 127 490 $US ventilé à travers son plan opérationnel comme suit :
Axe d’intervention Année 2014 Année 2015 Année 2016 Année 2017 TOTAL %
La prévention de nouvelles infections à VIH 16 075 852 16 771 701 15 561 931 14 870 267 63 279 751 25
La prise en charge globale des PVVIH 28 490 121 33 502 987 34 606 460 35 115 060 131 714 629 53
La réduction d’impact et des facteurs de vulnérabilité
3 089 602 4 637 461 4 530 498 4 901 576 17 159 137 7
La gestion du programme, la coordination et le suivi évaluation
7 431 514 10 002 338 9 344 327 10 920 466 37 698 645 15
Total 55 137 664 65 001 876 64 093 492 65 894 459 250 127 490 100
Il est accompagné d’un plan de suivi évaluation.
Des mécanismes de mise en œuvre décrivent les différents acteurs et leurs rôles.
I. METHODOLOGIE ET PROCESSUS D’ELABORATION DU PSN
L’élaboration du Plan Stratégique National de Lutte contre le Sida (PSN) 2014-2017 du Burundi a été conduite dans un cadre largement participatif qui a regroupé tous les acteurs et parties prenantes de la riposte au VIH et sida au Burundi et surtout des bénéficiaires et des populations clé. Ce processus a démarré par l’adoption de ses termes de référence par le Cadre de Concertation des Partenaires pour la santé et le Développement(CPSD) ; il s’est fait à travers les grandes étapes suivantes :
1. L’étape de la revue du PSN 2012-2016
Dans le cadre de l’alignement du financement du PSN 2012-2016 avec les différents processus et modèles de financements internationaux et après deux années de mise en œuvre, une revue a été initiée en vue de déterminer les progrès réalisés et d’identifier les goulots d’étranglements afin de réorienter les interventions pour des résultats efficaces et efficients. Cette revue a vu la participation de tous les acteurs du secteur public, privé, de la société civile et des bénéficiaires aux niveaux central et décentralisé. Le rapport de la revue a ensuite été validé avec tous les acteurs et populations bénéficiaires au cours d’un atelier.
2. L’étape de mobilisation des acteurs
Cette étape a été facilitée par une série de visites, rencontres et entretiens notamment avec les représentants des populations bénéficiaires et des populations-clés; occasion privilégiée pour échanger sur les problèmes spécifiques à ces groupes au travers de l’évaluation des barrières (juridique, administrative, etc.) à leur accès aux soins et services afin d’élaborer des programmes qui contribuent à répondre et lever ces barrières. Ces visites ont permis de solliciter leur adhésion et leur participation active au processus d’élaboration du présent PSN 2014-2017.
3. L’étape de la priorisation des interventions
La priorisation des interventions pour le PSN 2014-2017 a été une étape capitale du processus car elle a permis l’identification des domaines dans lesquels le pays doit investir à travers des activités et des stratégies à haut impact. Elle a été faite dans un cadre très participatif au cours d’un atelier qui a regroupé tous les secteurs, tous les acteurs, les populations bénéficiaires et les populations clés. Les domaines et interventions identifiés ont été validés par les participants et consignés dans un procès-verbal. Au cours de cet atelier une nouvelle architecture du plan stratégique a été proposée, discutée et validée ; elle est principalement basée sur le format d’un plan stratégique de 3ème génération, une planification basée sur les résultats qui s’inspire du contenu du cadre d’investissement de l’ONUSIDA.
4. L’atelier de reciblage et de restitution de certains fora importants.
Cette étape a permis au cours d’un atelier avec les différents acteurs et parties prenantes de faire le point sur les nouvelles cibles de l’ONUSIDA à l’horizon 2030 et les nouvelles directives de l’OMS 2013.Plusieurs autres thèmes importants ont été développés :
La restitution des ateliers de Dakar de fin mars début avril 2014 sur le Nouveau modèle de financement du Fonds Mondial, le Cadre d’investissement de l’ONUSIDA, La restitution de l’atelier de l’équipe conjointe sur le VIH des Nations Unies au Burundi sur leur contribution à la riposte nationale
Les priorités retenues lors de l’atelier de priorisation cité plus haut Les résultats de cet atelier ont servi de bases pour le processus de planification .Les cibles de la planification 2014-2017 seront issues essentiellement des projections Spectrum 2014 ainsi que des directives nationales de prise en charge médicale qui viennent d’être adaptées aux recommandations de l’OMS de 2013.
5. L’étape de planification Elle a été réalisée sur la base des domaines et interventions prioritaires identifiées lors de l’étape de la priorisation. Un atelier très participatif qui a regroupé tous les acteurs des différents secteurs du niveau central et décentralisé, les populations bénéficiaires et les populations clés a permis de déterminer les effets, produits et les différentes stratégies et activités pour chaque effet et produits mais aussi les cibles des activités identifiées et leur quantification.
6. L’étape de rédaction.
Sur base des résultats de l’étape précédente, il s’en est suivi une étape de rédaction par l’équipe des consultants qui a permis de produire un plan stratégique 2014-2017 préliminaire budgétisé, un plan de travail budgétisé et un cadre de performance, suivi de la revue de ce travail par la partie nationale(le
SEP/CNLS, le PNLS/IST et leurs différents partenaires).
7. Le processus de validation
Une retraite de relecture par un comité constitué de la partie nationale et des PTF a permis de s’assurer de la prise en compte des différentes contributions des partenaires nationaux et internationaux ainsi que de l’alignement du PSN sur les grandes orientations stratégiques internationales et nationales.
La validation officielle a été organisée le 30 juillet 2014 au cours d’un atelier très large présidée par Mme La Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le sida.
8. Analyse du plan stratégique sur base de l’outil JANS.
A la fin du processus de planification stratégique, une analyse par l’outil JANS a été réalisée et les lignes qui suivent en constituent une synthèse :
Méthodologie et processus d’élaboration du PSN 2014-2017 : Analyse JANS
1.1. Analyse de la situation et programmation
• Le processus d’élaboration du Plan stratégique 2014-2017 s’est appuyé sur une solide analyse de la situation et de la réponse articulée autour d’une revue participative approfondie des tendances et des déterminants sociaux du contexte épidémiologique du VIH, mais aussi du contexte politique, socio-économique et organisationnel, juridique et institutionnel y compris les questions de gouvernance de la lutte contre le VIH et le sida.
• L’analyse a notamment utilisé des données désagrégées en rapport avec (i) la couverture universelle pour améliorer l’équité en matière de lutte contre le VIH et le sida; (ii) les services qui placent la personne au centre du dispositif de lutte contre le VIH et le sida; (iii) les politiques publiques visant à promouvoir et protéger les communautés et (iv) un leadership pour améliorer la compétence et la redevabilité des autorités en charge de la réponse.
• Une analyse des réponses passées et présentes de la lutte et des dispositions en matière de financement permettent d’identifier les problèmes prioritaires et les domaines à améliorer. La planification de la réponse a pris en compte les principales dimensions de la lutte contre le VIH et le sida y compris les ressources du secteur, son financement, l’environnement de gouvernance et de leadership. Les initiatives et évolutions récentes telles que le Nouveau modèle de financement du Fonds mondial, la multisectorialité, la décentralisation et le renforcement du système de santé ont aussi été prises en compte. En outre, le présent PSN analyse la disponibilité, l’accès et l’utilisation des soins et services de lutte contre le VIH et le sida avec un focus particulier sur les populations-clés ainsi que leur accès à la cascade partant du dépistage et soutien jusqu’au traitement ARV y compris la rétention des PVVIH sous ARV.
1.2. Processus
Dans l'ensemble, l’élaboration du PSN 2014-2017 a fait l’objet d’un processus très participatif et inclusif, avec l’implication de toutes les parties prenantes dans le secteur de la lutte contre le VIH et le sida (le niveau central, les gestionnaires des programmes, le niveau intermédiaire et opérationnel/périphérique, y compris les gestionnaires des structures de soins à tous les niveaux). Les différents PTF tant multilatéraux que bilatéraux, les représentants de la société civile y compris les associations et collectifs de populations-clés, les organisations confessionnelles, les représentants des ministères partenaires (éducation, finances et planification, transports, justice, défense et sécurité, action sociale, etc.) et le secteur privé ont tous été impliqués au travers de commissions thématiques pour développer une compréhension commune de l’épidémie.
L’étape de planification proprement dite a été précédée par une série de visites, rencontres et entretiens notamment avec les représentants des populations bénéficiaires et des populations-clés;
occasion privilégiée pour échanger sur les problèmes spécifiques à ces groupes au travers de l’évaluation des barrières (juridique, administrative, etc.)à leur accès aux soins et services afin d’élaborer des programmes qui contribuent à répondre et lever ces barrières. Ces visites ont permis de solliciter leur adhésion et leur participation active au processus d’élaboration du présent PSN 2014-
2017.
Un Atelier conjointement animé par le Représentant du Ministre de la Santé Publique et de la Lutte contre le sida et le Directeur pays de l’ONUSIDA regroupant les acteurs et secteurs-clés de la lutte ainsi que les partenaires techniques et Financiers a permis de redéfinir de nouvelles cibles de l’ONUSIDA calculées sur la base des directives 2013 de l’OMS et du cadre d’investissement de l’ONUSIDA. Les résultats ainsi obtenus ont servi de base au processus de planification.
La détermination et la priorisation des interventions pour le PSN 2014-2017 ont constitué une phase cruciale du processus et ont permis d’identifier, sur une base consensuelle au cours d’un Atelier regroupant les acteurs et secteurs-clés, les domaines prioritaires dans lesquels le pays doit investir pour avoir un haut impact. Au cours de cette phase, les objectifs du PSN 2014-2017 ont été clairement définis, y compris dans le temps, mesurables et réalistes prenant en compte les aspects d’accès, d’équité et de qualité pour les différentes catégories de la population, en particulier les groupes vulnérables. Les domaines et interventions identifiés ont été validés par les participants et consignés dans un procès-verbal. Les approches, domaines et interventions planifiées s’appuient sur une analyse d’efficacité et d’efficience, et correspondent aux besoins prioritaires identifiés.
Un Atelier de planification regroupant tous les acteurs des différents secteurs du niveau central et décentralisé, les populations bénéficiaires et les populations-clés s’est articulé autour des domaines et interventions prioritaires identifiées lors de l’étape de la priorisation. Il a notamment permis (i) de définir les effets et produits, (ii) d’identifier les différentes stratégies et activités pour chacun de ces effets et produits, (iii) de déterminer les cibles et (iv) de quantifier et de budgétiser les activités. Les problèmes prioritaires, les pistes de solutions, les stratégies et les activités des thématiques liées aux populations clés ont également été définies par les bénéficiaires.
L’articulation des interventions autour des dimensions classiques de la lutte contre le VIH et le sida traduit une volonté d’action conjointe visant à améliorer l’équité, l’efficacité et l’efficience des interventions tout en réservant une place centrale aux populations-clés. Un souci d’amélioration de la qualité des services transparaît à travers les stratégies proposées telles que le renforcement des capacités du personnel, le développement des infrastructures et équipements, amélioration des mécanismes d’approvisionnement et de gestion des intrants ,la rationalisation des modèles thérapeutiques inspirés des directives 2013 de l’OMS, à travers la prise en compte de diverses autres initiatives internationales telles que le cadre d’investissement de l’ONUSIDA, la Stratégie 2011-2015 de l’ONUSIDA « Objectif : zéro », etc. . Un souci d’efficience est clairement exprimé dans les démarches d’harmonisation et d’utilisation des données collectées dans le cadre du Système national d’information sanitaire, de rationalisation des procédures, d’efforts pour l’alignement et l’harmonisation des partenaires, etc.
En faveur de la Lutte contre le sida l’engagement politique se traduit par le leadership des plus hautes autorités du pays dans les organes de gouvernance et leur contribution dans la mobilisation politique et communautaires (Président de la République, Première Dame, Vice Présidents, Membres du Gouvernement et de l’Assemblée).
L’élaboration du PSN 2014-2017 a été conduite par une équipe technique permanente, sous la supervision d’un Comité de Pilotage et a porté sur les différentes composantes que sont la planification, la budgétisation, ainsi que le suivi-évaluation.
• Un mécanisme transparent garantissant le rôle directeur du Gouvernement et la participation de toutes les parties prenantes [notamment les institutions gouvernementales, les représentants du secteur public, la société civile y compris les représentants des populations-clés afin qu'elles puissent faire entendre leurs préoccupations sur les droits de l'homme, les PTF et le secteur privé] a été mis en place et a permis de s’assurer de la pleine contribution de celles-ci. Le PSN 2014-2017 prévoit les moyens de surmonter les problèmes d’exécution et notamment un plaidoyer fort visant à assouplir les législations qui comportent des obstacles potentiels au succès de sa mise en œuvre. La validation du PSN 2014-2017 a été réalisée à travers un forum multidisciplinaire et multisectoriel avec la participation des PTF sous le patronage de la Ministre de la santé Publique et de la lutte contre le sida.
1.3. Coût et cadre budgétaire du PSN 2014-2017
• Le PSN 2014-2017 comprend un Cadre budgétaire robuste qui prévoit une clé de répartition claire par axe stratégique et par thématique. Les estimations de coûts sont clairement justifiées et se basent sur des méthodes solides et des hypothèses budgétaires réalistes. Le budget du PSN 2014-2017 est bien documenté au travers d’hypothèses de calcul et différents scénarios de financement détaillés. Une cartographie des financements disponibles a été réalisée. Les projections de financement incluent toutes les sources de financement, précisent les engagements financiers venant des principales sources dont le Budget national, indiquent la complémentarité entre les bailleurs et le financement national dans le budget global de la lutte et prennent en compte les incertitudes et les risques. Les projections de financement sont réalistes et prennent en compte les contraintes de l'espace budgétaire.
1.4. Mise en œuvre et gestion
• Le PSN 2014-2017 précise clairement les organes en charge de la coordination et de la gouvernance ainsi que leurs rôles et responsabilités; l’analyse des risques porte aussi sur les obstacles potentiels à une mise en œuvre réussie. Les stratégies visant à réduire les risques identifient les moyens de faire face à ces risques.
• Des dispositions de gouvernance interne et externe impliquant de multiples parties prenantes sont en place et spécifient les mécanismes de gestion, de surveillance, de coordination et d’élaboration des rapports dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale. Les stratégies en matière de gouvernance, de redevabilité, de surveillance, de mise en application et de compte-rendu sont décrites et indiquent la manière dont les problèmes de redevabilité et de gouvernance rencontrés par le passé seront résolus, afin de se conformer pleinement aux bonnes pratiques internationales.
1.5. Suivi, évaluation et révision
• Une revue du Système National de Suivi Evaluation a été faite sur base de l’analyse des douze composantes. Ainsi, fort des résultats de ce forum, un cadre solide de suivi-évaluation comportant un ensemble de cibles et indicateurs-clés essentiels pour évaluer les progrès, l’équité et les résultats obtenus a été élaboré et constitue une partie intégrante du présent PSN; il précise les sources d’information, les méthodes et les responsabilités pour la collecte et les flux d’information, la gestion, l’analyse et l’assurance de la qualité des données. Ce cadre décrit les rôles et les responsabilités pour le suivi-évaluation des données, précise le mécanisme de coordination et prévoit un mécanisme de renforcement des capacités. Par ailleurs, un mécanisme multipartite de revue ainsi que des évaluations périodiques des progrès et des résultats sont prévus et serviront de base au dialogue politique et à la revue des performances et à la mise en œuvre de mesures correctives, le cas échéant.
II. CONTEXTE GENERAL ACTUEL DU BURUNDI.
1. Contexte géographique
Avec une superficie de 27 834 km² dont 25 134 km² de terre et 2 700 km² de lac, le Burundi est situé dans la région des Grands Lacs Africains. Il est entouré au nord par le Rwanda, au sud et à l’est par la Tanzanie et à l’ouest par la République Démocratique du Congo. Il possède un climat tropical tempéré par l’altitude avec des hauts plateaux et des plaines au nord à l’ouest et à l’est.
2. Contexte administratif et politique
Après une longue période de crise, le Burundi connait est aujourd’hui dirigé par des institutions démocratiquement élues à tous les niveaux.
Le Gouvernement a élaboré et mis en œuvre un Cadre Stratégique de croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et un Cadre Stratégique de Consolidation de la Paix (CSCP). Ces documents stratégiques constituent des dispositifs de stabilisation créant des conditions politiques et socio économiques pour l’atteinte des OMD.
Sur le plan administratif, le Burundi est organisé en 3 niveaux : le niveau central, le niveau intermédiaire représenté par 17 provinces et le niveau périphérique par 129 communes. Dans le cadre de la réforme administrative, le gouvernement a adopté en 2008 un document cadre de politique nationale de décentralisation et un plan triennal pour sa mise en œuvre. Cette décentralisation vise l’autonomisation des communes et des collectivités locales et les institue comme base du développement. Actuellement, toutes les communes sont dotées des plans communaux de développement communautaire qui sont régulièrement actualisés et qui intègrent des activités de promotion de la santé en général et de la lutte contre le sida en particulier.
3. Contexte démographique
La population du Burundi a été estimée en 2008 à 8053574 habitants avec 49,2% d’hommes et 50,8% de femmes et un taux d’accroissement annuel de 2.4%. Le Burundi a une population jeune essentiellement rurale. Environ 10% de la population du Burundi vit en zone urbaine dont près des 2/3 à Bujumbura la capitale contre 90% en milieu rural en habitat dispersé. La densité globale de la population par rapport aux superficies des terres émergées est de 310 habitants/km² et fait du Burundi un des pays les plus densément peuplé d’Afrique. La population du Burundi est très jeune avec 65% de la population ayant moins de 25 ans et 51,5% moins de 18 ans. Le taux de fécondité est l’un des plus élevé au monde avec 6,4 enfants par femme.
4. Contexte socio économique
Le classement mondial, selon l’indice de développement humain classe le Burundi à la 178ème position sur 186 pays en 2013. Le Burundi a une économie rurale essentiellement basée sur l’agriculture et l’élevage avec des moyens de production peu modernisés. La population dépend à plus de 90 % de cette agriculture, qui représente plus de 50 % du PIB. Le pays bénéficie d’un allègement de la dette extérieure dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés. La population vivant en dessous du seuil de pauvreté est estimé à 67%.
Cette situation se caractérise par un très faible pouvoir économique de la femme lié à un accès limité au revenu et à la propriété ainsi que par des contraintes culturelles limitant le pouvoir de décision des femmes et des filles au niveau familial, et communautaire. La société burundaise est dotée d’une mentalité très nataliste avec un nombre moyen d’enfants par femme de 6.4.
5. Education
Au niveau scolaire, les indicateurs sont encourageants avec un taux net de scolarisation primaire en
2010/2011 de 96,11%1. Par contre le taux d’achèvement du primaire reste préoccupant car seulement 51,3% des élèves achèvent le cycle primaire. Le taux de transition du primaire au secondaire est très faible et se situe à 40% et le taux brut de scolarisation au secondaire chute à 26,7%.
Le taux l’alphabétisation des adultes est estimé à 55,3% pour l’ensemble de la population dont 42,8% pour les hommes et 65,1% pour les femmes. L’indice de parité en matière d’alphabétisation était de 0,84 en 2009.
UNDAF 2012-2016
III. LE SYSTEME SANITAIRE DU BURUNDI ET L’ETAT DE SANTE DE LA POPULATION.
1. Le système de santé
Le système de santé est articulé autour de trois niveaux : niveau central, niveau intermédiaire et le niveau périphérique.
Le niveau central ou niveau stratégique est composé du Cabinet du Ministre et l’ensemble des directions centrales y compris les programmes, les instituts et les structures de soins et de diagnostics de référence nationale.
Le niveau central a la mission de définir et de conduire la politique de santé, de mener le suivi et l’évaluation et de piloter la recherche et formation et la régulation .Il coordonne les appuis des partenaires techniques et financiers.
Le niveau intermédiaire set un niveau d’appui technique .Il est essentiellement composé de dix sept directions provinciales de santé et de lutte contre le sida. Il joue le rôle d’appui aux districts sanitaires .Il veille à la mise en œuvre des décisions du niveau central et assure la supervision de la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) par les districts sanitaires. Il joue également le rôle de conseiller technique en santé à l’administration provinciale. Chaque province est subdivisée en districts sanitaires.
Le niveau périphérique : Le district sanitaire est le premier niveau de la pyramide sanitaire. Il est composé des centres de santé, des hôpitaux de district et de la participation communautaire.
Chaque district est composé d’un hôpital de district pour la première référence et 10 à 15 centres de santé, il dessert une population d’environ 150.000 habitants, Il comprend également les centres et les acteurs communautaires de la société civile qui peuvent être mobilisés dans la prévention et la promotion de la santé.
Le secteur privé sans but lucratif
Le secteur privé sans but lucratif (agrée, confessionnel) est constitué essentiellement de centres de santé sans but lucratif qui compte 99 CDS représentant 15% de l’ensemble des centres de santé du secteur. Les 10 hôpitaux qui sont sous cette tutelle ce statut représentent 11%. Ces structures sont habituellement gérées par les confessions religieuses et/ou les associations participent activement dans l’amélioration de la santé de la population. Ces structures collaborent activement avec le MSPLS et suivent les directives de ce dernier.
Le secteur privé lucratif
Le secteur privé lucratif (non confessionnel) médico-pharmaceutique joue également un rôle important dans le système de santé. Selon l’annuaire 2013, le secteur privé représente 141 CDS soit 16% et 10 hôpitaux soit 14% des structures hospitalières (1/69). Le secteur privé à but lucratif ne collabore pas avec le MSPLS malgré la participation dans le système de soins du Burundi. Il n’y a pas de convention directe avec le système de santé formel mais il y a un accord d’agreement délivré par le MSPLS. Un effort devra être déployé pour que cette collaboration soit effective et que ce secteur soit intégré dans le système de soins.
L’échelle communautaire
Le MSPLS est en pleine réorganisation du niveau de santé communautaire qui va être essentiellement orienté vers les prestations de soins préventifs et promotionnels. Il est composé d’acteurs communautaires diversifiés comme les agents de santé communautaires (ASC), les comités de santé (CoSa), les associations locales (ASLO), les réseaux communautaires, les collectifs de groupements, etc.
Les acteurs communautaires sont coordonnés par un technicien de promotion de la santé basé au centre de santé pour renforcer continuellement leurs capacités et maintenir des liens étroits entre les animateurs et le centre de santé. Un plan stratégique du domaine communautaire a été élaboré par la DPSHA et sert de référence et de cadre de coordination de la contribution du secteur communautaire au système national de santé..
2. L’état de santé de la population
L’espérance de vie à la naissance du Burundi est estimée à 49 ans dont 51,8 ans pour les femmes et 46 ans pour les hommes2. Le taux brut de mortalité est estimé à 16,5 pour 1000 avec un ratio de mortalité maternelle de 500 pour 100 000 naissances vivantes3, le taux de mortalité infantile de 59 pour 1000 et celui de mortalité infanto- juvénile de 96 pour 1000 naissances vivantes4.
Le paludisme demeure la première cause de mortalité et de morbidité au Burundi. Il est responsable de
48% des cas de décès chez les enfants de moins de 5 ans et de plus de 50% des motifs de consultation dans les hôpitaux et centres de santé. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans se situe à 96 pour 100 000 naissances vivantes (EDS 2010).
Selon l’annuaire statistique 2013, les infections respiratoires aigues sont la 2ème cause de morbidité et de mortalité des enfants.
Le taux d’utilisation des services de consultations prénatales (CPN) est de 99% (au moins une visite).
Cependant 63,7% des femmes enceintes ont fait au moins 3 visites avec un taux…
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