RFI 72068523RFI00002_ MDM in the Sahel_ Final French Version.signe.RT.pdf
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APPEL A INFORMATIONS (RFI)- Bureau régional du Sahel (SRO) Mésinformation, désinformation et malinformation (MDM) dans la région du Sahel
RFI #72068523RFI00002
L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) Sénégal / Bureau régional du Sahel (SRO) a entrepris la conception d'une nouvelle activité de lutte contre la mésinformation, la désinformation et la malinformation dans la région du Sahel. Dans cette optique, l'USAID/Sénégal/SRO invite toutes les parties prenantes et parties intéressées à lui faire parvenir des commentaires et suggestions lui permettant d'intégrer, dans la conception d'une activité potentielle, des informations pertinentes ainsi que des approches novatrices.
Par la présente demande d'information (RFI), l'USAID/Sénégal/SRO sollicite les contributions d'une vaste communauté d'acteurs du secteur privé, d'institutions publiques, de partenaires au développement, d'organisations non gouvernementales, d'organisations de la société civile, d'associations professionnelles, de groupes de réflexion et d'universitaires préoccupés par la question de la mésinformation, de la désinformation et de la malinformation dans la région du Sahel. Les commentaires seront mis à contribution pour élaborer un document de conception précis, maximisant l'impact sur le développement, facilitant la coordination avec les activités existantes et prévues du gouvernement des États-Unis (GEU) et de l'USAID, ainsi qu'avec les programmes d'autres partenaires au développement, et s'alignant sur les priorités des gouvernements partenaires.
AVERTISSEMENTS
Les informations figurant dans la présente demande d'information ont pour seul but de constituer un document de réflexion ; les idées peuvent changer de manière significative au cours du processus de conception et d'approbation de l'activité. En outre, la présente RFI est publiée uniquement à des fins d'information et de planification. Elle n'est pas un avis d'opportunité de financement (NOFO), un appel à candidatures (RFA), une déclaration de programme annuel, une demande de proposition, une demande de devis, un appel d'offres, une sollicitation. Elle ne signifie pas non plus que le Bureau régional pour le Sahel (SRO) s'y référera pour octroyer un financement. Les propositions reçues à la suite de la présente demande d'information ne sauraient être considérées comme des dossiers de candidature et ne seront pas acceptées par le GEU comme un accord contraignant. La présente RFI ne doit pas être interprétée comme un engagement du GEU à publier un NOFO ou à conclure, en définitive, un accord sur cette base, ou à payer pour une quelconque information soumise à la suite de la présente demande. Les soumissionnaires sont responsables, à titre exclusif, de l'ensemble des dépenses liées à la réponse à la présente demande d'information. Il incombe au soumissionnaire de consulter régulièrement le site www.sam.gov ou www.grants.gov pour s'informer de la publication de tout autre appel d'offres à l'avenir. Il convient de noter que le fait de répondre à cette demande de renseignements ne conférera aucun avantage à quelque entreprise ou organisation que ce soit dans le cadre d'une passation de marché ultérieure et n'entraînera pas http://www.sam.gov/ http://www.grants.gov/ de conflit d'intérêt au niveau de l'organisation. Les réponses resteront strictement confidentielles.
INSTRUCTIONS
Les réponses à la présente demande d’information doivent être présentées en format Microsoft Word ou PDF et soumises au plus tard le 02 juin 2023, 17h00, heure locale de Dakar (GMT).
Pour accélérer notre évaluation et par souci d'économie de temps, les réponses ne doivent pas dépasser 4 pages et doivent être rédigées en caractères de 12 points. Elles doivent être rédigées en anglais ou en français, avec une numérotation consécutive des pages.
Même si la longueur des contributions est limitée à quatre pages, nous apprécierions qu'elles soient concises et axées sur des questions spécifiques.
L'annexe 1 présente 10 questions identifiées par l'USAID. Les contributions présentées dans le cadre de la présente RFI peuvent porter sur l'une, la totalité ou aucune de ces questions spécifiques qui reflètent les domaines d'intérêt et/ou les déficits de connaissances que l'USAID a jugés prioritaires à ce jour. Cependant, l'USAID reconnaît que les participants peuvent ne pas tous souhaiter répondre à chacune des questions ou être en mesure de le faire. En outre, les observations, informations ou recommandations supplémentaires concernant la mésinformation, la désinformation ou la mal-information autres que celles sollicitées à travers ces questions, seront également fort appréciées.
Les réponses à la présente demande d'information doivent être envoyées par courrier électronique à Aminata Diallo à l'adresse suivante amdiallo@usaid.gov, avec ampliation a rtrimble@usaid.gov et hcisse@usaid.gov, avec en objet l'intitulé ci-après : « Appel à informations (RFI) : USAID/Sénégal-SRO - Mésinformation, désinformation et malinformation (MDM) dans la région du Sahel » au plus tard à la date et à l'heure indiquées ci-dessus. Seule une confirmation électronique accusant réception de votre réponse vous sera envoyée. Les observations reçues ne feront l'objet d'aucun retour d'information ni d'aucun compte rendu. Les appels téléphoniques ou les réponses en format imprimé seront irrecevables.
Nous vous remercions pour votre assistance et pour l'intérêt que vous portez aux programmes de l'USAID.
Veuillez agréer, l'expression de notre haute considération, Robert Trimble, Directeur Régional des Contrats
Annexe 1 - Questions mailto:rtrimble@usaid.gov mailto:hcisse@usaid.gov
I. Contexte
Problématique
L'internet et les médias sociaux deviennent de plus en plus accessibles au Sahel, entraînant une tendance accrue à la mésinformation sur les plateformes en ligne. Outre les rumeurs et les fausses informations déjà existantes, des rapports récents font état d'une prolifération de campagnes de désinformation coordonnées dans la région, notamment au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et au Niger.1 Ces campagnes ont eu un impact considérable dans une région où les médias indépendants, qu'il s'agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou en ligne, sont peu développés et où les autres sources d'information fiables sont peu nombreuses.
Définitions :
L’Abécédaire de désinformation de l'USAID de la désinformation de l'USAID définit la désinformation comme « une information partagée avec l'intention d'induire en erreur » et la mésinformation comme « une fausse information diffusée par une personne qui la croit vraie », et note que, quelle que soit l'intention, le partage de ces types d’informations est une pratique dangereuse.2 L'abécédaire définit également la malinformation, l'un des corollaires de la désinformation. Il s'agit de la « publication délibérée d'informations privées à des fins personnelles ou privées, ainsi que la manipulation délibérée d'un contenu authentique ». Ensemble, ces trois phénomènes constituent une problématique de plus grande ampleur, celle du désordre informationnel. La mésinformation, la désinformation et la malinformation sont souvent désignées ensemble par l'acronyme MDM.
Défis existants :
La MDM constitue une menace sérieuse pour le développement et la cohésion sociale des pays du Sahel, et ce à plusieurs égards. Avant tout, elle porte atteinte à la confiance du public dans les institutions démocratiques et civiques, notamment les pouvoirs publics et les médias, à un moment où la région est confrontée aux menaces redoutables de l’insécurité alimentaire, du changement climatique, de la fragilité économique et de l’extrémisme violent. La MDM entraîne une déperdition de « l’intégrité informationnelle ». En d’autres termes, les faits et les données qui façonnent le débat public ne sont plus perçus comme fiables ou faciles à cerner. Le paysage ou « écosystème » de l’information étant dépourvu de sources ou de personnes crédibles. Il est important de noter que la fausseté initiale a tendance à survivre aux efforts déployés pour la contrer ou la réfuter. Cela pose un problème particulièrement sérieux dans une région caractérisée par un faible niveau d’éducation aux médias, un taux élevé d’analphabétisme et des médias indépendants faibles ou sous-développés (une source traditionnelle d’informations alternatives basées sur des faits).
1 Centre d'études stratégiques de l'Afrique. Cartographie de la désinformation en Afrique. 26 avril 2022.
Consulté à l'adresse suivante : africacenter.org/spotlight/mapping-disinformation-in-africa/ (également disponible en anglais) 2 Abécédaire de la désinformation, page 3.
https://www.usaid.gov/democracy/documents/disinformation-primer
La MDM constitue également une menace pour la paix et la sécurité dans les environnements fragiles, car elle s’appuie sur des récits polarisants qui alimentent sa diffusion. Comme le souligne la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Ressa, « les mensonges teintés de colère et de haine se propagent le plus rapidement » et « l’appartenance » à un groupe donné prévaut sur la réalité des faits.3
La menace que représente la MDM pour le développement et la cohésion sociale émane à la fois d'acteurs externes et internes. Au cours des deux dernières années, des campagnes sur l'influence d'acteurs étrangers, utilisant la désinformation comme arme, en particulier au Mali et au Burkina Faso, ont fait la une des journaux internationaux. De faux récits ont été diffusés pour façonner l'opinion publique et exacerber les tensions sociales afin de promouvoir certains intérêts étrangers.
Selon le Centre africain d'études stratégiques, la Russie est à l'origine de la plupart des opérations d'influence étrangères, qui utilisent une stratégie soviétique commune, la dezinformatsiya :
Cette stratégie consiste à exacerber les griefs et à exploiter les clivages existant au sein d'une société ciblée, en favorisant la fragmentation et l'inaction, tout en permettant aux auteurs de ces actes de nier de manière plausible leur responsabilité. Il s'agit souvent moins de convaincre que d'embrouiller les citoyens, en créant de fausses équivalences entre les acteurs politiques démocratiques et non démocratiques, favorisant ainsi la désillusion et l'apathie. 4
Ces campagnes ont eu un impact quasi immédiat et spectaculaire, les sondages d'opinion révélant des changements radicaux dans la manière dont les populations locales perçoivent les pays étrangers, et affectant les relations internationales, les partenariats pour la sécurité et la capacité des journalistes à rendre compte de la situation. Par exemple, les campagnes visant à exacerber les sentiments anti-français coïncident avec l'accélération du retrait de l'armée française et l'expulsion d'organismes de presse internationaux, comme Radio France Internationale (RFI) et France 24, ce qui réduit encore davantage l'accès à l'information. Ces campagnes ont un effet dissuasif sur les journalistes locaux, moins enclins à parler du rôle de la Russie5.
Les observateurs ont relevé la sophistication croissante de ces campagnes et leur omniprésence dans la culture populaire locale, notamment à travers des bandes dessinées animées, des images générées par ordinateur et des contenus de type « infotainment » destinés à attirer les jeunes. La complexité des réseaux par lesquels le contenu est distribué et amplifié s'est également accrue et occulte ses origines, ce qui fait qu'il est plus difficile pour les consommateurs ordinaires d'en comprendre les sources. Cette menace est particulièrement aiguë dans les sociétés où l'expansion rapide de l'accès à l'internet multiplie de façon exponentielle les sources d'information, éclipsant les pourvoyeurs traditionnels d'information et permettant à des acteurs malveillants d'en tirer profit. Par coïncidence, comme l'indique un rapport de Search for Common Ground datant de 2022, le Sahel connaît l'un des taux de croissance les plus élevés au monde en ce qui concerne l'utilisation
3“Belonging Is Stronger Than Facts’: The Age of Misinformation,” The New York Times. May 7, 2021 https://www.nytimes.com/2021/05/07/world/asia/misinformation-disinformation-fake-news.html 4 Mapping Disinformation in Africa 5 Reporters sans frontières. What it’s like to be a journalist in the Sahel. March 4, 2023.
https://www.nytimes.com/2021/05/07/world/asia/misinformation-disinformation-fake-news.html de l'internet (même si le nombre d'utilisateurs reste faible), avec une augmentation de 18,5 % au Mali, de 18,9 % au Burkina Faso et de 20,9 % au Niger entre 2020 et 20216.
Dans de nombreux pays, la MDM est également portée et diffusée par des acteurs nationaux pour diverses raisons. Le rapport « Fake News in West Africa », publié par le Centre pour la démocratie et le développement, basé au Nigéria, identifie sept types d'acteurs différents qui propagent la MDM dans la région, la plupart d'entre eux étant des acteurs nationaux7. Par exemple, le rapport note le recours croissant à des « cyberguerriers » mobilisés (et parfois payés) par des politiciens pour promouvoir la propagande et la désinformation dans le but de soutenir leur candidature et d'attaquer leurs rivaux8. La désinformation politique est également élaborée et diffusée au niveau industriel par des sociétés de conseil spécialisées ; de telles activités ont été dévoilées au Sénégal et au Niger.9 En outre, le rapport souligne le rôle d'autres acteurs qui n'ont peut-être pas pour objectif de propager la MDM mais qui, du fait de leur influence et de leur accès aux médias sociaux, ont également été des vecteurs ou des points de transmission, tels que les communautés de la diaspora. Enfin, le rapport identifie les médias locaux eux-mêmes comme un transmetteur de MDM, notant que « les organes de presse participent indirectement à la diffusion de fausses informations en faisant de mauvais reportages, en ne vérifiant pas les histoires avant de les publier, ou en étant payés pour imprimer des déclarations de presse ou des histoires qui sont fortement politisées »10.
Le problème de la MDM est étroitement lié à l'incitation à la haine et au harcèlement en ligne.
L'Abécédaire de la désinformation de l'USAID note que la désinformation peut avoir un « impact disproportionné sur les populations marginalisées » et que les campagnes de harcèlement utilisent la MDM pour « réduire au silence... les opinions opposées et/ou des groupes spécifiques de la société, tels que les femmes ou les groupes ethniques » (page 6). La question de la désinformation fondée sur le genre, qui vise à décourager la participation des femmes à la vie publique, a récemment fait l'objet d'une plus grande attention. Dans certains pays du Sahel, il y a une recrudescence des discours haineux et du harcèlement.
Un rapport du Groupe international de crise (ICG) de décembre 2022 présente un exposé détaillé de l'augmentation des menaces en ligne et des propos tendancieux, parallèlement à une forte augmentation de la proportion de la population ayant accès à Internet au Tchad au cours des trois dernières années, et note que cela pourrait «... amplifier les tensions sociopolitiques déjà exacerbées par la transition [politique] »11 .
Le grand public rencontre souvent la MDM à travers des discussions sur WhatsApp, des SMS, des messages audio, voire des radios communautaires, mais n'a pas accès à d'autres sources
6 Jiaxuan Yue, Habibou Bako, Kelsey Hampton, Katie Smith, “Conflict and Online Space in the Sahel:
Challenges and Recommendations,” Search For Common Ground, juillet 2022 7 Jamie Hitchen et Idayat Hassan, “Fake News in West Africa: Flows, Facilitators and Fixes,” Centre for Democracy & Development, juin 2022.
8 Ibid, p. 5 9 Ibid, p. 10 10 Ibid, p. 9 11 International Crisis Group. “Chad’s Transition: Easing Tensions Online,” Crisis Group Africa Briefing N°183, 13 décembre 2022. Extrait à l'adresse suivante : https://www.crisisgroup.org/africa/central-africa/chad/b183-chads-transition-easing-tensions-online (also available in French) https://www.state.gov/gendered-disinformation-tactics-themes-and-trends-by-foreign-malign-actors/ https://www.state.gov/gendered-disinformation-tactics-themes-and-trends-by-foreign-malign-actors/ https://www.crisisgroup.org/africa/central-africa/chad/b183-chads-transition-easing-tensions-online https://www.crisisgroup.org/africa/central-africa/chad/b183-chads-transition-easing-tensions-online d'information qui pourraient fournir des renseignements fondés sur des faits et des vérifications de faits. Les jeunes sont particulièrement portés à rechercher des informations par le biais de vidéos sur TikTok et Instagram, comme on l'a constaté au Mali, où les influenceurs utilisent ces plateformes pour propager la MDM.
Enfin, la sensibilisation accrue du public à la MDM est une arme à double tranchant pour les personnes tentant de protéger ou de promouvoir les principes de la démocratie. Au milieu d'une marée montante de MDM, de nombreux gouvernements ont également qualifié de « fausse information » les divers points de vue, les prises de position de l'opposition et les opinions de la société civile remettant en cause les discours officiels, et ce dans le but de faire prévaloir leurs intérêts politiques.
Contrer la MDM :
Il existe très peu de recherches sur la question de la MDM en Afrique en général, et au Sahel en particulier, même si la littérature sur la MDM et les moyens d'y remédier ne cesse de s'étoffer. Les recherches existantes - principalement en Europe et en Amérique du Nord - indiquent qu'il existe des approches efficaces pour contrer la désinformation, notamment le suivi des tendances de la désinformation, le recours à la criminalistique numérique pour observer, surveiller et dénoncer la propagation de la MDM, et la cartographie de ses sources, de sa diffusion et de son public. Des approches fructueuses ont également permis de cartographier les principaux messages et scénarios de désinformation exploités par leurs pourvoyeurs. Ces efforts peuvent contribuer à démystifier et à contrer les récits émergents avant qu'ils ne prennent de l'ampleur, ou à vérifier les faits ou à les démystifier. Les efforts de plus grande portée qui pourraient être déployés consistent à éduquer les populations aux médias et à renforcer la résistance sociale à la désinformation, ainsi qu'à aider les médias locaux à combler les lacunes en matière d'information grâce à des contenus exacts et crédibles.
Ces dernières années, l'Ukraine et l'Europe de l'Est ont fourni des exemples probants de bonnes pratiques en matière de lutte contre la MDM. Bien que les modèles utilisés dans d'autres contextes puissent ne pas être efficaces ou appropriés au Sahel, il est important de comprendre dans quelle mesure ces efforts ont été efficaces, puisque les auteurs des campagnes de désinformation étrangères sont les mêmes dans certains cas au moins et utiliseront probablement des tactiques et des approches similaires.
La Lituanie dispose d'un « système intégré » sophistiqué qui établit des liens entre les efforts de surveillance axés sur la technologie (qui utilisent des algorithmes pour identifier, suivre et classer la menace de certains fils de discussion dans un environnement informationnel donné), les personnes qui s'attaquent à la désinformation là où elle se propage (en répondant aux trolls partageant ou amplifiant ces fils de discussion) et les journalistes (qui rendent compte de fausses affirmations véhiculées par la MDM et les réfutent)12. Un rapport récent sur les réponses de la société civile à la MDM en Ukraine souligne également l'existence de « réseaux ouverts de coopération » entre une grande variété d'acteurs et ainsi que l'utilisation de nouvelles technologies
12 Global Engagement Center. “A Counter-Disinformation System That Works,” GEC Counter- Disinformation Dispatches #1, 8 janvier 2020, extrait à l'adresse suivante:
https://e.america.gov/t/ViewEmail/i/C18DF8CD7B64226D2540EF23F30FEDED https://e.america.gov/t/ViewEmail/i/C18DF8CD7B64226D2540EF23F30FEDED et une « préparation approfondie » facilitée par une longue expérience des campagnes de désinformation du Kremlin13. Encore une fois, bien que ces modèles soient spécifiques à un contexte, l'USAID apprécierait un retour d'information émanant d'une communauté plus vaste sur la manière dont les approches pertinentes pour le Sahel pourraient répondre à des menaces ou à des dynamiques similaires.
II. Concept de l'activité
Le Bureau régional de l'USAID/Sénégal pour le Sahel (SRO) est en train de réfléchir à une approche régionale de la lutte contre la MDM et à la manière dont l'assistance technique de l'USAID pourrait être le plus efficace possible dans ce domaine. SRO assiste principalement quatre bureaux pays dans la région : Burkina Faso, Tchad, Mauritanie et Gambie. Cependant, une activité potentielle pourrait impliquer d'autres pays comme le Niger où il existe une Mission de l'USAID.
L'activité accordera la priorité à l'apprentissage et à l'adaptation, et devrait s'inspirer des efforts continus de l'USAID/Mali dans ce domaine. L'USAID envisage un appui conséquent au leadership local pour mieux comprendre, suivre et contrer la MDM dans la région du Sahel. Il s'agira notamment de se renseigner auprès des organisations locales et régionales opérant dans ce domaine et de soutenir les efforts visant à créer des réseaux d'organisations de ce type dans la région et dans d'autres régions où des acteurs partageant les mêmes idées réagissent aux menaces de la désinformation.
III. Ressources clés
Abécédaire de la désinformation de l'USAID - Vue d'ensemble de la «culture de la désinformation », comprenant des concepts et une terminologie clés, des études de cas et des options de conception de programmes.
Page du Centre d'engagement mondial du Département d'État sur l'élimination de la désinformation - Fournit des rapports et des recherches, en particulier sur les activités de désinformation menées par la Russie et sur les efforts déployés pour les contrer. Disponible en anglais, français, arabe et autres langues.
Countering Disinformation - Fournit des informations et des ressources sur la désinformation liée aux élections.
13 Adam Fivenson, Galyna Petrenko, Veronika Vichova, and Andrej Polkscuk, “Shielding Democracy:
Civil Society Adaptations to Kremlin Disinformation about Ukraine,” National Endowment for Democracy, février 2023, extrait à l'adresse suivante : https://www.ned.org/shielding-democracy-civil-society-adaptations-kremlin-disinformation-ukraine/ https://www.usaid.gov/democracy/documents/disinformation-primer https://www.state.gov/disarming-disinformation/#reports https://www.state.gov/disarming-disinformation/#reports https://counteringdisinformation.org/
Annexe 1: Questions
NOTE IMPORTANTE : Les contributions présentées dans le cadre de la présente RFI peuvent porter sur l'une, la totalité ou aucune de ces questions spécifiques qui reflètent les domaines d'intérêt et/ou les déficits de connaissances que l'USAID a jugés prioritaires à ce jour. Cependant, nous reconnaissons que les participants peuvent ne pas tous souhaiter répondre à chacune des questions ou être en mesure de le faire. En outre, les observations, informations ou recommandations supplémentaires concernant la mésinformation, la désinformation ou la mal-information autres que celles sollicitées à travers ces questions, seront également fort appréciées.
Schémas de MDM dans la région du Sahel
1. Comment les organisations contrôlent-elles et suivent-elles actuellement les acteurs qui sont le plus souvent à l'origine de la propagation de la MDM au Sahel ?
2. Dans quelle mesure la MDM en Afrique de l'Ouest circule-t-elle au-delà des barrières linguistiques et/ou des frontières nationales ?
Efforts visant à contrer la MDM
a. Existe-t-il des exemples ou modèles de lutte contre la MDM qui se sont avérés efficaces ou qui affichent des progrès dans les pays du Sahel ou en Afrique de l'Ouest de manière plus générale ?
b. Quels sont les principaux promoteurs de ces exemples ?
c. Quelles approches utilisent-ils ?
d. Qu'est-ce qui fonctionne dans ces approches ?
3. Inversement, existe-t-il des exemples ou modèles de lutte contre la MDM qui se sont soldés par des échecs ? Si oui, comment et pourquoi ont-ils échoué ?
4. Existe-t-il des communautés au Sahel qui ont fait preuve de résilience face à la MDM ?
Quels ont été les facteurs contribuant à cette résilience ?
a. Comment l'USAID peut-elle renforcer les facteurs de résilience ?
5. Compte tenu de la diversité des contextes existant au Sahel (urbain/rural, générationnel, connecté/non connecté, etc.), qui sont les membres de confiance de la communauté qui ont historiquement servi de pourvoyeurs d'informations fiables, ainsi que de pourvoyeurs d'informations relatives à l'éducation aux médias ?
6. Quelles sont les principales organisations locales et/ou régionales qui surveillent et observent l'écosystème de l'information ?
a. Comment se font le suivi et l'observation de l'écosystème de l'information ?
b. Qu'est-ce qui pourrait être amélioré ?
7. Comment les médias traditionnels peuvent-ils devenir plus efficaces dans la diffusion d'informations exactes et dignes de foi, gagner la confiance des communautés et devancer ou concurrencer les diffuseurs de fausses informations ?
8. Comment les différentes entreprises de médias sociaux collaborent-elles en matière de MDM au Sahel ? Quelles opportunités existe-t-il de renforcer cette collaboration ?
9. Comment l'USAID peut-elle minimiser le risque de voir l'assistance technique liée à la lutte contre la MDM potentiellement nuire, compromettre ou discréditer le travail des acteurs locaux ?
10. Existe-t-il d'autres points que l'USAID devrait prendre en compte dans la conception d'une nouvelle activité régionale potentielle de lutte contre la MDM ?
| 2023-05-09T09:51:44+0000 | |
| Robert A. Trimble |
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