SNPE 2020 2025.doc

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république Islamique de MauritanIE Honneur Fraternité Justice

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, DE L’ENFANCE ET DE LA FAMILLE

Stratégie Nationale de Protection des enfants

SNPE

2020-2025 Table des matières

4Abréviations

5Glossaire

7I. Présentation

10II. Résumé visuel de la stratégie Nationale de protection des enfants (SNPE)

11III. Etat des lieux

13IV. Strategie de renforcement du système de protection des enfants

14Vision

14Principes

15Acteurs Engagés

16V. Plan d’action budgétisé 5ans

23VI. Description Plan d’Action

24Priorité 1 : Promouvoir un environnement politique favorable

27Priorité 2 : Renforcer le système de protection des enfants aux niveaux communautaire, Départemental, régional et national

30Priorité 3 : Renforcer le recueil de données pour la protection et le bien-être des enfants

33VII. Budget : résumé

34VIII. Annexes

34Annexe 1. Revue des différents engagements nationaux, régionaux et internationaux pris par la République islamique de Mauritanie

34Convention RelatiVE Aux Droits de l’enfant

35Objectifs de développement durable

36CEDEAO- Cadre stratégique POUR le Renforcement des Systemes nationaux de Protection en vue de prevenir et de Repondre aux violences, abus, et exploitations des enfants en afrique de l’ouest

37SCAPP

37Code General de Protection de l’Enfant- (loi 2018-024 du 21 juin 2018)

38Convention et Protocole relatifs au statut des réfugiés

38Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant

38Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

38Comité des droits de l’enfant et le Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille

40Annexe2. Description des Acteurs engagés pour la SNPE

40Gouvernement de Mauritanie

40Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille (MASEF)

40Conseil National de l’Enfance (CNE)

40Enfants

41Famille

41Communauté

Erreur ! Signet non défini.Chefs religieux

42Organisations Communautaires de Base (OCBs)

42La Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

42Nations-Unies

42Bailleurs

43Comité sur les droits des enfants

44Annexe 3. Rappel des Responsabilites des principaux acteurs du système de protection de l’enfant

46Annexe 4. renforcer le personnel du travail social de manière efficace

47IX. Références

Abréviations

ANRPTS……………………………………………… Agence nationale chargé de l’enrôlement des populations sur le registre national

CARCEC………………………………………………Centre d’Accueil et de Réinsertion Sociale des Enfants en Conflit avec la loi

C4D…………………………………………………… Communication pour le développement

CDE….....................................................Convention relative aux Droits de l’Enfant

CEDEAO…..............................................Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest CNCR…...................................................Commission Nationale Consultative sur les Réfugiés

CNE……………………………………………………Conseil National de l’Enfance

CPIMS….................................................Child Protection Information Management System

CPISE………………………………………………… Centres de Protection et D’Intégration Sociale des Enfants

CRC ……………………………………………….. Comité des droits de l’Enfant (Genève, Nations Unies)

DHS….....................................................Demographic and Health Surveys

DIS …………………………………………………….Détermination de l’Intérêt Supérieur

DPJE…....................................................Direction de la protection judiciaire de l’enfant

EPCV………………………………………………….Enquête permanente sur la vie des ménages

EPU ………………………………………………… Evaluation périodique Universelle

MASEF…................................................Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille

MGF…………………………………………………..Mutilations Génitales Féminines

MICS…....................................................Multiple Indicator Cluster Surveys

OCBs………………………………………………….Organisations Communautaires de Base

ODD…...................................................Objectifs de Développement Durable

ONG………………………………………………….Organisation Non Gouvernementale

PANETE RIM……………………………………..Plan d’Action National pour l’Élimination du Travail des Enfants en R. Islamique de Mauritanie

PECU……………………………………………….Protection des Enfants en Contexte d’Urgence

POS…......................................................Procédures Opérationnelles Standards

PTF…......................................................Partenaires Techniques et Financiers

RAO………………………………………………..Réseau Afrique de l’Ouest

SCAPP………………………………………………..Stratégie Nationale de la Croissance Accélérée et de la Prospérité Partagée

SNPE…...................................................Stratégie Nationale de Protection des Enfants

SPC…......................................................Système de Protection Communal

TRP….....................................................Table Régionale de Protection

VEDAN………………………………………………Violence, exploitation, discrimination, abus et négligences

Glossaire

Terme
Définition
Consentement éclairé
« Accord volontaire d’un individu légalement apte à donner son consentement. Pour donner son « consentement éclairé », l’individu doit avoir la capacité et la maturité nécessaires pour con- naître et comprendre les services offerts, et être légalement apte à donner son consente- ment. Il incombe généralement aux parents de consentir au nom de l’enfant à la prestation de services jusqu’à ce qu’il/elle atteigne l’âge de 18 ans. Dans certains contextes, les adolescents sont aussi légalement aptes à donner leur consentement en lieu et place ou en sus du consentement de leurs parents. Pour que le consentement soit « éclairé », le prestataire de services :

· » Présente au/à la bénéficiaire toutes les informations et options disponibles afin qu’il/elle puisse faire un choix.

· » Informe le/la bénéficiaire qu’il/elle pourra être amené(e) à communiquer des informations à d’autres personnes en mesure de lui fournir des services supplémentaires.

· » Explique au/à la bénéficiaire ce qui va se dérouler.

· » Explique au/à la bénéficiaire les avan- tages et les risques associés au service.

· » Explique au/à la bénéficiaire qu’il/elle a le droit de refuser tout aspect des services.

· » Explique les limites de la confidentialité. »

Source : (IRC and UNICEF 2012, p.19)

Procédure de gestion de cas

La procédure de gestion de cas consiste au suivi d’un enfant individuel ou une famille suivant un processus de référencement et interventions, d’une manière transversale, pour s’assurer d’un suivi jusqu’à ce que la santé et le bien-être de cet enfant et famille sont rétablis et protégés.

Source:(UNICEF and Maestral 2017, p.8)

Para-professionnels du travail social
Les para-professionnels du travail social sont un membre du personnel ou un bénévole- souvent de la communauté- qui répond aux besoins d’individus vulnérables y compris enfants et familles, particulièrement où les systèmes de sécurité sociale sont sous-développés et sur sollicité.

Source: (Global Social Service Workforce Alliance 2018a, p.4)

Le personnel du secteur social
Ce cadre – tout comme le travail du personnel des services sociaux – est réalisé dans un contexte national spécifique qui englobe le bien-être social, la protection des enfants, la justice, l’éducation, les systèmes de santé, les facteurs culturels, législatifs et économiques, ainsi que les caractéristiques propres au marché de l’emploi, qui ont un impact sur les trois composantes du cadre. Les décisions relatives au renforcement des effectifs des services sociaux doivent être prises en tenant compte de ces facteurs contextuels.

Source :(Global Social Service Workforce Alliance 2018b)

Protocole
« Accord interagences qui délimite les rôles et responsabilités communs en définissant les critères et procédures applicables au travail collaboratif dans des domaines spécifiques (par ex., les cas de violences sexuelles infligées aux enfants). «

Source : (IRC and UNICEF 2012, p.20)

Mécanismes de référencement
« Les mécanismes de référencement sont essentiels à la fois pour la gestion des services dans les secteurs (tels que la santé, l’éducation ou les systèmes de justice) mais aussi pour soutenir les référencements entre ces services. En particulier, un système de référencement efficace est nécessaire afin de soutenir une gestion de cas efficace par des prestataires de services efficaces répondant à des situations complexes d’enfant individuel et des familles en situation de vulnérabilités. »

Source: (Centre for Social Protection Institute of Development Studies et al. 2012, p.3)

Système formel
« Désigne les organisations gouvernementales, internationales et les ONG locales (y compris les organisations communautaires et confessionnelles) participant à la protection de l’enfant, et étant reconnues et approuvées par le gouvernement qui les supervise et les règlemente. Il convient également de noter que certains groupes, tels que les chefs traditionnels, jouent des rôles clairs à la fois au sein des systèmes formel et informel. »

Source : (Columbia Group for Children in adversity 2013, p.9)

Système informel
« Désigne les initiatives de protection de l’enfant entreprises par les familles, les communautés et les enfants. »

Source : (Columbia Group for Children in adversity 2013, p.9)

Système de protection des enfants
Ensemble de lois, de politiques, de réglementations et de services nécessaires dans tous les secteurs sociaux – en particulier la protection sociale, l’éducation, la santé, la sécurité et la justice – visant à appuyer les mesures de prévention et de protection destinées au renforcement de la famille.

I. Présentation Le gouvernement mauritanien est un fier défenseur des droits des enfants. Il est engagé pour le bien-être et la sécurité de tous les enfants mauritaniens afin que chacun d’entre eux puissent grandir et réaliser leur potentiel tout en contribuant activement à la vie de leur communauté.

Le Gouvernement mauritanien s’est engagé de manière continue dans la promotion des droits de l’enfant et sa protection au cours des dernières décennies en adhérant à plusieurs conventions internationales et en fournissant un financement pour les services sociaux.

Le gouvernement mauritanien travaille de manière transversale et conjointe pour la protection, l'éducation, la santé et le bien-être des enfants, en collaboration avec d'autres partenaires. En s'appuyant sur ses engagements existants et il réitère son engagement à créer environnement favorable pour les enfants présents sur le territoire mauritanien en investissant toujours davantage dans les services sociaux et en se concentrant sur l’aide aux enfants les plus vulnérables. Le gouvernement reconnaît également le rôle précieux que les familles et les communautés jouent dans la protection et la protection des enfants, et qu’en effet les enfants eux-mêmes sont d’ardents défenseurs de leurs propres droits.

La République islamique de Mauritanie a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant le 16 mai 1991, renforçant ainsi son engagement en faveur du bien-être et de la protection de tous les enfants sur son territoire. Elle a également adhéré Protocole facultatif sur la Convention relative aux droits de l’enfant, de la vente d’enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie. Le Protocole facultatif sur la Convention relative aux droits de l’enfant, l’implication de l’enfant dans les conflits armés n’a pas encore été ni signé ni ratifié, ni le Protocole facultatif concernant l’examen de plainte émanant de particulier . La République islamique de Mauritanie est attachée à la protection et au bien-être des enfants sur son territoire, y compris des plus vulnérables. La signature et la ratification de ces protocoles facultatifs constitueront une étape importante dans la protection des enfants et témoigneront de l’engagement ferme du gouvernement en faveur du droit international

La République islamique de Mauritanie est fière d'être membre du G5 Sahel, de la communauté CEDEAO et de l'Union africaine ainsi que de son engagement envers l'Agenda 2063. En 2019, la CEDEAO a adopté un Cadre stratégique pour le renforcement des systèmes nationaux de protection de l’enfant en vue de prévenir et répondre aux violences, abus et exploitations des enfants en Afrique de l’Ouest, une ressource précieuse pour guider et soutenir le travail entrepris en Mauritanie.

Le gouvernement mauritanien est déterminé à atteindre les ODD, notamment les ODD 5, 8 et 16 axés sur l’égalité des sexes, le travail décent et la croissance économique, ainsi que la paix et la justice.

ODD5 : « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles »

ODD 8 : « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous »

ODD16 : « Promouvoir l’avènement de sociétés pacifique et ouvertes aux fins du développement durable ».

Voir en Annexe 1 la revue des différents engagements nationaux, régionaux et internationaux pris par la République islamique de Mauritanie.

L’engagement de l’Union européenne, de la Banque Mondiale, d’UNICEF, d’OIM et des différents partenaires techniques et financiers a permis des efforts considérables pour améliorer la vie des enfants mauritaniens, grâce à un meilleur accès aux services de santé de base, à l’éducation et autres services sociaux. Le gouvernement mauritanien est lui-même très attaché au soin et au bien-être de ses enfants, comme en témoignent ses engagements formulés dans la SCAPP et pour atteindre les ODD. Il faut aussi souligner les efforts déployés récemment pour accroître le financement public des enfants.

Cette stratégie et ce plan d’action national de protection de l’enfant réaffirment la détermination du Gouvernement mauritanien à protéger et à subvenir aux besoins des enfants présents à l’intérieur de ses frontières.

II. Résumé visuel de la stratégie Nationale de protection des enfants en Mauritanie (SNPE)

III. Etat des lieux Dans l’optique de la mise en œuvre de cette stratégie, il a été entrepris de renforcer les systèmes de protection de l’enfant et d’adopter ainsi une approche intégrée et holistique de prise en charge des différentes problématiques de la protection de l’enfant. Une démarche progressive a été adoptée pour renforcer les différents éléments du système de protection mais aussi pour assurer la couverture géographique des interventions. Dans un premier temps, sur la base d’un arrêté le MASEF a autorisé la création de 10 Tables Régionales de Protection (TRP) à l’échelle nationale en tant que mécanismes régionaux de coordination et d’accompagnement des efforts de renforcement du système de protection destinés à répondre aux préoccupations de la protection des enfants en Mauritanie. Ensuite, en collaboration avec les ONG nationales et internationales et les organisations à base communautaire un ensemble d’activités a été développé et fourni aux enfants les plus vulnérables et à risques selon un mécanisme d’identification, d’accompagnement et de référencement. Une autre étape dans le renforcement du système de protection de l’enfant a consisté à mettre en place une base de données nationale alimentée par la collecte des informations relatives aux enfants par les différents acteurs de protection réunis au sein des systèmes de protection communaux (SPC) et/ou des Tables Régionales de Protection (TRP).

Ces efforts entamés dès 2010 ont permis d’atteindre les résultats suivants :

· Quarante-six (46) systèmes de protection, 12 régionaux (dont 10 opérationnels) et 34 communaux (dont 31 opérationnels) ont été mis en place depuis le début de l’action.

· Au moins 42,721 enfants de 5 à 18 ans ont eu accès à au moins un service de protection à travers les systèmes de protection régionaux et communaux selon le paquet de service (formation professionnelle, assistance psychosociale, référencement, prise en charge sanitaire, réinsertion sociale, réinsertion scolaire, assistance juridique, état civil, etc.).

Le principal constat qui ressort de la cartographie du travail social est que les services sociaux communaux et les coordinations régionales du MASEF utilisent environ plus de 95% de para sociaux.

Quelques statistiques:

· Enregistrement des naissances : Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans dont la naissance a été rapportée sur des registres : 65,6.

· Travail des enfants : Pourcentage d’enfants âgés de 5-17 ans impliqués dans le travail des enfants : 37,6 (dont un quart (26.3%) dans des conditions dangereuses

· Jeunes âges de 15-19 ans actuellement mariés : Pourcentage de jeunes âgés de 15-19 ans qui sont mariés : Femmes : 8,4, Hommes : 5,0.

· Discipline violente : Pourcentage d’enfants de 1-14 ans qui ont subi une agression psychologique ou un châtiment corporel au cours du dernier mois : 80,0

· Prévalence de la mutilation génital féminine/excision (MGF/E) chez les filles : Plus de la moitié (53%) des filles de 0-14 ans ont subi une forme de mutilation génitale féminine (MGF).

La stratégie nationale de protection de l’Enfant (SNPE) de 2009 avait été articulée autour de 5 principaux axes à savoir « (i) Prévenir la vulnérabilité des enfants à risque ; (ii) Développer des réponses appropriées en faveur des enfants victimes de violence, d’exploitation, d’abus, de discrimination ou de négligence (VEDAN) ; (iii) Renforcer les capacités nationales d’intervention en faveur de la protection sociale des enfants ; (iv) Assurer le plaidoyer et la communication pour la protection sociale des enfants vulnérables et (v) Mettre en place un système de coordination et de suivi-évaluation de la protection sociale des enfants ». (MASEF 2009b; MASEF et al. 2018).

Cependant des révisions du Code actuel sont nécessaires comme mentionné par le Comité des droits de l’enfant dans leurs Observations finales concernant le rapport de la Mauritanie valant troisième a cinquième rapports périodiques, notamment « d’accélérer les réformes législatives visant à interdire les mariages des enfants sans exception, toutes les formes de mutilations génitales féminines et les autres pratiques néfastes telles que le gavage des enfants, y compris en réalisant une étude sur les facteurs socioéconomiques et socioculturels susceptibles de faire obstacle à ces réformes ».

De plus, « le Comité engage instamment l’Etat partie à modifier sa législation et, en particulier, le Code sur le statut personnel, de manière à interdire sans exception le mariage des personnes âgées de moins de 18 ans, et à prendre toutes les mesures voulues pour éliminer les mariages d’enfants en toutes circonstances. »

De même le Comité des droits de l’enfant recommande à l’État de revoir sa législation « sur la nationalité de façon à assurer l’égalité dans la transmission de la nationalité par filiation maternelle et par filiation paternelle, en particulier pour les enfants qui, en l’absence d’une telle garantie, se retrouveraient apatrides. »

« Réviser sa législation, en particulier le Code pénal et l’ordonnance n. 2005-015 sur la protection judicaire des enfants, de façon à interdire la condamnation a des châtiments corporels tels que la flagellation et l’amputation pour une infraction quelle qu’elle soit qui aurait été commise par une personne âgée de moins de 18 ans…Interdire expressément dans sa législation les châtiments corporels dans tous les contextes. »

« D’adopter promptement une législation incriminant toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violences sexuelles visant des enfants, notamment le projet de loi sur les violences basées sur le genre, et de veiller à ce que les auteurs de tels actes soient dûment poursuivis et condamnés. »

« Ériger expressément en infractions pénales toutes les formes de mutilations génitales féminines et veiller à faire appliquer efficacement la législation en la matière, y compris en allouant des ressources suffisantes à la mise en œuvre du Plan d’action national contre les violences basées sur le genre et en traduisant en justice toutes les personnes qui se livrent à de telles pratiques néfastes »

« D’adopter le projet de loi sur la kafalah, de veiller à ce que la loi protège le droit des enfants d’être entendus et de voir leur opinion dûment prise en considération dans les procédures de kafalah et de mettre en place des directives types pour la sélection des tuteurs potentiels. »

IV. Strategie de renforcement du système de protection des enfants

Cette stratégie est centrée sur le renforcement du système de protection des enfants au niveau national, régional, départemental et communal.

Source : (UNICEF 2008; cité dans Global Protection Cluster 2014, p.6).

Une approche systémique de la protection de l’enfant est impérative pour la prévention et la réponse aux préoccupations et risques de protection de l’enfant. Certains enfants peuvent être exposés à des risques particuliers de violence, exploitation, abus ou négligence, il faut alors se concentrer sur les besoins de ces enfants les plus vulnérables tout en renforçant le système de protection afin que tous les enfants puissent en bénéficier.

Une des grandes forces de la Mauritanie est le rôle de la famille, y compris la famille élargie, mais aussi de la communauté. Cette stratégie reconnaît le rôle important que la famille et la communauté jouent dans le soin et la protection des enfants. Cela inclut également le rôle des bénévoles et des para-professionnels.

Il convient évidemment de s’assurer de l’intégration et la prise en charge des groupes les plus vulnérables dans ce système et tout particulièrement les thématiques suivantes : (a) les enfants en mobilité, (b) le mariage des enfants- MGF (c) les enfants en contact avec la justice (d) l’enregistrement des naissances (e) les enfants victimes de VEDAN (f) le travail des enfants.

Vision

Principes

Acteurs Engagés

V. Plan d’action budgétisé 5ans

Activités
Acteurs Responsables
Principaux Acteurs en soutien
Budget estimatif (MRU)
Pistes pour allocations de budget/ levée de fonds
Chronogramme
Indicateurs
Alignement avec stratégies internationales

(ODDs, Comité des droits de l’enfant), nationales (SCAPP, Plan pour la promotion des personnes handicapées, Panet-RIM)

1
2
3
4
5

Priorité 1. Promouvoir un environnement politique favorable

1.1. Alignement avec les engagements internationaux, régionaux et nationaux

Législatif

1.1.1. Diagnostic, révision et réadaptions des lois en fonction des conventions internationaux et régionaux
Ministère de la Justice-

MASEF

Conseil National de l’enfance

PTF

CDHAHSC

OSC

Comité des droits de l’enfant

CEDEAO

500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
X

Nbre de lois révisées ou réadaptées

Rapport du Comité des droits de l’enfants

CRC, EPU,ODD, SCAPP

1.1.2. Harmoniser les textes nationaux par rapport aux conventions internationaux et régionaux et sa vulgarisation
Ministère de la Justice-

MASEF - Direction

Parlement

Conseil National de l’enfance

PTF

CEDEAO

Comité des droits de l’enfant 600 000

X
X
Nbre de textes harmonisés Nbre de textes vulgarisés
CRC, EPU, ODD, SCAPP
1.1.3. Promulguer les décrets d’application pour les lois en vigueur
MASEF

Partenaires concernés

Conseil National de l’enfance

PTF

3 0 000

X

Nbre de decrets d’application promulgués
CRC, EPU, ODD, SCAPP

Stratégique

1.1.4. Harmoniser des politiques sectorielles sur la protection avec les orientations et axes stratégiques ODD et SCAPP
MASEF-

MEI *

DDSPE Direction de la coordination de la SCAPP

Conseil National de l’enfance

CNE,

OSC

500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X

Nbre de politiques harmonisées

Rapport de suivi des indicateurs, ODD, SCAAP et SNPE

ODD, SCAPP,

1.2. Renforcer les dispositifs de mise en œuvre de la SNPE

Formation

1.2.1. Formations des acteurs et sensibilisation à la SNPE
MASEF-

Structures de formation

OSC

Ministères concernés

4 500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
Nbre d’acteurs centraux et régionaux formés
CRC, EPU, SCAPP
1.2.2. Renforcer le partenariat entre l’université et les départements afin de renforcer les capacités des travailleurs para sociaux, sociaux, médicaux et de l’enseignement
MASEF-

Université Ministères concernés

1 000 000

X
X
X
X
Nbre de TS formés

Curriculum

CRC, EPU, SCAPP

1.2.3.Promulgation d’un décret sur le travail social et la création d’une école spécialisée en travail social détaillant les rôles et responsabilités création d’une école spécialisée pour le travail social Primature Ministère de la Justice

MASEF

MASEF- Direction de l’enfance

UNICEF

1 000 000

X

Decret promulgué
CRC, EPU, SCAPP
1.2.4. Formation et recrutement des travailleurs sociaux : 100 TS
MFPTMA

MASEF-

PTF
18 000 000
X
X
X
X
Nbre de TS formés et recrutés

CRC, EPU, SCAPP

1.2.5. Sensibilisation sur les principes de la convention internationale des droits de l’enfant, code général de protection. Création d’un outil accessible de vulgarisation de concept clés de la protection des enfants (protection, Convention des droits de l’enfant…) à l’attention de tous les acteurs de protection mais aussi la société civile (parents, enfants…) traduit dans différentes langues)
MASEF-

Ministères concernés

PTF

OSC

2 000 000

X
X

Nbre d’outils réalisés

Nbre d’acteurs formés

Outils disponibles en différentes langues

CRC, EPU, SCAPP

1.3. Financements et budgétisation

Budgétisation & Plaidoyer

État, PTF, ONG, partenaires privés

1.3.1 Plaidoyer auprès des décideurs politiques pour l’augmentation des ressources financières pour la protection des enfants (Août de chaque année)
CNE

MASEF-

· MEF

· MIDEC.

· MASEF- direction de l’enfance, direction de la coopération

Parlement

Ministère des Finances Coordination de la SCAPP

MEI

OSCs, OCBs

PTF

300 000

X
X
X
X
X
Nbre de réunions de plaidoyer tenues

Augmentation des allocations financières pour la protection des enfants de 1% par an.

CRC, EPU, SCAPP

Levée de fonds et allocations

1.3.2. Décentraliser les ressources au niveau local et régional
· MASEF

· MF

· Conseils régionaux

· communes

· Communes

· SNU

· UE

· PTF

X
X
X
X
X
% du budget alloué au niveau régional et local
CRC, EPU, SCAPP
1.3.3 Allouer les ressources suffisantes pour le fonctionnement du système de protection au niveau central et régional et local
· MASEF

· MF

· SNU UE
30 000 000
X
X
X
X
X
% du budget alloué au niveau Central pour le SPE
CRC, EPU, ODD, SCAPP

Priorité 2. Renforcer le système de protection des enfants aux niveaux communautaire, départemental, régional et national

2.1. Renforcement du système de protection des enfants

Prévention

2.1.1. Préparer une stratégie et un curriculum pour renforcer les capacités de la société civile et des OCB intervenants dans la protection des enfants : préparation d’un curriculum pour faciliter la sensibilisation de la communauté et le renforcement des systèmes ‘informels’
· MASEF-

· PTF

· TRP

· SPC

6 000 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
Nbre d’ONG formées
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.1.2. Sensibilisation de la communauté et renforcement des systèmes ‘informels’ de protection mais aussi de leurs rôles clés pour adresser les priorités régionales (ex. procédures de signalement, État civil, …) Promouvoir les normes sociales favorables au droit et à la protection des enfants (sensibilisation parents, acteurs responsables, implication des imams, chefs religieux…)
· MASEF

· OSC /OCB

· MC IEC

· Services Tech. régionaux

3 000 000

X
X

Nbre de pers sensibilisées

Nbre de cas identifiés

Nbre de cas identifiés pris en charge

CRC, EPU, ODD, SCAPP

2.1.3. Programme national de sensibilisation des parents et enfants, écoles, mahadras, imans, centres de santé, formations professionnelles aux droits des enfants (châtiments corporels, violence, mendicité) et au système de référencements (ex. comités régionaux contre le travail des enfants)
· MASEF

· OCB/ OSC

· PTF

· MC IEC

· Services Tech régionaux
3 000 000
X
X
X
X
X
Nbre de personnes sensibilisées
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.1.4. Élaboration de lignes directrices alignées avec les standards internationaux et normes régionales (Cadre Stratégique CEDEAO)
MASEF

Ministres concernés

PTF

OSC

500 000

X
X
X

CRC, EPU,ODD, SCAPP

2.1.5. Élaboration de plans d’actions régionaux :

· Identification des priorités de prévention et sensibilisation régionales et élaboration de plans d’action régionaux (prévention, sensibilisation, préparation aux urgences)

· Mobiliser et renforcer les structures communautaires de protection tels que les groupes de femmes, personnes âgées, associations, groupes de logeurs/ logeuses… (identification des thématiques régionales de protection prioritaires et renforcement des capacités et soutien ex. enfant en mobilité et accueil dans familles).

4 500 000

X
X

Nbre de PA Reg mis en œuvre

Nbre d’acteurs mobilisés Nbre d’enfants pris en charge

CRC, EPU,ODD, SCAPP

2.1.6. Favoriser la participation :

· Favoriser des groupes d’enfants dans la communauté en formant des clubs de jeunes y compris garçons, filles, avec ou sans handicaps, réfugiés/ demandeurs d’asile/ migrants pour être formés sur leurs droits et le système de protection mais aussi pour s’exprimer sur leurs situation et besoins. Ensuite ces jeunes pourront former leurs pairs (attention il est recommandé d’organiser ces clubs hors des écoles pour pouvoir inviter les enfants et jeunes qui ne vont pas à l’école)

· Favoriser la participation des enfants dans les espaces de coordination tels que les TRPs et SPCs

MASEF-

Ministres concernés

PTF

OSC OCB

9000 000

X
X
X
X
X
Nbre de clubs de jeunes et de filles formés et mobilisés

Nbre d’actions mise en œuvre

CRC, EPU,ODD, SCAPP

Coordination

2.1.7. Renforcer et redynamiser les mécanismes de coordination entre les acteurs du système de protection national (CNE, MASEF, revue annuelle de protection), régional (TRP) et communal (SPC).
· MASEF- Direction de l’enfance, coordinatrices

· OSCs / OCBs

· Service Déconcentré d’Etat

· PTF

4 000 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
Nbre de réunions de coordinations tenues
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.1.8. Faire des groupes de discussion dans chaque région avec les enfants, les parents, les leaders communautaires pour connaître les besoins et priorités
MASEF

TRP, SPC

Parlement enfants

PTF

OSC

3 000 000

X
X
Nbre de groupes régionaux de discussions tenus
CRC, EPU, ODD, SCAPP

2.2. Services de réponse

Mise en place des Procédures opérationnelles standards (PoS)-Gestion de cas

2.2.1. Mettre en place des protocoles clairs et accessibles sur la démarche à suivre pour une gestion de cas intersectorielle y compris l’enregistrement des naissances, la justice, famille accueil, enfants VEDAN, travail des enfants, enfants en mobilité et la traite des enfants.
· MASEF-

· Ministres concernes

· PTF

· OSC

1 000 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
X
Nbre de protocoles opérationnels
CRC, EPU, SCAPP
2.2.2. Faciliter les mécanismes d’accès aux services pour tous les enfants en Mauritanie en s’assurant de la diffusion des protocoles et contact clés pour signalement.
· MASEF-

· - MC / IEC

· Ministres concerne

· PTF

· OSC

10 000 000

X
X
X
X
X
Nbre d’outils réalisés pour l’accès aux services
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.2.3. Mise en place d’un système de recours individuel lorsqu’un enfant ou une famille n’a pas eu accès à un service pour quelque raison que ce soit : accessibilité, recours concernant la décision du responsable du cas, …
· MASEF-

· CPISE

· OSC/ OCBs

· PTF

· OSC/ OCB

800 000

X
Nbre de système de recours

Nbre d’enfants pris en charge

CRC, EPU, ODD, SCAPP

2.2.4. Renforcer les mécanismes de suivi et de mise en œuvre des systèmes de protection à tous les échelons (CNE, TRP, TDP, SPC).
· MASEF

· Acteurs de protection

· Acteurs SPE
10000000
x
x
x
x
x
Nbre de SPE renforcés au niveau régional, départemental et communal
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.2.5. Adaptation des Procédures Opérationnelles Standards (PoS) au niveau régional : ajout des contacts clés, approche holistique, intersectorielle et intégrée, développement de procédures de DIS …
· MASEF- Direction de l’enfance

· MIDEC- Wali

· PTF
300 000
X
X
Nbre PoS adaptées au niveau régional
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.2.6. Formation des acteurs de protection aux PoS au niveau régional, départemental et communautaire
MASEF

MJ

· PTF
1 500 000
X
X
X
Nbre d’acteurs formés
CRC, EPU, ODD, SCAAP

Protection des enfants en contexte d’urgence

2.2.7. Former les acteurs à la protection des enfants en contexte d’urgence de manière intersectorielle et dans l’expectative de divers scénarios (catastrophe naturelles, sécheresse, inondation ; migrations ; conflit armé, …)
· MASEF

· Ministère Concernes

· PTF

· OSC

900 000

État, PTF, ONG, partenaires privés
X

X

X
Nbre d’acteurs de protection formés
CRC, EPU, ODD, SCAPP
2.2.8. Protection des plus jeunes par les plus âgés : transmission des principes de protection et travail sur les normes sociales et de genre par les personnes âgées de la communauté ou chefs communautaires tels que les imams, les leaders traditionnels, les élus et les autorités administratives…
· MASEF

· Ministres concernés

· PTF

· OSC

1 500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
X
X
X
Nbre de réseaux sociaux mis en place

Nbre d’enfants sensibilisés

CRC, EPU, ODD, SCAPP

2.3. Moyens techniques et financiers

Ressources Humaines/ Renforcement de capacité

2.3.1. Former les cadres et les acteurs régionaux sur la protection d’enfance
· MASEF

· MJ

· Acteurs de protection

· PTF
2 000 000

État, PTF, ONG, partenaires privés

X
X
X
X
Nbre de cadres et acteurs formés
ODD, SCAPP

Priorité 3. Renforcer le recueil de données pour la protection et le bien-être des enfants

3.1. Générer et systématiser la collecte des informations sur la protection des enfants

Formation

3.1.1. Formation des agents de suivi pour la collecte des informations sur la base de données, les litiges familiaux, la collecte d’information auprès de personnes en situation de vulnérabilité, handicaps…
· MASEF-

· Ministères partenaires

· ONS

1 500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
Nbre d’agents formés sur la base de données
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.1.2. Former les agents de saisie au niveau de la coordination régionale et départementale à la collecte et transmission d’information
· MASEF-

· Ministères partenaires

· PTF

· ONS

750 000

X
X
Nbre d’agents formés sur la base de données
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.1.3. Créations de lignes vertes dans la transmission et la collecte de données
· MASEF-

· Op.téléphoniques

· PTF

200 000

X
X
X
Nbre Lignes vertes opérationnelles
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.1.4. Renforcer le système de collecte de données aux niveaux communaux, départementaux et régionaux avec la formation des agents.
· MASEF-
· PTF

750 000

X
X
Nbre base données fonctionnelles
CRC, EPU, ODD, SCAPP

Renforcement du système de collecte de données

3.1.5. Harmoniser et opérationnaliser les bases de données entre les différentes directions et ministères
· MASEF-

· Ministères partenaires

· ONS

· PTF

300 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
Bases de données harmonisées
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.1.6. Travailler et simplifier les outils de collecte de données (gestion de cas, évolution du contexte au niveau communal, départemental, régional)
· MASEF-

· Ministères partenaires

· ONS

· PTF

200 000

X

Outils de collecte de données simplifiés
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.1.7. Redynamiser les Tables Régionales de Protection (TRP) et le Système de Protection Communal (SPC) dans la collecte des données
· MASEF-

· MIDEC- Wali

· PTF

300 000

X
X
Données disponibles niveau communal / régional
CRC, EPU, SCAPP
3.1.8. Réviser la fiche pour la collecte de données pour mieux répondre à la protection des enfants en contexte d’urgence (se référer à des outils internationaux tels que la trousse d’évaluation rapide en matière de protection de l’enfant- CPWG)
· MASEF-

· MIDEC- Wali

· PTF

· OSC

100 000

X

Fiche de collecte données en urgence revue validée et disponible
CRC, EPU, SCAPP

Analyse et utilisation des données

3.1.9. Générer des rapports trimestriels centralisés par le MASEF et partagé systématiquement au CNE et les directions du suivi et évaluation
· MASEF-

· MIDEC- Wali

· PTF
ND
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
X
X
X
Rapport/trimestre partagé avec partenaires

Nbre Réunions de coordination avec partenaires pour analyse données et pour action

CRC, EPU, SCAPP

3.1.10. Mise en place d’un suivi des tendances et inquiétudes de protection avec prioritaire au transfert d’information d’urgence
· MASEF-

· MIDEC- Wali

· PTF

· OSC

ND

X
X
X
X

CRC, EPU, ODD, SCAPP

3.1.11. Capitalisation des données administratives intersectorielles : chaque ministère/ direction doit pouvoir contribuer de manière coordonnée et harmonisée à la compilation de ces données.
· MASEF-

· MIDEC- Wali

· PTF

· OSC

ND

X
X
X
X
X

CRC, EPU, ODD, SCAPP

3.1.12. Acquisition d’équipements pour les bases de données centrales, régionales et communales.

· MASEF

· Ministère partenaires

· PTF

· OSC

1 500 000
État, PTF, ONG, le privé
x
x
x
Nbre d’équipements fonctionnels.
CRC, EPU, ODD, SCAPP

3.2. Générer des données probantes sur le bien-être et la protection des enfants

Formation

3.2.1. Formation spécialisée des agents de l’ONS qui collecte les informations auprès d’échantillons de personnes en situation de vulnérabilité ou avec des besoins spécifiques, d’enfants et pour les données de préparation aux urgences
· MASEF

· PTF

400 000
État, PTF, ONG, le privé
X
X
X
Nbre de d’agents formés
CRC, EPU, ODD, SCAPP

Renforcement du système de collecte de données

3.2.2. Concertation intersectorielle et amélioration permanente des données existantes (audit des besoins)
· MASEF

· ONS

· PTF

300 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
Nbre de rapports d’audit
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.2.3. Base de Données unique et unifiée sur le bien-être et la protection des enfants auprès de l’ONS
· MASEF

· ONS

· PTF

500 000

X
X
Rapport base de données
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.2.4. Préparer une liste des besoins d’informations et de prise en charge des enfants vulnérables (enfants en mobilité, enfants des rues, …)
· MASEF,

· MAEIO

· ONS

· PTF

400 000

X
X
Liste de besoins validée disponibles
CRC, EPU, ODD, SCAAP
3.2.5. Formulaire d’enquête clair sur la protection des enfants et bien-être qui sera utilisé pour SCAPP et ODDs (MICS tous les 5 ans versus statistiques annuelle)
· MASEF

· PTF

200 000

X

Questionnaire d’enquête validé
CRC, EPU, ODD, SCAAP
3.2.6. Réaliser et Encourager les recherches qualitative, quantitative et méthodes mixtes pour identifier les causes mais aussi les possibles solutions et recommandations pour adresser diverses problématiques et tout particulièrement les enfants victimes de VEDAN y compris les enfants en mobilité et les filles victimes des MGF
· MASEF

· ONS

· PTF

1 000 000

X
X
X
X
X
Etudes thématiques disponibles
CRC, EPU, ODD, SCAPP

3.3. Renforcer le suivi, la responsabilisation et la redevabilité des acteurs sectoriels

Suivi & évaluation

3.3.1. Suivi trimestriel de la mise en œuvre de la SNPE
· MASEF

· Acteurs protection

· PTF

1 500 000
MEI- Direction SCAPP,

MASEF- Direction de l’enfance

X
X
X
X
X
Rapport trimestriel disponible
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.3.2. Mise en œuvre du suivi financier et programmatique annuel, y compris un suivi des allocations budgétaires pour la protection des enfants
· MASEF

· PTF

X
X
X
X
X
Rapport financier annuel disponible
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.3.3. Renforcer les capacités de services de suivi et évaluation
· MASEF
· PTF

1 000 000

X
X
X
X
X
Revues annuelles suivi évaluation
CRC, EPU, ODD, SCAPP

Utilisation des données

3.3.4. Suivi de la Redevabilité : suite aux revues annuelles de la mise en œuvre de la SNPE : pour discuter avec les acteurs responsables de la situation de la mise en œuvre de la SNPE et la mise en place d’ajustement si nécessaire.
· MASEF

· Acteurs de protection

· PTF

1 500 000
État, PTF, ONG, partenaires privés
X
X
X
X
X
Revue annuelle programmatique SNPE
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.3.5. Suivi des rapports : préparation de rapports trimestriels et annuels pour l’approbation du CNE liés aux ODDs et à la SCAPP avec une réorientation annuelle des programmes.
· CNE

· MASEF

· PTF

1 000 000

X
X
X
X
X
Rapport annuel du CNE
CRC, EPU, ODD, SCAPP
3.3.6. Suivi des rapports d’allocation budgétaire annuelle pour la protection des enfants – y compris pour fournir des recommandations sur les besoins financiers prioritaires pour la levée de fonds mais aussi pour la gestion de besoins d’urgence
· MF

· MASEF

· PTF

1 500 000

X
X
X
X
X
Rapport annuel allocation budgét

Rapport levée fonds

CRC, EPU, ODD, SCAPP

Forces Motrices ---------(
a) Appropriation et responsabilisation
b) Financement et ressources
c) Informations & données probantes
d) Suivi et évaluation

VI. Description DU Plan d’Action

Priorité 1 : Promouvoir un environnement politique favorable

Priorité 2 : Renforcer le système de protection des enfants aux niveaux communautaire, régional et national

Priorité 3 : Renforcer le recueil de données pour la protection et le bien-être des enfants

Veuillez trouver ci-dessous un descriptif détaillé des activités proposées dans le plan d’action budgétisé. Les détails sur les acteurs responsables, en soutien, chronogramme, estimations de budgets sont indiqués en détails dans la partie V.

Priorité 1 : PROMOUVOIR un environnement politique favorable

1.1. Alignement avec les engagements internationaux, régionaux et nationaux

1.1.1. Diagnostic, révision et réadaptions des lois en fonction des conventions internationales et régionales : En accord avec les recommandations du comité des droits de l’enfant (Comité des droits de l’enfant 2018, p.1,2) revoir et réadapter les lois en fonction des engagements nationaux et internationaux et de « veiller à ce que les principes et dispositions énoncées dans la Convention soient pleinement incorporés au système juridique national » (Comité des droits de l’enfant 2018, p.2 para 6.a). Une attention toute particulière devra être donnée à « accélérer les réformes législatives visant à interdire les mariages des enfants sans exception, toutes les formes de mutilations génitales féminines et les autres pratiques néfastes telles que le gavage des enfants » (Comité des droits de l’enfant 2018, p.2 para 6.b).

1.1.2. Harmoniser les textes nationaux par rapport aux conventions internationales et régionales et s’assurer de leur vulgarisation : En plus de la Convention sur les droits de l’enfant, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, les normes nationales et internationales il y a également un nombre de priorités à long terme au niveau international et régional directement lié à la protection des enfants et notamment 1) la responsabilité des gouvernements de travailler pour atteindre les ODD d’ici à 2030; 2) la question des enfants en mobilité ; et 3) Le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence envers les enfants (End violence against children- The global partnership 2016, pp.2–10). Il faudra donner une attention toute particulière à l’harmonisation mais aussi la diffusion de ces textes comme recommandé par le Comité des droits de l’enfant pour les campagnes qui concernent la Convention […] en veillant à ce qu’ils soient élaborés et exécutés d’une façon adaptée aux enfants et dans les quatre langues nationales, et tout particulièrement pour les filles et enfants des zones rurales et reculées. (Comité des droits de l’enfant 2018, p.3 para 12, et p.15 para 46,47, 48).

1.1.3. Promulguer les décrets d’application pour les lois en vigueur : Comme mentionné dans les observations finales, il faut que le « MASEF soit dotée d’un mandat clairement défini et investi d’une autorité suffisante pour coordonner toutes les activités relatives a la mise en œuvre de la Convention dans tous les secteurs, tant aux plan national que régional et local. Il lui recommande également de prévoir des ressources humaines, techniques et financières suffisantes pour assurer son bon fonctionnement » (Comité des droits de l’enfant 2018, p.2 para 8). De plus, les modifications apportées au Code général de la protection de l’enfance auront une incidence sur les décrets d’application qui devront être mis en place ou modifiés.

1.1.4. Harmoniser des politiques sectorielles sur la protection avec les orientations et axes stratégiques de la SCAPP et les ODD : en situant la SNPE comme un élément complémentaire et indispensable pour soutenir les autres stratégies nationales, cela permettra de favoriser des actions communes avec d’autres ministères. Par exemple la politique de la petite enfance est basée sur des principes très similaires à ceux de la SNPE : de nombreuses actions intersectorielles peuvent être envisagées ; comme renforcer le respect des droits des femmes et des filles en contribuant aussi à la diffusion de l’information concernant le système de protection en place. De même pour la stratégie nationale de protection sociale et le programme TAKAVOUL qui visent à appuyer les groupes vulnérables à travers des cash transferts avec des activités de sensibilisation notamment pour la promotion des droits des enfants.

Par exemple, la SNPE répond aux objectifs de « développement du capital humain et accès aux services sociaux de base de qualité » et tout particulièrement au chantier stratégique « d’une meilleure résilience des couches les plus vulnérables » mais aussi au chantier stratégique de « la gouvernance politique, cohésion sociale, paix et sécurité́ » et tout particulièrement « Protection des jeunes contre la radicalisation et l’extrémisme violent » et « la gestion des migrations » des enfants par la mise en place d’un système de protection global qui permettra également à la Mauritanie, comme mentionné comme objectif dans la SCAPP, d’être « au rendez-vous dans la réalisation des engagements pris de concert avec la communauté́ internationale, en particulier l’atteinte des Objectifs de Développement Durable, […]. ». (République Islamique de Mauritanie 2016, p.30). Cela s’applique également au Code Général de Protection de l’Enfant, qui désormais est le document de référence pour le pays.

1.2. Renforcer les dispositifs de mise en œuvre de la SNPE

1.2.1. Formations des acteurs et sensibilisation à la SNPE : la SNPE ne pourra être effective et mise en place que si elle est diffusée de manière compréhensible et traduite dans les différentes langues du pays afin de s’assurer de son accessibilité pour tous. Chacun doit pouvoir comprendre la SNPE et mettre en œuvre ses propositions. La préparation d’une version de la SNPE adaptée aux parents et aux enfants est très importante. S’assurer de l’accessibilité de la SNPE comprend une attention particulière donnée lors de sa rédaction aux vocabulaires, abréviations et terminologie employée et avec la création d’outils visuels pour illustrer les différents concepts et processus. Un plan de communication, diffusion et formation des acteurs pour qu’ils puissent à leur tour sensibiliser et mobiliser leurs collègues, communautés dans la mise en œuvre de la SNPE est à prévoir. Ceci est une opportunité à coupler avec la sensibilisation aux diverses stratégies nationales et tout particulièrement le Code Général de protection et la Convention des droits de l’enfant.

1.2.2. Renforcer le partenariat entre l’université et les départements afin de renforcer les capacités des travailleurs para sociaux, sociaux, médicaux et de l’enseignement : Depuis plus de quinze ans de nombreuses études ont été menées afin d’évaluer et apprécier le besoin en termes de ressources humaines. Chaque rapport propose des conclusions similaires et substantielles à savoir le manque de formation et de travailleurs sociaux et tout particulièrement en zone rurale. Comme recommandé par le Comité des droits de l’enfant « l’État partie de dispenser une formation systématique à tous les groupes professionnels travaillant pour et avec des enfants, en particulier les enseignants, les policiers, les avocats, les juges, le personnel de santé, les travailleurs sociaux et le personnel des établissements accueillant des enfants, notamment ceux des zones rurales et reculées. » (Comité des droits de l’enfant 2009, p.6; MASEF et al. 2018). Les para-professionnels peuvent être des relais pour les travailleurs sociaux en zone rurale.

1.2.3. Promulgation d’un décret sur le travail social et la création d’une école spécialisée détaillant les rôles et responsabilités : Afin de renforcer le personnel du travail social de manière efficace il est impératif d’avoir une approche stratégique. Un dialogue interministériel est important afin de s’assurer d’une volonté politique forte qui permette la mise en place d’un cadre législatif et l’allocation de ressources. La Global Social Welfare Workforce Alliance propose des pistes sur comment travailler efficacement pour avancer vers cet objectif à travers : la planification des effectifs, le développement des effectifs et le soutien des effectifs (voir Annexe 4). Une des premières étapes est la formalisation de la position de travailleur social au sein des ministères (par décret) ainsi qu’un cadre de travailleurs sociaux au niveau national mais aussi régional. Ce personnel devra avoir accès à des ressources de travail adéquates pour leur travail (bureau, ordinateurs, voiture…) et tout particulièrement pour s’assurer de la confidentialité de leur travail comme défini dans le Code Général de Protection de l’Enfant(République Islamique de Mauritanie 2018, p.18 art.90). Il est important de réfléchir à des opportunités de coopération avec d’autres ministères.

1.2.4. Formation et recrutement des travailleurs sociaux : création d’une école spécialisée pour le travail social Il est crucial que le gouvernement investisse dans la planification, le développement, la formation et le soutien au personnel du travail social afin qu’ils aient les outils et ressources afin de pouvoir remplir leurs rôles et assumer leurs responsabilités . La supervision et la gestion des équipes suite à leur formation doit aussi être considérées et notamment concernant les affectations de personnel doivent être revue suivant une planification pertinente. Le travail social est une profession très difficile, les travailleurs gèrent des cas difficiles et qui attendent une réponse rapide : la supervision et le débriefing devraient être pris en compte afin de s’assurer de leur efficience et bien-être.

1.2.5. Sensibilisation sur les principes de la convention internationale des droits de l’enfant, code général de protection de l’enfant : Création d’un outil accessible traduit dans différentes langues de vulgarisation de concept clés de la protection des enfants (protection, Convention des droits de l’enfant…) à l’attention de tous les acteurs de protection mais aussi la société civile.

1.3. Financements et budgétisation

1.3.1. Plaidoyer auprès des décideurs politiques pour l’augmentation des ressources financières pour la protection des enfants (Août de chaque année). Comme fortement recommandé par le Comité des droits de l’enfant, il est important de « prévoir des ressources, humaines, financières et techniques suffisantes à tous les niveaux de…

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