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SSSccchhhééémmmaaa dddiiirrreeecccttteeeuuurrr

222000111000---222000111999

SSSCCCHHHEEEMMMAAA DDDIIIRRREEECCCTTTEEEUUURRR

222000111000---222000111999 du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement supérieur

Le présent document a été réalisé par le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Coordination et rédaction :

Inspection générale de l’éducation nationale Ce document peut être consulté sur le site du MENESUP www.education.gov.dj

© Gouvernement de Djibouti Ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. 2010.

http://www.education.gov.dj/

Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur

Schéma Directeur 2010-2019 Page 5

Sommaire

TABLE DES SIGLES 7

1. PROFIL DU PAYS 9

1.1. GENERALITES 9

1.2. CADRE GENERAL ECONOMIQUE 9

1.2.1. Cadre général 9

1.2.2. Evolution de la croissance économique 10

1.2.3. Rôle de l’éducation et de la formation dans l’économie 11

1.3. STRUCTURES D’EDUCATION ET DE FORMATION 11

2. DIAGNOSTIC DU SYSTEME EDUCATIF 13

2.1. ORIENTATION STRATEGIQUE 1 : ACCES ET PARTICIPATION A L'EDUCATION 13

2.1.1. Education préscolaire 13

2.1.2. Enseignement fondamental 13

2.1.3. Enseignement secondaire 14

2.1.4. Enseignement et formation technique et professionnelle (EFTP) 14

2.1.5. Enseignement supérieur 14

2.1.6. Participation scolaire 15

2.2. ORIENTATION STRATEGIQUE 2 : REDUCTION DES DISPARITES 15

2.2.1. Réduction des disparités 15

2.2.2. Education préscolaire 16

2.2.3. Education inclusive 16

2.2.4. Santé et de l’hygiène scolaire, 16

2.3. ORIENTATION STRATEGIQUE 3: QUALITE 16

2.3.1. Réforme des curricula de l’enseignement scolaire 17

2.3.2. Manuels scolaires et politique du livre 17

2.3.3. Réforme de l’enseignement et formation technique et professionnel 18

2.3.4. Enseignement supérieur 18

2.4. ORIENTATION STRATEGIQUE 4: DEVELOPPEMENT PROFESSIONNEL DES ENSEIGNANTS 18

2.4.1. Formation initiale 18

2.4.2. Formation continue 18

2.5. ORIENTATION STRATEGIQUE 5: CAPACITES DE GESTION ET DE PILOTAGE DU SYSTEME 19

2.6. ORIENTATION 6 : MAITRISER ET RATIONNALISER LES COUTS 19

2.6.1. Evolution du financement 19

2.6.2. Structure des dépenses publiques d’éducation 20

Schéma Directeur 2010-2019 Page 6

3. OPTIONS EN MATIERE DE POLITIQUE D'EDUCATION (2010-2019) 21

3.1. MISSIONS DU MINISTERE 21

3.2. DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES ET ANCRAGE DE LA POLITIQUE EDUCATIVE 21

3.3. ENJEUX 22

3.4. TABLEAU DE SYNTHESE DES ORIENTATIONS STRATEGIQUES 23

3.5. PRIORITES ET OBJECTIFS DU SCHEMA DIRECTEUR 24

3.6. OBJECTIFS ET STRATEGIES DE MISE EN ŒUVRE DES ORIENTATIONS STRATEGIQUES 26

3.6.1. Orientation stratégique 1: Améliorer la qualité et la pertinence des enseignements et des apprentissages 26

3.6.2. Orientation stratégique 2: Renforcer l’accès et la participation à l’Education 30

3.6.3. Orientation stratégique 3: Réduire les disparités de scolarisation et de formation 32

3.6.4. Orientation stratégique 4: Renforcer l'efficacité de l'enseignement supérieur pour la réalisation du transfert qualitatif souhaité 34

3.6.5. Orientation stratégique 5: Ajuster la structure, la vision et les contenus de formation de l’EFTP36

3.6.6. Orientation stratégique 6: Améliorer l’efficacité et l’efficience de la gouvernance, du pilotage de l’éducation et de gestion des ressources 37

4. SUIVI EVALUATION 41

4.1. LE DISPOSITIF INSTITUTIONNEL DE SUIVI ET DE PILOTAGE 41

4.2. LE SYSTÈME D’INFORMATION 41

4.3. LA DIMENSION PARTICIPATIVE ET LA COMMUNICATION 41

5. RISQUES 42

6. INDICATEURS STRATEGIQUES DE LA STRATEGIE 43

6.1. MATRICE DES INDICATEURS DE CONTEXTE 43

6.2. MATRICE DES INDICATEURS DE RESULTATS PAR PROGRAMMES 46

Schéma Directeur 2010-2019 Page 7

TTTaaabbbllleee dddeeesss sssiiigggllleeesss

APC Approche par les compétences

APE Association de Parents d'Elèves

BAC Baccalauréat. Diplôme de fin d'études secondaire

BAC PRO Baccalauréat professionnel.

BEF Brevet de l'Enseignement Fondamental

BEP Brevet d'Etudes Professionnelles

CFPEN Centre de Formation des Personnels de l’Education Nationale

CGE Comités de Gestion des Etablissements scolaires

CP Conseiller pédagogique

CPE Conseiller principal d'éducation

CRE Comités Régionaux de l’Education

CRIPEN

Centre de Recherche, d’Information et de Production de l’Education nationale

CSE Comité Supérieur de l’Education

DPI Direction de la planification -MENESUP

DSRP Document de stratégie de réduction de la pauvreté

EABS Enfants ayants des besoins spéciaux

EFTP Enseignement & Formation Technique et professionnel

FDJ Franc Djibouti

GPE Groupe des Partenaires de l’Education

IEN Inspecteurs de l'éducation nationale

IENEMS Inspecteurs de l'enseignement moyen et secondaire

INDS Initiative Nationale de Développement Sociale

LFI Loi de finance initiale

LFR Loi de finance rectificative

MENESUP Ministère de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur

MEFPP

Ministère de l'Economie, des Finances et de la Planification, chargé de la Privatisation

MPFBEF

Ministère délégué, chargé de la Promotion de la Femme, du Bien-Etre familial et des affaires sociales

MS Ministère de la Santé

ODM Objectifs du Millénaire

PAE Plan d'action de l'éducation

PIB Produit Intérieur Brut

PIC Pôle Information Communication

PUD Pôle Universitaire de Djibouti

SPU Scolarisation Primaire Universelle

TBA Taux brut d’admission

TBS Taux brut de scolarisation

TNA Taux net d’admission

TNS Taux net de scolarisation

US$ Dollar des Etats-Unis d’Amérique

Schéma Directeur 2010-2019 Page 8

Schéma Directeur 2010-2019 Page 9

11.. PPRROOFFIILL DDUU PPAAYYSS

11..11.. GGéénnéérraalliittééss

1. Indépendante depuis le 27 juin 1977, la République de Djibouti est située au sud de la Mer Rouge et du

Golfe d’Aden. Elle est limitée au nord-ouest par l’Erythrée, à l’ouest et au Sud par l’Ethiopie et au sud- est par la Somalie. Sa situation, sur la corne de l'Afrique, au débouché de la Mer Rouge et du Golfe d'Aden (entre

Suez et l'Extrême-Orient), lui donne une position carrefour important de communication dans la corne de l’Afrique, l’Europe et l’Asie et source de revenu pour le pays. Le pays est divisé, depuis 2005, en six régions subdivisées en circonscriptions administratives.

2. Le relief du pays est marqué par son origine volcanique avec d’énormes failles au milieu desquelles se trouvent des plaines effondrées et des chaînes basaltiques. Le climat est de type semi-désertique. Les températures sont très élevées, à l’exception des régions montagneuses et côtières. L’année est partagée en deux saisons : une saison relativement fraîche d’octobre à avril (la moyenne des températures étant de 25°) et une saison chaude de mai à septembre (la moyenne des températures étant de 37° avec des pointes de plus de 45°). Les précipitations sont faibles (moyenne annuelle inférieure à 180mm) et irrégulières. Les zones situées en altitude bénéficient, toutefois, d’une pluviométrie plus élevée avec des précipitations annuelles atteignant en moyenne 3000 mm.

3. La population Djiboutienne est estimée entre 700 milles et 800 milles habitants, selon les sources. La capitale, Djibouti-ville et sa banlieue abritent environ 65% de la population Djiboutienne. Les habitants des chefs lieux et des agglomérations secondaires des régions représentent environ 20%. La population rurale est estimée à 15% du total.

4. Les approximations sur la population et la qualité des données selon les sources représentent un défi critique pour la planification du développement économique et social du pays. Conscientes de l’importance d’une base démographique fiable, les Autorités nationales ont lancé en juin 2009 un recensement général de la population dont les résultats sont attendus courant 2010.

11..22.. CCaaddrree ggéénnéérraall ééccoonnoommiiqquuee

1.2.1. Cadre général

5. Pays aux ressources naturelles faibles, la République de Djibouti a une économie centrée principalement sur le secteur des services qui compte pour 80% du Produit Intérieur Brut (PNB) et 80% des emplois. Les secteurs primaire et industriel peu développés, représentent respectivement 5 % et 15 % du PIB.

6. Le secteur des services est principalement axé sur les activités portuaires, les connexions routières et ferroviaires ainsi que les activités bancaires. La part de l’administration publique dans la valeur ajoutée représente 27% et les transports et télécommunications 18%. Avec des terres peu fertiles (moins de 0,3% des

23 000 km2 sont arables) et une faible pluviométrie, l’agriculture joue un rôle restreint. Le secteur de la pêche, ressource au potentiel important, demeure inexploité par manque de demande intérieure et du fait de politiques de prix et de travail non concurrentielles.

7. Le Gouvernement a entrepris, depuis 1999, d’importantes réformes structurelles axées sur le développement de la place commerciale de Djibouti, l’amélioration de l’environnement global du marché du travail et la mobilisation des investissements directs en République de Djibouti. Les efforts entrepris ont

Schéma Directeur 2010-2019 Page 10

Figure 1.1 : Evolution du PIB entre 1990 et 2007

20 000

40 000

60 000

80 000

100 000

120 000

140 000

160 000

Années

PIB en Millions Fdj courants

PIB en Millions Fdj de 2007 considérablement améliorées les perspectives économiques de Djibouti comme en témoignent le développement de l’investissement privé intérieur ou la montée en puissance des investissements directs étrangers (IDE) dont la part dans le PIB est passé de 6% du PIB en moyenne dans les années 1990 pour atteindre en 2008 environ 42 % du PIB. L’envolée des IDE s’explique par le choix des autorités d’une diversification du partenariat et par la mise en valeur du potentiel géostratégique.

8. Les stratégies de recherche d’une croissance économique forte et équitable, associée à un haut niveau d’emploi ne négligent pas la recherche et la mobilisation des nouvelles sources de croissance que sont la pêche, le tourisme, l’agriculture, l’élevage et les ressources minières. C’est dans cette vision que le Chef de l’Etat a lancé en janvier 2007, l’Initiative Nationale pour le Développement Social (INDS) dont l’objectif central est la lutte contre la pauvreté.

9. L’INDS met l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre un développement durable et solidaire. Il repose sur une vision de long terme qui vise le développement de tous les atouts du pays au premier rang duquel le capital humain. Conscient du fait que la valorisation des ressources humaines est un investissement essentiel pour maintenir sur le long terme la compétitivité de la place de Djibouti, assurer le développement des potentiels agricoles, halieutiques et industriels et participer à l’amélioration des conditions de vie de la population Djiboutienne, la valorisation du capital humain constitue pour Djibouti un enjeu stratégique des politiques sociales et économiques du pays. C’est ainsi que le Gouvernement a lancé en 1999 une ambitieuse politique de développement du système d’éducation et de formation.

1.2.2. Evolution de la croissance économique

10. Afin de soutenir une croissance économique diversifiée et rapide, le Gouvernement s’est engagé à maintenir un cadre macroéconomique stable et viable. Pour cela, il a conclu avec le FMI le 17 septembre

2008 une seconde Facilité de Réduction de la Pauvreté et la Croissance (F.R.P.C.) pour appuyer les efforts du gouvernement visant à :

orienter l’économie sur une trajectoire de croissance durable afin de réduire le chômage, atténuer la pauvreté et améliorer les indicateurs sociaux du pays;

maintenir la stabilité financière intérieure, notamment en maîtrisant l’inflation qui pénalise surtout les populations les plus vulnérables ;

améliorer la position extérieure afin de la rendre plus viable sur le moyen terme en renforçant la compétitivité de l’économie et en maintenant une gestion prudente de l’endettement extérieur;

améliorer la gestion des finances publiques et la transparence ;

et hiérarchiser les dépenses afin de dégager des ressources complémentaires pour financer des programmes de lutte contre la pauvreté et en premier lieu le programme d’accès à l’éducation et à la formation.

11. En outre, Djibouti a également conclu un accord pour rééchelonner ses obligations au titre de la dette envers les créanciers du Club de Paris et apurer ses arriérés extérieurs en octobre

2008.

12. La figure ci-contre illustre l’évolution du PIB entre les années 1990 et 2007. Elle montre, Sur la base du PIB en monnaie courante, on observe une augmentation globale sur l’ensemble de la période avec un PIB passant de 80,4 milliards de

Francs Djiboutiens (FDJ) en 1990 à 150,7 milliards de FDJ en 2007.

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13. En raisonnant en valeur monétaire constante en FDJ de 2007, on observe alors que l’évolution sur la période considérée n’est pas linéaire mais caractérisée par une première sous-période (1990-98) marquée par une baisse économique et une seconde sous-période (1998-2007) marquée par une croissance économique positive, alimentée essentiellement par le moteur de la demande intérieure. Entre 1998 et 2007, la valeur moyenne de la croissance annuelle du PIB en volume s’établit à un chiffre de l’ordre de 3,0% avec une légère accélération à compter de l’année 2003, où l’on note une augmentation de la croissance économique valant en moyenne à 4,1% sur les 4 dernières années, et même 4,8% au cours des deux dernières. Les résultats de

2008 apparaissent encourageants avec un PIB réel qui a progressé de 5, 8% par rapport à 2007. Cette évolution positive est tirée principalement par les IDE, l’activité ferme du bâtiment et des services maritimes et du transport.

Si les objectifs de la stabilisation macroéconomique ont été réalisés, les résultats obtenus restent, toutefois, insuffisants pour face à l’ampleur du défi de la pauvreté. C’est donc, dans un contexte économique en pleine transformation et du fait de son caractère extravertie sensible aux fluctuations politiques, économiques et financières externes que le pays mobilise des ressources publiques pour le financement de ses services collectifs, dont l’éducation.

1.2.3. Rôle de l’éducation et de la formation dans l’économie

14. Le rôle déterminant de la formation et de l’éducation dans le processus de développement fait l’objet d’un consensus de la communauté internationale quand bien même sa contribution à la formation du Produit

Intérieur Brut n'apparaît pas dans les agrégats économiques. Il existe des faisceaux empiriques convergents démontrant que l’éducation est indispensable à la croissance et au développement humain. L’impact de l’éducation se manifesté dans une dimension sociale et dans une dimension économique.

15. Concernant la dimension sociale, les études de comparaisons internationales montrent clairement le rôle positif de l’enseignement en termes impact positif sur la santé des personnes, de construction de la citoyenneté, de réduction l’incidence de la pauvreté. Concernant la dimension économique, l’impact de l’éducation se lit sur deux niveaux. D’abord, en mettant l’accent sur la vocation professionnalisant de l’éducation, on observe que l’éducation rend les individus plus efficaces, à l’intérieur d’une structure productive donnée et que ceci justifie que l’on augmente sans cesse les niveaux scolaires. Ensuite, on note que l’éducation transforme la structure productive en étant une source de progrès technique et de croissance. Dans ce second cas, l’éducation serait davantage conçue comme facteur de développement des capacités individuelles d’adaptation au changement et à l’innovation.

16. Dans cet esprit et dans un contexte local et mondial marqué par des transformations profondes du système économique et social et par des contraintes d’adaptation de plus en plus fortes dans un environnement concurrentiel en perpétuel changement, l’éducation est plus que jamais nécessaire aux individus comme aux nations. C'est pourquoi le Gouvernement a placé au cœur de l’INDS et plus généralement de ses politiques de développement économique la valorisation du capital humain.

11..33.. SSttrruuccttuurreess dd’’éédduuccaattiioonn eett ddee ffoorrmmaattiioonn

17. Le système éducatif djiboutien est constitué de l’ensemble des instances d’initiative et de recherche, des structures de planification, de production et de gestion ainsi que des établissements et circonscriptions d’enseignement et de formation œuvrant à la transmission des savoirs, des savoir-faire et des savoirs être.

18. Il repose, essentiellement, sur un cadre scolaire et universitaire constitué de cinq ordres d’éducation et de formation : l’éducation préscolaire, l’enseignement fondamental, l’enseignement secondaire, l’enseignement et la formation technique et professionnel et l’enseignement supérieur et la recherche. La scolarisation est obligatoire pour les jeunes de 6-16 ans.

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Figure 1.2 : Architecture actuel du système éducatif

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22.. DDIIAAGGNNOOSSTTIICC DDUU SSYYSSTTEEMMEE EEDDUUCCAATTIIFF

19. Un diagnostic approfondi du système éducatif, portant à la fois sur tous les niveaux d’éducation mais également sur les structures administratives afin d’apprécier leurs capacités de gestion et de pilotage, a été réalisé pour d’une part évaluer le niveau d’achèvement des objectifs du Schéma Directeur 2000-2010 issu des Etats Généraux de l’Education de décembre 1999 et d’autre part, d’identifier les forces et faiblesses des stratégies de mise en œuvre des actions prioritaires de la politique éducative.

20. Pour ce faire, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur (MENESUP) a privilégie deux approches complémentaires : des études techniques réalisées par le MENESUP sans ou sous la direction d’experts internationaux et des revues participatives impliquant, à côté du MENESUP, les usagers et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

21. Ainsi, au titre des études techniques, une analyse de l’état du système scolaire réalisée -le RESEN-, une analyse économique de l’éducation, des tests d’évaluation des performances des élèves du primaire, un audit organisationnel et une évaluation de l’impact de la mobilisation sociale ainsi qu’une série de consultations sur l’état du sous secteur de l’enseignement et la formation technique et professionnel ont été réalisées. Au titre des revues participatives, le Ministère a réalisée dans toutes les régions et communes du pays des ateliers d’évaluation des réalisations et des stratégies de mise en œuvre des actions.

22..11.. OOrriieennttaattiioonn ssttrraattééggiiqquuee 11 :: AAccccèèss eett ppaarrttiicciippaattiioonn àà ll''éédduuccaattiioonn

2.1.1. Education préscolaire

22. Segment facultatif, l’éducation préscolaire a structurellement peu évolué et reste essentiellement organisée dans un cadre privé concentré sur Djibouti ville. Nonobstant le caractère embryonnaire du secteur et la concentration de l’offre sur les demandes solvables, on constate un accroissement régulier de ses effectifs. Entre 1989 et 2008, les effectifs de l’éducation préscolaire se sont accrus selon un rythme moyen annuel de croissance de l’ordre de 6,6 % pour la période considérée.

23. Cet accroissement témoigne de l’existence d’une demande croissante pour ce type de services de la part de la population. Une demande sans doute sous-estimée dans la mesure l’éducation préscolaire est confinée dans le secteur privé rendant le service inaccessible à la majorité de la population.

24. Conformément à la vision de l’INDS et aux principes d’équité le développement d’un préscolaire public ou à défaut accessible aux populations vulnérables constituera un enjeu majeur de la prochaine décennie. C’est dans cette perspective que le MENESUP a lancé en 2006, un processus de développement de curriculum et de formation de cadre pédagogique et d’enseignants et de création de classes expérimentales dans certaines écoles.

2.1.2. Enseignement fondamental

25. Issu de la réforme du système éducatif issue du Schéma Directeur 2000-2010, l’enseignement fondamental a concentré l’essentiel des efforts des plans d’action. La priorité accordée au sous secteur s’est traduite par une expansion soutenue des capacités d’accueil et une augmentation importante et continue des effectifs.

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Enseignement fondamental cycle 1: Enseignement primaire

26. L’enseignement primaire accueille les enfants de 6 à 10 ans. Le cursus scolaire est de cinq ans La fin du cycle est sanctionnée par une évaluation pédagogique en fin de cycle primaire (Objectifs Terminaux d’Intégration, OTI), qui constitue davantage une évaluation qualitative et un contrôle de connaissances qu’une modalité de sélection. Première priorité de la politique éducative, le réseau d’écoles a été étendue d’une manière sensible et des mesures de rénovation des écoles vétustes et d’équipement des écoles en en sanitaires, cantines et électricité ont fortement facilité l’accessibilité et la rétention des élèves tant en zones urbaines qu’en zones rurales.

27. La priorité accordée au sous secteur s’est traduite par une expansion soutenue des capacités d’accueil et une augmentation importante et continue des effectifs comme l’indique de le taux brut de scolarisation

(TBS) qui est passé 40% en 1999-2000 à 79% en 2009-2010.

Enseignement fondamental cycle 2 : Enseignement moyen

28. L’accès à cet cycle a connu une croissance remarquable entre 1999-2000 et 2009-2010 avec un nombre d’élèves scolarisés au Moyen qui est passé de 12 732 en 1999-2000 de 29.921, 35010 en 2009-2010. Cette montée en puissance résulte des effets conjugués des efforts d’extension du réseau d’établissements d’enseignement moyen et de la réorganisation de l’architecture du système créant un enseignement fondamental né de la fusion de l’enseignement primaire et du premier cycle d’enseignement secondaire hérité de la période coloniale. L’expansion du cycle d’enseignement moyen risque cependant d’être ralentie par le retard pris par la construction de 5 nouveaux groupes scolaires.

2.1.3. Enseignement secondaire

29. Sur la même période, le nombre d’élèves du secondaire est passé de 4000 à 12404 dont 10080 élèves fréquentant les lycées publics. La création de deux nouveaux lycées dans la capitale et de lycées polyvalents dans les chefs lieux des régions a permis une augmentation du taux de transition entre le moyen et le secondaire.

2.1.4. Enseignement et formation technique et professionnelle (EFTP)

30. La réforme de constituait la seconde priorité du schéma directeur 2000-2010. Une réforme qui devait toucher à la fois l’organisation, la gestion et les contenus des formations pour améliorer les capacités du sous secteur à répondre aux besoins du marché de l’emploi. Le processus de réforme n’ayant démarré qu’en

2008 faute de ressources additionnelles, le sous secteur reste encore peu développé. Il n’accueille que 1860 élèves en 2009-2010. Le développement de l’EFTP demeurant une priorité stratégique, les sous secteur fera l’objet d’un cadre stratégique et d’un plan d’action spécifique.

2.1.5. Enseignement supérieur

31. En cohérence avec les recommandations des Etats Généraux de l’Education, le Gouvernement a créé, à la rentrée 2000-2001, un pôle d’enseignement supérieur en partenariat étroit avec des Universités

Françaises. Devenue une université de plein exercice en 2006, l’Université de Djibouti (UD) est constituée de quatre unités d’enseignement : une faculté de Droit, Economie et Gestion, une faculté de Lettres, de

Langues et de Sciences Humaine, une faculté de Sciences et un Institut de Technologie et d’’une unité de recherche.

32. Conformément aux évolutions universitaires mondiales, l’UD a adopté le système Licence-Master-

Doctorat. Actuellement, l’UD dispense des enseignements généraux et professionnels de premier cycle. La mise en service du nouveau campus de l’Université de Djibouti en 2012 ou 2013 devrait permettre le démarrage des cursus du second cycle universitaire. Le nombre de boursiers devrait alors diminuer.

33. En 2000-01, le nombre total d’étudiants était de 1315 dont 838 étudiants à l’étranger. Ce nombre s’établit en 2009-10 à 3 757 étudiants dont: 3650 étudiants à l’UD, 107 étudiants à l’Ecole de Médecine de

Djibouti sous la du Ministère de la Santé et 765 étudiants à l’étranger. Sur la période, le nombre d’étudiants de l’Université de Djibouti a été multiplié par un facteur 7. Tandis que le nombre d’étudiants à l’étranger s’est légèrement tassé.

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34. La dynamique d’expansion du nombre des étudiants de l’enseignement supérieur découle du facteur d’offre lié à la création de la création d’un enseignement supérieur à Djibouti et des facteurs de demande interne au système éducatif liés à l’amélioration d’abord de l’accès des cycles primaire et moyen de l’enseignement fondamental et de l’augmentation ultérieure considérable des effectifs de l’enseignement secondaire.

2.1.6. Participation scolaire

35. Les mesures d’efficacité interne dans les flux d’élèves sont relativement bonnes comparativement aux autres pays, notamment en raison d’une rétention bonne dans chacun des cycles d’enseignement. Cela est surtout vrai pour le primaire et le secondaire général, la situation de l’enseignement moyen étant moins efficiente sur ce plan, en particulier du fait de des redoublements assez forts en dernière année.

L’analyse de la rétention et des flux des élèves menée dans le cadre du RESEN, font ressortir des résultats globalement positifs. Le tableau, ci-dessous, adapté du RESEN offre une bonne synthèse de l’évolution de la couverture quantitative globale et des flux d’élèves dans le système éducatif djiboutien entre 1990 et 2008.

On y relève une rétention est globalement très bonne dans tous les cycles d’enseignement, généralement de l’ordre de 90 % et des taux de transition, entre le primaire et le moyen d’une part et entre le moyen et le secondaire de l’autre, qui vont croissant.

Tableau 2.1 : Indicateurs de rétention intra-cycles et de transition inter-cycles, 1990-2006

Indicateur 1990 2001 2005 2006

Accès en 1ère année du primaire

Base 33,1% 100 46,3% 100 64,6% 100 73,6% 100

Accès en dernière année du primaire

% Rétention Primaire

26,7% 81 40% 86 55,8% 86 69% 94

% Transition Primaire-Moyen 49,3% 65,9% 86,2% 87,5%

Accès en 6ème Base 13,2% 100 26,3% 100 43,8% 100 60,4% 100

Accès en dernière année du Moyen

% Rétention Moyen

9,2% 70 24,2% 92 40% 91 50% 83

% Transition Moyen-Secondaire 38,2% 56,3% 55,1% 76,7%

Accès en 2nde Base 3,5% 100 13,6% 100 22% 100 38,30% 100

Accès en Terminale

% Rétention Secondaire

3,2% 92 12,5% 92 22 % 100 35,30% 92

Sources RESEN- Djibouti & DPI MENESUP

22..22.. OOrriieennttaattiioonn ssttrraattééggiiqquuee 22 :: RRéédduuccttiioonn ddeess ddiissppaarriittééss

36. Deux principes majeurs sous-tendent cette orientation, ceux d’équité et d’égalité des chances, vise la réduction des disparités pour favoriser la scolarisation et la rétention de l’ensemble des élèves Djiboutiens et plus particulièrement des filles notamment en zone rurale. Elle est articulée autour de trois axes principaux :

la réduction des disparités liées au genre, aux contraintes géographiques et économiques, l’amélioration santé et d’hygiène scolaire et universitaire, le développement d’approches d’intégration des enfants ayant des besoins spéciaux, le développement d’une offre d’éducation préscolaire en collaboration avec les initiatives d’institutions publiques, d’associations et du secteur privé.

2.2.1. Réduction des disparités

37. Les mesures réduction des distances par le rapprochement de l’offre des lieux d’habitation et les mesures d’accès gratuits aux fournitures scolaires pour le primaire, de services sociaux comme la cantine scolaire et de politique éditoriale ainsi que les activités de mobilisation et de sensibilisation ont permis de réduire pesanteurs sociales, économiques ou géographiques. On observe, en effet, une évolution rapide de la scolarisation des enfants des milieux défavorisés en général et des filles en particulier. A titre d’exemple les filles représentent en 2009, 47,2 % des effectifs du primaire, et 41,6 % des effectifs du moyen, contre, respectivement, 41,9% et 39% en 1999.

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2.2.2. Education préscolaire

38. Convaincu que l’éducation préscolaire a un rôle déterminant dans la construction de sa personnalité, dans son développement social et dans sa préparation à l’enseignement scolaire, et conformément au principe d’équité qui fonde la politique éducative, un embryon d’offre publique sous formes de classes expérimentales ont été crées dans la perspective d’élargir l’offre d’éducation préscolaire public essentiellement sur les zones rurales et les quartiers populaires dans lesquelles il est difficile, pour ne pas dire impossible, au secteur privé d’intervenir pour des considérations économiques.

39. En outre, le Ministère a mis a mis à la disposition du Ministère de la Promotion de la Femme et du Bien

Etre Familial quelques salles vacantes dans certaines écoles publiques dans le cadre de la mise en œuvre du

Plan National de le Petite Enfance.

2.2.3. Education inclusive

40. S’agissant de l’éducation des enfants à besoins spéciaux, deux axes d’interventions ont été identifiés. Le premier concerne la prévention et la prise en charge des enfants en difficulté d’apprentissage (EDA). A ce titre, 5 assistants psychologues et 36 enseignants spécialisés ont été formés à l’identification et à la prise en charge des enfants en décrochage scolaire. Une stratégie de détection précoce et de prise en charge d’enfants en grande difficulté d’apprentissage a été développée et deux guides pédagogiques édités. En 2007/2008, ces maîtres ont procédé au dépistage systématique des EABS (1.423 élèves) ;

41. Le second concerne la scolarisation des enfants porteurs d’handicaps moteurs et/ou sensoriels. Pour les premiers, l’accessibilité aux écoles a été améliorée dans les écoles existantes et inscrite dans les plans architecturaux des nouvelles écoles. Pour les second, des activités de formation d’enseignants au braille et au langage des signes a été initiée pour une ouverture de classes pilotes à la rentrée 2010.

2.2.4. Santé et de l’hygiène scolaire,

42. Les résultats obtenus sont particulièrement faibles. Les seules actions réalisées sur les onze prévues concernent le développement d’un cadre intersectoriel de promotion de la santé et de l’hygiène scolaire et la réalisation de quelques activités à caractère ponctuelles de dépistages dans les écoles.

22..33.. OOrriieennttaattiioonn ssttrraattééggiiqquuee 33:: QQuuaalliittéé

43. Pour les citoyens, l’éducation et la formation se définit avant tout qualitativement. En effet, scolariser le plus grand nombre de jeunes n’a de sens que la scolarisation leur permet l’acquisition des connaissances et compétences utiles à leur autonomie. En ce sens, la qualité et la pertinence des apprentissages constituent un des enjeux centraux de la réforme dus système éducatif. C’est pourquoi, le schéma directeur 2000-2010 avait défini, pour traiter les enjeux de qualité, deux orientations stratégiques : l’orientation 3 et l’orientation

4 focalisant sur le développement professionnel des enseignants.

44. L’orientation stratégique 3 s’articule autour de quatre chantiers : (i) la réforme des curricula, (ii) la disponibilité des manuels scolaires et le développement d’une politique éditoriale locale, (iii) l’harmonisation des programmes d’enseignement des écoles privées de langue rabe, et (iv) le renforcement du pilotage et suivi-évaluation de la qualité.

45. La réforme des méthodes et des programmes d’enseignement et de formation pour les adapter aux réalités nationales et aux mutations intervenues ces dernières années dans le champ de l’éducation et dans le contexte national et international constituait le premier axe d’intervention. Les principales mesures concernaient prioritairement :

La réforme des curricula de l’enseignement fondamental et l’engagement de la réforme des curricula du secondaire, L’édition et la diffusion de manuels scolaires et de guides pédagogiques adaptés à l’APC (Approche

Par les Compétences), Le développement d’une politique du livre, la réforme de l’enseignement et la formation technique et professionnelle, le renforcement des capacités pédagogiques de l’Université.

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2.3.1. Réforme des curricula de l’enseignement scolaire

Education préscolaire

46. En vue de garantir la qualité de l’éducation préscolaire marquée actuellement par l’absence de référentiel pédagogique, le Ministère a engagé dès 2006, un processus de développement de programmes d’éducation préscolaire et de matériaux pédagogiques. Les contenus du programme et les matériels spécifiques sont rédigés et ont été expérimentés pour le niveau 1. Ils s’accompagnent d’un guide pédagogique d’accompagnement pour le maître. Ceux du niveau 2 sont en cours de finalisation. Ces programmes sont testés dans des écoles pilotes. La validation et la distribution des versions définitives devraient intervenir à court termes.

Enseignement Fondamental

47. Les curricula du cycle Primaire sont finalisés et utilisés dans les écoles et ceux du cycle Moyen sont stabilisés jusqu’à la 8ème année en accompagnement de l’écriture des manuels. Les curricula de la 9ème année sont en cours de stabilisation.

Enseignement secondaire

48. Après l’enseignement fondamental, la réforme des curricula devra toucher le secondaire. La phase préparatoire des travaux de réforme des curricula du secondaire a débutée en 2009. Une feuille de route a été adoptée en vue de la contextualisation des curricula du secondaire dont les premiers éléments devraient être expérimentés à la rentrée 2011.

2.3.2. Manuels scolaires et politique du livre

49. Les diverses évaluations réalisées ont relevé la tenue effective du plan éditorial prévu (par la conjonction de financements croisés) et souligné l’exemplarité du dispositif mis en place à Djibouti qui aboutit à la production nationale de documents pédagogiques adaptés à l’APC (prix unitaire de revient inférieur à celui de manuels anciens coédités et réimprimés à l’achat) et les dispositions institutionnelles qui ont conduit à la naissance de l’entité autonome du CRIPEN.

50. Les analyses ont également saluées le travail des « Groupes de Travail sur la Politique du Livre » mis en place dans les deux cycles de l’enseignement fondamental durant le second plan d’action du secteur. Pilotée par le CRIPEN, cette initiative a permis la formation d’animateurs et la sensibilisation aux pratiques actives de la lecture.

Tableau 2.2: Plan d’édition actualisé du CRIPEN 2006/2010

Rentrée scolaire

Primaire Moyen Total enseignement fondamental Bilan

Livres élève

Guides enseignant

Livres élève

Guides enseignant

Livres élève

Guides enseignant

2006 3 10 0 0 3 10 réalisé

2007 4 10 4 7 8 17 réalisé

2008 8(a) 12 5 9 13 21 réalisé

2009 3 5 6 9 9 14 en cours

2010 1 1 4 7 5 8

Total 19 38 19 32 38 70

(a) dont deux cahiers d’exercices de mathématiques - Source : CRIPEN

51. En décembre 2009, le CRIPEN a abrité deux séminaires interafricains pour partager l’expérience de

Djibouti. Le premier consacré à l’édition scolaire a réuni une vingtaine de pays africains avec l’appui des partenaires au développement. Le second a été co-organisé avec l’UNESCO sur la question des réformes des curricula dans l’optique d’un passage d’un enseignement primaire de 5/6 ans à un enseignement de base de

8/9 ans.

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2.3.3. Réforme de l’enseignement et formation technique et professionnel

52. Dans la perspective d’une réforme du sous-secteur, une série d’études techniques et de fora de consultation des acteurs de l’EFTP et du monde du travail a été lancée en vue de l’adoption d’un plan stratégique de modernisation du sous secteur et d’adaptation des formations aux besoins actuels et prévisibles du marché du travail.

53. Toutefois, quelques travaux de définition de référentiels de formation et d’élaboration de curricula ont été réalisés. Ces travaux ont porté essentiellement sur les formations de niveau CAP. Ainsi les référentiels de 11 filières sur un total de 21 initialement prévues ont été élaborés et sont dans l’attente d’une validation sur la base des orientations stratégiques et institutionnelles qui émaneront des réflexions entamées.

2.3.4. Enseignement supérieur

54. Devenu Université de plein exercice, l’UD qui dispose d’une masse critique d’enseignants a développé ses maquettes de formation dans la plupart des enseignements de niveau licence offerts. Elle a établi, en outre, des conventions et des partenariats avec des universités étrangères pour développer, avec elles, la concertation et l’échange indispensable au renforcement de la qualité pédagogique de l’enseignement universitaire.

22..44.. OOrriieennttaattiioonn ssttrraattééggiiqquuee 44:: DDéévveellooppppeemmeenntt pprrooffeessssiioonnnneell ddeess eennsseeiiggnnaannttss

55. Acteur essentiel de la réussite des élèves le développement des compétences, le renforcement de la motivation et du bien-être de l’enseignant constitue une préoccupation centrale la stratégie éducative et des actions du Gouvernement. Les efforts déployés en ce sens se sont concrétisés :

au niveau administratif par la régularisation des traitements, l’octroi d’avantages divers, l’implication accrue des enseignants dans la gestion du système ou encore l’amélioration des plans de carrières, au niveau symbolique par la création de distinctions honorifiques et au niveau professionnel par le renforcement de l’encadrement pédagogique et le renforcement de la formation professionnel des enseignants.

56. Il est d’évidence que dans le contexte actuel de généralisation de l’enseignement moyen, et de réforme des curricula, la formation des enseignants est le principal déterminant du développement professionnel et par conséquent de la qualité des situations d’enseignement-apprentissage.

57. C’est pourquoi, la définition et la mise en œuvre d’une politique de la formation initiale et de la formation continue des enseignants cohérente avec le contexte éducatif sont un enjeu majeur des mesures de développement professionnel des enseignants contenues dans le Plan d’action 2006-2008.

2.4.1. Formation initiale

58. Le renforcement des capacités d’accueil du CFPEN a amélioré la couverture de la formation initiale des enseignants du primaire. Depuis 2001, le sous secteur ne recrute plus que des instituteurs sans formation initiale préalable. Ce qui n’est pas le cas de l’enseignement moyen, de l’enseignement secondaire et de l’EFTP qui continue à recruter leur enseignant sur la seule base des qualifications académiques. C’est pourquoi, le

MENESUP envisage la transformation du CEFPEN en Centre de Formation Continue et la création au sein de l’Université la formation d’un Institut supérieur de l’Education capable de prendre en charge initiale des maîtres de l’Enseignement Fondamental et des professeurs de l’enseignement secondaire.

59. Dans cette perspective, le CFPEN a élaboré les référentiels de formation initiale des enseignants du fondamental et a lancé en collaboration avec les Inspecteurs du Moyen et du Secondaire des formations en cours d’emploi pour les nouveaux professeurs.

2.4.2. Formation continue

60. Les activités de formation continue des enseignants marquées jadis par leur éclatement et la faible cohérence entre les activités sont dorénavant développées dans le cadre d’un plan annuel de formation élaboré sur la base des besoins en formation émanant du terrain et des orientations de l’institution.

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22..55.. OOrriieennttaattiioonn ssttrraattééggiiqquuee 55:: CCaappaacciittééss ddee ggeessttiioonn eett ddee ppiilloottaaggee dduu ssyyssttèèmmee

61. La performance de gestion du système éducatif est évaluée par sa capacité :

à distribuer les ressources (humaines, matérielles) du niveau central entre les différents établissements de manière cohérente et équitable (gestion administrative), transformer les ressources disponibles au niveau de chaque établissement en apprentissages effectifs chez les enfants qui y sont scolarisés (gestion pédagogique)

62. Au plan de la gestion administrative, l’évaluation est que la performance est bonne, les dotations en moyens des écoles est relativement homogènes sur la base de leurs effectifs voire en faveur des petits établissements excentrés. Une situation qu’il convient de réguler sans préjudice de l’exigence de qualité

63. Au plan de la gestion pédagogique, on observe une forte dispersion inter-écoles des résultats sans grand lien avec les ressources disponibles. En effet, il existe de nombreux établissements qui ont des ressources raisonnables en termes relatifs et qui ont des résultats faibles ou très faibles. Ces situations déviantes laissent à penser une absence d’un véritable pilotage pédagogique.

64. Ces constats révèlent une désarticulation entre les ambitions politiques et les réalités opérationnelles observée au cours de la décennie écoulée pose la question de la pertinence des pratiques et de la culture managériales au regard des ambitions et des besoins de la réforme du secteur. En effet, l’audit organisationnel mené en 2008 révèle que, malgré la réorganisation du MENESUP, les pratiques de gestions ont très peu évoluées, demeurant caractérisées par des visions et des procédures d’action axées, fondamentalement, sur les ressources et les moyens, et rarement sur les résultats. Il contraste en outre le fonctionnement des services privilégiant le cloisonnement et une mauvaise circulation de l’information avec la vision holistique, systémique et dynamique de la politique éducative.

22..66.. OOrriieennttaattiioonn 66 :: MMaaîîttrriisseerr eett rraattiioonnnnaalliisseerr lleess ccooûûttss

2.6.1. Evolution du financement

65. Durant la dernière décennie, l’État djiboutien a consacré des ressources importantes au secteur de l’éducation que l’on peut apprécier tant en termes de part de l’éducation dans les dépenses courantes que dans les dépenses d’investissement. En effet, le secteur de l’Éducation a bénéficié du plus du quart des dépenses publiques et atteignant pour certaines années près de 30% des dépenses de l’État. Cela confirme la priorité accordée par le gouvernement djiboutien au secteur de l’éducation.

66. Les dépenses publiques consacrées à l’éducation ont représenté en moyenne plus de 8% du PIB durant ces dernières années. Elles ont connu une croissance (en termes réels) dépassant 3 fois celle du PIB durant la première moitié des années 2000 (9,3% contre 2,6%) correspondant à la première phase de mise en place du Plan d’Action de l’Éducation (PAE). Durant la seconde moitié des années 2000, la croissance des dépenses d’éducation était de 2%, moindre que celle du PIB, mais dépassant la progression des recettes fiscales. Djibouti demeure parmi les pays qui consacrent le plus de ressources publiques pour le financement de l’éducation. Les graphiques suivants illustrent ces évolutions

67. Le rapport dépenses publiques d’éducation et PIB montre que Djibouti affiche un ratio parmi les plus élevés. Si ces ratios témoignent de la volonté du Gouvernement de soutenir l’Education, il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent difficilement être améliorés, et donc que la mise en place de stratégies de maîtrise des dépenses et d’augmentation de l’efficience des actions engagées est plus que jamais d’actualité.

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Figure 2.1 : Evolution Part de l’éducation dans le budget de l’État et dans le PIB 2000-2009

Source : analyse économique WB, 2009

Figure 2.2 : Comparaison internationale

Source : Analyse économique WB, 2009

2.6.2. Structure des dépenses publiques d’éducation

68. Selon les analyses réalisées1, l’évolution de la structure des dépenses publiques consacrées à l’éducation montre une tendance à l’augmentation de la part consacrée à l’enseignement moyen et à l’enseignement secondaire au détriment de celles de l’enseignement primaire et de l’enseignement supérieur.

69. En effet, entre 2002 et 2009, la part de l’enseignement moyen a augmenté de près de 8 points de pourcentage en passant de moins de 20% à près de 28% et celle de l’enseignement secondaire est passée de moins de 7% à 12,3%. Ces augmentations ont bénéficié d’une part, du passage d’un primaire de 6 années à un primaire de cinq années qui a pour résultat une baisse de près 10 points de pourcentage du poids de cycle et d’autre des économies d’échelle résultant de l’augmentation des effectifs d’étudiants de l’enseignement supérieur. Toutefois, comme illustré ci-dessous l’enseignement fondamental, socle d’éducation pour tous le bénéficiaire principal des ressources publiques.

Figure 2.3 : Évolution de la structure des dépenses publiques d’éducation entre 2002 et 2009

Source : Analyse économique WB, 2009

1 RESEN et Analyse économique WB

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33.. OOPPTTIIOONNSS EENN MMAATTIIEERREE DDEE PPOOLLIITTIIQQUUEE DD''EEDDUUCCAATTIIOONN ((22001100--22001199))

33..11.. MMiissssiioonnss dduu MMiinniissttèèrree

70. Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur (MENESUP) est l’instance gouvernementale chargée des services éducatifs. A ce titre, il exerce ses fonctions dans les domaines de l’éducation préscolaire, de l’enseignement fondamental, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement et formation techniques et professionnels ainsi que de l’enseignement et de la recherche universitaires, à l’exception d’enseignement ou de formation relevant d’un autre ministère en vue, notamment :

• de contribuer, par le développement, le pilotage et le soutien de ces domaines, à l’élévation du niveau scientifique, culturel et professionnel de la population Djiboutienne;

• de favoriser l’accès aux connaissances scientifiques, technologiques et/ou culturelles les plus élevées à tout citoyen qui en a la volonté et l’aptitude;

• de contribuer à l’harmonisation de ses stratégies et leur mise en œuvre avec l’ensemble des politiques gouvernementales et avec les besoins économiques, sociaux et culturels.

71. Pour remplir ses missions, le Ministère dispose de structures centrales et décentralisées de gestion et de pilotage du système disposant des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires. Il bénéficie, par ailleurs, de la collaboration des autres Ministères et organismes gouvernementaux, de l’appui de partenaires techniques et financiers, du concours des instances intersectorielles ou consultatives2.

33..22.. DDiissppoossiittiioonnss rréégglleemmeennttaaiirreess eett aannccrraaggee ddee llaa ppoolliittiiqquuee éédduuccaattiivvee

72. Le droit à l’éducation et à la formation est un droit reconnu par la Loi portant Orientation du Système éducatif en conformité avec la Convention Internationale sur les Droits des enfants, à chaque Djiboutienne et

Djiboutien sans distinction d’âge, de sexe, d’origine sociale ethnique ou religieuse. L’Etat garantit l’éducation aux enfants de 6 à 16 ans et la gratuité de l’école primaire. La Loi stipule, par ailleurs, que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération majeure dans toutes les mesures d’éducation et de formation.

73. Partant des conclusions des analyses diagnostiques du secteur, des recommandations des revues participatives et des politiques de développement social et économique du Gouvernement, le Schéma

Directeur 2010-2019 présente les choix majeurs et les stratégies et moyens essentiels que le Ministère entend déployer pour remplir efficacement ses missions.

74. Ces orientations sont articulées autour des trois dimensions de l’enjeu de qualité : (i) la qualité de l’éducation scolaire au premier rang de laquelle l’enseignement fondamental, socle du système éducatif, (ii) la qualité et la pertinence de l’enseignement universitaire et de l’EFTP, et, (iii) la qualité de la prestation de services tant au niveau central, qu’au niveau régional et au niveau des établissements scolaire. Elles constituent la référence des plans opérationnels à court termes qui seront développés par la suite.

75. Composante stratégique de la politique d’éducation et de formation de Djibouti pour la prochaine décennie, le sous-secteur de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) fera l’objet d’un schéma directeur spécifique.

2 Le Comité Supérieur de l’Education, les Comités Régionaux d’Education, le Groupe de Partenaires de l’Education, les Associations de Parents d’Elèves.

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33..33.. EEnnjjeeuuxx

76. Suite à la tenue des assises nationales de l’éducation en décembre 1999, le Gouvernement djiboutien a engagé une ambitieuse réforme de renouvellement de l’Ecole Djiboutienne. Au cours des dix dernières années, la scolarisation des jeunes Djiboutiens et les exigences des programmes d’études ont été progressivement augmentées. Des ressources supplémentaires ont été consenties pour des interventions précoces auprès des jeunes et pour le soutien aux milieux défavorisés. Les parents et la communauté ont été davantage associés au succès des jeunes et les services complémentaires ont été revus en profondeur. De nouvelles orientations en matière de formation des maîtres ainsi qu’un référentiel de compétences relativement à cette profession ont été publiés afin de guider les universités dans la révision de leurs programmes de formation en enseignement et de tenir compte des impératifs de la réforme.

77. Si nous pouvons nous réjouir des progrès réalisés durant les dix dernières années, il faut constater, cependant, que le pari d’une Ecole inclusive citoyenne, efficace, pilier du développement socio-économique de notre pays n’est pas encore gagné.

78. Des efforts additionnels doivent être consentis pour améliorer la qualité et de la pertinence de notre système d’éducation et de formation pour réaliser les objectifs stratégiques du secteur qui consistent à relever, à la fois, les défis de scolarisation fondamentale universelle, de consolidation de la qualité pédagogique du système universitaire et sa pertinence au regard des évolutions du contexte économique et d’amélioration des performances de la gestion du secteur.

79. L’impératif de réussite individuelle et sociale des élèves et étudiants nécessite, pour chaque niveau d’étude ou de formation, le déploiement d’un environnement éducatif et de prestations de services aptes à répondre de manière efficace et efficiente aux besoins éducatifs…

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